Sur écoute
Critiques spectateurs
Critiques presse
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461 critiques spectateurs

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333 critiques
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84 critiques
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10 critiques
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anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 20 février 2013
Ma série culte a été NYPD blue dont je possède les 12 saisons sur DVD. Ici je découvre les 5 saisons de The Wire, c'est encore un cran au-dessus. Belle réalisation, bons acteurs et actrices, bravo, vraiment, du grand art à ne pas manquer.
Fabien S.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 13 janvier 2018
Une très bonne série policière. Une bonne fiction sur les ghettos noirs americains et les trafics de drogue.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 8 mars 2020
Un Classique Instantané. David Simon signe un véritable Must Télévisuel a cette Série Policière Dramatique Réaliste et Édifiant devenue une référence majeur dans l'univers des Séries télé. Pour Commencer la Réalisation est Immersive et Nerveuse en étant filmée de façon quasi documentaire qui permet de nous immiscer a travers la ville de Baltimore et de ces concitoyens dans l'ambiance Sombre et Poisseuse est parfaitement retranscrit tout en étant accompagné d'une BO Mélodieuse qui reste en parfaite adéquat avec l'univers de la série. Ensuite le Concept est Brillant et Captivant du Début a la Dernière Minute de chaque saisons en suivant le quotidien d'une multitude impressionnante de Personnages Complexes et Fascinants a travers leurs différents status sociaux qu'il soit Policier,Gangsters,Avocat,Politicien,Docker,Professeur ou Civil qui malgré son Rythme latent qui peut rebuter quelques uns parvient cependant a traiter sans concessions et avec une incroyable Finesse des Thématiques comme la Bureaucratie,la Drogue,le Banditismes,la Corruption,la Politique,le Système Éducatif,la Criminalité,la Rédemption,le Journalisme,le Capitalisme et les Dilemmes Moreaux qui sont méticuleusement mis en avant pendant 5 saisons, Ajouter a cela une Successions de Séquences devenues D'Anthologies qui rentre dans les annales du petit écran en laissant un souvenir indélébile en passant par un Suspense Anxiogène qui progressivement s'accentue d'épisode en épisode en passant par des Dialogues particulièrement Brillants et Pertinents saupoudré d'un Humour noir Incisif et mordant tout en y insufflant quelques scènes Chocs et Perturbantes qui ne laisse pas insensible ainsi qu'une note Dramatique et Philosophique qui apportent un supplément aux Intrigues denses et captivantes. Pour Finir le Casting est Magistral en campant cette galerie de Personnages Désabuser et Attachants qui permet au passage de réveler au monde entier une poignée d'acteurs et d'actrices Fantastique tels que l'immense Dominic West qui campe avec brio le rôle phare de l'inspecteur Jimmy McNulty qui s’avère comme un Flic Obstiné,Alcoolique,Tourmenter et Impulsif qui suit une évolution constante tout comme le prodigieux Idris Elba qui excelle avec aisance dans la peau de Stinger Bell le gangster Intelligent,Implacable et Dangereux qui tire son épingle du jeu tout comme le reste de la Distribution qui est au Diapason comme le Fabuleux Michael K Williams qui est impériale dans la peau du flamboyant gangster Omar Little qui rentre au rang des Personnages Cultes du petit écran sans oublier le reste de la Distribution qui est livrent une interprétation criant de vérité a travers ces Personnages Phares en étant composer de Wood Harris,John Doman,
Frankie R. Faison,Clarke Peters,Wendell Pierce,Lance Reddick,Sonja Sohn,Jim True-Frost Seth Gilliam,Domenick Lombardozzi,Amy Ryan,Lawrence Gilliard Jr.,J. D. Williams,Jamie Hector,Michael B Jordan,Felicia Pearson,
Gbenga Akinnagbe,Method Man,Chad Coleman,Deirdre Lovejoy,Andre Royo,Aidan Gillen,Chris Bauer,Robert Wisdom et les regrettés Reg E. Cathey et Robert F. Chew qui apportent leurs contributions tout en nuance a cette Distribution de haut niveau. En Conclusion, Sur Ecoute est assurément l'une des plus grandes Séries télé du Petit Écran que l'on ait vus depuis Les Sorapno et Oz tout en confirmant le sens inouïe de la chaine HBO qui parvient a nous livrer des pures leçons de télévisons tout en confirmant le sens Unique et Talentueux de David Simon qui signe une majestueuse Série qui alterne entre Policier Judiciaire et Drame Sociale qui s’avère a la fois Brillant,Anxiogène,Sombre,Prenant,Poignant et Addictif qui rentre au Panthéon de Grands Classiques Télévisuels des Années 2000 qui mérite amplement le détour avec un engouement totalement mériter de la Presse et du publique qui doit impérativement voir cette perle inestimable a redécouvrir de toute urgence.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 2
5,0
Publiée le 7 février 2014
