11791 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
555 critiques spectateurs
5
217 critiques
4
217 critiques
3
73 critiques
2
36 critiques
1
5 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Nico Vahé
2 abonnés
1 critique
Suivre son activité
Critique de la série
5,0
Publiée le 29 décembre 2025
Better Call Saul est une série qui se bonifie avec le temps comme un bon vin. Les premières saisons prennent le temps d’installer l’intrigue et une ambiance singulière dans laquelle on s’immerge progressivement. On apprend à aimer ce Nouveau Mexique si particulier, ses silences, ses regards et cette lente montée en tension. Puis viennent les trois dernières saisons, de plus en plus folles et intenses, où tout s’accélère sans jamais perdre en maîtrise. On y retrouve avec plaisir des personnages que l’on avait tant aimés dans Breaking Bad tout en découvrant de nouvelles facettes de leur histoire. La série reprend ces plans devenus cultes à travers des objets, une serrure ou un détail en apparence banal au service d’une mise en scène toujours soignée et élégante. Better Call Saul ose la lenteur autant que l’intensité et c’est précisément ce contraste qui fait sa force, une série capable de créer de véritables frissons sans jamais forcer le spectacle.
Même si l'histoire se déroule quelques années avant les évènements de la série "Breaking bad", il n'est pas nécessaire d'avoir suivi cette dernière pour visionner "Better Call Saul". Si on se laisse berner par les apparences et qu'on n'a pas envie de creuser, comme c'est tristement souvent le cas, James (Jimmy) McGill pourrait donner l'image d'un séducteur, recherchant à tout prix à plaire, débitant 5000 mots à la minute juste histoire d'en mettre plein la vue et tombant inexorablement dans des plans foireux. Évidemment, il n'en est rien. Tout du long de ces 63 épisodes, on apprend comment et surtout pourquoi Jimmy McGill est devenu Saul Goodman, un avocat énergique, culotté et fantaisiste. Si son évolution n'est pas aussi radicale que celle de Walter White (dans la série "Breaking Bad"), il s'avère être un personnage à la dimension tragique manifeste. Visuellement belle, inventive, intelligemment scénarisée, unique en son genre, "Better Call Saul" a énormément d'allures, de celles qui marquent les esprits et les cœurs. Ses personnages vous touchent au plus profond au fur et à mesure de leur évolution. Car c'est une série qui prend son temps -il en faut pour bien connaître quelqu'un (qu'ils soient fictif ou non). C'est d'ailleurs la leçon à tirer tout au long de ces 6 saisons!
"Better Call Saul", c'est une histoire d'amour sur laquelle s'est brodée une tragédie plus que noire, où des acteurs talentueux ont donné corps à une fiction, se transformant eux-mêmes en amis précieux, qu'on laisserait sur un quai de gare, le cœur triste de les voir partir (quand sonne l'heure du dernier épisode, à défaut du train).
Une série plus que réussie. Une perle plus que rare.
J'ai enfin vu Better Call Saul, après des années à repousser l'échéance et à regarder Breaking Bad à plusieurs reprises ;)
Une série super bien écrite, les décors, l'ambiance, la technique, la musique, l'acting.. en bref tout y est.
Malgré tout je l'a placerai un petit cran en dessous par rapport à BB car j'ai trouvé que la série avait beaucoup de longueurs qui pouvaient être dispensables (surtout les premières saisons, longues au démarrage).
Le final est très réussit au même titre que la sixième et dernière saison qui est vraiment prenante, mention spéciale au personnage de Nacho que j'ai beaucoup apprécié de part son histoire, la relation avec son père et son fin tragique et percutante.
J’ai trouvé cette série incroyable, malgré quelques légères longueurs scénaristiques par moments — sans doute accentuées par le fait d’avoir enchaîné les six saisons d’affilée. Pour le reste, c’est du grand art : le jeu des acteurs est impeccable, les dialogues finement travaillés, la photographie et les angles de caméra sublimes… tout est maîtrisé. Better Call Saul répond brillamment aux questions laissées en suspens par Breaking Bad et donne une profondeur exceptionnelle à plusieurs personnages secondaires. Et, fidèle à sa réputation, Vince Gilligan nous offre une vraie fin, digne de ce nom.
Cette saison 6 se concentrent sur l’avant et l’après « Breaking Bad » est exceptionnelle ! Ce qui marque une très bonne fin au personnage de Saul Goodman !
Le jeu d’acteur est très très bon, la réalisation aussi, et l’intrigue extrêmement bonne !
Qui aurait pensé en visionnant Breaking bad qu'on pouvait tirer quelque chose de Saul cet avocat véreux qui au prime abord avait beaucoup de choses contre lui et bien c'était sans compter sur le talent des scénaristes et aussi de celui des acteurs ! Les seconds rôles de Breaking Bad crèvent l'ecran, une fois le décor planté on devient accro, pour moi cette série devrait figurer dans le trio de tête
“C’est l’histoire d’un homme qui grimpe… et qui s’efface en chemin.”
