P'tit Quinquin
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stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 27 septembre 2014
Je m'attendais à ce que P'tit Quinquin reçut une médiocre appréciation publique, en opposition avec celles dithyrambiques et justifiées de la critique. Bruno Dumont s'impose comme le plus grand cinéaste français actuel. De plus, il prend le risque de changer de registre tout en sondant sa quête mystique de la recherche du mal qu'il soit dans le crime, la guerre, l'intégrisme, la folie ou le racisme. Il aborde ainsi la comédie avec le plus grand des brios tout en n'oubliant pas sa propre grammaire cinématographique (long plans séquences, paysages magnifiés, picturalisme, personnages bizarres, mystère...). Certes, les épisodes 2 et 3 ont quelques longueurs, excusables pour une mini-série au récit somme toute simple (des meurtres, une enquête, des observateurs, un cadre). Tout en donnant l'impression de se moquer des gens du nord, des paysans, des gendarmes, des curés, des handicapés, il trouve une nouvelle approche pour faire passer ses thèmes habituels. Surtout, il ne méprise en aucun cas ses personnages, plus humains que nous les normaux citadins cultivés, beaux et équilibrés. Les scènes comiques, digne du muet renvoient à Tati ou Podalydès, l'intrigue à David Lynch (Twin peak ou Mulhuloland drive pour la chanteuse (cf Silencio) et aussi à Bresson, Pialat etc... Les personnages, fussent-ils moches, existent et émeuvent (belle façon de filmer les baisers préadolescents). Les scènes cultes en marqueront plus d'un (le chtiderman, la scène de l'église (je n'ai rien vu d'aussi dense), la scène au restaurant, la voiture des keufs etc...). Mais bon, on peut préférer les films dans l'air du temps tels le surfait Les combattants, mais l'art est difficilement perceptible.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
3,5
Publiée le 22 septembre 2014
Evidemment cà interpelle et j'aurais volontiers mis un peu plus si le peu de critiques de spectateurs que j'ai lues ne m'en avaient un peu dissuadé. Bien sûr le trait est très appuyé mais j'ai vraiment ri, comme rarement. C'est très moyennement crédible mais pour moi c'est avant tout une grosse farce qui de mon point de vue n'a d'autre ambition que de faire rire. Le seul ennui c'est que le Nord Pas-de-Calais une fois de plus n'est pas dépeint de la meilleure façon qui soit, et c'est dommage parce que faire rimer Nord Pas-de-Calais avec consanguinité (ce n'est pas dit mais on y pense), ce n'est pas très élégant. Je tiens à dire que le Nord Pas-de-Calais ce n'est heureusement pas ce qui est dépeint (même si çà existe) dans ce film et que le Nord Pas-de-Calais mériterait une image un peu plus relevée. Ce que je ne comprends pas très bien c'est que la Région a mis de l'argent dans ce film, elle pouvait je crois s'en passer.
Ceci dit et je le répète, j'ai beaucoup ri mais, (entre nous) je me demande si la prochaine fois que je changerai de voiture je laisserai mettre '59' sur la plaque. J'aurai peut-être l'amour-propre de choisir autre chose qui passe mieux, qui soit moins 'chargé' si vous voyez ce que je veux dire....
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
0,5
Publiée le 27 février 2015
En quatre adjectifs : débile, inintéressant, mal filmé, mal joué.
Loïck G.
Loïck G.

