Sur écoute
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Kiwi98
Kiwi98

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Critique de la série
5,0
Publiée le 19 juillet 2017
À l’heure d’aujourd’hui, il est pratiquement devenu impossible de s’intéresser au cinéma sans regarder ce qu’offrent les séries. Désormais, ces deux médiums s’influencent réciproquement, et se questionnent mutuellement. Si les séries ressemblent de plus en plus au cinéma, ce dernier s’inspire de plus en plus du petit écran, figurant désormais comme un secteur plus (ré)créatif et accessible. En à peine plus d’une dizaine d’années, certaines productions télévisuelles ont atteint une ampleur si démentielle qu’elles peuvent sans prétention remettre en question la puissance de narration du septième art. Nul doute que « The Wire » (« Sur Écoute », si vous êtes impolis) est l’archétype de ce type de série. Méconnue pendant un grand nombre d’années à cause d’une diffusion restreinte en France, « The Wire », créée par David Simon et diffusée sur HBO de 2002 à 2008 au terme de cinq saisons, est une série austère, complexe, nécessitant une intention assez particulière. Mettant en scène la comédie humaine à Baltimore au sein d’une Amérique post 9/11, la série ne tarde pas à laisser murir un charisme et une vastité si importante qu’il devient difficile pour le spectateur d’encaisser une telle richesse narrative. Coupant les ponts avec le manichéisme, David Simon ne fait pas de cadeaux à ses personnages, et fait tomber petit à petit ses jouets, tous incarnés par des protagonistes passionnants, parmi lesquels se singularise l’inspecteur Jimmy McNulty.

« The Wire » suit les traces d’une autre série, également signée par David Simon : « The Corner », aussi diffusée sur HBO quelques années plus tôt. Si l’on compare les deux séries, on remarque sans difficulté l’aspect plus « commercial » de « The Wire », qui malgré son austérité, ne dispose pas de l’aspect « reportage » de sa prédécesseur. Néanmoins, elle dispose d’une autre arme : un cachet documentaire. En effet, Simon n’y va pas de main morte, allant jusqu’à prendre, à plus d’une reprise, de véritables ex-prisonniers pour incarner les dealers, ou les tueurs à gage. Mais le réalisme de « The Wire » ne vient pas uniquement de ces détails formels. Le long de son récit, la série s’approche de tous les sujets en rejetant en bloc les codes du dualisme. On peut citer de nombreux protagonistes, comme notamment Stringer Bell. Si ce dernier est objectivement une véritable ordure, il est difficile de ne pas s’attacher à lui et de comprendre son point de vue. Parallèlement au marché de la drogue, la série nous montre également les coulisses d’un système fédéral corrompu jusqu’à la moelle, truquant les statiques, sacrifiant bon nombre d’enquêtes et simulant l’honnêteté vis-à-vis des citadins. Au fil des saisons, nous passons donc par plusieurs environnements, comme celui des dockers dirigés par la mafia dans la saison deux, l’éducation dans la saison quatre, et le journalisme dans la saison cinq. Ainsi est dépeint le quotidien dans la ville de Baltimore, du ghetto à la mairie en passant par les bureaux de la presse locale.

Mais si l’intégralité de « The Wire » se passe quasi uniquement à Baltimore, la série n’abandonne pas pour autant son universalité. Baltimore y est décrite comme une ville malade, victime des retombées sociales et économiques et l’ère industrielle. Malgré tout, nous sommes loin des caméras à l’épaule de « The Corner » — qui se déroulait sur les mêmes coins de rue. Ici, l’histoire est posée, puis contée avec fluidité. Inutile de s’attendre à une réalisation léchée : pour tout ce qui rivalise de la mise en scène, « The Wire » est une série très académique, voire même impersonnel. Les acteurs sont également mis sur le premier plan, et nous est présenté un nombre impressionnant de personnages. Immersive, la série se base sur la répétition du quotidien. Quoi qu’il se passe, rien ne change. Un truand tombe, dix prennent sa place. Finalement, le quotidien est illustrer comme un piège, dans lequel Baltimore est tombée, et où elle se débat. Chaque personnage n’est jamais vraiment maitre de ses choix. D’ailleurs, l’austérité du feuilleton vient en grande partie de là : les lieux sont peu nombreux, et les journées se ressemblent. Résultat, les lignes narratives sont tissées à la manière d’un formidable potentiel pour la suite. D’ailleurs, la trame de la série dispose d’une manière habile de gérer le suspens : faire en sorte que le spectateur en sache plus que les personnages. Se place également la question de la valeur de la mise sur écoute. Indispensable pour mettre la main sur les gangsters, elle est néanmoins remise en question à plusieurs reprises, notamment lorsque certains policiers écoutent les conversations privées de leur cible.

