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Arkab Prior
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Critique de la série
5,0
Publiée le 15 janvier 2026
C'est une histoire sinistre de violence familiale qui devient par moments drôle. Je l'ai vue plusieurs fois. La première fois, j'étais assez tendue. A partie de la 2e, j'ai commencé à rire à certaines scènes, comme le spoiler: déchaînement de Patrick Melrose sur l'urne funéraire de son père honni . Le 3e épisode, celui de la soirée chez Bridget, en présence de la princesse Margaret, est celui qui me touche le plus. J'aime la relation d'amitié réelle entre Patrick et Johnny, la froide et perspicace analyse de Patrick sur la haute société qu'il côtoie, sa sensibilité à la petite fille, son sens de l'humour, sa sincérité lorsqu'il se confie enfin. Les acteurs et actrices sont super. Mention spéciale à Jennifer Jason Leigh, qui joue la mère perturbée, à Pip Torrens qui joue Nicolas Pratt, un ami du père, lâche mais affûté, au petit Sebastian Maltz qui joue le petit Patrick, à Hugo Weaving qui joue le père et mari tyrannique et bien sûr à Cumberbatch qui ne recule devant rien pour nous faire comprendre son personnage abîmé. La relation de Patrick à sa mère est particulièrement compliquée, faite d'amour et de haine, d'envie de violence presque et de gentillesse.
Chouette une petite place pour déconseiller à quiconque de perdre son temps dans ce capharnaüm de drogues et d'addiction., d'alcool..Aucune beauté dans cette succession de malheurs ...Tant mieux pour ceux dont la vie , un long fleuve patati et patata se régalent à la contemplation de la sordide histoire de ce pauvre garçon! Et en plus toute la misère provient des pratiques incestueuses de son père! Mais quelle horreur!
D'abord intrigué par l'armée de commentaires positifs, j'ai failli ensuite arrêter après l'épisode 1/5, jugé nul, centré sans attache autour du psychisme ravagé d'1 Cumberbatch qui déroule sa partition classieuse intériorisée, tel un Pierre Niney (avec quand même quelques aspérités en +) sous une surface trop lisse.
L'épisode 2 repose, l'acteur y est absent. Son personnage enfant occupe la scène et trace un lien avec les flashbacks du précédent. C'est pas mal, touchant, et la brochette de seconds rôles se déploie, notamment le père Melrose, homogène dans la qualité de jeu prenante.
L'épisode 3 plante la 1ère vraie banderille dans notre dur cuir de spectateurs blasés. Se fixe le principe de 1 épisode = 1 grande période de la vie de Patrick Melrose éloignée des autres. On n'est pas dans une continuité simple. Cela donne une vaste ampleur au scénario. Les flashbacks de l'enfance persistent, élément fondateur. Mais on commence à suivre une lente maturation dont la libération de la parole est ici le point d'orgue final qui ne sera pas la happy end, la catharsis, qu'on lui souhaite, ce sera juste une couche dense sédimentant les tournants de sa vie, vers le haut ou vers le bas... Les dialogues sont cependant savoureux, marquant les moments drôles. L'esprit de critique sociale plante un décor récurrent, exemple lors d'une fête jet set dans un manoir : "tu savais qu'ils sont les derniers marxistes sur terre ?", "euh...","ce sont les seuls à penser que l'appartenance à une classe sociale explique tout". Le jeu de Cumberbatch quand il raconte à son ami ce que lui a fait subir son père est digne, honnête, limpide, sincère, portant la volonté de ne pas décevoir les victimes qui le regarderont interpréter une partie de leur vécu.
Les épisodes 4 & 5 gravitent autour de sa mère et des décès du cercle de connaissance de sa génération, Patrick consolide à son corps défendant les multiples rechutes addictives et sorties du tunnel, vers une sorte de stabilité tangible par défaut, quand l'autodestruction a nettoyé tout le reste (dont tant de bonheurs simples restés insaisissables). L'acteur peut asseoir son talent sans déborder par telle ou telle facette de son personnage. Pour nous, oui, subsiste une série inhabituelle, très qualitative, méritant de chevaucher les rétines et les années.
Sur le sujet je conseille les ouvrages de Bruno Clavier, homme extraordinaire, victime et soigneur psychanalyste, spécialiste de l'enfance, ayant créé une approche exemplaire avec instinct novateur et une capacité à retranscrire ses conclusions dans un sens du partage efficace. Un talent démentiel, ou plutôt angélique.
