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CREOTIVEMEDIA
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Critique de la série
4,0
Publiée le 9 octobre 2026
Les eaux glaciales de Terre-Neuve deviennent le théâtre d’une menace aussi mystérieuse que terrifiante dans Below, une série créée par Jesse McKeown et portée par Josh Hartnett, Mackenzie Davis et Charlie Heaton. Entre créature marine, secrets de famille et tensions communautaires, ce thriller fantastique explore autant les monstres qui se cachent sous la surface que ceux qui continuent de hanter les vivants.
Sur une île de Terre-Neuve, Calvin Penney mène une existence profondément attachée à la mer. Pêcheur obstiné, parfois difficile à comprendre mais animé par un véritable sens de la famille, il appartient à cette génération d'hommes pour qui l'océan représente à la fois un moyen de subsistance, une identité et une menace permanente.
Depuis plusieurs décennies, Calvin vit pourtant avec une blessure jamais refermée : la mort mystérieuse de son père.
Lorsque des événements inquiétants commencent à se produire au large des côtes, les habitants comprennent rapidement que quelque chose d'inhabituel rôde dans les profondeurs. Une créature marine inconnue semble désormais menacer les pêcheurs et bouleverser l'équilibre fragile de cette communauté isolée.
Calvin se retrouve alors face à un double combat : protéger les siens et comprendre ce qui se cache réellement derrière cette menace.
Car les réponses pourraient bien se trouver dans le passé de l'île.
Une créature qui réveille les blessures d'une communauté
La première force de Below réside dans son cadre. Terre-Neuve possède une identité géographique et culturelle particulièrement adaptée au fantastique. Les côtes rocheuses, les eaux sombres et l'isolement des villages de pêcheurs créent un environnement dans lequel l'océan peut devenir aussi fascinant qu'inquiétant.
Jesse McKeown exploite cette relation ambiguë entre l'homme et la mer pour construire un récit qui dépasse le simple affrontement contre une créature.
La menace surgie des profondeurs représente évidemment un danger physique, mais elle vient surtout bouleverser un ordre établi depuis plusieurs générations.
Dans cette communauté où chacun connaît les histoires des autres, les secrets circulent aussi facilement que les rumeurs. Les habitants ont appris à vivre avec leurs tragédies, leurs silences et leurs disparitions inexpliquées.
L'apparition du monstre oblige progressivement chacun à regarder ce qu'il aurait préféré oublier.
La série trouve ainsi une dimension presque mythologique. La créature semble appartenir autant à l'univers des légendes maritimes qu'à celui du cinéma horrifique contemporain.
Et c'est précisément cette ambiguïté qui nourrit son atmosphère.
Josh Hartnett, un homme face à ses propres fantômes
Josh Hartnett trouve dans Calvin Penney un personnage qui correspond particulièrement bien à son registre dramatique.
Son pêcheur n'a rien du héros traditionnel. C'est un homme marqué par les années, les responsabilités et une histoire familiale dont il n'a jamais véritablement réussi à se libérer.
Son obstination devient autant une force qu'une faiblesse.
Calvin veut protéger sa famille, mais cette volonté peut également le conduire à prendre des décisions discutables. Il connaît la mer, ses dangers et ses habitudes, mais se retrouve confronté à quelque chose qui échappe complètement à son expérience.
Cette perte de contrôle donne au personnage toute sa dimension humaine.
La relation avec son fils Wade constitue l'un des enjeux émotionnels essentiels du récit. Calvin cherche à empêcher que son enfant connaisse les mêmes blessures que lui, sans toujours comprendre que son propre comportement risque de reproduire certaines erreurs du passé.
La disparition de son père prend alors une importance nouvelle.
Ce qui ressemblait à une tragédie ancienne pourrait être lié aux événements qui frappent aujourd'hui l'île.
Mackenzie Davis apporte une autre perspective grâce à son personnage de chercheuse en océanographie. Son approche scientifique entre naturellement en confrontation avec les croyances, les intuitions et les certitudes des habitants.
L'intérêt de cette alliance repose sur la rencontre entre deux manières de comprendre le monde : l'expérience de ceux qui vivent quotidiennement au contact de la mer et les connaissances de celle qui tente d'en expliquer les phénomènes.