Dissection des maux de l’Amérique, du clientélisme et la corruption, « The Wire » décline inlassablement les mêmes obsessions. Mais fort heureusement, David Simon ne tombe pas dans le piège de la série schématique. Il l’esquive en attribuant à sa série un souffle unique, celui du romanesque mélangé au réalisme, nous faisant suivre des personnages d’une humanité exceptionnelle, souvent porteurs d’espoir. Quoi qu’il arrive, les perdants sont toujours les mêmes : les chevaliers blancs et les idéalistes, qui s’ils veulent arriver à leur faim, sont obligés de choisir des méthodes aux antipodes de leurs principes. Déconstruction d’un broyeur urbain et des rouages de chaque jour, « The Wire » fait de Baltimore le symbole d’une société américaine à la dérive sur un océan de dynamite. Ancien journaliste du Baltimore Sun, Simon se plait à démonter ce système qu’il connaît bien : les manipulations venant du cœur du pouvoir municipale, la politique du chiffre, le thème de la sécurité comme un tremplin pour les ambitions personnelles… « The Wire » est un nid de documentation, montrant qu’il est difficile, voire impossible de réussir à monter les échelons en Amériques en restant propre. Deux exemples sautent aux yeux : tout d’abord celui de Cedric Daniels, qui dès qu’il est nommé commissaire divisionnaire, se voit retirer sa place pour avoir refusé de truquer les chiffres du crime. Ensuite, celui de Thomas Carcetti, démocrate platonicien qui, une fois élu maire de Baltimore, se retrouve immédiatement forcé de mentir et de faire une croix sur ses promesses de campagne.

Enquête policière doublée d’une fresque sociale, chronique d’une guerre citadine, « The Wire » nous place dans les coulisses des deux camps. Du coté de la loi, obéissant à ses lois hiérarchiques, et composée d’inspecteurs, de la brigade criminelle et des stupéfiants. Puis du coté du ghetto, des trafiquants, des braqueurs, des toxicomanes, et des petits dealers emprisonnés par la rue depuis leur naissance. En quelques mots, « The Wire » explore la misère urbaine (ghetto, clochard), la violence (la mafia, les tueries en pleine rue, le trafic) et la grande faillite des institutions (police, éducation, mairie) qui ne peuvent plus stopper l’engrenage. De Denis Lehane (scénariste de la série) à James Ellroy, la série déconstruit la société américaine comme une fatalité, et cela avec une précision d’horloger, assumant ainsi pleinement sa lenteur et son attachement à l’humain. Car « The Wire » capte autant les failles de l’homme que celles de la société. Le feuilleton invite notamment à l’introspection : car nous pourrions tous être ces policiers, ces professeurs, ces dockers, ces politiciens… Simon est donc introspectif sur le monde, mais aussi sur les paradoxes de l’humanité. La série révèle donc une part d’onthologie.

Certains personnages sont plus torturés que d’autres, comme par exemple Bubs, toxicomanes vivant à la rue, servant ici de prétexte pour montrer aux spectateurs la misère du ghetto de Baltimore. Il sera finalement le porteur d’un message d’espoir pour tout Baltimore, au prix d’une relation sinistre avec sa famille et une cure de désintoxication extrêmement dure. D’autres protagonistes sont absolument fascinants, comme Omar, braqueur prisonnier de la loi du Talion. Au départ secondaire, il devient petit à petit la figure emblématique de la série, à grand coup de répliques cultes, de charisme, mais aussi via le fait qu’il est homosexuel. On en oublierai presque qui est le véritable héros de « The Wire » tant chaque personnage dispose d’une influence égale au sein de l’intrigue. Mais de tous, il est incontestable que Jimmy McNulty est le plus influent. Inspecteur ivrogne, attachant et très critiqué par sa hiérarchie, il offre à la série toute la carrure du héros parfait et facile à suivre. En réalité, il n’est qu’un prétexte pour permettre à la caméra d’explorer les rouages d’un système dont il est l’une des clefs.