Série puissante, réalisation ambitieuse et jeu d'acteurs impressionnant. Cette saga décortique avec brio les mécanismes de pouvoir d'une aristocratie dominatrice et auto-destructrice. Bravo !
jme suis dit, jarriverai a parler comme ca meme bourré ? :)
oubliez le 1er episode trash, c'est une toute autre histoire apres, traumatisme dun enfant violé et sadique de ses parents jusqua la fin (aucune scene de violence, juste suggéré)
Superbe série très belle performance de Benedict Cumberbatch, traite de beaucoup de sujets, l’ennuie de cette bourgeoisie, la toxicomane, l’inceste, l’alcoolisme et l’égoïsme d’une mere, le fait de reproduire inconsciemment les erreurs des parents. À voir absolument.
Excellente série pour 3 principales raisons : le jeu de l'acteur Benedict Cumberbatch est absolument extraordinaire, les dialogues sont parfaitement pensés avec des touches "so British", enfin, les images sont très belles. Le sujet est dur, dérangeant, mais traité avec la violence qui lui correspond et les conséquences que cela engendre dans la vie d'un homme qui en sort détruit.
Bravo au réal. et aux acteurs ! Série vraiment réussie.
Série délicieuse mais parfois décevante comme le vieillissement des acteurs par exemple que je trouve très mal réalisé sauf pour Hugo W. et surtout pas crédible !! Mais j'ai beaucoup apprécié les décors, les subtilités narratives, le jeu de Patrick M.
Décidément, chez Allociné ils sont vraiment nuls pour résumer les films / séries et mettre en avant les vrais thèmes principaux. Un petit conseil : ne vous fiez pas aux bandes annonces de la série qui reflètent surtout l'ambiance du 1er épisode qui est très différent des autres ; donc ne vous fiez pas non plus qu'au 1er épisode pour vous faire un avis sur cette série, comme visiblement ils l'ont fait sur ce site !
L'addiction n'est pas le sujet principal de cette série ! Elle traite avant tout des traumatismes graves et des conséquences (dont l'alcool et la drogue) que peuvent engendrer les maltraitances parentales subies durant l'enfance sur la vie d'adulte, et comment s'en sortir et vivre malgré ces traumatismes. Parallèlement, on a une véritable critique acerbe sur le milieu aristocratique. Et justement, on se rend compte que ce n'est pas parce qu'on est "bien né" qu'on a forcément eu une "enfance privilégiée" !
Le casting est parfait. Benedict Cumberbatch est bien meilleur ici que dans "Sherlock" et sa palette de jeu est plus étendue. Hugo Weaving est aussi excellant dans le rôle du père glacial et charismatique.
Quant à la réalisation, allant de très dynamique à très lente, est une réussite et traduit bien les émotions et l'état d’esprit des personnages. La photographie, les couleurs, le jeu des symétries... l’esthétisme global est très beau. J'aime beaucoup (particulièrement dans l'épisode 3) la façon qu'a le réalisateur de balader sa caméra d'un protagoniste à l'autre.
Enfin pour finir, j'ai trouvé un meilleur synopsis sur Wikipédia, alors je le colle ici : "Enfant unique d'une riche famille aristocratique dysfonctionnelle avec un père tyrannique et abusif et une mère alcoolique, Patrick Melrose est un homme déséquilibré menant une vie oisive sans réel intérêt ni objectif. Hanté par cette enfance douloureuse et surtout par son père, il tente tant bien que mal de survivre à ses traumatismes en se réfugiant dans toutes formes de drogues (alcool, héroïne, cocaïne...). Mais suite à la mort de son père, il décide de se prendre en main en affrontant ses démons intérieurs pour essayer enfin de se libérer de ses multiples addictions et de ce passé qui l'empêche d'aller de l'avant".
Violent et esthétique, cette série casse les codes. Pour ceux touchant de près ou de loin aux pathologies de Patrick Melrose (drogue, paranoïa...), la série est d'un réalisme absolu, profond. Dérangeante par sa façon d'aborder frontalement des problématiques contemporaines, cette série vous coupera le souffle ou vous semblera totalement futile. B. CUMBERBATCH bonifie le propos en jouant à la perfection les états éprouvés par son personnage. Une claque, douloureuse, mais tellement enrichissante.