Gregg Araki est de retour avec "I Want Your Sex", que l’on pourrait dire mineur si toute sa filmographie ne se situait pas justement sur cette ligne de crête qui fait alterner, au sein des films même, moments de grâce et trouées kitsch, idées de génie et légèreté qui lorgne avec flegme vers l’inconséquence.
Mais, comme d’habitude, chez Marvel, ça pédale et cherche sa nécessité : est-ce que "Brand New Day" va trouver la sienne ou être encore plombé par le sentiment d’être encore le teaser pour de prochains produits du Marvel Cinematic Universe et l’obligation de synergie avec les autres propriétés intellectuelles, pardon, personnages d’autres films et séries ?
L’on sent bien qu’il y a, dans ce tableau très doux, un peu morne et gris, subtil par militantisme, une métaphore sur l’état de l’Allemagne, mais elle s’effiloche et reste un brin impalpable, à l’image de notre intérêt gentiment paresseux pour tout ça.
Adapté de son roman graphique, le cinéaste livre le portrait d’une femme souffre-douleur dans une intrigue chargée de pathos et oubliant de donner la parole à la victime.
Si les séquences les plus réussies sont celles qui font monter la sauce d’un potentiel thriller, (...) c’est la piste de la sororité qui est privilégiée : (...) le scénario reprend la main, théoriquement intéressant mais cinématographiquement moins stimulant.
Il faut ainsi prendre la naïveté du film dans son sens le plus noble et littéral : véritable reflet d’un premier amour, Sous le ciel de Kyoto donne l’impression réjouissante que rien n’a existé avant lui.
Dans son premier long métrage, la cinéaste Evi Kalogiropoulou puise dans la mythologie grecque et la série Z pour imaginer la rivalité dans un gang viriliste, obsédé par le pétrole et la succession, sans réussir à instiller le trouble.
Pour son premier long métrage, le cinéaste américain Cole Webley signe un drame familial à travers le Midwest, construit autour d’un mystère aux effets émotionnels et visuels aussi prévisibles que forcés.
"Gavagai" est donc ce film fortement casse-gueule, en forme d’éléphant blanc dans la pièce. Il nous cueille avec des scènes aux prises avec le réel le plus contemporain (y figurent journalistes décoloniaux et procès en «white gaze»), celui qui brûle les doigts et dont personne ne sait parler tranquillement.
Vieux jeu malgré des gages de modernité, la comédie de Bertrand Usclat et Martin Darondeau sur les coulisses de l’institution théâtrale aboutit à une aberrante démonstration d’entre-soi.
[...] film d’épouvante épatant, ou plutôt grand film du genre «bizarre». Genre qui tire son aberration d’un excès de réalisme, et de rires qu’il provoque.
Le long métrage rejoint le troupeau d’œuvres cinématographiques qui narrent avec emphase l’imaginaire pastoral. Délicat équilibre entre ce qui est vu, et ce que l’on veut plaquer sur ces réalités.
Interprété par des acteurs amateurs, le long métrage de la cinéaste allemande Valeska Grisebach, prix du jury à Cannes, explore par le regard de sa sublime héroïne la naissance du désir entre contrebandes et zone frontière bulgare.
Commande dans le cadre d’une formation pour comédiens, le long métrage de Elie Wajeman patauge dans un patchwork curieux de rencontres et de sketchs assez maladroitement agencés.
En adaptant l’un des plus grands monuments de la littérature occidentale, le réalisateur hollywoodien fait écho aux tensions géopolitiques qui divisent le monde mais agace par son refus de mettre en image l’univers homérique.
Adapté du roman éponyme de Maxim Leo, le "Héros de Berlin" retrouve ce qui faisait le charme du cinéma de Wolfgang Becker, disparu en 2024 juste après le premier montage du film : l’art de marier la satire à la mélancolie humaniste.
Séduisant par sa fantaisie burlesque plus que par son romantisme daté, le premier film d’Alexandre Steiger fait entrer une jeune activiste écolo dans la vie d’un réceptionniste d’hôtel rêveur.