Finalement, il n’est guère étonnant que cette série continue à affoler les journalistes, les cinéastes, ou tout simplement ses spectateurs. Exploration de l’absurdité rationnalisée des institutions, « The Wire », œuvre fataliste, ascétique, passionnante, rigoureuse, additive et entrainante, fait preuve d’une intelligence et d’un réalisme dithyrambique. Au point que la frontière entre la réalité et la fiction y devient floue. Ainsi, la qualifier de « meilleure série de tous les temps » ne relève pas de la surenchère, mais l’euphémisme. Un condensé de tout ce que le petit écran fait de mieux. Œuvre herculéenne, sublime, hypnotique, mais qui, surtout, sait rester simple. Après cinq saisons en apnée, vient cette sensation, cette révélation qui nous paralyse. Cette même sensation qui nous hante, lorsque l’on sait que nous sommes face à une apothéose. Une exploration brillante de la misère, de la colère, et un ingénieux miroir de la condition humaine. Quand le mythe ne fait qu’un avec le réalisme. Ultime.
maxime ...
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 29 avril 2015
The Wire est considéré comme une des meilleure série jamais crée, je confirme ! Sa réputation est loin d’être usurpé, le début à beau être déroutant tant le procédé peut s’avérer complexe, enfin c'est surtout le fait qu'il y'est grand nombre de personnages et d’intrigues qui se croisent mais au fur et à mesure que le temps s'écoule on entre dans l'esprit de The Wire et chaque parcelles de celle-ci nous happe de part son originalité et son regard. Aucun manichéisme ici, on suit ces hommes et ces femmes à travers leurs parcours et ceux sans jugement. La plus grande qualité d'ailleurs étant l'intelligence avec laquelle David Simon et Ed Burns nous raconte l'étendue de cette histoire sous plusieurs angles différent notamment la police, la presse, le système éducatif, la politique, les dockers et dans la rue. Tout les thèmes abordé semble " vrai ", ce n'est pas un simple divertissement tant le contenu est poussé et travaillé. HBO fait des miracles, cette série ne déroge pas à la règle et les derniers instants son lourd en émotion tant on sait qu'il va être difficile de retrouvé pareil sensation. On nous décrit tout simplement la vie, sans artifices mais avec une authenticité remarquable et lourde de sens et pour tout cela Merci !

