Dommage que la série ne traite pas du tout de l'organisation du trafic de mineurs. Mais les personnages ont un vrai charisme et je les trouves assez profonds. Ils ont tous leurs vices, parfois surprenant. Big up à Emmy Rossum, vraiment une queen, le personnage lui va à merveille !
Série très réussie, à la fois touchante, prenante, pertinente. Les personnages sont bien construits, l'histoire est captivante ET aborde en creux des problématiques contemporaines importantes... bref à voir sans restriction !
Quel plaisir de retrouver Emmy Rossum l'héroïne de Shameless, dans un bon polar. Elle qui a eu plus de 15 ans de vide cinématographique. D'autant plus que la dernière série dans laquelle elle a tourné : "Angelyne", en 2023, a fait un bide abyssal. Mais Furious est d'une toute autre dimension, digne de "The Fall". Dans Furious elle traque, en tant qu'agent du FBI, une tueuse en série "attachante" et c'est prenant, immersif, avec des rebondissements inattendus. C'est divertissant et surtout très bien joué. Un vrai plaisir ce come back d'Emmy Rossum.
Une excellente série, au scénario très bien ficelé, une belle réflexion sur les traumas, la violence…avec la mise en miroir des 2 personnages principaux (Alice agent du FBI poursuivant Catherine la serial killer)…car toutes deux ont connu t’es jeune l’abandon, l’abus, la violence…et se débattent encore au quotidien pour conjurer leurs démons intérieurs…au gré des épisodes, Alice perd ses différentes soutiens et appuis et fait preuve d’une résilience incroyable! Les acteurs sont excellents avec une finesse dans l’expression émotionnelle! Du grand art!
Mise à part quelques erreurs de scénario : comment une frêle jeune femme de tout juste 1m 50 peut se charger d’un gars d’1 m 90 toute seule… : le soutenir jusqu’à la voiture alors qu’il ne devrait plus pouvoir marcher, l’en faire sortir, le faire rentrer ds un appartement et le mettre au lit ! Mention spéciale pour cette actrice qui incarne parfaitement une jeune femme traumatisée assoiffé de vengeance. Série noire avec un sujet dur mais nécessaire.
L'argument de la légitimation systémique du crime (Apologie)L'accusation s'attaquerait au cœur du récit : l'histoire de Catherine (Lola Petticrew), une tueuse en série qui assassine des hommes liés à un réseau historique de trafic 'argument juridique : Le scénario crée un piège moral pour le spectateur en érigeant le meurtre de sang-froid en seule alternative de justice valable. En montrant de manière répétée que les institutions légales (incarnées par un FBI jaded et dysfonctionnel) échouent sciemment à punir les prédateurs masculins riches, le film ne fait pas que de la fiction : il valide et justifie la vengeance privée de nature preuve par la réalisation : La série utilise un ton et des références mythologiques lourdes (les Érinyes, divinités grecques de la vengeance) pour sanctifier la violence de Catherine. Ce n'est plus présenté comme la folie d'une criminelle, mais comme une justice divine et une libération né. Le traitement asymétrique et discriminatoire des genresL'avocat attaquant soulignerait la manière dont l'univers de Furious essentialise les personnages en fonction de leur sexe pour distiller une hostilité 'argument juridique : La série franchit le cap de la discrimination de genre en refusant aux personnages masculins toute nuance ou droit à une défense narrative. Les hommes y sont présentés de manière quasi monolithique comme des abuseurs physiques (Jake Lacy dans le rôle de l'ex-compagnon violent), des trafiquants impunis, ou des complices déshumanisation des victimes : Pour empêcher l'empathie du public envers les hommes exécutés, la réalisation les prive de complexité humaine juste avant leur mise à mort. En réduisant un genre entier à une menace ou à une nuisance systémique, l'œuvre nourrit un sentiment d'hostilité collective (misandrie) qui répond à la définition de la provocation à la haine . La complicité idéologique de l'enquêtrice (Le glissement moral)Le traitement du personnage d'Alice Black (Emmy Rossum), l'agent du FBI chargée de traquer la tueuse, servirait de preuve ultime de l'alignement moral de la sé'argument juridique : Dans un thriller classique, le policier représente le rempart de la loi. Dans Furious, les frontières entre la victime et la criminelle s'effacent délibérément. Alice, elle-même traumatisée par des violences masculines, ressent une fascination et une indulgence coupable pour les crimes de 'impact sur le public : En privant le spectateur d'une boussole morale interne (un personnage de loi qui condamnerait fermement le meurtre), le film l'incite activement à excuser, voire à célébrer, l'élimination physique d'un groupe d'hommes. La catharsis proposée au public n'est pas le retour à l'ordre, mais le triomphe de la fureur de l'accusationEn conclusion, l'avocat attaquant affirmerait que sous couvert d'explorer "la colère féminine post-MeToo", Furious utilise les ressorts du cinéma pour bâtir un manifeste idéologique violent. Le film ne se contente pas de montrer le crime : il le théorise, le justifie par le traumatisme, et discrimine un genre pour légitimer son élimination physique. L'ambiguïté n'est ici qu'un paravent artistique pour masquer un appel à peine voilé à la justice expéditive.
Un vrai coup de cœur. Le jeu des actrices est remarquable : justes, habitées, elles portent chaque scène avec une intensité rare. La série monte en puissance épisode après épisode, avec un crescendo parfaitement maîtrisé qui nous tient en haleine jusqu'au bout. L'histoire est dure, parfois éprouvante, mais d'un grand réalisme, et l'ensemble est très bien orchestré, sans fausse note. À voir absolument, en sachant qu'elle ne laisse pas indemne.
Series exceptionnelle. Furious fait passer les fichiers epstein pour Alice au pays des merveilles. C'est une serie sur des femmes qui sont descendues aux enfers, trop jeunes, et qui cherchent la justice ou la vengeance. Le scenario est exceptionnel, le casting est exceptionnel. Au moment ou j'écris ces lignes le dernier épisode esr pas encore en ligne, mais pour l'instant, c'est un sans faute pour moi.