À Baltimore, le trafic de drogue est omniprésent. Une unité spéciale est mise en place pour démanteler le réseau de deux caïds de l'ouest de la ville. The wire comprend 60 épisodes relatant cet affrontement répartis sur 5 saisons .
"The wire"(Sur écoute)... on m'en parle depuis des années, souvent avec plein d'étoiles dans les yeux. De nombreux amateurs la décrivent comme la meilleure des séries policières, voire des séries en général.
Après visionnage, je reconnais que cette série créée par David Burns et scénarisée par Dennis Lehane est bien documentée et originale dans sa vision réaliste de la lutte contre le trafic de drogues et du quotidien d'une brigade spéciale créée pour l'occasion. Les gangsters, des minorités de couleur tiennent le trafic de la drogue dans certains quartiers de la ville. Deux Caids en haut de la pyramide, Avon Barksdale (Wood Harris) et Stringer Bell (Idris Elba) et une meute de sous fifres pour les servir. Coté flics, le personnage central, Mac Nulty (Dominic West), flic obstiné mais père divorcé à la dérive porté sur la bouteille, Shakima Greggs une collègue bosseuse, ainsi que le duo Thomas Hauk et Ellis Carver pour ne parler que des plus importants. La brigade est sous les ordres du lieutenant Cedric Daniels, flic bosseur qui traine des casseroles et ne plait pas à ses supérieurs.
Le revers de la médaille en ce qui me concerne est l'absence de fantaisie de l'ensemble et de charisme de ses protagonistes. Le souci du détail de la réalisation crée des longueurs et rend l'intérêt des épisodes inégal. Les flics (à commencer par le "satyriasique alcoolisé" Mc Nulty) se débattent dans des problèmes personnels et conjugaux qui les conduisent d'ailleurs à chercher un second souffle dans leur vie professionnelle. Les truands n'ont rien de séduisant. Tout au plus peut on sourire quant on voit Stringer Belle suivre ses cours d'économie en vue de devenir un homme d'affaires.
La série manque cruellement de personnages charismatiques. Ici pas de contre modèles sombres comme "Walter White/Heisenberg" dans "Breaking Bad" ou de "Vic Mac Key" dans "the Shield". J'ai trouvé que cela faisait cruellement défaut à la série même si c'est le but recherché au cas particulier.
Dans le même ordre d'idée, on a le sentiment que pour les producteurs, leurs personnages sont interchangeables et ne comptent pas réellement, ceux ci disparaissant parfois sans autre forme de procès au gré des retournements de situations (que l'on voit rarement venir...comme pour Pryzbylewsky).
"The wire" où une série adulte efficace qui manque cependant de fantaisie.
Certainement une des meilleures séries jamais créée. Il y aurait tellement à dire sur les personnages, les thèmes abordés où l'environnement dans lequel se déroule l'intrigue. Pour faire simple, The Wire est plus qu'une banale série policière, c'est une peinture sociale qui ne fait de cadeau à personne et ne peut aucunement laisser le spectateur indifférent. Je veux bien admettre que le développement des intrigues sont longues, mais c'est parce qu'on est dans une volonté de coller au plus près au réel. Exit les CSI, FBI, NCIS et autres séries du même genre (que j'apprécie pour leurs qualités) qui sont quand même loin, très loin de la vérité. Non ici les scénariste prennent le temps pour bien caractériser leur personnages et faire en sorte que les liens entre les histoires soient forts. Si on prends bien le temps d'apprécier cette série, on n'en ressort pas indemne.
Jusqu'où iront-ils ? Les scénaristes de la série se sont une nouvelle fois surpassés pour nous offrir une saison remarquable, qui finit des arcs commencés 2 saisons plus tôt, en commence des nouveaux qui s'annoncent passionnants, présente de nouveaux persos prometteurs et nous plonge un peu plus au coeur des arcanes politiques de la ville. Le travail des policiers est montré avec un réalisme saisissant, tandis que le perso de McNulty gagne en profondeur. L'équipe apparaît divisée mais arrive à surmonter leurs différends afin d'accomplir leur but ultime : faire tomber Avon. Avec encore des acteurs au top, des histoires secondaires voire tertiaire plus passionnante que certaines séries entières, une qualité d'écriture et de mise en scène qui frise la perfection et une peinture toujours aussi sombre de notre monde.
