Identifiant le ton juste entre un parcours de montagnes russes horrifique et un suspense cérébral et étrange, McCarthy y offre une démonstration de rythme et de mise en scène qu'on aimerait voir plus souvent dans le genre.
Alternant sans cesse entre maladresses et coups d'éclat, "Good Luck Have Fun Don't Die" trouve dans son imperfection et son inconsistance (pour ne pas dire son imprévisibilité) une authenticité, une fragilité et une sincérité que ne saurait répliquer une intelligence artificielle.
Linéaire, limpide et parfaitement bien agencée par le créateur de la série [...] Steven Knight, l'intrigue n'est cependant qu'un prétexte pour orchestrer le face-à-face entre Shelby père et fils jusqu'à une conclusion forcément tragique.
Sous ses airs de comédie (profondément) absurde et (ostentatoirement) loufoque, le résultat est non seulement plus drôle que toute la filmo de Philippe Lacheau, mais s'avère aussi pertinent lorsqu'il scrute nos petites faiblesses et lâchetés que touchant quand il ausculte ce qui nous rend si humains dans notre rapport à l'autre.
Peu à l'aise dans le genre du thriller, Gus Van Sant se borne à suivre les événements et ses personnages avec une neutralité qui freine l'émotion qu'il tente de faire ressentir au détour de quelques scènes.
Le choix de traiter le sujet sur le mode de la rom-com féministe entraîne force gags et quiproquos dignes d'une sitcom [...], analogie renforcée par la platitude de la mise en scène.
À force de nappes de voix off entremêlées, le réalisme s'effiloche jusqu'à faire passer l'idée d'une dissolution dans un monde parallèle, soit justement un thème récurrent des nouvelles pulp.
Même si le style de Swon peut irriter avec sa manie des lents fondus enchaînés, on avance donc vers l'inéluctable de la chute traumatisante promise dès le début [...].
Le machin est globalement fort bien troussé, fun, gore et régressif, mais surtout, il s'assume, y compris dans la tonalité purement horrifique. [...] Sauf que [...] "They Will Kill You" finit par lessiver.
Sous ses faux airs de film d'auteur, "The Bride!" s'apparente donc plus à un produit marketing bien pensé qu'à une œuvre vraiment sincère. Cela est d'autant plus regrettable que le film est traversé de vraies fulgurances et que le casting emporte tout [...].
Pour son premier long-métrage, Morade Aïssaoui frappe franchement fort ; grâce à une tension immersive viscérale constante, mais surtout grâce à la caractérisation de personnages aux parcours complexes tentant tous de survivre dans une France délétère qui ne fait rien pour arranger les problèmes de précarité, de racisme ou de solitude urbaine.
De cette quête métaphysique, Hosoda ne tire qu'un récit d'une effarante linéarité, plombé qui plus est par une animation 3D bien faible en comparaison de celle utilisée dans "Belle".
La démarche donne lieu à de savoureux moments de satire féministe (Maia Jae, vue dans Gen V, est au passage assez phénoménale), ainsi qu’à des ruptures ,de ton souvent liées aux jumeaux incarnés par l’excellente Sarah Michelle Gellar et par Shawn Hatosy, aussi impliqué ici que dans la récente série The Pitt.
Pourtant, la chose finit par séduire un peu, pour une simple et bonne raison : alors que les films de ce type bottent souvent en touche pour se réfugier derrière le sentimentalisme, celui-là y va à fond dans le jeu de massacre.
Le pire, c'est que l'intégralité du casting se montre impeccable, les rôles principaux en tête, qu'une petite énergie libidinale apporte un afflux sanguin salvateur quand l'oxygène vient à manquer - l'illusion ne se maintient, hélas, que dans une poignée de scènes (...).