- « Il existe une télévision pour passer le temps et une autre pour comprendre le temps. »
de André Malraux
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 4
5,0
Publiée le 11 mai 2014
Après une troisième saison d’une ambition incroyable et riche en rebondissements, comment la série pourrait-elle continuer à proposer une qualité aussi élevée ? Dès le premier épisode, on sait pourtant qu'on ne sera pas déçu : les nouveaux personnages, ces enfants fêlés si attachants se révèlent bouleversants, à tel point que les intrigues policière ne sont plus qu’à l’arrière-plan. Tout est d’une telle intelligence, d’une telle vérité, que l’on ne peut qu’admirer le travail de l’équipe de la même façon qu’on regarderait, ému, les drames de la vie quotidienne. Même si la saison précédente s’achevait sur une note amère, on sentait qu’un véritable optimisme dynamisait la ville, une promesse de jours meilleurs indispensable aux habitants ; celle-ci est ici reprise et exaltée avec la joie de la rentrée, les espoirs d’un renouveau politique ou le ralentissement du travail des policiers dû à la baisse apparente de la criminalité, avant d’être piétinée et réduite en miettes. On regarde ces enfants vivre, rire, apprendre, espérer, mûrir, puis perdre leurs illusions : rien n’avait été montré d’aussi sombre, triste et déprimant jusque là dans là série. "Sur écoute" dévoile cette vie marginale que les gens refusent de voir alors qu’elle ne se cache pas ; à l’instar des maisons barricadées par des planches qui dissimulent les victimes de Marlo, elle est pourtant visible aux yeux de tous et crie pour qu’on lui porte l’attention qu’elle mérite.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 27 mai 2014
"Sur écoute" est une série aux mille visages, une plongée dans l’histoire d’une ville d’une complexité confondante. En regardant ce chef-d’œuvre, on se demande quel sujets ont bien pu être éludés lors de son écriture, quels problèmes sociaux n’ont pas été abordés, et il est difficile d’en trouver. Série chorale toujours inattendue, elle décrit un monde inconnu au premier abord mais qui devient vite familier grâce à un réalisme viscéral et des personnages construits et attachants. Il n’y a aucun manichéisme dans "Sur écoute" et on peut aussi bien comprendre un dealer, soutenir un policier ou partager la peur d’être arrêté d’un meurtrier. Toutes les saisons forment chacune un roman indépendant et cohérent, dont la somme constitue un bloc narratif d’une impressionnante exhaustivité. De plus, la présence de nombreuses scènes de vie quotidienne rend cet univers facilement palpable et aimable : de la joie d’apprendre les échecs sur les lieux de vente de drogue à l’amertume d’un enterrement, en passant par les nombreuses cuites en fin de journée, les doutes sur la légitimité du travail policier, le désespoir de la classe ouvrière et des vendeurs à la sauvette, les errances nocturnes et solitaires ou les scènes de classe, ce à quoi on assiste semble parfaitement réel. On apprend ainsi qu’un tueur impitoyable peut être passionné par les poissons, qu’un dealer rustre en apparence peut lire Francis Scott Fitzgerald ou Adam Smith, que les jeunes des rues hâbleurs et provocateurs peuvent perdre tous leurs moyens en pénétrant dans un restaurant, que les affaires de police s’échangent au gré de marchandages douteux, que des policiers peuvent sympathiser avec leurs ennemis à l’occasion d’une sortie au cinéma, mais aussi comment un idéaliste se transforme en politicien corrompu, un flic violent et maladroit en prof adulé par ses élèves, un gamin défavorisé en vengeur redouté ou un autre sur le point de s’en sortir en junkie sans foyer. Ces destins individuels se croisent et façonnent un ensemble grandiose et inoubliable, mais aussi un coup de poing propre à faire perdre tout espoir et entraîner dans une spirale de dépression. Et quand toute illusion a disparu, il ne reste plus qu’à apprécier l’éclat quotidien de la vie, s’asseoir sur un banc et voir de la beauté dans le fait de lancer une canette de bière vide sur un toit.
lilybelle91
lilybelle91

83 abonnés 914 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,5
Publiée le 28 mars 2014
Précédé par une réputation de chef d’œuvre absolue cette série, honnête et minutieuse, mais au final d'un classicisme absolu n'est pas à la hauteur des critiques dithyrambiques qu'on lui a attribués ! Le réalisme à tout prix peut aussi engendrer chez certains spectateur, tout aussi exigeants que d'autres, un ennuie progressif mais certains ! Au final "the Wire" s'avère être une série policière des plus classiques comme on en voit des tonnes en provenance des US, et bien trop sur-évalué à mon goût !
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 4
5,0
Publiée le 14 avril 2014
Alors que l’intrigue est encore d’avantage elliptique que précédemment, David Simon et sa délégation de scénaristes parviennent à créer l’exploit de faire en sorte d’inclure à la série des personnages toujours plus attachants. Si l’on connaît maintenant l’ensemble des protagonistes comme de vieux copains de bistrots, et pourtant il sont nombreux, cette quatrième saison offre la possibilité de contempler droit dans les yeux le système éducatif défaillant des quartiers pauvres américains. Oui, outre une intrigue policière évolutive, un combat politique de tout les instants, cette quatrième année dans les bas-fonds de Baltimore offre une vision insolite et tout bonnement formidable d’une jeunesse écolière à l’abandon. Ne délaissant aucune des nombreuses problématiques liées à l’éduction, Sur écoute perce encore d’avantage la couche de crasse qui recouvre une ville démunie face à la criminalité.

