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CeeSnipes
CeeSnipes

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Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 14 octobre 2013
Considérée comme une des plus grandes séries de l’histoire de la télévision, il était temps pour moi d’expérimenter The Wire, série créée par David Simon, déjà auteur d’Homicide : Life on the Streets.

The Wire se démarque déjà par son refus du procedural drama. Là où l’excellente série The Shield utilisait le procedural pour raconter une histoire bien plus complexe, The Wire est un vrai feuilleton, avec trois ou quatre storylines secondaires pour une storyline principale : coincer Avon Barksdale. Cela renforce l’intérêt de la série et permet au spectateur de s’attacher aux personnages. Des personnages qui sont d’ailleurs extrêmement bien travaillés, complexes et non manichéens (sauf peut-être Stringer Bell et Avon Barksdale, totalement détestables) et surtout interprétés par des acteurs de grand talent. En effet, Dominic West est exceptionnel dans le rôle pivot de la série¸ Jimmy McNulty, tandis que les seconds rôles comme Jim True-Frost, Clarke Peters, Lawrence Gilliard Jr. ou encore Michael B. Jordan sont excellents. Les épisodes, écrits à la perfection pour dévoiler juste ce qu’il faut d’éléments de l’intrigue pour estimer l’itération réussie et en attendre impatiemment la prochaine, sont mis en scène avec grand soin par des pointures de la télévision (Clarke Johnson ou Brad Anderson)… Les cliffhangers sont soignés et la saison se termine d’une manière assez fabuleuse et originale.

La première saison de The Wire est une franche réussite, particulièrement émouvante, passionnante et surtout incroyablement accrocheuse. Il me tarde de découvrir la deuxième saison.
CeeSnipes
CeeSnipes

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Critique de la saison 5
4,5
Publiée le 1 avril 2014
Pour sa dernière saison, The Wire ne déroge pas à la règle qui a régi la série durant quatre saisons : David Simon se concentre sur un autre aspect de la ville de Baltimore qu’il connaît bien.

Cette saison, c’est le journalisme, avec l’arrivée du Baltimore Sun dans l’équation. Trois personnages principaux arrivent, dont l’excellent Clark Johnson, qui dirige aussi le Series Finale. La saison finale est plus qu’une saison normale, elle doit clore tous les arcs scénaristiques de tous les personnages, surtout quand elle est prévue depuis longtemps. Et il se trouve que David Simon et son équipe parviennent parfaitement à gérer cette grosse pression. Ils ont beau être une petite trentaine, tous les personnages voient leur storyline se terminer avec brio. On citera bien évidemment celle de Bubbles comme l’exemple parfait d’une histoire rondement menée mais ce qui frappe le plus, c’est l’aspect cyclique de la série. Les personnages évoluent presque tous dans les pas d’un autre personnage. Cette finesse d’écriture est impressionnante et nécessite d’être clairement signalée. Au-delà de la fin de toutes les storylines, la cinquième saison propose encore quelque chose de nouveau à la série, avec une sombre histoire de tueur en série factice. On perd quelques excellents personnages comme Bunny Colvin ou Prezbo mais ceux-ci reviennent quand même pour une scène dans la saison, pour renforcer encore l’émotion, omniprésente cette saison. Le final de la série est exceptionnellement bien géré, à défaut d’être le meilleur épisode de la saison et ferme un chapitre de la vie de tous les spectateurs.

The Wire se clot comme elle s’est ouverte, de la meilleure des façons. La saison est encore une fois fabuleuse et quitter Baltimore de cette manière est aussi triste que salvateur pour la foi en l’être humain. Chef d’œuvre.
CeeSnipes
CeeSnipes

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Critique de la saison 4
4,5
Publiée le 4 mars 2014
La troisième saison de The Wire était formidable, à l’image d’une série qui sait parfaitement se renouveler, sans jamais sembler redondante. Cette quatrième saison arriva deux ans plus tard, après un renouvèlement compliqué.

