Dessiné méticuleusement à la main, comme mille autres plans brillant par leur gestion de la lumière ou leur restitution délicate des gestes les plus simples, le feu d'artifice final est d'autant plus émouvant qu'il cristallise une masse de travail humain invraisemblable pour un résultat aussi merveilleux qu'éphémère...
(...) c'est en fin de compte dans sa dimension auditive que le film s'avère le moins original. Mais, en couplant le hors-champ sonore au negative space des cadres, en jouant sur l'attente et la tension à l'aide de focales et axes étranges (...), on a en réalité affaire à un slowburn, faisant peu à peu monter la pression.
"Gorganà" oscille entre intrigue vaguement shakespearienne [...], performance théâtrale d'avant-garde [...], docu sur les quartiers les plus pourris d'Athènes, grosse métaphore politique.
La réalisatrice se saisit ainsi de ce qui aurait pu être les ingrédients d'un drame sur l'acceptation de la maternité [...]. Cependant, ces traits sont passés à la moulinette conjointe de l'horreur corporelle et d'une ironie acerbe [...].
Il aura donc fallu attendre plus de vingt ans pour que le reste du monde puisse profiter de cette version hallucinante, dont la structure pyramidale souligne plus que jamais le discours de l'autreur sur la mystification liée aux figures héroïques et la dureté du réel.
Ce sixième volet se traîne un fâcheux ventre mou au cap décisif de l'heure de film. Une routine s'installe (...). L'attention finit néanmoins par se réveiller dans un segment final hargneux (...).
Un produit parfaitement calibré, mais qui manque de charme, quand bien même les aventures de Supergirl demeurent nettement plus trépidantes et moins neuneus que celles de son illustre cousin.
La mise en scène de Park Syeyoung saisit une poignée de personnages pris au piège de décors sommaires. Ce dénuement reflète la modestie de la production sans la desservir ; chaque séquence figure avec brio un monde cauchemardesque, ravalé à l'illusion de sa survie.
S'il ne fait aucun doute que cette rupture de ton en désarçonnera plus d'un tant elle est à l'opposé du gore tonitruant des premières séquences, elle constitue également la plus grande force d'un film qui refuse obstinément de se plier au cahier des charges hollywoodiens.
S'abandonnant à corps perdu dans le registre du manga, le réalisateur et son action director [...] concluent leur démonstration de force avec un règlement de comptes à dix poings, dont la durée volontairement excessive et la description de l'épuisement progressif des combattants ont des chances de marquer l'Histoire du cinéma d'arts martiaux.
En braquant sa caméra sur des destinées fugaces et parfois jugées inconséquentes, Jun'ichi Yasuda nous invite à nous intéresser aux petits artisans qui ont anonymement forgé l'histoire du cinéma japonais [...].
Cette comédie poil-à-gratter [...] emporte finalement la sympathie par son propos toujours pertinent, dézinguant toute la bêtise ambiante [...] le classant parmi les réalisations les plus intelligentes, les plus incisives et les plus irrévérencieuses se frayant un chemin jusque dans les salles.
"The Mandalorian and Grogu" suscite régulièrement la sympathie et offre un spectacle aussi généreux que confortable, mais peine à injecter quoi que ce soit d'original dans un univers aujourd'hui réduit à se citer lui-même.
L'œil est caressé par la profusion visuelle de chaque plan, l'oreille chatouillée par l'acidité des dialogues, les zygomatiques secoués par une infinité de détails couillons et d'élans satiriques portés à un délicieux paroxysme.