Voilà une série qui bénéficie d'une bonne réputation. Certes, le scénario et l'aspect proche du documentaire constituent ses points forts.
L'action qui tourne autour du trafic de drogue, se déroule à Baltimore, ville portuaire située à une cinquantaine de kms au nord de Washington DC.
Cependant, la réalisation est d'un niveau très faible ( en cinq secondes on sait qu'on a affaire à une série télévisée, face à la médiocrité des cadrages et de la mise en scène).
Pour ma part, le peu de plaisir que j'ai rencontré dans le visionnage de " sur écoute" (the Wire) est tel, que je n'irai pas au delà de la saison 1.
Le pitch ne rend pas du tout honneur à cette série excellentissime. Le scénario est béton, la mise en scène est sobre et réaliste, les acteurs sont justes. Ca se regarde sans même y penser. Au top
Une série devenu culte avec le temps. Même si tout n'est pas parfait, The Wire possède de très grandes qualités. Son scénario qui est très intéressant, sa réalisation de qualité même si par moment quelques longueurs mais surtout un casting assez monumental. Pour moi, c'est sa plus grande force. Acteurs principaux comme secondaires.
En remarquant à quel point la série est souvent nommée comme être la meilleure série de tous les temps, j'ai voulu comprendre ce que cette série avait de si remarquable. Après avoir regardé entièrement la première saison, je peux juste dire que c'est très ennuyeux. C'est finalement une banale histoire de flics qui traquent des gangsters trafiquants de drogue dans les ghettos de Baltimore. Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques à l'encontre de cette série qui n'a rien d'extraordinaire ni dans sa narration, ni dans sa forme, ni dans sa façon de filmer. Comprenne qui pourra.
Une deuxième saison de haute volée qui réussit à bien renouveler la série avec une nouvelle affaire pleine de ficelles tout en gardant une connexion avec la première. On peut seulement reprocher que les intrigues se multiplient et donc que tout est moins traité en profondeur.
Une superbe saison qui conclut le fil rouge Barksdale avec une enquête moins forte mais toujours passionante et une multiplication des intrigues secondaires toutes très pertinentes. On se régale de bout en bout.
Une première saison d'exception où tous les personnages sont géniaux et où l'intrigue est d'une puissance rare. Mélange d'intelligence et de dangers qui tiennent en haleine.
Pour sa deuxième saison, "Sur écoute" nous plonge dans un univers différent. En effet, l'enquête principale se déroule au port de Baltimore où la contrebande fait les beaux jours de certaines personnes. Mais plusieurs cadavres de femmes retrouvées dans un container vont entraîner la police à y regarder de plus près. Même si cette saison se déroule autrement que la première, on perçoit l'ambition de la série qui n'abandonne aucun de ses personnages et qui en ajoute de nouveaux pour étoffer l'intrigue. Ainsi, on suit toujours Barksdale et Stringer Bell, les caïds qui étaient la cible de l'enquête de la première saison mais leur histoire se place au second plan sans être oubliée pour autant. Ici, le port, ses ouvriers et son syndicat sont mis à l'honneur, nous permettant de découvrir un nouvel aspect de Baltimore et de toute sa complexité. Poursuivant dans sa quête de réalisme, la saison met un peu de temps à démarrer mais comme pour la première saison, la sauce prend tout de suite. L'écriture est de qualité, apportant un soin particulier aux personnages que l'on voit évoluer sous nos yeux, toujours interprétés par d'impeccables acteurs. Même le temps de quelques scènes courtes, les scénaristes donnent vie à leurs personnages sous nos yeux et ils nous apparaissent terriblement réels, comme si on pouvait les croiser en allant à Baltimore. On sent bien le regard journalistique qu'a David Simon, qui tente avec succès, de rester objectif sur les événements et de nous montrer la vérité qui en découle sans non plus être complètement froid. Car une chose est sûre, on a rarement tant de personnages et tant de réalisme nous passionner autant. Une réussite donc, il n'y a rien à redire là-dessus.