En changeant totalement de baron de la drogue, The Wire a pris un tournant encore plus dramatique. En effet, Marlo Stanfield et ses deux sbires sont infiniment plus violents qu’Avon Barksdale et la série s’en ressent, enchaînant les découvertes macabres et les scènes très dramatiques (il est quasiment impossible de regarder le Season Finale sans pleurer). De plus, c’est le moment que choisit David Simon pour nous parler de la jeunesse de Baltimore, en incorporant à la série une dizaine de nouveaux personnages adolescents ou enfants, en s’intéressant au marasme dans lequel est plongée l’éducation dans cette ville. On y trouve alors des acteurs très intéressants, comme Maestro Harrell ou Thuliso Dingwall. L’arc scénaristique de Bunny Colvin est d’ailleurs excellent, l’ancien commissaire ouvrant une classe spécialisée pour enfants à problèmes. Un peu en deçà se trouve la storyline de Tommy Carcetti, qu’on avait laissé idéaliste et qu’on retrouve las et en campagne pour devenir maire. Mais la série reste si passionnante qu’elle ne perd pas en qualité malgré l’absence de Jimmy McNulty pour quelques épisodes, ce dernier ayant enfin trouvé le bonheur d’une vie de famille saine et stable.

Ereintante, désespérante et pourtant toujours aussi addictive, The Wire continue à être une série d’exception dans sa quatrième saison, sa meilleure jusque-là, qui annonce une conclusion aussi triste que passionnante.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 19 février 2015
J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans, les deux premiers épisodes ont été assez durs à suivre car je sortais de The Shield, série ultra dynamique, sans temps mort aux intrigues simples, et là je me retrouve dans une série posée, réaliste, aux multiples personnages et intrigues, la transition à té dure. Mais passé le second épisode, l'attachement est très vite arrivé et dés la fin du troisième épisode j'étais bel et bien dedans. Tout un tas de facteurs expliquent le fait que j'ai littéralement adoré cette saison. Le premier, c'est la qualité du jeu d'acteurs. Que c soit du côté des trafiquants que du côté de la police, chaque clan possède des personnages attachants dont on suit l'évolution avec plaisir de sorte qu'au final on a presque envie qu les trafiquants s'en sortent plus que les flics. La réalisation est très bonne, maîtrisée, proposant des plans plus soignés, plus stables lorsque nous sommes du côté des flics et proposant des plans épaules, une mise en scène plus axée "documentaire" lorsque nous sommes du côté des trafiquants. La bande son ne présente que très peu de musique, ce qui favorise finalement l'aspect réaliste de la série. Et plus les épisodes s'enchaînent, plus la tension monte de sorte que les trois derniers épisodes se vivent véritablement comme un grand film noir hollywoodien.
En clair, The Wire c'est génial, et pourtant j'étais pas convaincu du tout avant de me lancer. A voir à présent ce que la saison 2 propose !
maxime ...
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 25 octobre 2014
J'ai toujours un peu de mal à me lancé dans une nouvelle série et à être " pris " par son intrigue, encore plus avec The Wire et son statut de série culte ( qui a le don de m'effrayer ) ... Mais " petit à petit l'oiseau fait son nid ", on se retrouve happé par cette enquête policière complexe à tout les étages. Cette complexité, justement est aussi appliqué sur ces personnages flics ou voyous ... Ils sont tous fascinant, D'Angelo en est le meilleur exemple. Il est constamment dans une forme de dualité entre ces valeurs, son éthique et sa profession. Ce qui est fort appréciable avec The Wire c'est qu'a aucun moment on ne cherche à jugé tel ou tel personnes, au contraire même ! Il n'y a ni " gentil " ni " méchant " simplement des hommes et des femmes évoluant dans un milieu difficile, spoiler: encore une fois c'est le jeune Barksdale qui en parle le mieux lors de son interrogatoire dans le dernier épisode
. Dans le fond comme de par la forme je suis conquis et follement impatient de me lancer dans cette seconde saison. Le fait de se renouveler à chaque saison m'intrigue énormément, hâte ...

