Suite au visionnage de ce premier épisode, on peut dire que P'tit Quinquin est une oeuvre résolument inhabituelle sur le petit écran et sacrément burlesque. On y parle de famille, d'enfants livrés à eux-mêmes
(et qui font toutes les bêtises possibles et imaginables, comme faire du vélo n'importe comment, fumer, utiliser des pétards, avoir une amourette de jeunesse)
, de pauvreté, d'horreur
(un corps humain découpé et mis dans le rectum d'une vache, sauf la tête)
, de zone campagnarde abandonnée avec une météo pourrie (que des nuages gris), des débiles
(le grand-père qui balance les verres sur la table)
et des gens à forts accents... bref, P'Tit Quinquin s'amuse grandement des styles et des clichés
(le commandant est hilarant avec ses tics, son côté mou du genou et son accent, le gendarme qui conduit très mal)
pour constituer ce premier épisode ovniesque, et évite la caricature grossière en faisant de P'tit Quinquin un jeune garçon intelligent.
En guise d'apogée, la grosse séquence finale de la messe d'enterrement est un summum de l'humour
(trop de musiques, P'tit Quinquin qui fait n'importe quoi en enfant de choeur, le chant ridicule, le micro qui se balade, l'encens qui fait tousser, la prière hasardeuse, les cloches, etc...).
Les 3 épisodes suivants confirment la verve humoristique de cette mini-série, notamment l'excellent épisode 3, où tout se connecte bien
(Quinquin découvre le passage secret, le flic et ses dictons météo hilarants, les histoires de famille très spéciales, celle de la fanfare qui est suspecte)
dans un univers tordant
(la fête nationale très confidentielle, l'interview surréaliste, la sieste du flic, les gens de la ville qui ont peur des vaches, etc...)
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