Film troublant, totalement exhibitionniste mais sans aucun narcissisme, cet objet filmique très curieux et courageux évite soigneusement toute explication médicale, froide et clinique pour fabriquer plutôt du romanesque, du symbolique.
Ce téléfilm de luxe ne sait jamais sur quel pied danser pour adapter le roman culte de Gaston Leroux dont il s’inspire et passe à côté de l’essence de son sujet.
On saute d’un écœurement à un autre, sans que "Sanguine" ne parvienne à dégager de son déluge de chair une obsession ou une âme véritables.
Un très beau film, humain et humaniste, sans effet de manches.
Si l’enjeu principal, ponctué par de perpétuelles déceptions, finit par s’essouffler, le film s’illustre par ailleurs brillamment dans ses dimensions connexes.
C’est ce qui intéresse vraiment Nemes, et pas forcément par perversion : capter le plus intimement possible l’expérience du supplice physique et mental d’un homme qui protège des affres du monde extérieur toutes ses pensées, et jusqu’à son identité.
Avec cette course-poursuite sans relâche, Na Hong-jin signe peut-être le blockbuster le plus stimulant depuis “Mad Max: Fury Road”.
Rarement un documentaire aura autant procuré la sensation d’appartenir à son temps, de saisir comme par nécessité la parole d’une minorité réprimée, tant que la mémoire le permet.
Croisement plein de potentiel entre body horreur et l’univers de Batman, le film scénarisé par Mike Flanagan souffre d’une réalisation pas à la hauteur.
Canet filme Cotillard dans un drame lourdingue mêlant secrets familiaux, sectes chrétiennes et trafic d’enfants : bon courage.
C’est bouleversant de simplicité et de beauté. On reconnaît les grands artistes à ce qu’ils s’approchent peu à peu, en vieillissant, du grand art.
Un film bouleversant et sans complaisance sur Haïti, le pays de la réalisatrice et actrice Gessica Généus.
Éric Judor revient à la réalisation dans une comédie du choc des générations au canevas conventionnel mais au rendu plutôt réussi.
De ce rapport antinomique entre un fond qui transpire la juvénilité et une forme dotée d’une assurance de maître·sse émerge plus qu’un grand premier film, un grand film tout court.
Une œuvre d’une rare puissance, où les exilé·es reprennent possession de leur récit et de leur image.
En réduisant sa créature à un gadget superficiel plutôt qu’en la source d’une angoisse intime, le réalisateur du “Croque-mitaine”, Rob Savage, ne puise pas son inspiration aux bons endroits.
Hong Sang-soo revient dans une parabole ironique sur l’art de l’interview, qui rappelle ses meilleures expérimentations sur la répétition.
Un blockbuster patrimonial évidé de toute portée politique.
"Le Corset" aborde aussi la crise du monde paysan. Mais son cœur bat plutôt pour un coming-of-age movie assez bouleversant bien que classique dans son récit.
La reconstruction d’une popstar loin des spotlights, dans un premier film norvégien gracieux.