"Spider-Man: Brand New Day" est une bonne aventure du "gentil voisin homme-araignée", à la saveur sincère et non une passerelle intergalactique tirée par les cheveux vers "Avengers: Doomsday" (...).
Eva Trobisch brosse ainsi le portrait d'une famille, de chacun de ses membres, autant qu'elle dessine celui d'une Allemagne marquée par une histoire contemporaine dont les stigmates sont toujours bien présents.
"The Ugly" est à découvrir, non pas tant pour son mystère et son aspect haletant, qui tendent à s'essouffler très rapidement, l'histoire assez convenue devenant très prévisible, mais plutôt pour la fable sociale et morale qu'il explore.
Avec des situations et des dialogues hilarants, une mise en scène rythmée comme une pièce de Molière, une musique roulement de tambours, et les acteurs et actrices du Français, forcément exceptionnels, le film nous embarque dans un compte à rebours aussi hilarant que haletant.
Cependant, les scènes de "Gavagai, et autres malentendus" se suivent sans vraiment happer. Il faut attendre le dernier tiers du film pour que le récit gagne en substance. Le propos de Köhler, d'une grande finesse par ailleurs, prend alors totalement forme.
Une très intéressante exploration des dysfonctionnements du couple hétérosexuel et de la pression sociale qui pèse sur les jeunes mères, portée par un excellent et parfaitement crédible duo d'acteurs principaux.
Mais si la mise en scène parvient à naviguer élégamment d'un portrait à l'autre, elle peine à traiter équitablement tous ces personnages. Faute de moyens, de temps, ou des deux, les histoires de "Comète" n'ont pas le même niveau de précision, de finition.
On rit et on pleure car "The Last Viking" est une formidable leçon de vie, une truculente réflexion sur la façon dont les gens cohabitent avec leurs traumas et vivent leur singularité.
Sans prétendre proposer une histoire profondément innovante et malgré ses longueurs, "La Dernière Séance", avec son optimisme enfantin, est un film très doux sur la beauté du cinéma et son pouvoir de rêve.
Si on omet des incohérences et facilités scénaristiques, ainsi que des portes ouvertes, mais jamais refermées par l'histoire, Evil Dead Burn réanime sauvagement la saga dans un bain de sang et de boue grandement maîtrisé.
Le film d'Adrian Goiginger est une expérience riche en émotions, sobrement véhiculées par Valerie Pachner et ses sublimes compagnons de jeu. Seule la vie est à voir absolument.
Le réalisateur de Borgo, (2024) démontre avec ce nouveau long-métrage sa capacité à renouveler son œuvre cinématographique. Avec sa mise en scène et ses dialogues naturalistes, le film évoque cette fois le cinéma de Rohmer, la gravité en plus.
Sans jamais semer la confusion, "Notre histoire - Chroniques du Caire" relève le pari d'être à la fois une fresque familiale, l'histoire d'un couple, le destin d'un homme et une subtile analyse politique d'une Egypte, prise au piège des tensions géopolitiques de son époque et gouvernée par des dirigeants charismatiques aux ego démesurés qui n'ont laissé que la carte de la résilience à leurs compatriotes.
D'un documentaire sur le quotidien d'un malade, Anthony Benna brosse le portrait d'un homme excentrique tantôt qualifié d'"unique" ou de "cinglé" par ses proches.
Porté par une distribution cinq étoiles, le film dit le combat d’un homme solitaire qui a su créer un élan national et réunir autour de lui ceux qui ont refusé la collaboration. Intense et fascinant.