Mise en scène simplement, cette première œuvre très personnelle d’Avril Besson déborde de tendresse, de douceur et de mélancolie, au risque parfois de la sentimentalité, en raison d’un léger essoufflement de l’écriture.
Fun, chaotique, effréné, "I Want Your Sex" se met dans le lit d’un divertissement rigolard, mais qui ne fait pas monter très haut la température de l’excès.
Tom Holland porte le costume comme une seconde peau. C’est donc avec succès qu’il interprète cette métamorphose… qui implique nécessairement un abandon. Dommage, toutefois, que cette mue ait tendance à éclipser l’intrigue et les enjeux qu’elle sous-tend.
Un troisième larron s’ajoute au duo de Golo et Ritchie. Les mots à voix douce de John Café, sa lucidité sur son handicap, sa vulnérabilité, embrassent une délicatesse inattendue, fragile et précieuse.
Hanna Bergholm accouche de l’idée transgressive de la maternité comme monstruosité, dans une variation fantastique chevauchant le registre du body horror movie, éclaboussé de gore.
Si la vénérable troupe passait de l’autre côté de l’écran, elle entendrait nos rires et bravos. La réjouissante Pauline Clément, vive, animée, élastique, en récolterait de nombreux : elle porte le film, de sa vis comica singulière.
Là où ça devient gênant, c’est quand le film abuse des outils cinématographiques pour faire passer son message : une musique pompière ou la présence d’un faux extrait de journal télévisé. [...] La présence de ce faux extrait remet en cause le fondement même du genre. Une vraie faute, regrettable car ce sujet sensible mérite mieux.
Mais le montage alterné n’aide pas le récit : il casse son ressort dramatique, lui donnant un côté déstructuré, confus. Il ne laisse pas non plus le temps aux personnages de s’installer et d’attacher
Road-trip entre Tunis et Djerba, D’où vient le vent est un formidable portrait de la jeunesse tunisienne, porté par des personnages aussi différents que complémentaires, forcément attachants.
Yana Radeva porte avec conviction cette relecture féministe du film de justicier et de mafia, posé à Svilengrad, petite ville bulgare à quelques encablures du poste-frontière de Kapitan Andreevo, l’une des plus vastes zones de passage entre la Bulgarie, la Grèce et la Turquie.
Après le remarqué Vermines, Evil Dead Burn, nouvelle déclinaison des films de Sam Raimi, sonne comme la confirmation du talent de Sébastien Vaniček dans l’horreur, même dans le cadre d’une franchise.
Vaiana 2026 nous fait quand même découvrir Catherine Laga’aia, idéale en héroïne frondeuse, et des effets spéciaux chatoyants, qui font presque oublier la moumoute XXL de Dwayne Johnson. Est-ce suffisant pour convaincre les spectateurs de revoir Vaiana ? Pas si sûr…
Il revient à Félix Lefebvre, peroxydé et décadent, de surligner l’écart de classe et d’en faire de caisses dans la folie bling bling – attention, clignotant social démonstratif ! Son personnage super riche est jubilatoire, mais assez univoque.