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    Toutes les critiques de Les Inrockuptibles
    Kanun, la loi du sang
    Ce qui pêche dans cet exercice de style trop sérieux, qui voit des hommes s’affronter et une histoire de vengeance menacer le héros, c’est précisément la proximité aveugle avec laquelle le réalisateur filme cet univers décharné, avec la croyance solide en l’importance d’enjeux virils qui, avouons-le, nous paraissent bien petits, risibles et désuets.
    Les Inrockuptibles
    2,0
    Presse
    3,0
    Nos frangins
    Comme encore meurtri par l’immense charge émotionnelle de cette affaire, la mise en scène de Bouchareb autrefois teintée d’un esthétisme excessivement glacé se pare d’une sobriété nouvelle et bienvenue. Sa caméra se met à juste distance pour capter la vive émotion de ces acteurs et actrices en même temps que la sordide mécanique de l’État pour cacher la vérité de cette affaire.
    Les Inrockuptibles
    3,0
    Presse
    3,3
    Le Chat Potté 2 : la dernière quête
    Le Puss in Boots peut bien se mouvoir et se dessiner comme un ou une héros·oïne des années 2020, il reste un chat avec l’accent de Zorro. Son destin nous est franchement indifférent, et DreamWorks n’a pour répondre à ce problème que des convenances de manuel de scénario.
    Les Inrockuptibles
    1,0
    Presse
    3,0
    Sous les figues
    À cet éternel questionnement amoureux, marivaudage des temps présents, la cinéaste tunisienne greffe une note réaliste qui finit par transformer ce que l’on avait perçu comme un éden en représentation étroite et d’autant plus éloquente d’une société, d’une époque, avec en métaphore la pourriture, sous la joliesse de l’image, la maturité des fruits comme celle des âges.
    Les Inrockuptibles
    4,0
    Presse
    3,6
    Mourir à Ibiza (Un film en trois étés)
    Au fil des parenthèses estivales, les liens se nouent et se dénouent. Également placé sous le patronage de Rozier (improvisation et dérives buissonnières), ce film subtil et touchant avance au gré des élans d’une jeunesse contemporaine un peu schlag et aspirant à une utopie collective en rupture avec l’idéal libéral de réussite individualiste.
    Les Inrockuptibles
    5,0
    Presse
    3,6
    Les Pires
    Au-delà de sa force d’incarnation, due à des comédien·nes en puissance élevé·es par le pouvoir émancipateur du cinéma, l’intelligence empathique du film tient dans sa magnifique mobilité, sa capacité ultra-rapide de déplacement, entre ce qui ferait de ces enfants soit des spécimens sociologiques, captés dans leur environnement (caméra lointaine), soit des figures héroïsées sans contact avec la réalité (les gros plans).
    Les Inrockuptibles
    5,0
    Presse
    4,0
    Falcon Lake
    Durant le temps suspendu des vacances d’été, Chloé et Bastien se tournent autour sur les bords d’un lac québécois, à l’orée d’une épaisse forêt. Inspiré de la bande dessinée de Bastien Vivès Une sœur (2017), le film déplie les âpres charmes de l’adolescence avec une infinie douceur, ponctuée de scènes érotiques d’une rare intensité.
    Les Inrockuptibles
    3,0
    Presse
    3,8
    Les Bonnes étoiles
    Kore-eda donne plus d’importance à ses personnages qu’aux situations et au scénario. C’est par la lenteur, le temps qu’il consacre à les décrire, un par un, deux par deux, trois par trois, etc., que le cinéaste nous prépare à accepter l’inacceptabilité de la “famille” qu’il nous expose. C’est du grand art.
    Les Inrockuptibles
    5,0
    Presse
    3,7
    Le Torrent
    Mais bien plus que d’un torrent, le film à l’air d’une petite flaque morte. Même le décès d’une femme, simple prétexte scénaristique, jamais traité émotionnellement par le film, ne parvient à l’agiter.