Charlie Heaton complète une distribution dont les personnages semblent tous, à leur manière, confrontés aux conséquences d'un passé qui refuse de disparaître.
L'horreur venue des profondeurs
Below appartient à cette tradition du fantastique maritime où l'inconnu constitue une source de peur particulièrement efficace.
L'océan possède un avantage considérable pour le cinéma d'horreur : il dissimule naturellement ce qui s'y trouve.
Contrairement à une menace terrestre, une créature marine peut surgir sans prévenir, disparaître immédiatement et demeurer invisible pendant de longues périodes.
Cette incertitude permet d'installer une tension qui ne repose pas uniquement sur les apparitions du monstre.
Un bateau qui tarde à rentrer, une silhouette aperçue sous l'eau ou un bruit impossible à identifier peuvent suffire à transformer une scène ordinaire en moment d'angoisse.
Le véritable enjeu consiste alors à préserver suffisamment longtemps ce mystère.
Car le fantastique fonctionne souvent davantage par ce qu'il suggère que par ce qu'il montre.
La série possède également un potentiel intéressant dans sa manière de confronter l'horreur spectaculaire à un quotidien très concret. Les habitants ne peuvent pas simplement abandonner leur village ou renoncer à la pêche. La mer représente leur travail, leurs revenus et parfois l'unique raison pour laquelle leurs familles vivent encore sur cette île.
Le danger devient donc également économique et social.
Comment protéger une communauté lorsque sa survie dépend précisément de l'endroit qui la menace ?
Un drame familial derrière le récit fantastique
L'un des aspects les plus intéressants de Below reste cette articulation entre la créature et les secrets familiaux.
La mort du père de Calvin ne constitue pas seulement un élément destiné à épaissir le mystère. Elle permet d'inscrire le récit dans une histoire de transmission.
Trois générations semblent ainsi reliées par leur rapport à l'océan.
Le père disparu, Calvin qui cherche toujours à comprendre et Wade qui pourrait désormais subir les conséquences de cette histoire.
La série interroge alors la manière dont les traumatismes se transmettent, parfois sans même être racontés.
Calvin veut protéger son fils de la vérité autant que du danger, mais les deux deviennent progressivement impossibles à séparer.
Cette dimension émotionnelle donne davantage de profondeur au récit et permet d'éviter que les personnages ne se résument à de simples victimes potentielles d'un monstre marin.
Le mélange des genres reste néanmoins délicat. L'enquête sur le passé, les conflits familiaux et la menace fantastique doivent avancer ensemble sans que l'un de ces éléments ne ralentisse excessivement les autres.
La série emprunte également des chemins familiers : une petite communauté isolée, une tragédie ancienne, un homme tourmenté et une scientifique venue de l'extérieur. Autant d'éléments déjà rencontrés dans le cinéma et les séries de créatures.
Mais leur association au cadre singulier de Terre-Neuve donne à Below une identité prometteuse.
Une plongée dans les ténèbres de l'océan et de la mémoire
Below trouve son intérêt dans cette idée que certaines menaces ne surgissent jamais complètement par hasard.
L'océan conserve les traces de ce que les hommes ont perdu, mais aussi de ce qu'ils ont volontairement choisi d'oublier.
En faisant surgir une créature inconnue au large d'une communauté marquée par les non-dits, Jesse McKeown relie le fantastique à une interrogation profondément humaine : peut-on réellement protéger les générations suivantes sans affronter les secrets des précédentes ?
Le monstre devient alors le révélateur d'une peur plus intime, celle de découvrir que les événements qui ont détruit une famille pourraient se reproduire.
Portée par un Josh Hartnett convaincant dans le registre de l'homme blessé et obstiné, Below propose un mélange séduisant de thriller maritime, d'horreur fantastique et de drame familial. L'atmosphère de Terre-Neuve, l'opposition entre croyances locales et investigation scientifique ainsi que les secrets entourant la disparition du père de Calvin donnent au récit une dimension qui dépasse la simple chasse au monstre. Malgré une construction reposant sur plusieurs codes familiers du genre, la série possède un univers suffisamment singulier pour retenir l'attention. Car dans Below, les profondeurs les plus inquiétantes ne sont peut-être pas celles de l'océan, mais celles de la mémoire.
