"The Miniature Wife" est une série qui aurait pu être davantage condensée, mais le rythme se maintient grâce à différentes intrigues secondaires. De quoi assurer du bon divertissement pour cette période estivale, malgré un point de départ risqué.
Sur le papier comme à l’écran, tous les codes du thriller efficace sont ici maîtrisés. Erreur judiciaire, secrets de famille, course-poursuite, suspense, faux-semblants : les épisodes, comme les chapitres, s’avalent les uns après les autres.
Servie par une écriture drôle, piquante, percutante et émouvante, « Alice et Steve » fait mouche et provoque de nombreux éclats de rire. La mise en scène de Tom Kingsley (« Ghosts », « This Is Going to Hurt ») est au diapason. Ne passez pas à côté de ce nouveau bijou de la couronne britannique.
Tous ces talents réunis offrent une œuvre puissante dont le propos est toujours autant d’actualité dans nos sociétés où les jeunes ont de plus en plus de mal à se faire leur place en tant qu’individus singuliers au sein d’un groupe.
Produite par les Duffer Brothers, la série disponible sur Netflix ce jeudi 21 mai s’avère immersive, touchante, par moments carrément terrifiante, et aborde avec finesse de beaux sujets universels.
On retrouve ici tous les ingrédients classiques du grand feuilleton populaire estival : rivalités anciennes, destins croisés, drames enfouis. Sans oublier plusieurs meurtres pour tenir en haleine et renforcer son pouvoir d’addiction.
Certes, certaines séquences s’étirent et la densité des enjeux géopolitiques perd un peu le téléspectateur. Mais ces longueurs sont compensées par la force émotionnelle du récit et de l’interprétation sobre et habitée de Colin Firth.
Phoenix est bien plus qu’un fantastique thriller environnemental particulièrement bien documenté. Dès les premières minutes, la question est posée frontalement : Qui sont les vrais terroristes ? Cette jeunesse qui se bat pour son futur ou ceux qui aggravent la crise climatique sans se soucier de l’avenir de leurs enfants ?
Alors comment reprocher à une réalisatrice de dépeindre des personnages un poil énervants, mais terriblement touchants ? Voici plutôt le fruit d’un projet mené à bien, d’un portrait brossé avec sincérité et justesse. Et lorsque la série ralentit pour laisser respirer ses personnages — dans un silence, un regard —, elle touche encore plus juste.
Alors, certes la sauce ne prend pas tout de suite, cette version met du temps à trouver son rythme, ses débuts sont hésitants. Mais attendez un peu. L’ensemble finit par trouver son ton. In fine, les comiques de situation, entre quiproquos, gaffes, et enchaînements absurdes, rendent la série amusante et particulièrement efficace.