On a beaucoup d’affection pour le duo de cinéastes Éric Toledano - Olivier Nakache qu’on considère comme les cousins d’un autre duo, Bacri - Jaoui, pour leur fine observation des rapports humains, leur don de la réplique qui fait mouche et leur comique de situation intelligent. Leur dernière livraison, Juste une illusion, est aussi leur plus personnelle. Mais pas forcément la meilleure. La première moitié est pourtant assez réussie, enlevée et souvent drôle (...).
La cinéaste marocaine dirige l’ex-égérie de Pedro Almodóvar dans un film audacieux sur une vétérante qui refuse de renoncer à ses désirs. Un film à voir absolument.
La réalisatrice espagnole Alauda Ruiz de Azúa dépeint les tourments d’une adolescente qui… souhaite entrer au couvent. Ce film perturbant radiographie les hypocrisies d’une famille bourgeoise et l’influence souterraine d’un catholicisme toujours influent.
Réputée pour son austérité, la cinéaste américaine indépendante surprend avec son nouveau film : une histoire de braqueurs et de losers sur fond d’années 1970 insurrectionnelles. Le meilleur film d’une réalisatrice qui, pour une fois, oublie l’esprit de sérieux.
La talentueuse réalisatrice Erige Sehiri signe un film implacable sur la marginalisation (euphémisme) dont sont victimes les exilés subsahariens en Tunisie. Cette fiction implacable prouve, s’il en était besoin, que l’exploitation et l’abjection ignorent les frontières et ne sont pas l’apanage des pays riches.
Akihiro Hata, cinéaste japonais installé en France depuis vingt ans, met en scène un thriller rugueux et décrit un chantier futuriste où les ouvriers sont confrontés au pire. Ce film implacable campé par Damien Bonnard et Samir Guesmi mérite que l’on oublie ses maladresses.