388 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,0
Publiée le 21 septembre 2014
De la part de Bruno Dumont (« Camille Claudel 1915 », « L’humanité » …) une telle déferlante parodique et grotesque est plutôt surprenante. Avec comme bien souvent des gens du cru (ici le Nord de la France) il dessine des personnages totalement marqués par leur physique, leur dégaine et leur accent pour dévoiler un coin de France où un mystérieux meurtrier dissimule ses victimes dans le corps de vaches assassinées. Les flics passent pour des ringards, les curés pour de joyeux débiles et leurs ouailles pour des demeurés. C’est brut de décoffrage, et ça peut agacer, je le comprends.Mais l’ensemble m’a plutôt fait rire, dans la parodie et le burlesque. Au milieu de cette faune Le P’tit Quinquin fait les 400 coups avec sa bande, et course les gamins étrangers, surtout s’ils n’ont pas sa couleur de peau. On rigole alors un peu moins …
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anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 5 octobre 2014
Des le premier épisode on comprend que P’tit Quinquin va être grand et étrange, même si on ne sait pas comment et pourquoi. Avec ce film Dumont apparemment rompt avec le genre de long-métrage qu’il à pu faire auparavant. C’est une comédie, « Riez de bon cœur » scandera le réalisateur le jour de la projection à Cannes. C’est une fresque de 3h20 d’un village du nord de la France, sur quelques jours. Dans ce petit village une série de plusieurs crimes est commis. L’événement déchaine les gosses du village et donne du fil à retordre au commissaire de la ville. Au coté de son assistant Carpentier ils essayeront de résoudre les enquêtes. P’tit Quinquin atteint sa dimension comique lorsque l’on comprend finalement ce qu’on regard. L’humour se trouve autant dans l’énormité ou dans le détail la ou il est le meilleur. Les personnages présent dans le long-métrage qu’il soit handicapé ou stupide, le réalisateur les filmera toujours avec tendresse, humanité et humour. Le fait qu’il ose filmer les actes d’handicapés fait demeurer l’incompréhension et le questionnement, c’est normal cette réaction est humaine mais elle n’a heureusement en réalité pas lieu d’être. En plus du coté de cette œuvre, Dumont fait très attention aux décors, aux paysages, aux costumes… Tout s’accordent, les couleurs se prononcent dans la simplicité mais sont incroyablement belle. Chaque vêtements, maisons, voitures, etc, relève ici d’une profonde beauté. Dans ce film un très beau portrait de l’enfance nous est également servi. Mais l’atout le plus gros du film est l’incroyable casting et direction d’acteur, le réalisateur y fait un travail d’orfèvrerie. Il à pu révéler le génie comique de Bernard Pruvost encore Jardinier il y a quelques temps, Dumont tire profit des qualités et surtout des défauts de jeu de l’individu et en fait une force pour le récit. On avait le droit de s’attendre au pire, ou de ne simplement pas aimer, passer au moins le cap du premier épisode vous n’en sortirez pas sans une part d’incompréhension, de questionnement et de compassion. Considérons ses éléments comme des qualités et scandons que le visionnage est de rigueur. Beau, drôle, hors du temps et du commun, P’tit Quinquin est une vraie P’tite réussite. Martin, Le Frisson de la Pellicule.
Monsieur Bernard
Monsieur Bernard

18 abonnés 30 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 7 octobre 2014
Enfin une série qui ne singe pas idiotement les séries américaines. Enfin une série qui n'a pas honte d'elle même. Cette série n'est que du bonheur. Les personnages sont géniaux et les scènes sont folles, parfois touchantes et souvent drôles. Nous sommes à mille lieux d'une série formatée et sans originalité. Elle rentre tout de suite dans mon top 4 des meilleures séries avec Breaking Bad, The Shild et Fargo.
Cuzion
Cuzion

33 abonnés 215 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 1 avril 2016
« Dors min p'tit Quinquin Min p'tit pouchin min gros rojin / Te m'fras du chagrin si te ne dors point ch'qu'à d'main. » Voilà le générique animé sobre de la minisérie P’tit Quinquin.
Déjà, on peut se mettre dans une ambiance à part rien que par ce générique car l’univers du P’tit Quinquin n’est pas comme les autres.
On part sur une trame narrative pour le moins classique, un meurtre dans un village et la gendarmerie enquête. Rien de folichon, par contre, quand on apprend que le corps est dans une vache … là, ça commence à dérailler.
Il ne faut pas s’attendre à une série normale, P’tit Quinquin a son univers, ses acteurs amateurs, ses prises directes, ses textes mal appris et son jeu parfois étrange. Le choix du réalisateur de faire « dans le local » paie finalement, c’est étrange, burlesque et poétique à la fois. On est assez vite plonger dans cet univers, on pardonne le mauvais jeu qui fait tout le charme de la série. Les accents, les gueules et les lieux marquent aussi de leurs empreintes la série.
C’est vrai qu’au premier épisode, on se demande où l’on est mais quand on rentre dans le jeu, on finit par bien rire et la série reste dans l’esprit. Je pense que c’est même la seule enquête policière où l’on se moque un peu de savoir qui est le tueur, tellement le reste occupe l’espace.
Par contre, à mon avis, P’tit Quinquin n’est pas le personnage principal contrairement à ce que pourrait laisser penser le nom de la série, le vrai personnage est vraiment le commandant Van der Weyden qui lui est une œuvre cinématographique à lui tout seul.
La saison 2 est annoncée et j’ai hâte de la voir.
Parmi ces acteurs amateurs, je vais surtout retenir les performances d’Alane Delhaye (P'tit Quinquin), Bernard Pruvost (Commandant Van der Weyden, le meilleur !), Philippe Jore (Le lieutenant Rudy Carpentier) et Philippe Peuvion (Le père de Quinquin).
Augustin Fiévet
Augustin Fiévet