Autant dire que tout ne finira jamais, que rien ne finira bien. Oui, si l’on suit d’abord avec une certaine appréhension une bande de gamins de quartier, orgueilleux, malhonnêtes, l’avancée dans les treize épisodes annuels nous rapprochera des ces moutards insolites. Attachante, voici sans doute le terme qui définit cette quatrième saison. Non pas que l’intrigue générale y soit meilleure, non, simplement l’univers dans lequel l’on est amené à évoluer est toujours plus appréciable, toujours plus abordable. De plus, contrairement au saison précédente ou le collectif pouvait un tant soit peu s’attacher au clan Barksdale, Stringer Bell en tête, ici le méchant est résolument méchant, la frontière entre bien et mal semble toujours plus se matérialisé. L’on découvre un peu stupéfait que le combat mené par les forces de police trois ans durant n’aura qu’amené nouvelles têtes, nouvelles techniques de distribution, d’achat et de revente. L’on constate aussi que si les jours furent meilleurs pour certaines protagonistes par le passé, l’avenir ne l’est pas pour autant.

Comme mentionné plus haut, l’éducation est au centre du récit. Pour autant, la machine politico-judiciaire, dans les rangs des districts de police, dans les allées de la mairie, est toujours plus sévèrement exploitée. Rien n’échappe à la plus de David Simon lorsqu’il s’agit de dépeindre sa ville, la société qui y évolue, en bien, en mal ou sans le moindre regard critique. Le créateur s’offre même le luxe de laisser provisoirement en retrait son personnage principal afin de mieux exploiter quelques destins parallèles, d’où la montée en puissance d’une bande de gosse inconnus jusqu’alors, l’avènement de nouveaux horizons politiques dans le sillage d’un maire fraîchement élu qui prend conscience de la difficulté de la tâche à venir. Mine de rien, tout est question de politique.

Sur écoute démontre son énorme potentiel, ses créateurs livrant ici, selon moi, la meilleure saison jusqu’alors, malgré le fait que les personnages se multiplient, que le scénario ne s’arrêtent plus vraiment sur les détails. Notons que le format d’une heure par épisode s’avère être le strict minimal pour exploiter toute l’ampleur des sujets effleurés, traités. Un toute grande réussite, comme l’on pouvait s’y attendre, que cette quatrième saison. Une réelle immersion douloureuse en terrain défriché, loin du bling bling californien, loin de la quintessence télévisuelle de New-York, mais surtout très loin du monde dans lequel évolue les héros américains, les stars que le monde aiment voir jouer les sauveurs. Soyons avisés. Sur écoute est d’une noirceur d’esprit sans réelle concurrence. 19/20
Julien B.
Julien B.

9 abonnés 234 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 2 janvier 2013
Le nec plus ultra de la série !
Un réalisme incroyable, des personnages sous toutes leurs facettes n'autorisant aucun manichéisme. Les personnages, truands, flics, politicards, sont touchants (mon préféré est Bubble l'indic) par leurs sincérité. On voit très bien comment chacun cherche à évoluer dans un cadre social très bien représenté.
Chaque saison porte un thème sur la société états-unienne, à chaque fois très convainquant : désorganisation de la Police, corruption, système carcéral, éducation des Noirs pauvres, les blocages du système électoral, le sensationnalisme médiatique...
Chapeau !
Saint-Just2
Saint-Just2