Dernier point, les citations à la fin du générique sont une idée de génie !
maxime ...
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 4
5,0
Publiée le 15 mars 2015
Cette quatrième saison supplante la précédente qui pourtant avait atteint un niveau que je pensais justement impossible à dépasser ! Jusqu'où The Wire va s’arrêter dans ce qu'elle nous offre ? Certaines séries sont bien trop longues mais en l’occurrence celle-ci aurait bien mérité plus que cinq saisons ! Et dire qu'il ne m'en reste plus qu'une à voir ... Toujours les mêmes qualités avec toujours aussi peu de déchet, quasiment pas à vrai dire. Chaque secondes de ces 13 épisodes vaut la peine d’être vu, on poursuit les intrigues précédemment commencé et on ajoute en plus de celle là la vie des adolescent des quartiers, comment toute la merde qu'ils côtoient au quotidien les influences. La est la meilleure des trouvailles de cette série, on ne peut qu’être bouleversé par le sort qui est réservé à ces gamins ... Concernant les personnages historiques, là encore on est pas déçu tant ceux-ci ne s’arrête jamais d'évolué, spoiler: la mort de Bodie m'a fait encore plus de mal que celle de Stringer Bell !
. Même le générique est le meilleur des 4 ! Une merveille tout simplement ...
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 19 mai 2014
Concrètement, de l’avis d’un bon nombre d’intervenants, dont des célébrités hétéroclites, The Wire, Sur écoute, de par chez nous, la création de David Simon, est la meilleure série de tous les temps. Ceci est un fait avéré. Si dans mon cas je ne m’avancerais pas à établir un quelconque classement des productions télévisées, j’admets volontiers qu’à l’instar d’une toute petite poignée d’autres séries, la tentaculaire odyssée policière de HBO fait bel et bien partie d’un patrimoine télévisuelle voué à la postérité. Chef d’œuvre incontestable du petit écran, The Wire n’est pas seulement un modèle à suivre d’un point de vue narratif, non, elle est aussi la preuve de l’amour que porte HBO pour son public. En effet, le show de David Simon n’aura jamais conquis une audience démesurée, HBO préférant l’intelligence à la fortune. Là encore, c’est un fait. Si peu d’entre nous, les accros aux médias, n’auront finalement eu la chance de se perdre dans le Baltimore contemporain, ceux qui y sont allés, comme moi, n’y seront pas revenu indifférents, en aucun cas.

Si j’ai petit à petit disséqué les cinq saisons que nous ont offertes David Simon et son team de scénaristes, dont l’excellent romancer Dennis Lehane, notamment, il convient de revenir ici sur la série en tant qu’élément unique. Peu importe les saisons, peu importe les personnages, ceux que l’on a apprécié, ceux que l’on a aimé détester, The Wire c’est avant tout un procédé global. Entendons par là que le but premier de ses créateurs était de dresser le portrait le plus réaliste possible d’une métropole américaine dans sa phase post-industrielle. Dès lors, chaque saison met l’accent sur un sujet bien précis, hiérarchie policière, hiérarchie criminelle, prolétariat et syndicalisme, politique, éducation et journalisme sont les six principaux axes développés. Pour autant, jamais le scénario ne s’éloigne d’un fil rouge judiciaire absolument passionnant. Donc, dans sa globalité et dans le tempo d’une investigation policière de longue haleine, David Simon et ses scribes dressent un portrait social avant tout, un portrait lui aussi hautement passionnant tant tous les enjeux sont mesurables à l’échelle de tout un chacun.

La force de The Wire réside bel et bien dans son harmonie. Si de-ci de-là le scénario semble s’égarer, détrompons-nous, c’est pour mieux interagir plus loin avec la ligne directrice. Au fil du temps, l’on semble connaître chacun des protagonistes, chaque nouvel épisode signifiant partir pour une nouvelle journée de boulot auprès de nos chers flics, partir sillonner les rues auprès de nos lascars préférés, s’assoir au bureau du maire pour prendre les décisions qui s’impose ou pour amener une réflexion sur le système éducatif, sur la légitimité d’une presse écrite. Tout y est passionnant tant l’ellipse narrative qui unit les protagonistes est savamment tracée. L’effet papillon, appelons ça comme on veut, est l’un des traits de caractère de la série, toujours alerte des moindres faits et gestes du plus insignifiants des personnages pour mieux en faire des séismes, tant politiques que judiciaires.

