Imprégné d’une folie douce et d’une profonde réflexion sur la solitude et le désir de contact, ce patchwork touchant rend aussi hommage aux artistes qui luttent au quotidien pour tenter d’exister.
Un grand moment de cinéma, qui a toute sa place dans la filmographie désormais imposante de l’auteur britannique, parmi les plus audacieux de sa génération.
Un an après « L'Inconnu de la Grande Arche », Stéphane Demoustier revient avec un « petit film », libre comme un premier long-métrage… mais loin d’être mineur. Porté par la révélation Hadrien Hussein, ce geste spontané permet au cinéaste de continuer à creuser le sillon de la justice et de la vérité. Le film peut même se voir comme le parfait contrepoint de « La Fille au bracelet », où le doute planait sur la culpabilité de l’héroïne.
Par son savant mélange de gore, ses exécutions brutales, principalement avec des objets du quotidien, et cette atmosphère brûlante, où les flammes tiennent une place prépondérante, cet « Evil Dead Burn » s’impose comme une variation haut de gamme, qui émeut autant qu’elle effraie.
Lors de cette nouvelle itération, derrière la barbe de cet anti-héros, on retrouve Hugh Jackman, souvent en intériorité et à son meilleur, dans un rôle qui n’est pas sans rappeler celui qu’il incarnait dans Logan, le dernier opus consacré à Wolverine. Car si le premier acte, très sombre, fait la part belle à des combats viscéraux et très brutaux, la suite est beaucoup plus introspective.
À l’instar de « Superman », James Gunn donne souvent l’impression de reprendre des codes, y compris dans l’univers, de ses « Gardiens de la Galaxie », dont il avait assuré la trilogie pour Disney. Un parti pris pas réellement concluant qui font de ce « Supergirl » un simple film d’été.
Avec un tel mic-mac, inventif, assez osé sur le papier, et accompagné d’un casting taillé pour le box-office avec notamment Artus, Julia Piaton et Franck Dubosc, on se dit que « Les Caprices de l’Enfant roi » a les qualités pour être un divertissement délirant. L’ennui est que Michel Leclerc est constamment dans un entre-deux, ne parvenant pas à trouver le bon équilibre entre un tempo enlevé et sa patte auteuriste.
Cette fois, les règles ont changé puisque Pierre Coffin, leur créateur – qui assure également leur doublage –, a eu carte blanche pour imaginer ce blockbuster où les créatures nous convient à un voyage au cœur du 7e art. Bien entendu, l’histoire est réécrite à la sauce Minions, mais les références, de « Citizen Kane » à George Lucas en passant par l’âge d’or hollywoodien, sont bel et bien là.
Shana fait face, avec intégrité et maladresse, ne renonce jamais à qui elle est. Un premier long métrage drôle et poignant, porté par l’actrice Eva Huault
A partir de son vécu, Laetitia Masson compose un film touchant, formidablement incarné, et très concret. Alice et Ulysse expérimentent les ressources et les limites d’un Etat providence parfois brutal dans son incapacité à prendre en compte les singularités.
Acide, pop, « Jim Queen » est évidemment une réponse toute en fantaisie et en humour à l’homophobie, mais le scénario, malin, n’épargne pas les gays. Le film se moque tendrement mais sûrement de certains conformismes et diktats.
Le rythme, sa gestion de l’espace et la capacité à surprendre le public en imposant une véritable atmosphère permettent à cette expérience de dépasser le simple effet de style et d’imposer la personnalité de son créateur… même si ce dernier est à la peine au moment de laisser un message limpide, préférant laisser planer plusieurs questions en suspens.
Le choix de ne plus avoir de véritable personnage principal et d’aller vers le film choral est compréhensible sur le papier, vu le nombre de figures à l'écran, mais oblige par ricochet à multiplier les arcs narratifs, quitte à ce que la majorité d’entre eux soient anodins.