Après deux saisons magistrales, David Simon lançait la troisième saison de sa série The Wire, cette fois se concentrant sur la politique au sein de Baltimore et de la lutte intestine chez les élites.
En effet, on avait déjà vu les problèmes que rencontrent Cedric Daniels et son équipe avec les majors Rawls et Burrell qui songent plus à leur carrière qu’aux habitants. La troisième saison de The Wire intègre deux personnages qui sont leur contraire, Bunny Colvin et Tommy Carcetti. Si le deuxième brigue le poste de maire, le premier s’occupe du quartier ouest de Baltimore et par son envie de bien faire provoque la grosse partie de la saison : Hamsterdam, un endroit de libre cours au trafic de drogue. Cela rend la saison particulièrement passionnante, avec une telle idée scénaristique. Tous les personnages y trouvent leur compte, sans qu’on repasse par ce qu’on a vu déjà deux fois : la création du detail. Ici, on est déjà en pleine enquête, pour faire tomber Stringer Bell. Bell, justement, est le véritable antagoniste de la saison et son duo avec Avon Barksdale bat de plus en plus de l’aile et c’est absolument passionnant et bien traité par les scénaristes (qui comptent Dennis Lehane et George Pelecanos dans leurs rangs). On peut cependant regretter qu’il y ait un épisode de trop dans cette saison, sur ce qu’elle a à raconter. Mais elle utilise beaucoup Squeak, Bernard, Lamar et Brother Mouzone, quatre excellents personnages, donc ça va. Et le petit nouveau, Cutty est incroyablement charismatique.
La troisième saison de The Wire est bien plus intéressante que la deuxième, dans la mesure où elle se concentre sur le plus important, avec des personnages vraiment géniaux et des intrigues passionnantes. Que demander de plus ?
Indéniablement, "The Wire" est un chef-d'œuvre télévisuel. Durant 5 impeccables saisons, nous suivons une brigade de la police de Baltimore créée dans le but de démanteler des organisations criminelles se montrant particulièrement violentes. Comme "Oz" avant elle, cette production HBO s'attache donc à mettre en lumière les errements de l'homme et de notre société. Chaque saison est une plongée au cœur de la criminalité de Baltimore, comme le volume d'une encyclopédie décryptant le fonctionnement de telles organisations et leur impact sur celui des différentes institutions constituant cette ville. Les gradés de la police à la solde de politiciens dont les campagnes sont financées par de l'argent sale, le système scolaire, incapable de tenir les jeunes hors des rues, l'agonie des docks et des médias papiers, … Pas à pas l'enquête progresse, rythmée par les planques les écoutes et les filatures, mais aussi par les frustrantes réalités du travail policier comme des quotas impossibles à tenir ou bien une hiérarchie carriériste et injuste. Si la série de David Simon demeure, encore à ce jour, l'une des meilleures fictions que le petit écran nous ait offert, c'est grâce à une qualité d'écriture rare prônant le réalisme avant tout. S'affranchissant de toutes facilités scénaristiques, "The Wire" prend le temps d'explorer de nombreux genres et personnages complexes et de le faire avec intelligence, de manière extrêmement documentée, pour nous offrir une passionnante investigation. Savamment orchestrée, il est absolument indispensable de découvrir cette oeuvre charnière de la télévision moderne.
Seulement 10 épisodes ... Tous aussi somptueux les uns que les autres ! Cette cinquième saison est aussi grandiose que les précédentes. On est dans la continuité tout en parvenant à nous surprendre, jamais rien n'est figé avec The Wire. Je crois que j'ai plus de mots pour définir ce que j'ai ressentis ... La fin est superbe, une conclusion remarquable pour une série classé au rang de chef d'oeuvre ! On termine sur Baltimore personnage centrale de cette chorale, sur un aperçu de ce qui la compose, un retour la ou tout à commencé ... Quel tristesse que se soit fini !