Toutes les critiques de Les Inrockuptibles
poster du film Hokum
Presse
3,6
McCarthy s’acquitte de la part la plus élémentaire du contrat en s’occupant de nous faire peur, et ce avec une certaine dextérité. L’intrigue avance pendant ce temps-là comme elle peut dans les trous, feignant d’ignorer ses petits angles morts, voire ses soucis de cohérence.
poster du film Un balcon à Limoges
Presse
3,0
Haut en couleur et traversé d’une inventivité de tous les instants, "Un balcon à Limoges", grâce à sa grande vitalité formelle, parvient à construire une matière comique si organique qu’elle rend la bascule finale – que nous garderons pour nous – d’autant plus vertigineuse.
poster du film Sorda
Presse
3,9
Comment endosser son rôle de mère à part entière si l’enfant s’avère entendante ? "Sorda" est très fort parce qu’il n’est jamais misérabiliste, qu’il ne fait jamais appel à ce sentiment rance qu’est la pitié. Grâce d’abord à Miriam Garlo.
poster du film Die My Love
Presse
2,8
Derrière le piège formaliste, il y a donc un beau film d’affects contradictoires. [...] En regardant frontalement les souffrances de cette femme, et en constatant sans détour la violence qui en émane, Lynne Ramsay offre à sa protagoniste la permission d’être ambiguë, voire méchante.
poster du film Dao

Dao

Presse
4,1
Cette insaisissable multiplicité, "Dao" la célèbre en un geste cinématographique ambitieux, dont la structure tout en improvisations, en micro-récits et en heureux accidents n’est pas sans rapport avec celle du jazz.
poster du film Le Diable s'habille en Prada 2

Le Diable s'habille en Prada 2

Titre original The Devil Wears Prada 2
Presse
3,0
Car si "Le Diable s’habille en Prada" ne fait plus rêver, c’est que l’on sent bien que quelque chose a muté dans son contrechamp. Sa fashion industry très XXe siècle, quasi intacte dans ses mœurs, ne suscite plus seulement la fascination, mais aussi un mélange de désintérêt et d’écœurement : il s’abstient commodément de le filmer, parce qu’il lui fait sans doute un peu peur.
poster du film Caravane

Caravane

Titre original Karavan
Les Inrockuptibles
3,0
Presse
3,3
Que la seconde moitié du film s’alanguit parfois, perdant un peu de l’évidence accumulée dans les premières séquences, ne fera pas oublier la puissance de ce regard qui évoque dans ces plus beaux moments le lyrisme d’Alice Rohrwacher.
poster du film Soumsoum, la nuit des astres
Les Inrockuptibles
3,0
Presse
3,3
Mahamat-Saleh Haroun ouvre ici son cinéma au fantastique avec une grande douceur, où le merveilleux agit comme une forme d’hypnose apathique. Le lien entre les deux femmes s’enracine avec langueur, manière de résister à l’ordre patriarcal qui condamne les amours hors cadre et transforme en sorcières celles qui s’en écartent.
poster du film La Grève
Les Inrockuptibles
4,0
Presse
3,7
Extraits de journaux télévisés, de vieilles publicités présentant des visages de femmes fardées, des corps scrutés et aussi de magnifiques films amateurs évoquent le grand mélo de l’âge d’or d’Hollywood, ces images entretiennent avec le texte un rapport parfois clairement illustratif, mais parfois plus dialectique, prenant parfois le large ou servant de contrepoint.
poster du film Nous l’orchestre
Les Inrockuptibles
4,0
Presse
4,0
Ce documentaire est passionnant de bout en bout. Parce qu’il est humain, au fond très politique au sens noble, et ne cache rien des failles de ceux qui essayent envers et contre tout de ne faire qu’un. Un éloge sans pareil du collectif.
poster du film À voix basse
Les Inrockuptibles
4,0
Presse
3,6
C’est la très belle et bouleversante idée d’"À voix basse" que de faire exister dans un même plan le présent et le passé. Un simple et léger mouvement de caméra permet à la Lilia adulte de voir apparaître sous ses yeux la Lilia enfant. Toute la dialectique d’"À voix basse" tient dans ce principe de cohabitation.
poster du film Les Fleurs du manguier