Au final, l’on quitte l’âme en peine une série d’une rare virtuosité. Certes, nulle place ici pour les héros, ni même pour les anti-héros. En effet, pas de Walter White, pas de Tony Soprano ni même de Vic Mackey, personnages emblématiques de l’univers télévisuelle de ces dernières années, mais simplement des personnages traçant leur bout de chemin sur le fil du rasoir. Si l’on aura finalement apprécier des personnages tels qu’Omar, le culte robin des bois des bas-fonds, Stringer Bell, le charismatique, McNulty, le flic imprévisible ou encore Tommy Carcetti, le maire par excellence, aucun d’entre eux n’aura pris autant d’importance que le contexte en général. Au terminus, le seul personnage concret de The Wire, c’est Baltimore, la ville. Comme évoqué lors de ma critique de la cinquième saison, malgré tous les évènements auxquels on a peu assister cinq ans durant, le monde continue de tourné de la même manière. C’est sans doute ce final glaçant qui rendra mémorable The Wire, qui n’est pas une histoire mais des centaines, un simple moment de voyeurisme dans une réalité glacée, un moment d’attention dans un espace temps indéfini. C’est là qu’est l’exploit de David Simon. Avoir réussi à mettre en scène la vie telle que certaine la vive, sans jamais juger ni prendre parti, le tout en captivant son public. Du grand art. 18.4/20
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 6 février 2014
Hiérarchie policière, hiérarchie criminelle, politique, magistrature, tout y passe dans The Wire, support de la chaîne HBO se voulant le pendant télévisuelle d’une réalité socialo-politique propre aux métropoles de côte est des Etats-Unis. La première saison de la série dresse le tableau d’une traque au grand banditisme, d’une enquête policière visant à faire tombeau un parrain de la drogue local, monstre sacré dans son quartier, inapprochable et d’une prudence professionnelle impressionnante. Inutile ici de faire le pitch d’une saison retors, d’une confrontation entre bien et mal toute nuancée. Sous des allures de trame policière traditionnelle se cache une complexité multi-facettes qui soit captivera le spectateur soit l’enverra dans les roses. A mille lieues des inusables et déplorables séries policières de grandes audiences, voici le remède documenté s’adressant au public lassé par toute cette facilité, toute cette bêtise.

Aux cotés d’un détective phare s’ajoutent une multitude de personnages, flics issus de toute la hiérarchie, magistrat, avocats, barrons de la drogue, soldats des rues, junkies, indics, tout y passe. Si bien que de louper l’un des treize chapitres de la saison est synonyme de décrochage. D’aucuns reprocheront alors à la série de David Simon son impressionnante complexité, ce qui n’est pourtant pas la principale caractéristique de cette première saison. Oui, place à la prise de tête, au travail mémoriel, tout en étant certain que faire cet effort équivaut à plonger la tête la première dans une captivante enquête policière parsemée d’ellipses narratives et agrémentée d’une critique sociale hautement documentée. Alors que Baltimore est dans la tête des européens une métropole américaine proche de la capitale US, la ville aux innombrables cités sera le centre du monde télévisuelle du public durant le visionnage de sur écoute, d’un public autant captivé par ce monde là que dégouté de toute cette misère.

Dominic Cooper, Idris Elba, dont la série est le révélateur, ou encore Harris Wood, tous les interprètes sont excellents, tous investis d’une tâche, tous pleinement incorporés à un environnement urbain tel que très rarement décrit à la télévision. Notons au passage qu’il s’agit là d’une des premières apparitions d’une star de demain, Michael B. Jordan. Violente, souvent immorale, elliptique, la série de David Simon est un choc, aussi bien culturel que narratif. Chacun des nombreux personnages est sur un siège éjectable qui lui est propre, des voyous au bout d’un canon, des flics victimes de leurs hiérarchie. Pour autant, malgré le ton pessimiste de l’œuvre, rien n’est pourtant moins jouissif que des personnages malmenés, une tension paralysante. Les Showtime l’auront compris, HBO ayant notamment ouvert la route à des créations tel que l’énorme Breaking Bad, au formidable show qu’était les Sopranos ou encore à la surprenante odyssée des ripoux de The Shield, les héros sont morts, place au anti-héros.

Seule ombre au tableau d’une première saison aussi bien captivante qu’inventive, d’un point de vue technique d’investigation, notamment, c’est le format visuel. Si HBO est sans conteste l’un des principaux initiateurs de cette nouvelle vague de séries formidables sur nos écrans depuis le début des années 2000, le format visuel des épisodes d’il y a dix ans est tragiquement en dessous des techniques de visionnage d’aujourd’hui. Si bien que la version DVD de The Wire, il n’existe aucun autre format de la série, n’est désormais plus adapté à la technologie. C’est simple, même si le plaisir est suprème, il devient difficile de visionner ce type de disque sur un écran nouvelle génération d’une diagonale supérieure à 100 cm. Mais bref, là n’est qu’un aspect technique qui ne concerne pas directement le travail de David Simon et son équipe qui auront livrer ici une première saison d’anthologie, une réelle et impressionnante série policière, mais pas seulement. Pressé de découvrir la suite, je sens toutefois que je vais regretter les planques successives sur les toits surplombant Franklin Terrace. Un hit. 18/20
Nico591
Nico591

