Avec le même soin et la même compassion que Hafsia Kerzi avec La Petite Dernière, Leyla Bouzid explore avec finesse la condition de femme lesbienne confrontée à la culture musulmane la plus conservatrice.
Se dit ce qui se joue dans un orchestre : la coexistence de l’harmonie et de la singularité, ou comment les musiciens accordent leurs sensibilités singulières et leurs propres perceptions.
Ce portrait positif couvrant l’enfance et le début de carrière solo de la superstar, s’arrête bien avant les accusations d’agressions sexuelles et de pédophilie. Dans ce cinéma mausolée, Michael a l’innocence d’un enfant comme béni des dieux.
Cet équilibre entre le quotidien et l’extraordinaire est la clé pour apprécier Pour le meilleur. On regrettera néanmoins la réalisation trop académique, qui empêche le film de transcender son sujet.
Le film, avec ses facilités, est aussi court que son traitement est poussif. Si on ne passe pas un mauvais moment, c’est parce que Josiane Balasko nous retient, qu’elle est là pour nous emballer quand même. Elle est vraiment extra, en pleine forme dira-t-on pour être raccord avec son personnage manipulateur.
Au vu de son sujet, le film n’avait pas d’autre choix que de montrer des scènes au contenu sexuel explicite, sans érotiser, sans romantiser, dans une frontalité inconfortable.
Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett (Scream V et VI) reviennent aux commandes de Wedding Nightmare, en voulant étendre l’univers de leur premier film, à la manière d’une saga comme John Wick. L’intention était louable – faire évoluer sa recette – l’exécution est trop timorée, notamment à cause d’une intrigue finalement très proche entre les deux longs-métrages.
La retenue de Carla Simón, vertu cardinale de son cinéma, crée ici les conditions d’une fragilité narrative. Le scénario manque par moments de structure et de tension dramatique. Les dialogues ne suffisent pas à en combler les manques.
La jeune fille de Sauvage revenue à un certain état de nature demeure un personnage évanescent et trouble : elle échappe au scénario même qui choisit de se dédier à la mère, focalisant dans ce rôle sur Céline Sallette, actrice intense.
Le formalisme de ce voyage au bout de la nuit anxiogène est sophistiqué. Une cinématographie somptueuse soigne une esthétique crépusculaire. L’image du directeur de la photographie Eric Gautier travaille tout en ombres, l‘éclairage artificiel du chantier, qui crée un climat presque irréel, en lisière d’un fantastique d’une inquiétante et étrange beauté.
Ce qui tient le film, et le déséquilibre dans le même mouvement, c’est Mélanie Thierry. Sur un territoire psychologique instable, une dépression et un ennui à la Madame Bovary, l’actrice, anxieuse et fragile, joue une femme dont la solitude entre plein cadre, par une mise en scène qui s’attache sans cesse à l’isoler à l’écran.
Par sa relecture engagée du roman national argentin, la critique de son révisionnisme, Nuestra Tierra est un acte politique de réappropriation et de réparation, de lutte pour la vérité et la justice. Un acte nourri par les récits intérieurs, présents et mémoriels des Chuschagastas.
Ce nouveau film d’animation en 3D est toujours aussi plaisant, léger (voire un peu trop), et rempli de clins d’œil à foison pour les fans de jeux vidéo.