Cinq ans après la fin de sa saison 4, la série sur le monde des agents devient un long métrage sans rien perdre de son ADN, entre humour et cruauté, saupoudrés de ce qu’il faut de tendresse. Réjouissant.
Cette plongée dans les coulisses de la reformation d’Oasis est une célébration très formatée du groupe et de ses fans, mais donne à voir quelques moments forts entre les frères Gallagher.
Et le duo Sandra Bullock-Nicole Kidman tout ça ? Le plus grand ratage du film – qui les collectionne – est de ne jamais réellement jouer sur leur complicité et leur humour. Au moins, un troisième épisode paraît compromis.
Détournement du film-testament, récit initiatique dont l’universalité transparaît dans un grain pelliculaire brouillant les frontières temporelles et dans la presqu’absence des technologies modernes, Adieu monde cruel résonne avec l’actualité brûlante d’une adolescence en souffrance.
Vincent Lindon narre ce documentaire extrêmement malin qui alterne de belle manière les témoignages et les images d'archives, quand elles existent, de nombreuses séquences d'animation venant combler le récit dès lors que les images réelles viennent à manquer. Une belle manière de faire revivre une page oubliée de l'histoire.
La forme de ce long métrage réalisé sur deux années, expérimentale, loin du récit linéaire, déroute souvent. Il parvient néanmoins à rendre compte parfaitement de la fragilité de la transmission et propose un voyage sensoriel tout sauf ordinaire.
Le dilemme du météorologue est par exemple alourdi d’un pathos dégoulinant, entre sa femme qui lui manque et les militaires qui le méprisent. En somme, un petit objet qui sait faire la pluie ou le beau temps, mais qui ne rabattra pas les cartes du film sur la Seconde Guerre mondiale.
Ici le réalisme le plus cru se frotte à l’apparente artificialité de la mise en scène (on frôle la pose auteuriste) Au centre de toutes les attentions le visage de Sandra Hüller devient le territoire sensible du film. Son regard à la fois triste et bravache, insondable et pénétrant, renvoie un épais mystère.
Lorsque la palette de couleur oscille entre le bleu et l’orangé (c’est original !), les décors et les costumes, pourtant minimalistes, semblent faux, encore trop propres. L’échec vient de là, et surtout de cette incapacité à produire une ôde à la matière, prise dans toute sa diversité : comique, sanguine, merdique etc. Pourquoi autant de sagesse et de modération ?
La Vie d’une femme épouse son rythme trépidant qui ne ralentit que dans ces moments d’intimité, où le désir et la volupté envahissent soudain sa vie donc l’écran. La réussite du geste repose sur une écriture au cordeau - symbolisée par une gestion tout en finesse des ellipses et au refus de tout sentimentalisme – mais aussi sur celle qui incarne Gabrielle.
La mise en scène est sage et le récit ne recule devant aucune des ficelles du mélo. On les voit venir, parfois même de loin. Mais à mesure que les morceaux du passé s’assemblent, l’émotion finit quand même par arriver.
L'interprétation hors pair des deux femmes ne parvient toutefois pas à faire oublier les lenteurs du récit. Un comble pour un film de même pas 90 minutes.
Extrêmement bien écrit car n’enfonçant aucune porte ouverte, The Good sister se révèle un film fort sur la libération et la difficulté à couper les liens du sang même quand on réalise qu’ils vous empoisonnent la vie.
Il y a quelque chose de touchant dans le geste artistique d’un fils qui décèle dans le rituel monotone de son père une sensibilité singulière au monde.
Le voyage n’est pas plombé pour autant, il est même joyeux malgré les larmes et les silences. Porté par un élan d’amitié sincère, il devient même un modèle de générosité et de réciprocité des sentiments. En charge à la caméra de ne pas briser - mieux - d’aider la miraculeuse entente. Beau.