Alexander Murphy se saisit du rejet social pour remplacer le regard de travers par un regard intérieur, compréhensif et bienveillant.
Un coup de coeur où l’humour participe de l’authenticité des sentiments.
Une animation merveilleuse produite par le studio français Xilam, digne des œuvres du maître japonais Hayao Miyazaki.
Sous ses atours de film historique sur les derniers jours de Jean Moulin, le cinéaste hongrois László Nemes préfère montrer le portrait psychologique d’un martyr. Un choix qui fera débat, mais porté par une réalisation et une distribution impeccable.
Entre action et science-fiction, Hope, en salles ce mercredi, offre des moments grandioses et des ratés abyssaux. Un film assurément bancal, et pourtant immanquable à voir.
Pour son premier film, Marion Le Corroller choisit le genre horrifique pour parler du surmenage au travail. Un fléau que la réalisatrice connaît bien, ayant subi un burn-out dans son premier emploi dans la finance. Sanguine se trouve ainsi à mi-chemin entre l’horreur psychologique et le “body-horror” pour décrire la descente aux enfers de son héroïne.
D’une noirceur qui n’a rien d’un conte de fées.
Le droit chemin social est un bourbier où s’enfonce le film.
Les deux acteurs formidablement engagés n’y peuvent rien, mais l’intrigue tire en longueur, se perd hélas dans ses soubassements sordides et noueux.
Une comédie parodique excentrique, qui applique le principe du chien dans un jeu de quilles, avec les clés qui ouvrent le royaume des marrants : de la moquerie, de la loufoquerie, de l’absurdité, de la vacherie, de l’incongruité, du décalage, de la folie douce.
Un portrait générationnel bienveillant de la jeunesse d’aujourd’hui, porté par ses jeunes acteurs vaillants, débutants admirables.
Se rapprochant davantage de certains films de Don Bluth (le méconnu Charlie en premier lieu), Mochy rappelle que l’animation pour les plus jeunes peut aussi être sérieuse et qu’elle n’est pas obligée de singer Disney, Pixar ou Dreamworks pour trouver sa place. Dans tous les cas, les épreuves vécues par Mochy prouvent que son film est bien loin d’être un sac à puces.
Le scénario semble avoir été écrit pour échapper à tout prix au dolorisme et au pathos.
Sous le vernis d’une adaptation de Chabrol, un drame conjugal pour dénoncer l’enrôlement forcé des civils et l’impréparation des soldats de Poutine.
Vincent Lindon relève cette superproduction d’époque et de spectacle qui souffre, outre sa mise en scène classique illustrative, d’un casting distingué mais inégalement convaincant.
Comme Frida Kahlo a transformé ses corsets médicaux en pièces d’art, Louis Clichy en fait la colonne vertébrale d’un film inspiré, au maintien joyeux.
Partant du genre de la comédie, L’Espèce explosive va évoluer en toute liberté entre film social, romantique ou policier, pour offrir une séance ébouriffante.
Leviticus, en salles ce mercredi, est le premier film de l’Australien Adrian Chiarella, qui s’essaie au mélange des genres, entre romance gay et possession, sur fond d’exorcisme.
Un drame beau et triste sur un père et son fils.
Un (léger) vent féministe décoiffe l’intrigue, qui démolit surtout le conservatisme rigide et étriqué de l’instituteur Latouche, ramené à de meilleurs (bons) sentiments et de compréhension. L‘école et la pédagogie par l’humiliation, c’est mal, et ça, c’est toujours bien de le redire.