17 abonnés 20 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 11 novembre 2014
Je n'ai pas accroché à cette série lente et sans beaucoup d'intérêt - même si j'ai regardé les 4 épisodes. Le scénario est un prétexte, certes, mais qui n'apporte rien et notamment pas l'envie de regarder. Le reste ne suit pas.
Le seul intérêt est d'ordre sociologique ou culturel, avec un tableau du boulonnais assez bien retranscrit, presque poétique, mais aussi caricatural, ce qui laisse dubitatif. À côté, le film coupé en 4 est creux, sans queue (but) ni tête (réflexion). Parfois loufoque, parfois bien joué, amène parfois une certaine réflexion, mais trop peu dans cette série globalement vide.
jadoo001
jadoo001

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

Critique de la série
0,5
Publiée le 21 septembre 2014
J'avais lu et entendu les critiques écrites et radiophoniques de cette minisérie. Cela m'a réellement donné envie de regarder les 2 premiers épisodes. J'en resterai à ce stade. Etant du sud, j'ai une tendresse particulière pour les gens du nord (il y en a quelques uns dans le sud). Ils sont vraiment attachants. En regardant cette minisérie , j'ai été gené pour eux. Vous avez compris, je n'ai pas du tout aimé. Le seul point positif des critiques dithyrambiques que je partage est celle de la photographie. Le reste , le second , troisième et autres niéme degrés qu'il faut trouver je vous les laisse et pourtant j'ai fait un effort. Les acteurs non professionnels qui jouent (et j'espère pour eux "sur"jouent) ne m'ont pas convaincus. Je regarderai autrement, non pas les gens du nord (heureusement la vraie vie m'en donne une toute autre image bien plus agréable), mais les critiques TV.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 20 septembre 2014
Un régal cette série !
Drôle et émouvante, originale et simple.
Incroyable performance des acteurs !
De l'humour. Un scénar excellent !
Vraiment super !
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
1,0
Publiée le 18 septembre 2014
délire psychotique qui n'a rien à voir avec une quelconque réalité

un ensemble extrêmement mal joué, au point d'être particulièrement pénible à suivre
NarnoNarno
NarnoNarno

48 abonnés 718 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 2 octobre 2014
Amateur d'un humour au 3ème degré bis, "P'tit Quinquin" est un bijou de comédie complètement décalée, mais très jouissive. Aux antipodes de Dany Boon-réalisateur, Bruno Dumont orchestre également un hommage appuyé, avec sa manière très personnelle, à la communauté ch'tie dont le résultat amène à la même chaleur et tendresse que son compatriote nordiste. En filmant le sordide, en appuyant sur un humour politiquement incorrect, en jouant avec l'absurde, le réalisateur risque la moquerie facile à chacune de ses scènes tant il tire sur la ficelle, au risque qu'elle ne se craque et se retourne contre lui comme un élastique, mais l'intérêt qu'il porte à ses personnages, festival de trognes en tout genre, témoigne plutôt d'une empathie à de vrais gens et d'un amour sincère à la simplicité. Le cinéaste apporte son savoir-faire de technicien (superbes cadrages) et amène sa touche noire et son traitement habituellement assez radicale et teinté de froideur, qu'il filme ici avec un plaisir visible et généreux tout en subtilité. Le traitement particulier (décalage, silence, absurdité de certaines scènes ou personnages, rythme irrégulier) ne plaira pas forcément au "grand" public, et peut faire débat. Mais le ridicule ne tue pas et ne rempaille pas le corps des vaches. Et comme dirait la chanson: "Et si par hasard son maître se fâche,
C'est alors Narcisse que nous rirons
Sans en avoir envie, je prendrai mon air méchant,
Je lui dirai son nom et ses surnoms
Je lui dirai des fariboles,
Il m'en répondra des drôles
Enfin, chacun
Verra deux spectacles au lieu d'un"
Fêtons le cinéma
Fêtons le cinéma

848 abonnés 3 650 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 4 janvier 2019
P’tit Quinquin révolutionne le tragicomique en mettant en tension l’horreur et le burlesque sans que l’un ne prenne jamais le pas sur l’autre, engendre de nouvelles sensations qu’aucune œuvre de cinéma n’avait encore générées, nous raccorde à l’art cinématographique des origines avec des acteurs qui hésitent et, ainsi, innovent à chaque plan, se réinventent constamment. Tout est écrit et pourtant tout semble improvisé, tout coule naturellement. Loin de nous la performance de l’acteur studio capable de se transformer en vue de l’Oscar ; il s’agit ici de trouver dans les hommes et les femmes qui nous entourent une énergie, une couleur, une puissance souvent insoupçonnée qui permettront de capter le quotidien dans son étrange banalité puisque banalité refabriquée. Ou quand la fiction – le faux par conséquent – nous dit davantage sur l’humain que la réalité qu’elle saisit. Une révolution, créatrice de nouveau à partir d’un recommencement, de cette conviction que le cinéma tire sa force de la terre et des hommes qu’elle nourrit, puise sa magie dans le sol premier saisi au gré des explosions de pétards et des feux d’artifices comme capteurs d’attention, comme accélérateurs de particules humaines.
Cinéphiles 44
Cinéphiles 44