C'est pour moi l'une des meilleurs série que j'ai regardais sur netflix la ils nous ont sortie du lourd pour halloween seul point négatif que j'ai à apporté c'est le fait que la qualité et les dialogues sont pas top top j'aurais aimé que ça parle moins et que il y est plus d'horreur.
Le début est bien mais le dernier épisode n'a aucune logique spoiler: le calamar tue des gens qui sont sur le rivage sans aucune raison et à la fin Oeoe nous dit qu'eole je faisait que défendre ses petits à l'intérieur de l'iceberg... Pourquoi donc attaquer des gens qui sont bien loin de ce fichu iceberg...? Et tout d'un coup, sans aucune raison là encore, Oeoe n'attaque plus les bateaux qui s'approchent de l'iceberg. Bref... Aucune logique
Je ne peux pas trop en dire sans spoiler mais le dernier épisode perd complètement tout son sens, c' car c'était bien parti.
Une bonne surprise ! Sans être une série exceptionnelle, Below réussit à nous tenir en haleine avec une intrigue intéressante et une ambiance Alaska prenante. Quelques longueurs et certaines facilités dans le scénario, mais l'ensemble reste agréable à suivre. Une série de 6 épisodes efficace, sans prétention, qui mérite qu'on s'y attarde...
Bon casting mais histoire qui déçoit franchement. Ça se regarde grâce à la performance des deux principaux et à la photographie pas particulièrement bonne mais servie par un lieu exceptionnel.
On nous allèche avec du lovecraftien pour terminer sur un happy end sans queue ni tête en 10 minutes.
Le mystique est clairement évoqué sans jamais être approfondi ni expliqué. On a notamment le fils qui est marqué par la bête sur tout le corps mais on ne saura jamais pourquoi.
Nombreux faux raccords également avec notamment des bouteilles d’eau bue mais qui restent pleines ainsi qu’un coup de tête avec une casquette sans que celle-ci ne bouge.
La série se clôture en laissant la porte ouverte vers une suite sans la promettre. Typique des séries un peu fragiles sur les appuis.
Un bon gros pétard mouillé. Ça démarre plutôt bien avec une intrigue relativement intéressante et un léger coté horrifique qui fonctionne. Puis plus on avance plus tout s’effondre comme un château de cartes car ça vire en fable écologique avec son spoiler: happy end ridicule. Le dernier épisode est d'ailleurs particulièrement mauvais. Casting inégal et beaux décors naturels.
Je dois vous prévenir tout de suite. Je n'ai vu qu'un seul épisode de cette mini série, ma critique sera donc amenée à évoluer au fil du temps. Ceux qui ont lu mes quelques précédentes critiques savent que ce n'est pas l'action qui m'attire le plus dans le petit écran (ni sur le grand, d'ailleurs), moi ce que j'aime ce sont les personnages bien travaillés. Ici, il est un peu tôt pour dire si ce sera le cas, mais je peux déjà dire qu'ils sont attachants. Et ce que j'aime encore plus, ce sont les ambiances bien travaillées. Et là, je suis servi ! Bien que l'action se passe en 2026 (avec quelques flashback 40 ans plus tôt), plein de détails nous montrent que le personnage principal est resté coincé dans cette époque révolue, celle où enfant il a assisté à la mort de son père. Bref, le réalisateur parvient à nous transporter (la fête dans le bar est un régal) et à nous plonger dans les relations que ce personnage entretient avec ses enfants. Certes, certains diront qu'il y a de nombreux clichés, et que certaines ficelles paraissent un peu grosses. Peut-être (ou peut-être pas, ce sont les prochains épisodes qui nous le diront), mais j'apprécie vraiment la "plongée" dans cet univers mystérieux. Très bonne ambiance, servie par de bons acteurs, des effets spéciaux un peu "cheap" et une bande son musicale qui fait vraiment plaisir. A suivre, donc, mais pour l'instant, j'aime beaucoup.