9 abonnés 22 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 5 février 2013
Cette série est une perle au niveau de la justesse, des intrigues, des personnages et d'une façon générale de tout... Certains ont parlé de meilleure série de tous les temps et honnêtement ça se défend: moi-même l'univers de Baltimore ne me parlait à-priori pas du tout et pourtant, je ne sais pas, la magie a opéré: les dialogues sont d'une justesse hallucinante, les personnages sont d'une complexité et d'une profondeur fabuleuses (on voit la patte du journaliste: on a beaucoup plus l'impression de voir une imersion au sein de personnes réelles qu'une exposition de personnages fictifs) et le pouvoir de fascination propre aux grandes oeuvres d'art quelles qu'elles soient (peinture, littérature, sculpture, cinéma, musique, etc...) joue plein pot et tout le temps, le rythme est certes lent mais de ce fait il amène un réalisme jamais vu et les coups de théâtre (car oui: il y en a!..) sont parfaitement préparés, viennent naturellement sans jamais paraitre forcés. Cette série confine au génie, d'autant plus qu'elle ne connait aucune baisse de niveau, aucune hésitation dans la narration: tout est parfait d'alpha à oméga!..
Alors quel est le problème qui m'a empêché de donner la note maximale? Eh bien c'est précisément ce qui fait son génie: sa complexité. Nous sommes dans une série télé et honnêtement au début il faut VRAIMENT s'accrocher... Ca vaut le coup c'est vrai, mais c'est tellement poussé que ça en devient plus que complexe: pédant. Les premiers épisodes sont _appelons un chat un chat_ incompréhensibles, or la télé n'est pas le cinéma: elle est censée être vue potentiellement par tout le monde et c'est claiement impossible ici: si on n'est pas envouté d'emblée on passera à-côté, on ne voudra pas continuer, même par curiosité: ça n'accroche pas les tripes mais bien le cerveau. Que certains adorent est normal (j'en fais partie) mais nier que c'est un défaut serait quand-même très arrogant. Aussi je ne vous conseillerais jamais assez de vous y mettre: ne pas essayer serait vraiment dommage tant elle est fantastique, géniale, grandiose et tous les superlatifs possibles et imaginables... Mais si au bout de trois épisodes vous baillez toujours aux corneilles, n'insistez pas et ne vous sentez pas gêné: ses audiences limitées ont prouvé qu'elle n'était pas destinée à tous et qu'elle ne cherchait pas à être excessivement populaire (c'est bien parce qu'elle s'avouait très complexe qu'elle a continué d'ailleurs)...
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 14 août 2010
Encore une série policière excellente. Après avoir vu The Shield, je ne pensais pas pouvoir retrouver un tel niveau. Même si les deux séries sont très différentes, The Wire est aussi impressionnante de réalisme. Les acteurs sont au diapason, les personnages très bien écrits (Omar, Bubbles, Stringer,etc..) . Chaque saison est excellente, de la grande télévision...
schumiforever
schumiforever

10 abonnés 242 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 2 février 2015
Enfin une série policière avec une véritable enquête sur le terrain, avec les flics mais aussi au plus près des criminels, des désœuvrés, et jusque dans les tribunaux et les bureaux des politiciens carriéristes! Ici pas d'esbroufe visuelle, de musiques d'ambiance ou d'acteurs au look ciblé, place à la ville de Baltimore, à ses quartiers, aux tribulations de ses personnages hauts en couleurs, place à la réalité. On est vite happé par l'ampleur de l'histoire, et chaque scène, chaque intervention de l'un des nombreux protagonistes permettent peu à peu de dévoiler les rouages de ce trafic sans que l'on sache où cela nous mènera. Un modèle de polar méticuleux, qui s'achève sur... l'envie de voir la suite!
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 16 mars 2016
Une Véritable Perle. Aprés les incontournables Oz et Les Sopranos, La Chaîne HBO continue sur la lancée en collaboration avec le Créateur et ancien Journaliste David Simon pour nous livrer un nouveau bijoux télévisuel qui a marquer l'univers du petit écran a tout jamais tour en parvenant a se différencier des autres Séries Policières que l'on a habitude de voir. Grace a une Réalisation Précis et Soigné tout en ayant un coté quasi documentaire qui permet de nous immerger encore plus dans la vie des citoyens de Baltimore et qui est servi par une BO sobre et Efficace qui sert magnifiquement la série. Ensuite les Intrigues se révèlent Dense et Captivante avec dont l'Ecriture des Scénaristes est tout simplement Monumentale avec au passage un Rythme posé et lent qui prend son temps tout au long des 5 Saisons qui pourront néanmoins rebuter quelques uns mais qui permet surtout de traiter sans manichéen de sujets forts qui font partie de l'actualité de nos jours dont on retrouve parmi les thèmes de chaque saison concernant le milieu de la Drogue,du Syndicalisme,du Système Éducatif,de la Politique et du milieu Journalistique qui sont montrer avec un réalisme stupéfiant, ajouter a tout cela une multitude de Séquences marquantes ou l'on retrouver quelques Scènes D'Actions rares mais d'une redoutable Efficacité en passant par des Dialogues Affinements Écrits parsemé d'un Humour Noir qui nous provoque quelques rires francs sans oublier une bonne dose de Violence Brutale et Seche ainsi que quelques scénes de nudité assez explicites qui sont réserver a un public avertie et pour combler le tout la série possède également une note Dramatique omniprésent notamment lors des moments clefs de la série qui parvient a nous prendre littéralement a la gorge. Enfin les Personnages sont Complexes,Fascinants et Attachants tout restant avant tout trés réaliste et crédible avec en prime une Distribution Prodigieuse qui livre une prestation irréprochable quel que soit leurs fonctions tels que Flics,Avocat,Politicien,Gangsters,Civil,Procureur etc dont on peut saluer les performances remarqués de Dominic West,Idris Elba,Michael K. Williams,Clarke Peters,John Doman,Frankie R. Faison,Wendell Pierce,Sonja Sohn,Jim True-Frost,Seth Gilliam Domenick Lombardozzi et beaucoup d'autres qui prêtent vie a ces personnages emblématiques que l'on a appris a connaitre tout au long de la série dont la plupart arrivent a gagné en épaisseur et d'autres qui voient leurs évolutions prendre d'étonnantes tournures. En Conclusion, The Wire est une véritable claque du l'univers télévisuel en entrer dans le cercle fermé des plus grandes séries Policières qu'on ait vu ces dernières décennies et qui s’avère a la fois Instructif,Brillant,Audacieux,Drole,Brutal et Bouleversant qui est parvenu au passage a marquer d'une pierre blanche l'audiovisuel qui a permis d'enter l'univers de la télévision dans un nouvel age d'or en compagnie d'autres séries phares de la chaine HBO comme Games Of Thrones et Boardwalk Empire dont on peut remercier toute l'équipe de la série de nous avoir fournir Cinq Saisons d'une qualité exceptionnelle pour une Série devenue Cultissime qui est a découvrir impérativement.
Clarisse N
Clarisse N

