Le Réveil de la Momie tient sa promesse : celle d'être un film gore, angoissant - par moments - et sadique, jamais avare d'inventivité en matière de scènes macabres.
Gore Verbinski ne signera pas son grand retour ici. Au contraire, on a surtout l'impression de voir un réalisateur qui ne sait plus vraiment comment s'y prendre. Néanmoins, il lui reste encore une douce folie créative, ce goût pour le fait-main et son amour pour les personnages déconnectés. Pas le retour d'un grand, mais, au mieux, une chute contrôlée ?
Wedding Nightmare 2 ne créera sûrement pas l'événement comme l'aura été le premier (et encore, à son échelle), tout simplement parce que tout le superlatif du monde (et croyez-nous, il en use) ne pourrait pas remplacer un manque d'innovation naturel. Ce qui ne l'empêche pas de s'inscrire pleinement dans son sillage avec ce même talent pour le divertissement gore qui sait quand il va trop loin, mais qui y va malgré tout parce qu'il aime ça.
Super Mario Galaxy est un film qui impressionne, émerveille, bombarde, puis nous essouffle à force de vouloir trop en faire, trop vite, trop fort. Derrière le feu d’artifice constant, on sent pourtant une vraie envie d’élargir l’univers, de raconter des histoires plus personnelles, sans jamais prendre le risque de tout chambouler pour autant.
Difficile d'écrire à chaud sur They Will Kill You tant on ne sait toujours pas vraiment ce que l'on a vu. La question étant également de savoir si le réalisateur et son co-scénariste savent eux ce qu'ils ont fait.
Peaky Blinders : l'immortel n'est pas tant un film qu'une fausse septième saison que Steven Knight aurait aimé faire sans en avoir l'énergie ou la force créatrice. Un manque qui se répercute sur un long-métrage qui fait de son mieux pour respecter la série, mais semble bouffer par son fantôme. Il est temps de passer à autre chose.
Parce que loin de l'aspect froid du décor, Projet Dernière Chance est un film infiniment tendre et chaleureux, dont on ressort la larme à l'œil et le sourire aux lèvres. Et c'est ça qu'on veut garder en mémoire.
Pour une fois, ce n’est pas le spectateur qui se retrouve bouleversé : mais c’est Pixar qui chamboule ses habitudes pour s’ouvrir de nouvelles portes. Maintenant que Pixar ose sortir des sentiers battus, on ne voudra plus revenir en arrière.
Peut-être moins affligeant que son prédécesseur, Scream 7 se retrouve le cul entre deux chaises, à vouloir égratigner un peu les stéréotypes pour mieux retomber en plein dedans non par envie, mais par besoin. Un besoin construit sur trente ans d'héritage qui sent bon la poussière.
Cold Storage est une aventure divertissante et maîtrisée. Mais malgré toutes ses belles qualités, le film est parasité par son incapacité à faire des choix radicaux et à surprendre. Au rayon des champignons, on a fait meilleure cueillette... mais aussi pire.
Malgré sa débauche de stars, on aurait pu craindre que "The Rip" soit une énième déception où le chèque a davantage compté que la qualité. Si la conclusion peut laisser penser que nos peurs étaient fondées, on reconnaît que la majorité du temps consacré a été appréciable et appréciée, dans une forme de whodunit entre les bons flics et les méchants flics.
Le Marsupilami oscille peut-être trop entre film de la bande à Fifi et film familial, sans parvenir à parfaitement concilier les deux, pour être une vraie réussite. Néanmoins, chacune des parties assure sa mission de divertissement humoristique avec panache et respect, de sorte que certaines séquences restent mémorables. Un long-métrage qui plaira aux grands comme aux petits, pas forcément en même temps.
Retour à Silent Hill est une tragédie. Celle d'un réalisateur qui semble dépassé malgré sa passion. Celle d'une adaptation incapable d'atteindre la cheville de son modèle. Celle d'un film d'horreur plus ridicule qu'effrayant. La promesse alléchante d'un rendez-vous qui s'achève par l'une des catastrophes de l'année.
Send Help nous invite à laisser notre bon goût à la porte avec un Sam Raimi qui n'a jamais été aussi proche de retrouver son mojo époque Evil Dead, avec un soupçon de ses Spider-Man et une touche plus réussie que Jusqu'en enfer. Quant à Rachel McAdams, on l'a connue auparavant douce, charmante, effrayante, dramatique...
Gourou est aussi captivant que son personnage principal. Parce qu'il traite d'un sujet presque invisibilisé par ses pairs tout en étant plus que jamais actuel, le film est un portrait presque glaçant, évitant d'être moraliste. Un thriller parfois maladroit et trop démonstratif, mais efficace et parfaitement incarné par Pierre Niney. Un film qui n'a pas peur d'être ce qu'il veut, d'être ce qu'il est.
On craignait le pire avec Reconnu Coupable et le pire n'a pas eu lieu. Par contre, on n'a pas eu du bon non plus. Le film soigne son apparence, mais manque cruellement de finesse, de talents, et ressemble à une nouvelle publicité, à la fois pour un service marchand et pour le futur de l'ICE. Pas sûr qu'on ait besoin ni de l'un, ni de l'autre...
Primate est là pour nous prendre gentiment la main et l'emporter avec lui. Le film fait exactement ce qu'on lui demandait à la lettre près, respectueux de nous en donner pour notre argent avec ce qu'il faut de chair et d'os éparpillés aux quatre coins de la pièce. Aucune autre ambition, aucun autre désir, juste du cracra, parfois peut-être un peu sage, mais généreux et efficace. Il en faut peu pour être heureux.
28 Ans plus tard : Le Temple des morts marche sur les traces de son aîné, malgré une mise en scène bien moins ampoulée de la part de Nia DaCosta, rendant l’expérience plus appréciable. Néanmoins, si on adhère encore au but recherché par cette nouvelle saga, les moyens semblent toujours aussi brouillons et font surtout beaucoup de bruit pour pas grand-chose.
En prenant la direction d'une blague méta autour de l'usage de la propriété intellectuelle par Hollywood, Tom Gormican et Sony avaient sans doute la meilleure idée pour rendre cet Anaconda pertinent en 2025. Dommage que personne n'ait eu de talent en or massif pour la mettre en œuvre, de sorte que le film, s'il évite le désastre, s'en sorte avec un simple droit à l'oubli. Le premier "Anaconda" n'était pas mémorable, celui-ci non plus.
Le problème majeur vient alors du roman lui-même, présenté comme un thriller sulfureux dans la veine de ce qui se faisait il y a quelques décennies et qui aurait oublié sa part de modernité au passage.