Permettant de résoudre certains arcs narratifs, "Dix Pour Cent, le film" devrait plaire au fans de la série initiale et constitue au final une belle conclusion.
On voit bien pourquoi Elie Chouraqui [...] a choisi ce projet, mettant en avant des gens comme les autres, issus d’une famille juive, confrontés à la tourmente de l’Histoire et à des enjeux de survie. [...] Malheureusement, si l’utilisation d’images d’archives pour retranscrire les événements de l’époque [...] était potentiellement une bonne idée, elle s’avère souvent calamiteuse en termes de montage.
Quand tirer la chasse devient un acte de survie [...] La caméra virevolte comme chez Gaspard Noé, au point de nous donner la nausée, mais tout cela c’est pour mieux nous préparer à l'uppercut qui nous attend au détour de chaque scène dans ce grand petit film d’à peine un peu plus d’une heure.
Une fresque familiale touchante [et] complexe qui aurait sans doute mérité plus de contrastes pour provoquer une émotion plus profonde, "Lettres d’amour de ma grand mère" semble finalement moins dédié à la perte de l’être cher qu’au sujet patrimonial des lettres elles-mêmes.
L’intérêt du métrage réside en réalité dans l’utilisation faite de décors imaginaires, en grande partie en images de synthèses, travaillés dans leurs aspects imposants et dans leurs coloris, à la manière d’une scénographie augmentée, et qui sont souvent de toute beauté.
Auteur de documentaires plutôt politiques, Jean Boiron Lajous, filme ici un moment plus intime, comme pour s'obliger à prendre une décision si dure à entreprendre. Régulièrement, il s'aide d'une voix-off pour appuyer ce qui se dit à demi-mot. Néanmoins, le documentaire sait rester léger et s'autorise parfois un parti pris arty au niveau de l'image et de la narration.
Un redoutable thriller aux résonances politiques chocs très actuelles, qu’il s’agisse de parler du sujet de l’immigration, de l’utilisation belliqueuse de la religion ou de l’armement individuel.
Un impactant récit, où les non-dits deviennent évidences, au sens de preuves comme d’éclairage d’un drame face auquel beaucoup sont aveugles ou témoins complices.
Une adaptation toute en finesse, portée par deux interprètes formidables. [...] Si l’on ressort du film le cœur lourd, hanté par les quelques chansons qui accompagnent certaines scènes [...], on restera marqué par ces petites envies de vivre et d’expérimenter qui n’attendent que notre propre élan.
Un film âpre qui tient surtout sur ses interprètes. [...] Le film s’avère tendu dans son portrait d’une femme s’interrogeant sur ce qu’elle a vu et potentiellement pas compris.
Grâce aux prestations magnétiques de ses comédiens, à un matériau originel magnifié et à un discours empoignant, la trentième réalisation de Sir Ridley Scott s’impose indéniablement comme l’un des temps forts de cette rentrée des classes.
Dystopie globalement peu optimiste, "Decorado" nous invite dans un univers à part, plein de couleurs, faisant se rejoindre les destinés de ceux qui voudraient sortir d’un monde artificiel dans lequel ils se sentent enfermés, ceci pour mieux nous interroger sur le monde actuel… pas si lointain.