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Argos Panoptès
23 abonnés
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Critique de la série
2,0
Publiée le 6 avril 2026
Qui peut croire qu'il n'y a qu'une seule personne qui ne comprend pas qu'il est dans une machination et face à des comédiens ? Ce sont tous des comédiens et ils en font des tonnes. Ca n'arrive pas à la cheville de The Office.
Au sein et en dehors d'un tribunal de Californie, ce documentaire va suivre le déroulement d'un procès intenté au civil pour la première fois à travers les yeux de son jury de citoyens désignés au hasard. Et plus particulièrement par le regard de l'un d'entre eux, Ronald, un sympathique installateur de panneaux solaires de 29 ans.
Sauf que TOUT EST FAUX ! L'affaire traitée, les autres membres du jury, le juge... Tous les intervenants de "Jury Duty" sont des acteurs d'un procès fictif diablement bien scénarisé en amont, où Ronald, victime inconsciente, est réellement persuadé d'accomplir son devoir de juré dans un cadre de plus en plus farfelu.
Sur ce concept redoutable imaginé par Lee Eisenberg et Gene Stupnitsky (des producteurs/scénaristes de "The Office" US), "Jury Duty" est un objet télévisuel assez unique, situé quelque part entre les frontières de la sitcom, la caméra cachée, la télé-réalité ou voire même un véritable "Truman Show" en enfermant une personne ordinaire dans une réalité alternative (pendant une bonne semaine !) à la ressemblance clairement assumée avec un épisode grandeur nature d'un "The Office" en mode judiciaire. Car oui, si vous adorez la version US culte de ce modèle de mockumentary ayant établi la comédie de bureau comme un sous-genre à part entière de la sitcom américaine (nous, on est des fans de la première heure), vous allez forcément adorer "Jury Duty" qui en reprend complètement l'esprit, ses personnages décalés et ses situations à l'humour absurde dans un contexte de réalité du quotidien ne s'y prêtant a priori pas. Et, en y confrontant une personne aussi ordinaire, authentique et compréhensive que Ronald (un modèle de brave type, on imagine que le profil du "candidat" a dû être longuement étudié), "Jury Duty" transcende même son modèle pour en créer un nouveau par son intégration du réel à la fiction et une confusion entre ces deux mondes qui, en plus d'une écriture scénaristique trouvant toujours le moyen de mettre en avant l'humanité de ses personnages au-delà des rires, va réussir le tour de force de faire également grandir Ronald dans ses interactions ou face à des rebondissements s'amusant à jouer toujours plus loin avec les frontières du loufoque.
Grâce notamment à l'acteur James Marsden ("X-Men", "Sonic") dans une version tout aussi hilarante qu'odieuse de lui-même, un introverti adepte du transhumanisme, une vieille dame à l'attention plus que fluctuante ou encore un immigré sud-coréen accro aux jeux aux règles incompréhensibles, les composantes de ce jury hétéroclite (sans parler des autres membres du tribunal) vont constamment parvenir à entremêler nos rires, un sincère attachement à eux et notre attention à essayer de scruter les réactions de Ronald devant leurs divagations personnelles au sein de cette mécanique de procès qui réussit, elle aussi, à jouer tout autant sur la rationalité de la procédure que sur les espaces de liberté humoristiques laissés à ses intervenants.
Bien sûr, on pourra parfois se demander si tout cela n'est pas trop beau pour être vrai mais, au vu du (génial) dernier épisode dévoilant enfin l'intégralité du subterfuge à Ronald, on ne demandera qu'à y croire tant l'ampleur des coulisses de la manœuvre qui nous y est révélée et la sincérité chaleureuse qui s'y est construite entre tous les protagonistes (et, bien entendu, à l'égard du "piégé") sur la durée ne paraissent aucunement feintes. Quant aux questions morales qu'un tel procédé peut entraîner dans son sillage (un homme rendu captif d'une fiction à son insu sur une telle période), on préférera ici les mettre de côté devant la qualité du résultat. Et puis, après tout, Ronald a eu la chance de vivre une expérience qui s'apparente à un séjour à l'intérieur d'un énorme épisode de "The Office" US, dans un rôle similaire à celui du personnage de John Krasinski de surcroît... Qui ne voudrait pas intégrer avec un tel visage cette version bien plus amusante et humaine de notre triste réalité ? Nous, on paierait pour ça.
Bref, "Jury Duty" est une réussite totale, un objet sériel comique tout bonnement unique en son genre et très justement récompensé par trois nominations à la prochaine cérémonie des Emmy Awards (dont une dans la catégorie "Meilleure Comédie" et une autre pour James Marsden en tant que second rôle, ce bougre la mérite amplement !). Courez assister à ce procès qui ne ressemble à aucun autre !
