L'univers des bookmakers - ah, quelle bonne idée, on se dit : aujourd'hui, les séries tv peuvent vous décrypter des univers que l'on ne connaissait pas nécessairement en atteignant une richesse d'écriture, un ton réaliste et juste ce qu'il faut de touche de loufoque pour joindre l'utile et l'agréable. Perso, je m'attendais à voir un gars mi-mafieux, mi-louche (du genre à attendre dans les couloirs d'un stade) avec toujours en fond sonore les hurlements de la foule. Le spectacle, ça ne l'intéresse pas mais sa présence est permanente, visible lorsqu'il faut mais insaisissable. C'est raté. En fait, le sport est mis de côté au profit d'une série qui ne sait pas où aller, qui empiète à un comique de situation, qui me fait penser aux adaptations des romans d'Elmore Leonard ("Get Shorty"; "Be Cool") sans atteindre sa truculence. Il y a de l'humour noir, mais pas trop. Il y a de tout, mais en dose infinidécimale; c'est un patchwork de scènes, de sensations qui, une à une, pourrait faire mouche mais qui laisse malheureusement de marbre. C'est une série qui fait passer le temps. Ca reste divertissant mais, dans six mois, tout sera oublié. C'est comme lorsque j'avais regardé "Mon père et moi". Je ne me rappelle plus ce qu'il y avait dans ce film. Je sais juste que j'avais trouvé Sebastian Maniscalco comme un acteur quelconque, trop léger en terme de charisme et le résultat est le même ici.