Une chronique criminelle très confuse. Au bout de trois épisodes, on n'a toujours aucun détail précis sur le déroulement des meurtres ni sur les motivations du supposé coupable, le tout se concluant par une absence de procès. Le spectateur a de quoi resté dubitatif. C'est l'histoire criminelle la moins claire que j'ai vue. Rien n'est clairement expliqué. L'impression finale est que quelqu'un a été condamné juste parce qu'il a plaidé coupable pas parce que la justice a su apporter des preuves.
Disponible depuis le 29 Juillet sur la plateforme Netflix, la nouvelle série documentaire réalisée par Skye Borgman retrace l'enquête sur une sordide affaire survenue en 2022, dans l'Idaho. Composée en 3 épisodes, cette série propose des entretiens avec les familles et les amis des victimes, de même que des représentants des forces de l'ordre afin d'analyser les éléments connus de l'investigation. Au moyen d'images de caméras corporelles, de vidéosurveillance, de SMS échangés ainsi que de reconstitutions, on avance dans l'histoire comme dans un mauvais rêve, cherchant une explication sensée à ce quadruple meurtre à la fois sombre, triste et énigmatique. Sombre, pour les actes commis. Triste, pour les vies atteintes. Énigmatique, pour le mystère qui entoure l'auteur de ces crimes et ses raisons (car il ne s'est, jusqu'à présent, jamais confié à ce sujet). Même si cette mini-série documentaire ne résout rien, on devine aisément la principale démarche de la réalisatrice: rendre hommage aux victimes (Madison Magen, Kayleen Goncalves, Ethan Chapin et Xana Kernodle), qu'on se souvienne d'elles avant toute chose, pour ne pas donner l'importance au bourreau. Ce que l'on retient également, et malgré tout, par le biais de la caméra intime et efficace de Skye Borgman (car elle offre toujours plusieurs angles d'observations symboliques) est que, comme dans tant d'autres affaires tragiques, une misogynie sous-jacente semble manifeste. L'histoire se répète étrangement. Maladie mentale ou sexisme, dans les deux cas, rien n'est excusable. Les victimes restent bien souvent les mêmes. Hélas! "Les meurtres de l'Idaho: cauchemar sur le campus"...et tourne en boucle la question qui nous hante "Comment donner un sens à l'absurde?"