(Sans spoiler)
Une série très originale et vraiment excellente ! Chaque épisode représente un film à part entière de par sa différences de style et de ton par rapport aux autres, mais la série reste un tout parfaitement cohérent.
Les thèmes, en plus d’être intéressants, sont très bien exploités. Le scénario est bien ficelé, on ne s’ennuie jamais. Les acteurs ne sont pas en reste, et s’ils excellent tous, on retient bien évidemment Cumberbatch dans le rôle principal avec son jeu amusant quand il faut, et toujours subtil et poignant, et le'excellent et très touchant Sebastian Maltz dans le rôle du jeune Patrick.
En bref, une série à ne pas rater !
avec spoiler
J'ai entendu dire que le premier épisode était spectaculaire mais que cela baissait par la suite, ou encore que ça n'était pas assez "révolutionnaire".
Effectivement, le premier épisode est plus "spectaculaire", et en cela très réussi, mais les autres épisodes ne sont, quoique dans un genre très différent, pas en reste.
C'est d'ailleurs dans la différence entre chaque épisode que réside toute l'originalité de la série : chacun est comme un mini-film usant de procédés très différents et lesquels le fond, l'histoire, le personnage relient pour former un tout totalement cohérent. ALors certes, ça peut paraître lent, mais justement cela reflète bien la réalité : se remettre, même partiellement, d'événements tels, ça prend temps fou et la série le fait bien ressentir. De plus, chaque épisode évoque des thématiques très intéressantes. J'ai donc particulièrement aimé le deuxième qui, outre son importance narrative prépondérante au développement du personnage, met en scène ce moment de choix, cet instant où chaque adulte décide plus ou moins sciemment de laisser cet enfant se faire violer par son père (par exemple, le regard du parrain, le refus d'écouter les indices de la mère, ou le fait qu'Anne n'ait pas insisté, ce qui d'ailleurs était très délicat). L'épisode 3 mêle sociologie et psychologie dans une satire amusante et intéressante de l'aristocratie anglaise. Le quatrième, assez rageant, s'intéresse à la rechute et enfin le dernier à la guérison de PatricK. Ce qui me semble d'ailleurs terrible et réaliste, c'est qu'il faille à Patrick que tous les gens mêlés à cette histoire aient à mourir pour qu"il se remette.
Donc non, ce n'est pas spectaculaire. Mais pourquoi est-ce qu'un sujet aussi dur et incompatible avec les bons sentiments devrait l'être ? Et non, ce n'est pas "révolutionnaire" si vous voulez, mais ça sent le réel. L'auteur a vécu ce dont il parle, devrait-il mentir sur sa perception des choses dans l'unique but de, justement, être unique ?