Ce bijou de bienveillance est à voir absolument.
Coup de cœur absolu pour ce deuxième long-métrage de Rudi Rosenberg, un couple mère-fille, un petit frère, un chien, une quête du père obsessionnelle… Et tellement de délicatesse !
Le vingt-cinquième long de Robert Guédiguian est un superbe (mélo)drame social et politique qui s’attache au parcours d’une femme trentenaire. Porté par une nouvelle venue magnifique : Marilou Aussilloux.
Fable moyenâgeuse sur le couple, ce premier long-métrage cosigné par une femme et un homme mélange le trivial et la poésie. Et détourne les codes pour aller, parfois, où on ne l’attend pas.
Le deuxième long de la Haïtienne Gessica Genius, entre sacré et profane, folie et religion, violence et partage, trace le chemin d’êtres que tout oppose. La beauté de certaines images imprègne pour longtemps la rétine.
Pour son passage au long-métrage, Marine Atlan fait fort. Elle signe un portrait de la jeunesse obsédant, entre espoir, désir et frustration, en plein séjour scolaire au pied du Vésuve. Les vents soufflent, la disparition plane, et l’émerveillement surgit au gré des pierres napolitaines.
Minotaure est un grand film parce qu’il ne sépare jamais l’intime du politique, le crime domestique de la catastrophe nationale.
Un portrait sensible de la vie à la ferme, entre filiation et émancipation.
Un documentaire choral d’une rare intelligence, où le sens du cadre et de la dramaturgie se conjugue à une formidable leçon d’humanité.
Cette plongée brutale et fantasque dans les tréfonds de la ruralité française pose un regard salutaire sur les marginaux et distille un réjouissant sentiment de résistance, où l’étrangeté devient une arme contre l’ordre établi.
Ni vue, ni connue, sous ses airs de comédie farcesque, contient une réflexion sur la vocation, l’individualisme, son antidote : l’entraide, et le rapport au temps. Toutes ici semblent s’amuser et dialoguer avec leurs démons intimes : autodérision, exutoire, exorcisme ? À chacune et chacun le plaisir d’y deviner ce qui se cache derrière cet amour du jeu et la nécessité vitale d’être regardé.
Le cinéma parfois nous ouvre des portes inconnues, nous enchante et nous envoûte : c’est le cas ici.
Un document exceptionnel. Un geste cinématographique essentiel.
Une grande œuvre de mise en scène, qui, en faisant ressentir et comprendre ce qu’a été la collaboration, propulse l’Histoire dans le présent.
Le réalisateur népalais Abinash Bikram Shah livre un premier long-métrage impressionnant de maîtrise et de puissance. Une aventure fascinante entre village et forêt sauvage, échappant à la carte postale folklorique en mélangeant les genres de cinéma et d’identité.
Lumineux et universel.
Troublant, vrai, poignant, "Garance" ne s’attarde pas dans la noirceur. Jeanne Herry croit à la réparation, à la chaleur du collectif et à l’attention portée à l’autre, sans emprise.
Avec ce quatrième film en tant que réalisatrice, Géraldine Nakache parvient à mettre l’indicible en mots et en images. Elle filme avec une précision vertigineuse ce qui, sous couvert d’amour, devient une prise d’otage d’un être, d’une famille, d’un système tout entier où l’empathie est retournée contre soi et transformée en arme de destruction massive.
À travers cette trajectoire singulière, Denis Gaubert dresse le portrait d’un homme habité par le désir de fixer ce qui l’entoure et célèbre la liberté inventive des pratiques amateurs.
C’est un thriller psychologique sombre et dense, qui fait monter la tension peu à peu et vous flanque, sans effets de manche, une frousse bleue. Léa Mysius adapte brillamment le chef-d’œuvre de Laurent Mauvignier et s’adjoint un casting d’enfer.