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Critique de la série
5,0
Publiée le 19 août 2013
Dernière saison pour ce qui est, et restera pour longtemps la meilleure série policière voire même la meilleure série de tous les temps.
Jamais une série n'aura été aussi proche de la réalité dans sa description du monde policier et de la rue, refusant toute forme de manichéisme dans la caractérisation de ses personnages et dans le travail de la police au quotidien dans la ville de Baltimore qui est un personnage à part entière.
La profondeur sociologique de la série est elle aussi unique, traitant à la fois la politique, l’éducation ou encore dans celle ci le manque de moyens de la police avec une justesse exceptionnelle, on remarque bien l'aspect journalistique et documenté qu'a apporté David Simon journaliste de métier.
N'oublions pas la guerre entre flics et dealers qui n'a jamais été aussi prenante dans une série, avec des personnages hauts en couleur avec en tête Omar personnage désormais culte.
La marque de fabrique HBO est bien présente : realisation, storytelling bluffant, casting, tout est parfait.
Bref une série qui marquera à jamais et qui va beaucoup me manquer.
Nico591
Nico591

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Critique de la saison 4
5,0
Publiée le 24 juillet 2013
Avec cette quatrième saison, cette série a atteint le statut d'objet culte.
Jamais on aura aussi bien décrit le trafic de drogue dans une ville, que ce soit au niveau des dealers, des policiers, de la politique au sein de la mairie, mais aussi au niveau des gamins qui vivent dans les quartiers pauvres.
En effet nouveauté de cette 4e saison est de nous montrer le quotidien et le destin de ces gosses voués à dealer dans la rue, ce qui accentue encore plus le coté docu et sociologique de cette série.
Autre force de la série c'est l'absence totale de manichéisme, pas de héros juste des gens normaux qui font leur travail de fourmi pour choper les dealers, de l'autre ces mêmes dealers qui font leur biz.
Et bien sur comme dans toute production HBO tout est parfait : écriture, realisation, interprétation, jamais une série n'aura été aussi crédible dans son propos.
Nico591
Nico591

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Critique de la saison 3
5,0
Publiée le 18 avril 2013
Troisième saison de ce qui est avec " The Shield " la meilleure série policière américaine.
A l'inverse de " The Shield " qui est plutôt dans le registre action / thriller, celle ci aborde le sujet sur une approche beaucoup plus réaliste, journalistique qui dépeint avec authenticité le quotidien des flics et des dealers.
C'est là toute la force de la série, loin des standards américains avec ce que cela comporte de clichés, ici c'est la réalité de la ville de Baltimore qui est décrite avec une profondeur sociologique jamais vu auparavant.
Que ce soit du côté des policiers qui effectuent un véritable travail de fourmi long et laborieux avec leurs mise sur écoute, et de l'autre côté les dealers qui élaborent de véritables empires de la drogue s'adaptant très vite aux méthodes de la police.
Et au milieu il y a " Omar " électron libre qui acquiert une dimension supplémentaire dans cette saison, qui est certes un peu en deçà des précédentes faute d'un véritable fil conducteur mais qui apporte des rebondissements majeures.
Theo
Theo

35 abonnés 1 071 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 23 mars 2024
"Sur écoute" ("The Wire") est une série télévisée qui transcende le genre du drame policier pour devenir une étude sociologique profonde et nuancée de la ville américaine, et plus spécifiquement de Baltimore. À travers ses cinq saisons, la série dépeint avec une rare précision les intrications complexes entre le crime, la loi, la politique, l'éducation et les médias, révélant les failles et les dysfonctionnements des institutions censées servir et protéger les citoyens.

La première saison plonge le spectateur dans les guerres de territoires entre les gangs de dealers et la brigade des stupéfiants, montrant avec acuité la dualité et les similarités entre les deux mondes. Ce n'est pas seulement une bataille contre le trafic de drogue, mais une représentation méticuleuse des vies affectées des deux côtés de la loi. La deuxième saison élargit le tableau avec l'introduction de l'univers des dockers, ajoutant une couche de complexité à la narration en explorant les répercussions de la mondialisation et du déclin industriel sur la classe ouvrière américaine.