Changement de cadre pour cette deuxième saison de "Sur écoute" : si tout se passe encore à Baltimore, l'histoire se concentre désormais sur les trafics portuaires. Résultats : de nouveaux personnages très attachants et touchants mais surtout la confirmation que l'ambition de la série est énorme et fracassante ! Les liens entre cette saison et la précédente montrent à quel point les réseaux criminel sont tentaculaires et complexes, pour le plus grand bien de l'intrigue. On retrouve ainsi avec plaisir les anciens protagonistes et accueille avec chaleur les nouveaux, qui complètent avec justesse le casting sans le remplacer. Parmi eux, on s'attache plus particulièrement à la famille Sobotka, dont Nick est un digne émule de D'Angelo. Quant à Frère Mouzone, il constitue une figure aussi impressionnante qu'excitante. Il y a bien sûr aussi beaucoup d'humour (cf. la formidable audition d'Omar) et une ingéniosité constante, prouvant une fois de plus à quel point cette série compte dans la tentative de compréhension de la société américaine du début du millénaire. Avec une grande humanité, elle se défie de la caricature et remet la psyché de l'individu au premier plan.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
5,0
Publiée le 21 avril 2014
Les deux premières saisons de "Sur écoute" avaient déjà démontré l'ampleur de la série et son aptitude à aller au fond des choses, à ne négliger aucun détail pour retransmettre un réalisme frappant. Pourtant, j'étais encore loin de soupçonner que la troisième briserait encore ces frontières, développant son caractère choral jusqu'à éliminer toute notion de personnage principal. C'est ainsi avec émotion qu'on suit la reconversion d'un ancien dealer dans la boxe, avec passion qu'on regarde un politicien élaborer des stratégies pour gagner ses élections, avec admiration qu'on observe un officier de police aux portes de la retraite mener à bien son rêve de paix... Cette saison est entièrement contenue dans Hamsterdam, ce quartier porteur d'espoir, à la fois paradis et enfer, zone libre et lieu du crime. Les personnages continuent d'évoluer, changent de point de vue ou parfois restent campés dans leurs positions, mais ils sont dans tous les cas toujours passionnants à suivre. Cette troisième saison, c'est aussi la rivalité naissante entre Stringer Bell et Avon Barksdale, héritière des grands films de gangsters tels "Il était une fois en Amérique" et "Scarface" mais imprégnée de réalisme. Stringer Bell est sans doute le personnage le plus marquant de ce segment, aussi touchant qu'énervant, faisant toujours preuve d'intelligence tout en se souvenant de son passé. Cette saison, enfin, ce sont ces scènes qui ont toujours fait la qualité de la série, ce qui fait qu'elle reste immanquablement bouleversante : un enterrement éthylique dans un bar irlandais, un regard rempli de pitié avant un meurtre, les souvenirs que s'échangent deux dealers alors qu'ils règnent sur le monde, les espoirs déçus d'hommes de bonne volonté se heurtant aux intérêts personnels de leurs supérieurs, les pérégrinations dans des rues crasseuses, malfamées et pourtant heureuses... Encore une fois, l'équipe de "Sur écoute" réalise un coup de maître avec cette formidable saison, véritable chef-d’œuvre.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 5
5,0
Publiée le 27 mai 2014
À la fin de ma critique de la saison précédente, j’avais noté que "Sur écoute" permettait de redonner la parole à des populations qui ne l’avaient habituellement pas, sans me douter que la suite porterait justement sur les médias et la façon dont les sujets d’importance sont relégués dans les oubliettes des journaux. Le portrait est une fois encore très sombre et désespéré mais le scénario ne se complaît pas dans la douleur, contrairement à la saison passée. En effet, maintenant qu’on a perdu toute illusion et pris la mesure du délabrement de Baltimore, il n’y a plus de place pour la déprime ; au contraire, c’est l’offensive qui prime. Dans un geste désespéré, McNulty décide de prendre les choses à bras le corps et régler une fois pour toutes l’affaire Marlo. L’action est flamboyante, aussi bien pour ses implications à l’échelle urbaine – pour la première fois, on a accès à une vision globale de la ville – que pour la façon dont elle détruit les relations de l’inspecteur. En parallèle, la trajectoire finale de Bubbles achève d’en faire le personnage le plus bouleversant de la série, celui qui est accompagné par la grâce à chaque pas et voit son destin s’accomplir après des années d’errance. De nombreux caméos rappellent l’impressionnante quantité de personnages rencontrés tout au long de la série, représentant les mille facettes de Baltimore. Le dernier épisode, faisant la part belle à des plans contemplatifs de la ville, inscrit à jamais toutes ces personnalités dans le paysage urbain : ils ont beau être aux antipodes les uns de autres, les décisions de chacun d’entre eux influent sur les vies de tous les autres. Point final magnifique d’un chef-d’œuvre télévisuel immortel.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 31 octobre 2013
Une excellente série. Très réaliste. Loin des fictions Holywoodienne ou le " flic " est invincible et où les bons gagnent a tout les coups. Tout n'est pas rose dans notre société et on le voit bien a travers cette série
Kirob
Kirob