17 abonnés 335 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 4 février 2011
au vue des critiques j'ai voulu voir cette série, et bien je n'adhère pas du tout !!!
c'est très mou, c'est très ennuyeux, les acteurs n'ont rien d'extraordinaire, et l'histoire rien d'originale.
Elthib7
Elthib7

90 abonnés 1 287 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,5
Publiée le 6 octobre 2014
Une série vraiment sur-cotée selon moi, qu'est-ce que vous lui trouvez ? moi j'ai pas du tout aimé en tout cas et j'ai même regardé la plupart des épisodes en accéléré! j'avais entendu dire que c'était d'une qualité similaire à The Shield mais en fait pas du tout... Les épisodes sont trop longs et barbants, certaines scènes sont affligeantes, notamment les scènes avec les banlieusards de Baltimore, elles sont peut-être réalistes ok mais bon je les trouve sans intérêts... D'ailleurs je m'attendais à voir Idris Elba (le seul acteur côté méchants qui m'a semblé intéressant à suivre) tout au long de la série mais en fait non... j'en dirai pas plus pour pas spoiler mais déçu de ce coté là aussi...
Du coté des flics c'est pas mieux, les personnages sont froids et pas du tout attachants : McNulty est un gros détraqué et le maire (qui joue dans GoT d'ailleurs) pas mieux.
Bref j'ai rien trouvé de bien dans cette série, que du négatif pour ma part, je vais mettre 1,5/5
loeil38
loeil38

20 abonnés 487 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,5
Publiée le 4 décembre 2010
cette série ne sors pas de l'ordinaire s'est très lent s'est mal joué les prise de vue ne sont pas terribles ça prend vite la téte et une série de plus basé sur des enquètes policières
BlindTheseus
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

Critique de la série
0,5
Publiée le 6 juin 2009
Nonobstant un rythme assez médiocre; ce show HBO typique semble se repaître avec joie de clichés grossiers et usagés - le flic forcément solitaire; etc., les gosses de riches immondes & pourris-gâtés libres de toute justice, le gang des lesbiennes infâmes & évidemment hautaines, les collègues sourds - le tout faisant perdre le fil au simple spectateur, et surtout en cours de déroulement: On n'y croit pas.