La troisième saison s'attarde sur les arcanes du pouvoir municipal et le concept révolutionnaire d'Hamsterdam, proposant une réflexion audacieuse sur la politique de la drogue et ses impasses. La quatrième saison, peut-être la plus émouvante, s'aventure dans le système éducatif, offrant un regard sans concession sur la façon dont les écoles publiques deviennent le théâtre des échecs et des réussites, des tragédies et des espoirs de toute une communauté.

La cinquième et dernière saison se concentre sur les médias, examinant le rôle de la presse dans la construction de la réalité urbaine et questionnant l'éthique journalistique dans une époque de sensationalisme et de réduction budgétaire. Cette saison clôt magistralement le cycle en démontrant comment chaque institution, bien qu'ayant le potentiel d'apporter un changement positif, est souvent entravée par ses propres intérêts et limitations.

Ce qui distingue "Sur écoute" des autres œuvres de son genre, c'est son refus de simplifier ou de moraliser. Les personnages, qu'ils soient policiers, dealers, politiciens, enseignants ou journalistes, sont dessinés avec une profondeur et une complexité telles qu'ils échappent aux clichés. Chacun est le produit de son environnement, luttant avec ses propres démons et ses aspirations, ce qui rend la série incroyablement humaine et profondément émouvante.

"Sur écoute" est une série qui ne se contente pas de divertir; elle éduque, interpelle et laisse une empreinte indélébile sur son spectateur. C'est une œuvre qui, bien que se déroulant dans les années 2000, reste d'une actualité brûlante, abordant des thèmes universels et intemporels avec une intelligence et une sensibilité rarement atteintes dans le paysage télévisuel. En somme, c'est un chef-d'œuvre du petit écran, une fresque sociologique inégalée qui mérite amplement sa place au panthéon des séries télévisées.
ConFucAmuS
ConFucAmuS

