The Furious est une expérience. La puissance d'un uppercut dans un gant de cuir épais. Une preuve que faire de l'action et filmer de l'action sont deux choses différentes. À la sortie de la salle, on notait quelques défauts ; à l'heure d'écrire ces lignes, on ne se souvient d'aucun, parce que l'amour du bourre-pif n'a pas de prix et dans le genre, The Furious est inestimable.
À la science-fiction angoissante et fataliste, Steven Spielberg préfère l'optimisme à toute épreuve. Disclosure Day apparaît souvent à contre-courant, ne réussit pas toujours ses effets (surtout dans un deuxième acte plus faible) mais se sauve grâce à une conclusion émouvante. Le cœur de son cinéma reste l'émotion, il le prouve à nouveau grâce à son talent pour emmener le spectateur. Oui, on a pleuré...
On était hypé et inquiet du retour de Scary Movie au cinéma. Hypé car c'est tout de même un nom qui fait résonner de bons souvenirs de franche rigolade qui fait son comeback en salles. Et inquiet parce que l'humour d'hier n'est pas forcément celui qui fait mouche et l'unanimité aujourd'hui. Mais les frères Wayans, de retour à l'écriture et pour deux d'entre eux (Shawn et Marlon) devant la caméra, ont démontré qu'ils n'avaient pas perdu la main.
Colony est une sorte de douche froide. Pas tant sur la qualité du dit film, qui, bien qu'il manque d'éclat, ne démérite pas non plus foncièrement, mais parce qu'on connaît l'identité de son géniteur. Un géniteur qu'on a sûrement vu trop beau, trop vite et qui ne cesse depuis de prouver ses failles. Dernier Train pour Busan n'était peut-être pas la règle, seulement l'exception.
Des considérations existantes certes, mais qui, heureusement, ne dominent jamais l’expérience, notamment grâce à une animation aussi fluide qu’énergique. Pour le coup, les équipes de Studio 4°C ont fait un travail magnifique sur les couleurs pastelles et les chorégraphies de combat ressemblant à des ballets terrestres et aériens.
L'avant-dernier film de l'ère Kennedy confirme que Disney n'a pas encore trouvé la voie du succès pour Star Wars. Si Jon Favreau essaie tant bien que mal de construire une aventure épique au cinéma, il échoue à faire de The Mandalorian et Grogu un événement à part entière.
Au milieu des sorties qui font grand bruit, il y a des petites pépites qui en mériteraient tout autant, surtout pour l’amoureux d’un cinéma de genre généreux. La preuve avec "Junk World", film pas si petit, mais bien costaud.
Mortal Kombat 2 est un film qui va à l’essentiel pour se concentrer sur ce que les gens veulent : du combat et du bon - mention spéciale à l’affrontement entre Liu Kang et Kung Lao - du sang, des exécutions bien visuelles et sanglantes et du fan service. Le film compile tout ça, malgré une direction parfois hasardeuse, un acting pas toujours convaincant et une histoire qui ravira les fans du lore avant tout.
Le Réveil de la Momie tient sa promesse : celle d'être un film gore, angoissant - par moments - et sadique, jamais avare d'inventivité en matière de scènes macabres.
Gore Verbinski ne signera pas son grand retour ici. Au contraire, on a surtout l'impression de voir un réalisateur qui ne sait plus vraiment comment s'y prendre. Néanmoins, il lui reste encore une douce folie créative, ce goût pour le fait-main et son amour pour les personnages déconnectés. Pas le retour d'un grand, mais, au mieux, une chute contrôlée ?
Wedding Nightmare 2 ne créera sûrement pas l'événement comme l'aura été le premier (et encore, à son échelle), tout simplement parce que tout le superlatif du monde (et croyez-nous, il en use) ne pourrait pas remplacer un manque d'innovation naturel. Ce qui ne l'empêche pas de s'inscrire pleinement dans son sillage avec ce même talent pour le divertissement gore qui sait quand il va trop loin, mais qui y va malgré tout parce qu'il aime ça.
Super Mario Galaxy est un film qui impressionne, émerveille, bombarde, puis nous essouffle à force de vouloir trop en faire, trop vite, trop fort. Derrière le feu d’artifice constant, on sent pourtant une vraie envie d’élargir l’univers, de raconter des histoires plus personnelles, sans jamais prendre le risque de tout chambouler pour autant.
Difficile d'écrire à chaud sur They Will Kill You tant on ne sait toujours pas vraiment ce que l'on a vu. La question étant également de savoir si le réalisateur et son co-scénariste savent eux ce qu'ils ont fait.
Peaky Blinders : l'immortel n'est pas tant un film qu'une fausse septième saison que Steven Knight aurait aimé faire sans en avoir l'énergie ou la force créatrice. Un manque qui se répercute sur un long-métrage qui fait de son mieux pour respecter la série, mais semble bouffer par son fantôme. Il est temps de passer à autre chose.
Parce que loin de l'aspect froid du décor, Projet Dernière Chance est un film infiniment tendre et chaleureux, dont on ressort la larme à l'œil et le sourire aux lèvres. Et c'est ça qu'on veut garder en mémoire.
Pour une fois, ce n’est pas le spectateur qui se retrouve bouleversé : mais c’est Pixar qui chamboule ses habitudes pour s’ouvrir de nouvelles portes. Maintenant que Pixar ose sortir des sentiers battus, on ne voudra plus revenir en arrière.
Peut-être moins affligeant que son prédécesseur, Scream 7 se retrouve le cul entre deux chaises, à vouloir égratigner un peu les stéréotypes pour mieux retomber en plein dedans non par envie, mais par besoin. Un besoin construit sur trente ans d'héritage qui sent bon la poussière.
Cold Storage est une aventure divertissante et maîtrisée. Mais malgré toutes ses belles qualités, le film est parasité par son incapacité à faire des choix radicaux et à surprendre. Au rayon des champignons, on a fait meilleure cueillette... mais aussi pire.
Malgré sa débauche de stars, on aurait pu craindre que "The Rip" soit une énième déception où le chèque a davantage compté que la qualité. Si la conclusion peut laisser penser que nos peurs étaient fondées, on reconnaît que la majorité du temps consacré a été appréciable et appréciée, dans une forme de whodunit entre les bons flics et les méchants flics.