Immersion dans la vie d’un territoire mexicain autogéré sur fond de violences paramilitaires, le documentaire du Français Nicolas Défossé brosse avec précision le casse-tête de la démocratie locale.
Loin de nourrir l’éternel topos cinématographique à la "Tár" de la musique classique lieu de toutes les cruautés, Nous l’orchestre est plutôt animé par un mouvement ascendant, qui finira par nous propulser hors de la salle avec une furieuse envie d’apprendre un instrument à vent.
En évitant le double écueil de la noirceur sans fond et de la sensiblerie mièvre, Fujimoto éclaire le thème de la solidarité communautaire. Et filme des enfants, certes esseulés, mais mus par une quasi-injonction à la survie, à la poursuite d’un chemin sans retour.
Le film, beau kaléidoscope chaud et froid, nous souffle : si les hommes doivent se déconstruire, les dames soumises à ça, leur hégémonie toute-puissante admise, aussi.
Créé sous la haute surveillance de l’entourage du chanteur avec son neveu dans le rôle-titre, le film sur le roi de la pop est une hagiographie ridicule d’un artiste dépeint en génie immature, expurgée de toutes les accusations de pédocriminalité.
Habile, la cinéaste belge Muriel d’Ansembourg réussit à aborder un impressionnant catalogue de sujets contemporains – misogynie, boys club, consentement, travail du sexe – sans jamais tomber dans un trip didactique.
Populaire et surprenante, la belle comédie des frères Rifkiss suit un couple infertile qui essaie toutes les techniques pour avoir un enfant, dont celle de se rapprocher d’une ancienne connaissance.
En retraçant l’annulation d’un projet de Herman J. Mankiewicz dans les années 1930, la Britannique Rubika Shah raconte une ère méconnue de l’histoire d’Hollywood, marquée par un antisémitisme endémique.
Mêlant empathie et sentiment politique, le cinéaste dresse le portrait jubilatoire d’un preneur d’otage en rupture de ban sans jamais ignorer la violence de ses actes.
Senfermant dans son dispositif dès les premières images, [le film] empile les unes après les autres des références aux vertus exclusivement nostalgiques au milieu desquelles un maigre récit tente d’exister.
Carles cherche donc à élucider, dans un film dossier où il apparaît plus en retrait que d’habitude, ce qui a conduit la France à emprisonner Abdallah pour une durée invraisemblable, rejetant continuellement ses demandes de remise en liberté (jusqu’en 2025 donc), au mépris des principes de justice normalement appliqués.