45 abonnés 251 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 29 juillet 2025
'The Wire'. Série culte, mémorable, iconique et présentée par le grand public comme "une des meilleures séries de tous les temps". Et bien oui, je pense également que c'est le cas. Au départ je pensais que cela n'allait être qu'une banale histoire de "guerres" entre la police et les quartiers noirs de Baltimore (ce qui est en réalité carrément le cas mdr), mais c'est en réalité bien plus que ça. Tant la série est réaliste, tant elle paraît authentique, avec une immersion poussée au maximum, des acteurs tellement brillants et un nombre de personnages tellement énorme que l'on a tout simplement l'impression de voir un documentaire. Pas de bon ou de mauvais côté, pas de personnes moralement mauvaises ou bonnes : ici, il n'est question que de point de vue et d'identité sociale, c'est ce que la série ne cesse de nous montrer. Alors oui, 'The Wire' est une série profonde, avec des thématiques qui nous concerne, des personnages qui sont humains tout simplement et auxquels on s'attache énormément, et une histoire bonne globalement, mais il y a aussi des points faibles et c'est tout à fait normal pour une série destinée plutôt à condamner, prévenir, informer; plutôt que de divertir.

Premièrement, le cast est absolument énorme. Probablement le plus grand cast de l'histoire de la Télévision (on compte une soixantaine de personnages intervenant régulièrement durant les 60 épisodes), mais c'est aussi un point noir car il est tout simplement impossible d'avoir une écriture extra et un développement incroyable pour chaque personnage, et c'est pour cela que finalement, très peu de personnages sont véritablement parmi les meilleurs de la Télévision ou même juste très bon. Il y a Omar, oui bien sûr, le maître de la série et un des meilleurs antagonistes des séries. Bubbles, possédant une écriture très touchante et le meilleur développement de la série de loin. Stringer Bell, dont la présence nous manque après la saison 3, qui apportait un réel +, un intérêt plus grand pour la série, et les 4 enfants de la saison 4. Pour les autres, ils possèdent globalement de bonnes écritures certes, mais il aurait pu, et même dû y avoir bien plus de développement pour chacun. C'est en effet un problème dans ce genre de séries : installer une routine, des évènements qui se répètent à de nombreuses reprises, et empêchant ainsi un réel développement des personnages et de l'histoire de manière générale. Des scènes parfois trop banales, utilisées bien plus pour remplir, que de réellement faire avancer l'intrigue. Il y a également beaucoup d'informations et d'explications manquantes (notamment entre chaque saison), des intrigues pas complétées ou parfois oubliées ( spoiler: Barksdale qu'on ne revoit plus du tout après la 3e saison, les enfants qu'on revoit à peine durant la saison 5, les dynamiques cool entre Carver et Herc, Nick Sobotka qui ne sert globalement plus après la saison 2
).

