« Les Matins merveilleux » surprend par la fraîcheur de son ton, la manière si douce dont Avril Besson filme le travail du deuil sur le visage de sa belle héroïne.
Dommage que le film escamote le thriller attendu dans son dernier tiers, (...). Mais Hélène Rosselet-Ruiz a du talent et la suite de sa carrière s'annonce prometteuse.
Malgré la richesse de son univers et le duo Holland/Zendaya, ce cinquième opus des aventures de Peter Parker souffre de la lourdeur du modèle Marvel au cinéma. Distrayant mais boursouflé.
Le duo de « Broute » et Pauline Clément portent cette comédie à l’humour absurde, à la limite du docu-fiction, dans les coulisses du Français. Assez enthousiasmant.
Une nouvelle fois, le film n’en rajoute jamais dans le pathos ou l’effet de manche, se contentant de regarder son binôme vivre, se filmer au portable et interagir dans un choc des cultures (la séquence surréaliste avec Mia Sara) qui en dit long sur notre société. Sans jamais devenir moraliste ou appuyé sur l’autisme, la différence, les banlieues ou l’inclusion.
Akiko Ohku (« Tempura ») cache aussi son jeu pour mieux abattre les cartes du mélodrame dans son dernier tiers, véritablement déchirant mais dont l’imprévisibilité peut déranger.
Grandiloquent et introspectif, sans jamais perdre le fil d’un impossible récit, sans jamais relâcher l’attention d’un spectateur qu’il sait dominer et passionner, Nolan est au sommet de son art.
En imaginant ce plan totalement absurde, Anders Thomas Jensen retrouve ses thèmes fétiches : la famille dysfonctionnelle, les hommes abîmés qui cherchent leur place et la violence comme langage affectif.
Récompensé du prix d'Amnesty International au dernier Festival de Berlin, «Le Passage» de Brandt Andersen utilise toutes les armes du mélodrame pour nous émouvoir sur le sort des migrants.
Dans « Microstar », Abraham Wapler, fils de Valérie Benguigui, et Raïka Hazanavicius, fille de Serge Hazanavicius, explorent une génération qui se cherche encore, entre héritage et désir d’émancipation. Une comédie aussi sexy qu'émouvante.
Werner Herzog trouve le ton juste, entre distance ironique et profond respect pour cette utopie scientifique, presque d'un autre temps : cartographier avec précision les lieux et les espèces qui peuplent notre planète terre.
« Notre histoire - Chroniques du Caire » est à l’Égypte ce que « Nos meilleures années » de Marco Tullio Giordana (2003) est à l’Italie. Trois fois moins long (la fresque transalpine durait un peu plus de six heures !), mais le même souffle dans le récit, fidèle au ton des « chroniques » annoncées, et un égal talent dans la manière d’aborder l’intime sans sombrer dans le nombrilisme.
Film trop déprimé, trop lent, trop biscornu pour le public qui, lui, veut de l’exploit, de l’aventure et la candeur un peu niaise qui a toujours fait le sel de la saga.