Une petite perle entre cinéma indé américain et feel good movie. Totalement gay, déjanté et bouleversant.
Toujours aussi inspiré, Martin McDonagh (« Les Banshees d'Inisherin ») fustige l'impérialisme américain tout en contant une formidable histoire d'amitié.
Takashi Yamazaki réussit la suite parfaite à « Godzilla Minus One », avec des scènes d'action dantesques.
Un film pédagogique passionnant.
« Hope » est un pur trip de mise en scène à l’esprit régressif.
De la confrontation entre le résistant et le monstre, le film raconte la manipulation, la séduction, le mensonge et, évidemment, la cruauté portée à son paroxysme. Sans affect, presque sans jugement : comme un abécédaire clinique de l’abject, de la destruction du corps, méthodique.
C'est beau la confirmation d'un auteur. Après le très réussi « Le Nouveau », le réalisateur Rudi Rosenberg confirme la sensibilité de son cinéma avec « Quelques mots d'amour », tendre chronique familiale (...).
Si la mise en scène, élégante, appuie parfois un peu trop sur les violons, Nicolas Trouvé porte le film avec tendresse, un rire, une bonhommie pour des fêlures qu’il cache difficilement.
[La] genèse du personnage de Clayface, qui deviendra ensuite l’un des adversaires de Batman, sent bon le cinéma des années 80, sans délire visuel numérique, avec un vrai goût du récit et une simplicité qui fait presque plaisir à voir aujourd’hui.
Les petits seront subjugués par ce bestiaire délirant, les adultes seront emportés par l’intelligence et la douceur de ce film qui ne se prend jamais au sérieux, mais qui impose le respect d’une technique folle et d’une intelligence devenue si rare dans le monde de l’animation.
La finesse du regard porté fait tout le sel de ce nouvel opus du cinéaste, qui oscille sans jamais se poser entre le portrait, le film de genre, la chronique sociale et la fable humaniste.
Simplement, on aurait aimé que ce divin saboteur de la comédie traditionnelle pousse un peu plus loin le déraillement et le malaise comique. Mais après tout, qu’importe ! La substantifique moelle de l’auteur demeure : caustique, décalé, déjanté même, et parfois savoureusement régressif.
CONTRE - Voilà le problème de ces « Misérables » : rester bloqué dans une lecture de Hugo jamais transcendée, engloutie par son approche marketing. Comme si additionner les acteurs les plus vendeurs en tête de gondole suffisait à appâter le chaland. Du cinéma version grande distribution.
POUR - Non seulement Cavayé a su, tout seul comme un grand, adapter de manière très personnelle les 1 800 pages du roman en y insufflant des scènes d’action qu’il maîtrise depuis toujours (...) tout en respectant la substantifique moelle de cette ode à l’humanisme, mais tout participe ici du grand spectacle populaire : le souffle épique, la lumière éclatante, les cadres somptueux, des décors soignés…
Alors que nous sommes plutôt clients de son cinéma, « Le jour de son retour » nous a rendu perplexe, comme devant une toile dont nous n'avons pas percé la beauté épurée.
Antoine Colomb signe un très beau film d'animation sur l'histoire de l'Algérie avant l'indépendance.
Il paraît que le livre dont est tiré le scénario comporte une bonne soixantaine de flashbacks. C’est aimable au scénariste d’en avoir coupé. Encore que ç’aurait été encore plus obligeant s’il avait tout supprimé, le traitement du deuil et des rapports conflictuels entre le fils et le père étant aussi délicat qu’un tsunami dans un pédiluve.
Coup d'essai, coup de maîtresse. Avec «La Gradiva», Marine Atlan signe un premier film remarquable et révèle de jeunes acteurs épatants.
Si le jeu des seconds rôles est inégal, la puissance des séquences nocturnes force l’admiration, tant il ouvre la porte vers des existences que, sans le cinéma, nous n’aurions pas appréhendées avec empathie.
Guillaume Canet signe un thriller très efficace sur fond de dérives sectaires.