Ma note est sévère parce que je n'aime pas qu'on se moque de moi. L'idée de départ c'est de faire une gigantesque caméra cachée sous forme de tribunal avec un seul pigeon. Mais le fake est fake. Celui qui est censé être piégé est dans la combine et c'est bien normal. Le concept me plaisait mais c'est injouable car il faut multiplier les situations cocasses pour garder le spectateur mais au bout d'un moment ça ne ressemble plus à la vraie vie. Les angles de caméra sont trop parfaits en intérieur et en extérieur. Le pigeon est censé trouver ça normal d'avoir en permanence 4 caméraman qui pointent vers lui alors qu'ils sont 14 jurys. Certains défendront le show en disant que c'est pas un fake mais même si je me trompe, ça n'est pas très drôle de toute façon.
Très très belle découverte fortuite d'une mini-série/docu/télé réalité hyper originale. Drôle, touchante et sincère qui redonne foi en l'humanité et en sa bienveillance. James Marsden est excellent d'auto-dérision (preuve d'intelligence selon moi!). de superbes moments dont je me souviendrais longtemps. Une mini-série à découvrir de toute urgence!
J'ai apprécié la découverte de cette série. Le concept est véritablement intéressant, même si le genre ne correspond pas entièrement à mes préférences.
Complètement disjoncté, série qui fait sourire et passer un moment de détente. Certes, les personnages sont exagérés, heureusement pour la justice, tous les jurés, ne sont pas aussi dysfonctionnels
Les critiques négatives dénonçant une supercherie sont incompréhensibles : le principal protagoniste, Ronald Gladden, n’est pas un acteur, ça se serait vu à l’écran. Les situations sont complètement farfelues, mais sa patience et sa dignité sont admirables.
Je dois avoir avoir un problème avec le "format" télé réalité... La plupart des résumé ou des critiques présentent ce programme comme une série. Mais dans la forme, on est vraiment plus dans tout ce que je déteste des TV réalités : - début dépisode : résumé rapide du précédent (OK) + spolier de quelques scènes à venir dans l'épisode (je déteste...) - fin d'épisode : spolier de quelques scènes à venir dans l'épisode suivant... - pendant l'épisode : succession de scènes absolument irréalistes et pas vraiment drôles.
Je ne sais pas trop si ce programme est censé être réprésentatif du système judiciaire américain. Si c'est le cas, ça fait plus peur que rire.
L'idée de base était pourtant assez intéressante. Dans tous les cas je n'ai pas du tout ri et j'ai arrêté après 2 épisodes.
Sorte de série/tv réalité ayant la vibe du Truman Show: Tous sont des acteurs, sauf un. C'est dans le cadre d'un "documentaire" au tribunal. Cette série est vraiment drôle, que cela soit des acteurs qui improvisent ou tous simplement celui qui ne l'ai pas et qui est donc confronté à des situations marrantes. C'est un super concept où l'on s'attache au personnes impliquées et globalement un très bon visionnage
C'est une très bonne série, légère et surtout divertissante. Tous les personnages sont exagéramment caricaturés, sauf le témoin, qui devra vivre une multitude de moments malaisants, et le juge qui en jouant parfaitement son rôle, rend le tout crédible aux yeux du témoin piégé. Je ne comprends pas comment cette série a pu être produite sans préalablement une forme d'attache légale entre le projet et le témoin piégé, car imaginons à la fin qu'il refuse toute diffusion de la série. En conclusion, à voir pour ceux qui aiment ce qui sort des sentiers battus.
J'pourrais pointer vers mon pseudo en guise de critique mais en vrai même lui est supérieur à ce que j'ai pensé de cette série. C'est plat, mou, vraiment peu drôle et sans intérêt. J'ai dû genre sourire une fois ou deux maximum en 8 épisodes, il y a des successions de scènes qui ne servent à rien, il y en a d'autres qui sont abusées à tel point qu'on se demande si le piégé en est vraiment un, certaines fois ça a l'air d'être juste faux, que c'est simplement une série où il n'y a que des acteurs, et si c'est le cas c'est encore plus sans intérêt pour le coup. Certaines fois ça ne va nulle part, on dirait qu'ils cherchent à combler pour remplir le temps d'un épisode, pas plus. Genre la scène où James Marsden rebondit sur le lit (ceux qui ont vu sauront de quoi je parle) est totalement inutile et puis d'abord, c'est quoi cette idée pourrie ? Enfin bref, c'est une série que j'ai vu une fois et ce sera la seule. Je ne la conseillerai à personne et je ne la regarderai certainement pas une seconde fois, c'est certain.
Je ne pensais pas que la saison 2 pouvait aller encore plus loin dans l'humour noir et la critique acide de la société. Cette fois c'est le monde de l'entreprise, le mindset imposé des RH, l'esprit corporate et les idioties du marketing qui sont singés (quoique peu de choses soient ajoutées au réel pour souligner leur ridicule). Les personnages sont tous très attachants. On retrouve un peu de "the office" dans cette grande blague dont le personnage principal a été très intelligemment choisi: c'est un bon client extrêmement réceptif qui parvient involontairement à rendre les personnages encore plus vrais et attendrissants.