On vous l’annonce aujourd’hui avec une banane jusqu'aux oreilles : "Resident Evil" n’est peut-être pas l’adaptation que vous attendiez, mais c’est celle que vous méritez. "Resident Evil" nous rappelle deux choses : pourquoi on a aimé les jeux et pourquoi on adore le cinéma.
Efficace et par moments percutant, le film se dote aussi, non seulement d’un discours sur les méfaits de la richesse (au contact avec l’or, les hommes deviennent bizarres : ils mentent, trichent, tuent…), et au travers des récits des motifs d’arrestation de chacun des prisonniers, d’un discours de fond sur l’injustice d’un système, ici au lendemain de la grande dépression, mais qui trouve cependant une certaine résonance aujourd’hui.
Léa Mysius confirme son savoir-faire avec ce récit de home invasion revisité, mais cette œuvre repartie bredouille de la Croisette ne cesse de voir sa substance s’étioler, par manque de radicalité et d’éclat. Frustrant !
Il n’en demeure pas moins que les illustrations, issues de la collection L'école des loisirs, sont souvent très belles, accompagnant des histoires malignes, propres à stimuler la curiosité des enfants et à faire valoir des valeurs d’amitié, d’entraide et d’acceptation de la différence.
Permettant de résoudre certains arcs narratifs, "Dix Pour Cent, le film" devrait plaire au fans de la série initiale et constitue au final une belle conclusion.
On voit bien pourquoi Elie Chouraqui [...] a choisi ce projet, mettant en avant des gens comme les autres, issus d’une famille juive, confrontés à la tourmente de l’Histoire et à des enjeux de survie. [...] Malheureusement, si l’utilisation d’images d’archives pour retranscrire les événements de l’époque [...] était potentiellement une bonne idée, elle s’avère souvent calamiteuse en termes de montage.
Quand tirer la chasse devient un acte de survie [...] La caméra virevolte comme chez Gaspard Noé, au point de nous donner la nausée, mais tout cela c’est pour mieux nous préparer à l'uppercut qui nous attend au détour de chaque scène dans ce grand petit film d’à peine un peu plus d’une heure.
Une fresque familiale touchante [et] complexe qui aurait sans doute mérité plus de contrastes pour provoquer une émotion plus profonde, "Lettres d’amour de ma grand mère" semble finalement moins dédié à la perte de l’être cher qu’au sujet patrimonial des lettres elles-mêmes.
L’intérêt du métrage réside en réalité dans l’utilisation faite de décors imaginaires, en grande partie en images de synthèses, travaillés dans leurs aspects imposants et dans leurs coloris, à la manière d’une scénographie augmentée, et qui sont souvent de toute beauté.
Auteur de documentaires plutôt politiques, Jean Boiron Lajous, filme ici un moment plus intime, comme pour s'obliger à prendre une décision si dure à entreprendre. Régulièrement, il s'aide d'une voix-off pour appuyer ce qui se dit à demi-mot. Néanmoins, le documentaire sait rester léger et s'autorise parfois un parti pris arty au niveau de l'image et de la narration.
Un redoutable thriller aux résonances politiques chocs très actuelles, qu’il s’agisse de parler du sujet de l’immigration, de l’utilisation belliqueuse de la religion ou de l’armement individuel.