Parlons-en d'ailleurs de cette saison 2. C'est le gros point noir de cette série et ce qui fait que je ne peux pas mettre 5/5 à The Wire, car effectivement non seulement cette saison ne m'a pas plu, mais elle est globalement très moyenne voire nulle. C'est une saison complètement à part, quasiment pas lié aux précédents évènements de la saison 1 ( spoiler: toute l'intrigue de Sobotka ne sert à rien du tout, n'apporte rien à l'histoire, empêche tout développement des personnages principaux et est très lente et ennuyante à regarder car l'intrigue n'est pas très bonne et c'est fort dommage.
Cette saison est complètement isolée des 4 autres et est bien trop différente par rapport au reste de la série. De nouveaux personnages nous sont présentés, mais presque aucun ne servira après (à part Beatrice Russel) et c'est fort dommage, car finalement la saison 2 n'aurait même pas dû exister, et cela plombe un peu la grandeur de cette série.

J'aurai bien aimé qu'il y ait une bonne bande originale pour la série, de bons morceaux de rap us ou de chansons du même style que le générique (le meilleur étant celui de la saison 1), cela aurait apporté une meilleure ambiance, et surtout écouter une bonne bande originale d'un film ou d'une série permet de plus apprécier l'oeuvre en jouant en partie avec la nostalgie, ce qui ne pourra être le cas ici, mise à part avec le générique.

Ce fut une très belle et enrichissante expérience. Je conseille cette série à n'importe qui, 'The Wire' est un monument des séries télévisées, c'est une oeuvre à voir au moins une fois dans sa vie pour sûr.
Wasapat
Wasapat

25 abonnés 117 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 25 septembre 2021
j 'aurai mis du temps pour la voir mais ça y 'est c 'est fait
je l' avais testée il y'a 2 ou 3 ans et je n 'avais pas accroché, au 1er épisode j ai laissé tombé et pourtant les critiques étaient unanimement positives voir dithyrambiques sur la qualité de celle ci .
j ai refais un essai il y'a un deux mois et la j 'ai plongé la tète la première et je n 'ai pas remonté à la surface avant la fin
que dire de plus que tout ce qui a déjà été dit donc je vais vous éviter tout les superlatifs amplement mérités et ça va faire drôle de ne plus les voir
je ne sais pas si c 'est la meilleur série de tout les remps car il faudrait les avoir toutes vu mais je ne vois pas pour l 'instant celle qui pourrait la détrôner
antonin T.
antonin T.

6 abonnés 17 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 16 mai 2013
Une série exceptionnelle qui dépasse de loin les productions cinématographiques du genre. Tout est presque parfais: le scénario de l'ensemble des saisons, les acteurs qui se renouvellent à chaque fois, et les décors qui portent l'ensemble. Il y a une vraie force politique et sociologique dans chacun des épisodes de cette série qui nous accroche et nous bluff à chaque fois.
Bravo à tous ceux qui ont put faire que cette oeuvre existe et merci à ceux qui la diffuse et la médiatise par le bouche à oreille, ça vaut vraiment le coût.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 3
4,5
Publiée le 13 mars 2014
Troisième saison pour la très ample série de David Simon, troisième confrontation face à la réalité d’une métropole en déclin. Plus étalée encore que les deux précédentes, cette nouvelle traversée d’une jungle urbaine aussi menaçante qu’éblouissante nous mène une fois encore dans les traces d’une hiérarchie policière toujours plus malmenée. Mais pas seulement. Diversifiant une fois encore son propos tout en ne lâchant pas la bride à cette chasse au clan Barcksdale, David Simon plonge les mains en avant dans les entrailles de la machine politico-juridique de Baltimore, ville vivant sur les subventions accordées par l’Etat fédéral, ville en souffrance qui voit sa population mettre les voiles faute d’insécurité, de manque de moyens accorder à l’éduction. Les trafiquants se noient dans la population, investissent dans des domaines légaux, la police est sous pression politique du fait de ses mauvais résultats statistiques et les initiatives personnelles viennent perturber l’élan économique, médiatique et social de la ville de Baltimore.

