De l'adolescence comme fugue hors du monde, qui achève sa course pour aller vers la vie, l'amour, les possibles. L'acteur Milo Machado-Graner dans le mouvement de la fin de sa propre adolescence, en compagnie d'une jeune fille douce, la révélation Jane Beever. Un essentiel récit d'apprentissage, beau à pleurer.
Avec une caméra vibrante de sensualité sans jamais céder à la complaisance, et en refusant avec assurance le récit trop souvent attendu d’une passion amoureuse forcément destructrice pour lui préférer le spectacle apaisant d’une balade côte à côte, Charline Bourgeois-Taquet ajoute un magnifique chapitre à son étude au long cours des sentiments.
C’est un documentaire sur les douleurs qui vous vrillent l’existence, un road movie à deux, joyeux et iconoclaste. Pas pour gratter là où ça fait mal, mais pour aller vers la vie.
En portant des situations inédites à l’écran et en déployant de vertigineux questionnements sur l’identité, Arthur Harari propose une véritable expérience, à la fois éprouvante, malaimable et fascinante pour le spectateur.
Il n’y a ni bons ni méchants dans cet étonnant grand film, questionnant, comme dans toute l’œuvre de Mungiu, l’ordre du Bien et du Mal et, au bout du compte, interrogeant l’acte de croire.
Émergent de ce film un élan vital communicatif, un amour du spectacle, de celles et de ceux qui en forment le cœur battant, et une foi dans le collectif capable de remuer des montagnes face aux contingences du réel. De la Comédie-Française est LA comédie de l’été, dont on ressort enchanté !
L’alchimie entre la création initiale – au dessin fixe et à la bichromie bleu sépia –, la portée intime et personnelle, et l’œuvre filmique – au mouvement ample et à la gamme multicolore – embarque totalement. On est saisi par l’aboutissement formel qui s’épanouit sur grand écran en format Scope. La délicatesse du trait épouse la pudeur du récit et des liens.
Empruntant au documentaire sa précision, Naomi Kawase propose une fiction sur des questions éthiques autour de la mort et de la disparition au Japon. On y retrouve ses sujets de prédilection et son rythme contemplatif caractéristique, non sans une propension au symbolisme parfois appuyé.
Lætitia Masson bouleverse en injectant dans son univers créatif un pan de son vécu personnel et familial. "Ulysse" s’affirme comme un trajet fictionnel plein de vitalité, comme une ode à la singularité, et comme un chant d’amour à son fils.
On en ressort relativement charmés, légèrement chargés. C’est que l’œuvre déborde d’idées, parfois jusqu’à l’excès, mais cela participe aussi à rappeler la générosité du cinéaste autant que sa façon de raconter.
Il est savoureux d’être encore agréablement surpris par l’œuvre d’un cinéaste aussi établi que Steven Spielberg quand il s’empare d’une thématique aussi souvent déclinée sur grand écran.
Diablement bien orchestrée, interprétée par des actrices et acteurs pétillants, rusée, circonspecte et si drôle, cette symphonie de l’air du temps nous ravit.
Si l’art imite la vie, est-ce que la vie imite l’art ? Sur cette question passionnante, le réalisateur Asghar Farhadi tisse un film vertigineux et foisonnant. Avec un casting d’enfer.
Le septième long-métrage de Rodrigo Sorogoyen brille par son amplitude, sa maîtrise et sa tension. Un nouvel affrontement cher au cinéaste, pour la première fois en compétition à Cannes, avec une œuvre qui parle aussi de cinéma, et qui offre à Javier Bardem et Victoria Luengo un face-à-face puissant.
Hagai Levi, ce génie, nous offre la série de l’année. Politique, humaniste et atemporelle. À voir sur grand écran avant diffusion sur le petit. Courez-y !
Hagai Levi, ce génie, nous offre la série de l’année. Politique, humaniste et atemporelle. À voir sur grand écran avant diffusion sur le petit. Courez-y !
À la fois drame familial et sociétal, "Sauvons les meubles" parvient, malgré un sujet cogné, à générer de l’inattendu, de la poésie, de la beauté. Et même du rire à travers les larmes.