Les Fleurs du manguier

Titre original Harà Watan
Les Inrockuptibles
4,0
Presse
4,0
Et c’est tout à l’honneur de l’auteur de comprendre que des enfants, même vivant des moments dramatiques, dangereux, ont toujours besoin de rire, de jouer, de s’amuser, de se dépenser physiquement, même si la mort rôde tout autour. Sans chichi, sans sentimentalisme ni sensiblerie mais avec sensibilité, le cinéaste japonais atteint son but : montrer des faits dans leur terrible crudité.
poster du film Drunken Noodles
Les Inrockuptibles
5,0
Presse
3,6
Tourné en sept jours à peine, avec des moyens microscopiques, dans l’appartement du réalisateur et chez un ami à la campagne, le film ne laisse rien paraître de ses contraintes. La maîtrise formelle de Castro, la précision de ses cadres et la poésie de son montage ne laissent aucun doute : on est face à un auteur important.
poster du film Michael
Les Inrockuptibles
2,0
Presse
2,4
On ne saura jamais à quel point cette évidence est assumée par le film, qui se clôt juste avant le début des agressions alléguées, sur un étrange carton (“Son histoire continue...”) qui peut tout aussi bien être le teasing d’une suite, ou un clin d’œil narquois à la descente aux enfers qui s’annonce. Cette indécision constitue sa limite.
poster du film Bagarre
Les Inrockuptibles
3,0
Presse
3,1
Un film absolument sympathique, où néanmoins commence à se faire sentir un effet de formule, de redite, voire de conscience excessive de sa propre recette : c’est peut-être la dernière fois que l’on se fera prendre par exactement la même liste d’ingrédients.
poster du film Affection affection
Les Inrockuptibles
4,0
Presse
3,4
La grande réussite des deux cinéastes tient dans le façonnement de cette fantaisie étrange. Un burlesque à froid qui n’a rien de consolant mais qui représente la forme la plus délicate de l’inquiétude (à l’horizon, la fin du monde ne semble jamais vraiment loin).
poster du film Truly Naked
Les Inrockuptibles
4,0
Presse
3,5
Le film a l’intelligence de ne jamais être binaire dans ses perspectives et il inscrit discrètement et de manière très significative dans sa mise en scène les indices d’une émancipation en cours, d’un changement de paradigme.
poster du film Good Luck Have Fun Don't Die
Les Inrockuptibles
2,0
Presse
2,9
Ingénieur plus appliqué que créatif d’énormes tentpoles Disney (les trois Pirates des Caraïbes), Gore Verbinski se trouve ici aux commandes d’un projet au budget plus modeste, presque une série B. Mais la liberté qu’il s’y octroie ne dépasse jamais un horizon de dérision rigolarde assez indigeste.
poster du film Le Réveil de la Momie

Le Réveil de la Momie

Titre original Lee Cronin's The Mummy
Les Inrockuptibles
2,0
Presse
2,3
Au lieu de s'attaquer aux puissants tabous familiaux [...], "Le Réveil de la Momie" joue vaguement la carte du jeu de massacre. Il se conforte dans un imaginaire confortable, qu’il veut subvertir, mais qu’il ne critique jamais. Certes, le film est (parfois) divertissant, mais il est surtout encombré par cette matière qu'il se refuse d'aborder : dommage.
poster du film Morlaix
Les Inrockuptibles
5,0
Presse
3,3
Ses personnages, incarnés par des acteur·rices formidables, sont des êtres vivants, de chair et de sang, ambivalents, vrais, pas des marionnettes froides au service d’un démiurge qui voudrait nous expliquer la vie. On pleure souvent en le voyant.