Poursuivant la traque incessante, par le biais des écoutes, du clan de l’ex Franklin Terrace, David Simon pivote sur lui-même pour introduire un certain nombre de personnages indispensables à la bonne suite de la saga. Arrivent donc sur les planches toutes la frange politique de la ville, du commissionnaire Carcetti au maire en personne, hommes politiques déclencheurs des évènements qui rythmeront cette troisième saison. La pression mise sur le dos des commandants de districts verront l’initiative captivante d’un dénommé Colvin prendre forme, Amsterdam. Légalisation partielle de la drogue, zone franche en plein secteur urbain désaffecté, l’intrigue est captivante d’autant que celle-ci influe sur l’enquête en cours de notre brigade préférée. L’attrait d’une saison aussi brillante tient simplement au fait que le public est confronté à l’ensemble des problématiques qui régissent le bon fonctionnement d’une métropole moderne. Le spectateur se voit dès lors affublé d’une sorte de mission divine d’audit d’une ville américaine qu’il contemple de par une multitude de prismes.

Si cette saison s’avère nettement moins linéaire que les précédentes, qui ne l’étaient déjà que très peu, ce n’est pas pour autant que Simon et ses scénaristes ne nous réservent aucune surprises. D’une mort de l’un des personnages principaux en passant par l’avènement d’une nouvelle génération violente de gangsters, tout y passe sans le moindre ennui à l’horizon. Captiver par tous les enjeux proposés, le public fait d’autant bien la transition entre les différentes séquences que tout est habilement lié par un fil rouge savamment entortillé autour d’un pot commun, pot pourri estampillé ville post-industrielle. Jamais mélodramatique, jamais complaisante ni même rébarbative, la série de David Simon et HBO laissera sans doute quelques spectateurs sur le bord de la chaussée. Si cela n’est pas un défaut, loin de là, soyons tout de même averti de la complexité de l’œuvre, semi-documentaire sanglant et peu didactique qui demande une certaine réflexion. Alors que les précédentes moutures étaient déjà cossue, celle-ci l’est encore plus, toujours d’avantage elliptique. Avis aux amateurs.

Le final du 12ème épisode nous promet toujours plus de complexité, de changement, si bien que l’attente de la quatrième saison sera longue. Indéniablement la série policière, faute d’être le plus captivante, du moins la plus rythmée, le plus documentée de tous les temps. Porté un jugement sur ce type de support revient à prendre conscience d’une réalité sociale. Si l’on parvient à se divertir en parcourant les méandres de The Wire, c’est un plus, un bonus, prenant en compte l’aspect dramatique mais jamais très fictionnelle de la série. Du haut de gamme télévisuelle dont on attend avec impatience la suite des hostilités. 18/20
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 2
4,5
Publiée le 19 février 2014
Plus elliptique encore que lors de sa première saison, la série de David Simon marque un retour fracassant. L’on n’attendait sincèrement rien de moins du show HBO qui poursuit d’exposer sa science policière, criminelle, d’une manière systématiquement tournée vers le docu-fiction. Si l’on délaisse majoritairement les tours de Franklin Terrace pour s’orienter vers le port de Baltimore, les dockers et leur syndicat, la pègre de l’Europe de l’est, des Balkans, le propos est sensiblement similaire à celui de la saison initiale, soit la constitution d’une petite cellule policière privilégiant les écoutes et en chasse de trafiquants et meurtriers dans le collimateur d’un pontife de la police locale. L’attention des enquêteurs, sensiblement les mêmes que précédemment, s’oriente vers la contrebande, les trafics itinérants au port de fret de la ville, monument post industrielle en voie d’extinction.

