En laissant de la place à ses personnages, en creusant les tensions, les points de vue et la dimension quasi mystique que la science peut parfois revêtir, PRESSURE touche juste.
à où la surface des êtres dans le Body Swap pop se veut ludique et méta, là où dans la modernité cinématographique elle est au contraire un écran qui demande à être creusé, ici les deux idées s’annulent. Faisant alors, et ce malgré l’implication de Niels Schneider et Léa Seydoux, de L’INCONNUE, un film dont on passe tristement à côté.
Une dramaturgie sensible et délicate, comme une bouffée d’air dans la misanthropie voire le nihilisme du cinéma de Ridley Scott, et qui injecte un élément absent du roman de Heller, publié en 2012 : des échos évidents avec l’époque post-pandémie que, bien malgré nous, nous traversons tous ensemble.
Porté par une incroyable générosité d'idées, le film s'impose sûrement comme l'œuvre la plus accessible du cinéaste, où la tragédie intime de ces personnages brisés maintient constamment le récit sur le fil.
Jamais le film, nourri d’une expérience personnelle puis porté par une dimension quasi-mystique, ne fait valoir la machinerie de son écriture ou sa malice. Au contraire, tout est raconté avec simplicité et des acteurs non professionnels au naturel époustouflant.
"Fjord" n'a rien d'une leçon de morale didactique mais tout d'un vrai récit, captivant, qui décortique tout ce qui doit l'être. Jusqu'à ce plan final sidérant, pied de nez d'un Mungiu qui, le temps d'une envolée de poésie prend à rebours la banalité un peu crasse du réel (...).
Influencé par des souffrances personnelles – la mort des parents du réalisateur Ian Tuason – un film d’horreur qui accomplit beaucoup avec très peu.
Mais la démarche, sur l’écran, donne lieu à un paysage tout ce qu’il y a de plus stérile, la dramaturgie asséchée, le récit condamné à faire du surplace et à répéter ad lib les mêmes scènes et dialogues.
Drame intimiste poignant, THE UGLY dénonce aussi cette Corée patriarcale, insensible, critique et qui – et c’est un peu partout pareil – privilégie les gens qu’elle estime valides et beaux. Implacable.
Le film est aussi libre que cadenassé, aussi sexy qu’étrangement froid, gai et au fond sinistre. Ce Araki en mode mineur et un peu à l’ouest reste fort des performances d’Olivia Wilde et de Cooper Hoffman qui nous rappellent pourquoi on aime son cinéma.