Un film à réserver aux plus jeunes, La Fille dans les nuages ne cherchant jamais à tendre la main à un public adulte par des références ou des clins d’œil, à la différences récents Toy story 5 et Des Minions et des monstres. Tout sauf désagréable donc mais quasi aussi vite vu qu’oublié.
Si le temps du tournage protégeait plus ou moins des bruits du dehors, des débordements au sein de l’équipe créaient l’amorce d’un chaos. Dans le cadre plus feutré d’un prestigieux festival, l’œuvre soudain exposée rouvre brutalement des plaies. Un intrigant travail auto-réflectif.
Vanja d’Alcantara (Le Cœur régulier) essaie d’insuffler une ambiance de néo-noir à ce récit d’émancipation au féminin qui, malgré son casting remarquable (Noée Abita, Olivier Gourmet, Pascale Bussières) souffre d’un récit trop programmatique et de personnages trop enfermés dans des archétypes pour créer la moindre surprise. Et ses 1h48 tirent très vite en longueur.
Mais sur cette idée d’une femme perdant tous ses repères après la maternité jusqu’à basculer dans une folie paranoïaque, ce film – bien qu’allant plus franchement dans le fantastique – peine à faire entendre une petite musique singulière par rapport aux différentes oeuvres récentes qui l’ont traitée, de Die my love à If I had legs, I’d kick you avec Rose Byrne. Et il finit par tourner en rond.
Pourtant, le film résiste à la mièvrerie grâce à son humour tranquille, à la présence lumineuse de Lily Whiteley et à un décor australien qui lui donne un vrai cachet. On n’y croit jamais tout à fait (le scénario est pourtant inspiré d’une histoire vraie) mais difficile de ne pas s’attacher à ces personnages. Mignon.
Mais le format de 90 minutes n’était pas peut-être pas le plus approprié pour épouser au plus près cette verve et cette vie ayant emprunté, volontairement ou contraint, tous les chemins de traverse qui se présentaient devant lui.
On y retrouve ce qui faisait à la fois les limites et le charme de leurs premières aventures. D’un côté, la sensation d’une succession de saynètes plus qu’un scénario en bonne et due forme. De l’autre, une capacité à célébrer une inclusion réussie et heureuse sans verser dans la démagogie et la mièvrerie. Et une fois encore, ses qualités priment sur ses défauts pour un résultat aussi attachant que ses héros.
En 83 minutes, Sur la route d'Omaha s'impose comme un beau film sur la paternité en temps de crise - sensible, déchirant, et d'une rare justesse émotionnelle.
Mais au final, ce film n’apporte a proprement parler rien de neuf à tout ce qu’on a pu lire ou voir sur la question. Sans doute conscient de cela, Max Keegan s’essaie à des compositions d’images ou à la construction d’une dramaturgie entraînant son film aux frontières de la fiction. Mais ce mélange des genres ne se révèle guère convaincant.
Si les rayons de la fameuse comète n’atteignent pas la surface des choses, leur beauté souveraine et irréelle invite à croire à un réenchantement possible. Il n’empêche que tout ce petit monde arc-bouté contre ses problèmes persos peine à revendiquer autre chose que leur égotisme.
Un sujet qui ne pouvait qu’inspirer Wolfgang Becker, le réalisateur de Good Bye Lenin ! - où un fils cachait à sa mère est-allemande la chute du mur de Berlin - pour ce qui restera son ultime film car il s’est éteint à la toute fin du tournage.
La Dernière danse, c’est une histoire aussi vivante que traversée par le deuil du 35mm. À l’arrivée de la faucheuse (le redoutable vidéoprojecteur), les pellicules détruites seront transformées en bracelets colorés que Samay retrouvera aux poignets de femmes indiennes lors d’une magistrale séquence d'hommage au cinéma. Cette Dernière danse va vous en mettre plein les yeux.
Pour son premier long métrage, la réalisatrice et photographe tunisienne Amel Guellaty offre un portrait très réaliste de la jeunesse de son pays (...) Dommage toutefois qu’elle use parfois d’effets numériques des plus superflus (des hommes aux têtes de cochons, un coq sorti de nulle part, corps en lévitation…) qui tendent à faire (un peu) dérailler le film.
Le mélange de polar brutal et de comédie zinzin de The Last Viking ne fonctionne qu’à moitié, mais le film, en s’arrimant à la candeur fêlée du personnage de Manfred, raconte néanmoins de jolies choses sur les chemins très tortueux qu’il faut parfois emprunter pour guérir de ses traumas, et échapper aux identités figées.
Dans cette Europe dans l’angle mort adossée aux ruines de l’ancien bloc soviétique, dans ce territoire en déshérence, la vie ne se réinvente pas, elle reste figée dans ses principes ancestraux. Au terme d’un parcours de plus en plus tendu l’espace a fait ressentir toutes ses magnitudes terrestres. Comme dans les grands westerns. Impressionnant.
Dwayne Johnson et Catherine Laga'aia domptent l’océan dans cette adaptation manquant cruellement de relief car trop proche du film d’animation original.
Sur ce point de départ tragique, Goiginger construit un film assez remarquable, choisissant, comme la véritable protagoniste, de s'accrocher à l'espoir et à la vie plutôt que de s'appesantir sur sa tragédie.