Hormis cette nouvelle incursion au cœur d’une enquête complexe, retors, elliptique, David Simon nous entraîne d’avantage encore profondément à l’intérieur de la cicatrice laissée par l’industrie massive sur la société d’une ville maintenant devenue à la limite de l’incontrôlable. Baltimore, haut fleuron de l’industrialisation des Etats-Unis est une laissée pour compte ou évoluent les criminels, les opportunistes et des politiciens nombrilistes. Nous faisons alors connaissance avec des dockers, leur représentant syndical, personnalité de la communauté polonaise de la ville et en froid avec un commandant de police issu de la même nationalité. Un conflit d’estime entre deux immigrés permet à la police de s’intéresser d’avantage aux pratiques usuelles du port, déboulant sur la mise à jour d’un vaste trafic en tous genres. Aussi intéressante que novatrice, cette seconde saison, sans doute moins rythmée que la première, amène du grain au moulin en faisant du trafic non pas une cible prioritaire mais le facteur nécessaire à l’expansion d’une société pour laquelle l’argent est la seule bouée de secours.

Si dans un premier temps, l’amertume d’avoir dû quitter les cités de l’ouest de la ville prédomine, le nouveau contexte prend une forme on ne peut plus saisissante. Ajoutons à cela le fait que les carrières criminelles de Stringer Bell, Barcksdale, Omar Little et j’en passe ne sont pas terminées, les évènements narrés durant cette seconde session ayant pour but l’introduction d’une troisième saison annoncée meilleure encore. Oui, si l’impression première est que David Simon a couper les ponts avec l’univers de la saison précédente, il n’en n’est rien. Non seulement, les personnages y relatifs évoluent mais l’affaire principale, celle du port, est indissociable du trafic dans les rues de la ville. L’on remonte en somme la filière, une filière d’approvisionnement en perpétuelle évolution, sans compter sur l’accord passé entre les deux boss des quartiers de la ville pour assurer la quantité et la qualité du produit vendu. Imparable.

L’on retrouve donc nos inspecteurs McNulty, Greggs, Freamon, Moreland, Daniels, Carver, Herc et toute la fine équipe à laquelle l’on peut ajouter Amy Adams en policière du conté. L’intégralité du casting est impeccable et l’on se permet le luxe d’y incorporer de nombreux personnages dont l’excellent Frank Sobotka. Audacieux, astucieux, drôlement bien écrit, ce deuxième chapitre de sur écoute laissera sans doute sur leurs faims les aficionados des séries policières rythmées mais plongera dans le bonheur les fidèles des élucubration documentées de David Simon. L’arrivée de Dennis Lehane à l’écriture du scénario dès la saison suivante permet encore de nombreuses réjouissances. Superbe. 18/20
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 5
5,0
Publiée le 19 mai 2014
Cinquième et dernière saison de ce qui est sans le moindre doute le plus aboutie, d’un strict point de vue construction narrative, des séries dans leur ensemble. Certes, la suite verra sans doute poindre une certaine concurrence, chez HBO notamment, mais notons tout de même qu’en terme de productions achevées, The Wire s’affiche comme le plus elliptique des séries TV. Bref, cette cinquième saison, justement, s’appuyant sur la crédibilité, la solidité des années précédentes, offre une très belle critique du monde médiatique des grandes métropoles américaines. L’on ne parle pas ici de télévision, de radio, mais bel et bien de la presse écrite, branche pouvant être considérée comme dépassée de l’industrie médiatique telle qu’on la connaît mais finalement l’emblème de la distribution de l’information, haut lieu de l’information locale. Lorsque l’on sait David Simon, créateur de la série, sorti tout droit du carcan journalistique, l’on ne peut qu’envisager une approche d’une crédibilité sans faille de la profession.

