Sorcellerie, disparitions, lourds secrets, tourments intimes, individus louches et autres morts suspectes : le programme inclut quelques morceaux de bravoure, il est divertissant, parfois ingénieux mais un brin trop chargé pour nous donner des insomnies durables.
Swann Arlaud est hallucinant en père halluciné dans l’adaptation de ce récit culte de David Vann, mais la mise en scène ne rend pas prenante et vertigineuse cette histoire de survie.
Une plongée extraordinaire, signée Philippe Béziat, au plus près des cent vingt musiciens de l’Orchestre de Paris et du jeune chef finlandais Klaus Mäkelä, dans une mise en scène et mise en son virtuose.
Vincent Macaigne parvient à donner de l’innocence à son personnage et, dans le rôle de sa collègue normalement constituée, Cécile de France défend sympathiquement la cause de la femme qui n’est pas un pur fantasme. Mais faute d’idées plus fortes, la comédie se déballonne.
Avec cette immersion crue, brutale, au long cours et surtout dénuée de tout surplomb occidental sur un quotidien de violences systémiques, le journaliste Yanis Mhamdi prend le contre-pied des reportages éclair véhiculés par les canaux médiatiques traditionnels.