649 abonnés 1 036 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 3 mars 2021
Arriver après la bataille à ceci de décourageant que tout semble avoir été déjà écrit sur The Wire (Sur Écoute en V.F). Mais ce serait oublier que la force du feuilleton lancé en 2002 est d'être aussi pertinent aujourd'hui qu'il l'était hier. Pas étonnant, les deux cerveaux à l'origine de la production HBO sont tous deux experts sur la question criminelle à Baltimore (le lieu de l'action). David Simon a fait ses classes au Baltimore Sun où il a frayé avec nombre de protagonistes impliqués dans le trafic de drogue, d'un côté ou d'autre de la loi (un labeur que Simon a compressé dans les 924 pages de Baltimore). Parmi lesquels Ed Burns, ex-officier de la police et ancien professeur dans une ZEP de la ville. Bref, à eux deux ils ont eu tout le temps d'observer les leviers et mécanismes régissant la vie d'une des plaques tournantes de ce commerce sous-terrain. D'où leur collaboration à l'ouvrage The Corner: A Year in the Life of an Inner-City Neighbourhood qui posa les germes de leur reconversion. Elle passera par la télé, d'abord avec Homicide en 1993 qui durera 7 saisons, puis l'anthologie The Corner en 2000. Déboule The Wire en 2002 qui entreprend de synthétiser le travail de plusieurs carrières en 5 saisons. Un polar de taille encyclopédique livré avec une rigueur journalistique doublé d'un geste civique puissant. Une main tendue vers tous, oui. Un doigt d'honneur aux autres canons du genre, oui aussi.
La réputation de Sur écoute s'est bâtie et consolidée sur la durée, la série n'affichant pas des audiences comparables aux Experts ou New York, Police Judiciaire, et pour cause elle ne leur ressemble en rien. Comme certains livres, elle réclame un peu de patience et de l'attention pour vous accrocher. Son style est proche du reportage : refus du sensationnalisme, de la complaisance ou du manichéisme. Pas de climax, pas de fusillade homérique, pas de cerveau du crime, pas de héros sans tâche. On mise sur les interactions entre personnages et groupes sociaux, comment ils fonctionnent de l'intérieur, comment ils agissent sur les autres, en tant que force constructive ou destructrice sur l'individu et la communauté. Dit comme ça, on pourrait craindre à un pamphlet anti-système, un objet théorique bien loin des aspirations d'un spectateur en quête de nouvelles addictions télévores. Ce n'est pas le cas, très loin de là. David Simon et Ed Burns savent mieux que personne qu'un sujet aussi retors que les narcotiques est d'abord un problème humain. De fait, on suit d'abord les individus au sein de strates distinctes sur le papier mais dont les rapports ou fonctionnements se confondent avec le temps et l'observation. À chaque saison, c'est à une nouvelle couche d'un problème structurel qu'on s'attaque (La rue, le port, la politique, l'école puis enfin la presse). À chaque saison, c'est une nouvelle page d'une odyssée sociale aux accents de tragédie humaine.
The Wire, c'est une série à mèche lente. Laissez agir un peu et quand elle explose, la déflagration heurte plus sûrement que vous l'auriez imaginé. Une fois que le souffle vous a balayé, vous poursuivez et achevez le feuilleton. Puis vous recommencez. Le feuilleton est une boucle parfaite, chaque saison est à la fois préquelle et séquelle de la précédente, la peinture finale vertigineuse oblige à s'y replonger avec un regard différent. Qu'il porte sur tel fil rouge ou tel personnage, tous importants puisque tous liés à une mythologie qui se forge imperceptiblement jusqu'à devenir colossale. Pour ma part, j'ai une préférence pour la saison 4 qui pousse l'empathie d'autant plus loin que la plupart des protagonistes sont des enfants. Mais soyons clairs, les 4 autres fresques sont de haute tenue. Jamais faciles ou tarabiscotées, toujours riches et pertinentes. Le seul point noir (et il n'est pas loin d'être microscopique) tient à cette approche terre-à-terre qui refuse les coups de tonnerre formalistes ou les rebondissements. Ça peut sembler paradoxal de reprocher à Sur écoute une chose qui fait sa plus grande force, mais disons que patienter parfois 4-5 épisodes pour que l'intrigue soit lancée pour de bon peut sembler un chouïa exigeant. Pour peu que vous lui accordiez ce temps, il est certain que les rangs de vos personnages cultes vont se gonfler avec une ribambelle de noms. Ma liste personnelle s'est vue allongée avec ceux de McNulty, Bunk, Freamon, Colvin, Greggs, Daniels, Prez, Carver, Omar, Barksdale, Stringer Bell, Sobotka, Bubbles, Michael, Dunquan ou Namond. Ça fait quand même pas mal de monde à peupler l'imaginaire qu'on associe à un genre que la création de David Simon et Ed Burns a su réinventer de telle façon que ses concurrents directs paraissent bien plats en comparaison. On a tous à apprendre de The Wire et il n'est jamais trop tard pour commencer.
Loskof
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 18 juin 2015
Je n'ai pas encore tout regardé, ça prendra du temps, car comme la série je progresse lentement, un épisode de temps en temps, que je laisse digérer tranquillement. Mais le constat est sans appel, c'est génial ! Forcément il y en a plein que la série va larguer en cours de route. La raison? Ce n'est pas une série comme les autres, il n'y a pas de gros cliffangher à la fin de chaque épisode, pas de teasing, pas de vrai personnage principal. Alors forcément le spectateur consommateur devant sa télé est tout perdu. Sauf qu'il passe à côté de ce qui fait le génie de ce genre de séries. ça prend son temps, tout est décortiqué, il y a énormément de personnages, les flics sur le terrain, ceux des bureaux, les politiques, les dealeurs, les malfrats, tous avec les ambiguïtés, leur intérêt. The Wire dresse une grande fresque de Baltimore, et forcément ça se mérite, il faut s'accrocher, attendre avant de voir une intrigue se résoudre. Le tout est filmé de façon quasi documentaire, hyper réaliste. Si on accepte de se mettre à l'eau, on s'y laissera bercer pendant de longues heures, quel plaisir !
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 3 février 2015
Superbe série policière qui convainc grâce à son réalisme, sa justesse, son écriture et son humour noir. Une enquête policière crédible, avec une intrigue vraiment haletante, vécue de l'intérieur des cités de Baltimore et des équipes policières.
Cette série ne s'appuie pas sur un héros en particulier, mais vraiment sur plusieurs personnages principaux, McNulty, Greggs, Bubbs, D’Angelo Barksdale, Stringer Bell, etc... qui sont tous joués à la perfection.
Vraiment une série complète plus que réussie.