The Tower est une très bonne série policière, efficace et agréable à suivre. On y suit principalement une jeune enquêtrice particulièrement investie dans son travail, au point d’y consacrer toute son énergie, parfois même au détriment de sa vie personnelle. Sa détermination et son exigence la rendent dérangeante pour certains collègues, notamment ceux qui n’ont pas toujours été irréprochables dans l’exercice de leur fonction. À l’inverse, pour les policiers sérieux et intègres, elle représente une alliée précieuse.
La première saison s’articule autour d’une enquête centrale : comprendre les véritables circonstances de la mort de deux personnes tombées du toit d’une tour.
Une affaire qui, en apparence, est résolue, mais qui laisse planer de nombreux doutes. Ces zones d’ombre constituent d’ailleurs un fil conducteur qui continue de traverser les saisons suivantes. Même lorsque l’enquête est officiellement classée, ni la protagoniste ni le spectateur ne parviennent réellement à tourner la page.
Les saisons 2 et 3 proposent de nouvelles affaires, tout en conservant en toile de fond les répercussions de cette première enquête, ce qui donne une vraie cohérence à l’ensemble.
La série est bien rythmée, ponctuée de bonnes surprises, et se regarde très facilement : on enchaîne les épisodes sans difficulté.
Un seul point vient légèrement ternir le tableau : la représentation des policiers lors des scènes d’action ou de danger. Ils apparaissent souvent maladroits, peu crédibles, extrêmement hésitants et inefficaces dans la gestion du risque, que ce soit en termes d’intervention, de self-défense ou d’usage de la force. Cet aspect peut parfois frôler le ridicule.
Cela reste néanmoins un détail qui n’altère pas la qualité globale de la série. The Tower demeure une solide production policière, prenante et bien construite, que l’on regarde avec plaisir.