Sur ce fait, après l’école, quatrième saison, le monde des journalistes rejoint la danse et permet de tracer un trait d’union entre un univers bien différent de celui de la police et la criminalité. Comme de coutume dans The Wire, tout est lié. Des méfaits prodigieux, appelons un chat à chat, de Jimmy McNulty au Sun de Baltimore, des répercussions politiques au mépris des budgets alloués à la loi et l’ordre, l’ensemble, compact, permettra l’avènement d’une conclusion à la hauteur de l’intégralité de la série. Alors que l’on connaît maintenant tous les personnages comme de bons vieux potes, comme des mauvaises rencontres perturbantes, pour certains, l’on pensait sincèrement David Simon incapable de nous surprendre réellement. C’était sans compter sur une intelligence hors norme qui propulse définitivement la série au panthéon des plus inventives.

L’obstination maladive d’une branche policière face au crime, à un malfaiteur tout désigné, n’aura jamais été aussi bien mise en avant qu’ici. Roublards, imprudents mais surtout obstinés, cette dernière quête pour la justice, la leur, d’une bande de policiers, éternels troubles fêtes de hiérarchie, compose l’ultime tour d’honneur pour David Simon. Le créateur met un point final à son œuvre, une série qui aurait eu les capacités de se renouveler à l’infini. L’homme fait tout juste, n’enfonçant pas son bébé vers des sentiers balisés moins surprenants, préférant laissé choir Baltimore cinq ans après avoir commencé à raconter l’histoire de ses rues et banlieues. Bien des choses se sont passées ces cinq années durant, l’avènement d’un maire, des mouvements incessants dans la police ou encore une multitude de renversements dans la sphère criminelle qui gangrène la ville. Des hommes ont été promus, des hommes sont morts, beaucoup, des grands objectifs ont été remplis. Pour autant, David Simon signe un final dantesque du fait qu’il démontre que ceci n’est qu’une éternelle boucle, un perpétuel recommencement. Comme l’on pouvait en effet s’y attendre, les policiers sont remplacés, de nouveaux politiciens seront élus et le monde n’ira ni moins bien ni mieux.

L’on quitte donc l’âme en peine une série mythique qui aura bercé quelqu’une de nos chères soirées. Avec maintenant la certitude d’avoir déjà mis les pieds dans les bas fonds de Baltimore, Maryland, l’on pressent, sans doute à juste titre, ne plus retrouver une telle fresque de sitôt. Ne désespérons pas, le monde fourmille de talents, suffit de leurs accorder du crédit, comme HBO l’a fait avec David Simon. Un cinquième et dernière saison ni meilleure ni moins bonne qu’une autre, peut-être plus culottée, mais qui possède l’unique mérite d’être la dernière, soit celle que l’on regarde en sachant qu’il n’y aura donc pas de lendemain. Superbe. 19/20
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 15 août 2013
the Wire, ou comment comprendre le fonctionnement et les défaillances d'une société à l’échelle raisonnable d'une ville comme Baltimore. Cette ville est le personnage principal de la série, tous autres sont secondaires tel des pions sur l'échiquier tentant de trouver leur place pour étre toujours dans la partie, sauf qu'ici entre aussi en jeu le problème de corruption, racisme et hiérarchie .
Deux camps pas si opposé, d'un coté on à le système fonctionnariat de la ville, que se soit la mairie, la police ou le système éducative, et en parallèle on a le système de la rue.
dans ces deux mondes ont y trouve des personnages variés et attachant, avec des motivations différentes, pas gentil pas de méchant, seulement des citoyens dont on a l'impression de faire partis durant 5 saisons.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 3 octobre 2012
Évidemment, c'est facile de passer à côté de cette série. Le début est compliqué à suivre tellement les personnages sont nombreux mais le tout est tellement fouillé et complet qu'il est bon de s'accrocher. C'est la série la plus complète et la mieux construite qui m'ait été donné de voir. Et pourtant, j'en ai vues (de the Shield à NYPD) mais là, on est dans une autre dimension.