1 664 abonnés 4 621 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 21 mai 2016
D’après la revue spécialisée Les Cahiers du Cinéma, P’tit Quinquin est le chef d’œuvre de 2014. Son succès se doit surtout grâce au réalisateur. Bruno Dumont nous avait habitués à des œuvres fragiles et très dramatiques. Avec cette mini-série, montrée d’une traite dans certaines salles de cinéma, le réalisateur change de cap. C’est une comédie, donc faite pour rire. Mais son lieu et son sujet percutent le spectateur. Dans le nord profond et à part des Ch’tis, on découvre des habitants bêtes aux physiques atypiques. Ils font face à des meurtres aussi bêtes que glauques, des morceaux de corps dans des vaches. Les 4 épisodes tiennent pour fil conducteur l’enquête de deux policiers sur ces drames effrayants. Alors on accrochera ou pas, il est certain que cette série sort des sentiers battus. Mais cette caricature du nord fait rire jaune. Le réalisme est tellement présent qu’on se pose la question ou est la frontière entre le documentaire et la méprise. P’tit Quinquin dérange mais préoccupe toujours, même à la fin car on se demande encore quelles étaient les intentions du réalisateur.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
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57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 7 mars 2016
Les séries françaises ne brillent généralement pas pour leur qualité, mais il arrive de temps en temps qu'un éclair de génie illumine ce paysage audiovisuel bien terne. P'tit Quinquin, la mini-série écrite et réalisée par Bruno Dumont, en fait partie. L'histoire met en scène une série de meurtres sordides venant troubler la quiétude d'une petite bourgade du Pas-de-Calais. Enfin troubler, c'est un bien grand mot. À part des journalistes avides de sensationnel, personne au village ne se soucie de cette affaire. L'intrigue n'est en fait qu'une excuse permettant à Dumont de faire ce qu'il semble faire de mieux : filmer ses personnages dans leur quotidien. Le réalisateur met en scène une caricature des gens du nord, où tout le monde est laid et simplet. Mais ce n'est jamais fait avec mépris, d'une part parce que la démarche n'est pas du tout naturaliste, et d'autre part parce que Dumont va chercher la beauté dans chaque protagoniste. P'tit Quinquin est l'exemple le plus flagrant : ce gamin est turbulent, boudeur et parfois vulgaire, et pourtant j'ai rarement été aussi ému que lorsqu'il étreint Eve, son amoureuse. La recherche de ces moments de sincérité ne fait pas oublier au réalisateur qu'il dirige une comédie, bien au contraire. L'ensemble est baigné dans un humour complètement absurde, qui a un peu de mal à fonctionner si, comme moi, vous n'êtes pas très réceptifs à ce registre. Mais une fois plongé dedans, c'est un délice. La série multiplie les trouvailles (la vache folle, Ch'tiderman) et réserve les meilleures pour les longues scènes, qui étirent les gags jusqu'à ce que le spectateur n'en puisse plus (le restaurant). Comme on peut s'y attendre, l'accent du nord mélangé au patois est le ressort comique le plus utilisé, et cela ne tombe jamais à plat grâce à des acteurs amateurs extrêmement convaincants. Le personnage du flic est évidemment le sommet de cet humour. Son attitude se situe constamment à mi-chemin entre le "je ne me suis pas réveillé" et le "j'ai un petit coup dans le nez", ce qui rend ses expressions perchées et ses nombreux tics vraiment irrésistibles. Pour terminer, j'aimerais revenir sur les dix dernières minutes de la série. Le ton se faisait déjà plus tragique dans le dernier épisode, mais ces derniers instants font, on ne sait de quelle manière, ressurgir toute la tristesse qu'on aurait du ressentir tout au long de l'enquête. D'habitude, je n'apprécie pas beaucoup les changements brutaux d'ambiance, mais P'tit Quinquin maîtrise totalement ce basculement et se conclue avec un plan magnifique. Si ça pouvait être comme cela à chaque fois... Cette série qui au départ ne me faisait pas très envie est une excellente surprise. Le créateur/réalisateur/scénariste déverse son cinéma dans une histoire à la fois glauque et absurde pour obtenir un produit totalement unique. Merci Arte, et surtout merci Bruno !