    Les Inrockuptibles
    1,0
    Presse
    2,7
    Annie Colère
    Portrait généreux et captivant sur la naissance et la sédimentation d’un corps politique, autant sur le plan individuel que collectif, Annie Colère assume pleinement sa démarche pédagogique.
    Les Inrockuptibles
    3,0
    Presse
    3,8
    She Will
    À bien des égards, She Will cristallise les critiques souvent adressées à l’elevated horror, ce mouvement de fond du cinéma d’épouvante contemporain qui entend désenclaver le genre de ses racines bis et branchées sur courant alternatif. Reste son sujet de fond, salutaire et pour sa part bien mené, qui rend ce beau film fragile un peu plus robuste.
    Les Inrockuptibles
    3,0
    Presse
    2,7
    Révolution SIDA
    Du côté des démocraties, Révolution SIDA interroge aussi certains manquements dans les politiques de santé publique, en France ou aux États-Unis, et moult ambiguïtés sur le rôle des grands laboratoires pharmaceutiques.
    Les Inrockuptibles
    4,0
    Presse
    3,6
    Cow

    Cow

    Le film entend dépasser cet état de fait en allant plus loin qu’une reconnaissance, en adoptant le point de vue de l’héroïne-vache : en épousant le regard d’un être dont on fait le portrait. C’est-à-dire, dont on mesure les parts d’ombre et de lumière, dont on extrait sa singularité même. Cow ne fait que demander : peut-on faire le portrait d’une vache sur 1h30 de cinéma comme on le ferait avec un être humain ?
    Les Inrockuptibles
    5,0
    Presse
    3,7
    Fumer fait tousser
    Le film n’est pas grand-chose et en même temps l’aboutissement du nonsense minimaliste de Dupieux. Il a aussi quelque chose de possiblement visionnaire, symptomatique d’une pénurie des récits.
    Les Inrockuptibles
    3,0
    Presse
    3,2
    Days
    Si Days, volontairement sorti non sous‑titré (mais essentiellement muet), conserve ainsi la sensualité silencieuse du cinéaste, il y a pourtant ici quelque chose de neuf, dans un dénuement plus sidérant encore.
    Les Inrockuptibles
    5,0
    Presse
    3,9
    Le Lycéen
    Objet de jouissance esthétique, le film l’est avec un éclat incomparable. C’est un feu d’artifice vivace et virtuose, où toutes les possibilités expressives du cinéma [...] atteignent un point d’incandescence.
    Les Inrockuptibles
    5,0
    Presse
    3,8
    She Said
    Et là où ce film sobre s’économise en ellipse, il laisse au contraire un espace immense au courage des femmes de cette histoire, qu’elles soient journalistes ou victimes du mogul d’Hollywood et du système qui l’a protégé.
    Les Inrockuptibles
    4,0
    Presse
    3,5
    Bones and All
    Comble pour un film dont le titre traduit les désirs de ses personnages de dévorer le corps de leur victime en entier (les os et tout ce qui va avec), Bones and all est une belle enveloppe sans chair ni structure, sans pensée non plus.
    Les Inrockuptibles
    1,0
    Presse
    3,1
    Plus que jamais
    On voudrait essayer de voir le film tel qu’il est, mais c’est un autre qui s’offre à nous. Un changement s’opère, une inversion de tous les éléments prend possession du film, court- circuité par des forces qui le dépassent. On regarde Gaspard Ulliel une dernière fois et ce que l’on voit à l’image n’est plus l’histoire d’une femme mourante mais celle d’une femme sommée de s’éloigner de l’être aimé pour supporter son absence.
    Les Inrockuptibles
    3,0
    Presse
    3,7
    Mauvaises Filles
    Comment filme-t-on l’horreur ? Mauvaises filles d’Émérance Dubas choisit le minimalisme éclairant d’un dispositif réduit. Une caméra flottante et omnisciente déambule dans une belle bâtisse déserte, effritée par le temps, poussière, gravas et papiers peints qui se décollent des murs.
    Les Inrockuptibles
    4,0
    Presse
    3,5
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