On croyait connaître Saul Goodman. Ce clown en costard criard, surgissant dans Breaking Bad pour désamorcer la tension avec une pirouette. On s’était bien plantés.
Better Call Saul, c’est l’histoire d’un type qui voulait monter. Pas pour frimer. Pas pour dominer. Juste pour qu’on le voie. Pour qu’on dise : “Toi aussi, tu comptes.” Et le drame, c’est qu’il n’a jamais trouvé le moyen d’y arriver sans ruser.
Jimmy McGill, c’est un paradoxe à lui tout seul. Il veut faire le bien, mais il est trop doué pour contourner les règles. Trop magnétique quand il dérape. Et dans un monde où grimper l’échelle sans piston ni héritage demande soit d’attendre sagement — soit de tricher — il choisit la seule option où il se sent vivant : devenir Saul.
La série dissèque ce tiraillement. Peut-on réussir sans se travestir ? Peut-on rester honnête quand l’honnêteté ne paie pas ? Better Call Saul n’a pas besoin de discours : elle montre. Elle laisse voir un système verrouillé, où les outsiders ne sont pas exclus parce qu’ils sont mauvais… mais parce qu’ils n’ont pas les bons codes.
Et puis il y a Kim. Quel personnage. Elle marche sur le fil, entre éthique et excitation, discipline et pulsion. Elle aime Jimmy, mais elle aime aussi ce qu’ils font ensemble : bousculer les puissants. Jusqu’au point de bascule. Elle, au moins, saura s’arrêter. Mais à quel prix.
Chuck, de son côté, n’est pas juste un frère. C’est une blessure à ciel ouvert. Il incarne l’élite bien pensante, qui méprise sans frapper, qui juge sans dire. Leur relation, c’est une tragédie intime : l’amour vicié, le mépris recuit, la guerre sourde entre deux conceptions du mérite.
Alors oui, parfois c’est lent. La série prend son temps, étire ses silences, creuse ses personnages. Par moments, on s’impatiente. Mais quand le cartel entre en jeu, quand les lignes se croisent, que les trajectoires s’effondrent… on comprend pourquoi c’était nécessaire. La montée en tension est implacable. La dernière saison, c’est du ciselé.
Et puis ces séquences en noir et blanc, où Saul n’est plus qu’un fantôme nommé Gene. Tout est perdu. Mais le masque colle encore à la peau. Jusqu’au jour où il le retire. Pas pour sauver sa peau. Mais pour retrouver une part de lui. Celle que Kim avait vue, un jour.
Better Call Saul, ce n’est pas un spin-off. C’est une tragédie moderne, une critique sociale au scalpel, et une leçon d’écriture. Une série qui murmure au lieu de hurler. Qui dérange doucement. Et qui reste longtemps en tête.
Parce qu’au fond, elle ne parle pas d’un avocat véreux. Elle parle de nous tous, et de ce qu’on est prêt à abandonner… pour avoir enfin notre place.
J'ai longtemps pensé que Breaking Bad était un chef-d'œuvre inégalable... mais Better Call Saul est au moins du même niveau. Des acteurs tellement touchants, mais tellement (Jimmy, Chuck, Nacho, Kim, même Howard). Une fin géniale. A aucun moment je ne me suis dit "c'est un peu long, là" ou "c'est chiant". Bravo.
Juste un chef d'œuvre. Largement à la hauteur de Breaking Bad (si ce n'est mieux ? Le débat serait légitime). Après 14 ans dans cet univers, les deux réalisateurs ont réussi l'exploit de nous faire faire vibrer jusqu'à la toute fin. La boucle est bouclée et de manière magistrale.
Pour moi elle vaut tout autant que breaking bad, c’est à dire qu’elle est excellente en beaucoup de points, mais elle possède des défauts communs, je fais allusion aux passages qui peuvent être un peu longs et qui font baisser l’attention du spectateur et peut quelques fois faire rater des éléments cruciaux pour comprendre la finalité de l’épisode, ce qui peut être très embêtant avec un série aussi développé que se soit dans l’histoire ou même dans la recherche du script.
On s’ennuie moins que les saisons d’avant mais c’est clairement pas au niveau de breaking bad et la moyenne de notes qui est donné à cette série n’est clairement pas méritée. Vraiment je m’ennuie à chaque épisode et c’est rare les moments où je suis vraiment à fond dedans, la plupart du temps on a des discussions chiantes et longues, pas énormément d’émotions, et les seules moments où on a de l’action ça ne dure pas plus de 5min. Dans cette saison on fait la rencontre de Lalo qui vient déjà un peu plus animé la série mais ça reste toujours pas incroyable, on m’a vendu Lalo comme LE personnage de BCS et finalement je me rends compte qu’il est vraiment pas dingue