Spider-Noir
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Critiques presse
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91 critiques spectateurs

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Jean Louis L.
Jean Louis L.

45 abonnés 576 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,0
Publiée le 28 mai 2026
Serie noire avec un spiderman vieillissant, désabusé, perturbé par son passé de couple, mais un humour froid, le style 1930 se retrouve autant dans le decor que le jeu des acteurs, la série ewt bien parti
tyrionFL
tyrionFL

28 abonnés 395 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 12 août 2026
Après le spiderman avorté de burton et le ghost rider de 2007, le rôle de super-héros colle à la peau de l'immense Nic Cage qui revient sous les traits de Ben Reilly dans une adaptation assez éloignée mais fascinante d'une relecture plus "terre à terre" de l'araignée (oui j'ai mis les guillemets exprès).

Bien que la série souffre d'un manque tout relatif de développement de certains personnages ainsi que du contexte général (prohibition, vie privée, social), la reconstitution fantaisiste d'un NY de la fin des années 20 avec une origin story de protagonistes et d'antagonistes, tous plus ou moins mauvais ou bons en fonction des évènements rend vraiment perninent cette nouvelle histoire qui manque peut-être un peu d'ampleur.
spoiler: C'est cependant une excellente idée de rendre les pouvoirs "moins puissants" comparé aux versions modernes (ex : l'homme feu qui peut être abattu ou Spider Noir qui n'a pas de force ou de résistance surhumaine ou en tout ce n'est pas explicite) ce qui les rend encore plus humains et faillibles.


En plus d'une écriture solide et de dialogues collant parfaitement aux personnages (mention spéciale à gigawatt qui est hilarant en méchant nihiliste et vulgaire mais cultivé) le casting est sans doute le point fort de la série avec bien entendu le grand Nicolas Cage (parfait et qui reste suffisamment sobre mais déjanté), le sympathique robbie robertson joué par Lamorne Morris spoiler: (plus proche de que Ben Reilly) ou encore le très touchant Abraham Popoola qui joue une version nuancée et tragique de Tombstone (plus ou moins comme pour Sandman)
sans oublier l'immense Brendan Gleeson en parfait antagoniste caustique.
Mention spéciale à la sublime Li Jun Li évidemment mais aussi au vétéran Andrew Robinson, le Scorpio du Dirty Harr de 1971 !

Une très bonne série qui mériterait une suite bien que cette saison se suffise parfaitement à elle même
Perchman.fr
Perchman.fr

28 abonnés 387 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 30 mai 2026
J’ai adoré Spider-Noir, une proposition visuellement fascinante qui semble avoir été pensée avant tout pour le noir et blanc. Je ne l’ai d’ailleurs pas regardée en couleurs, tant cette esthétique sublime la photographie et renforce l’hommage assumé aux films noirs des années 40 et 50. La mise en scène est incroyablement inventive et créative, avec un vrai soin apporté à chaque détail : les costumes, les voitures, les décors… tout participe à cette immersion rétro parfaitement maîtrisée. Même le design des toiles d’araignée apporte quelque chose d’original à l’univers. Le montage, lui aussi, se démarque par sa singularité et son énergie. Les cascades sont très réussies et donnent une vraie intensité aux scènes d’action. Nicolas Cage incarne un Spider-Man totalement différent de ce qu’on connaît habituellement, et cela fait énormément de bien au personnage. Cette version plus sombre et mélancolique apporte une vraie fraîcheur à l’univers du super-héros. Le reste du casting est lui aussi très investi, avec des personnages intéressants, même si certains auraient mérité un développement un peu plus approfondi. Une série audacieuse, élégante et immersive, qui réussit à offrir une vision unique de Spider-Man.
Matt
Matt

35 abonnés 302 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 8 juin 2026
J’ai pas du tout réussi à rentrer dans cette série que je trouve lente, sans action, beaucoup plus centré sur l’enquête que sur Spider-Man, je n’étais simplement pas la cible je pense.
Lachainemusic
Lachainemusic

25 abonnés 442 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 24 août 2026
Spider-Noir, la série créée par Oren Uziel et Steve Lightfoot sortie en 2026 sur Prime Video, m’a vraiment plu dans son ensemble. On suit Ben Reilly, un ancien super-héros devenu détective privé à New York dans les années 1930, forcé de replonger dans une vie qu’il pensait avoir laissée derrière lui lorsqu’une nouvelle enquête vient réveiller son passé.

Ce que j’ai adoré, c’est surtout l’ambiance. Le côté vieux film noir, avec les rues sombres, la fumée, les costumes, les bars mal éclairés et cette esthétique en noir et blanc, donne à la série une vraie personnalité. On est loin d’une série de super-héros classique, et c’est justement ce qui la rend intéressante. Le choix de proposer aussi une version en couleurs est assez original, même si personnellement, je trouve que le noir et blanc correspond beaucoup mieux à l’univers.

Nicolas Cage est clairement le gros point fort. Il joue Ben Reilly avec son énergie habituelle, mais aussi avec un côté plus fatigué, torturé et mélancolique qui fonctionne très bien. Il y a un vrai plaisir à le voir interpréter une version aussi étrange et décalée de Spider-Man, tandis que le reste du casting apporte de bons personnages secondaires, notamment Lamorne Morris et Li Jun Li.

J’aime aussi le mélange des genres : enquête policière, action, humour un peu absurde, ambiance de pulp et super-héros vieillissant. La série assume complètement son côté rétro et bizarre, avec des scènes parfois très stylisées et des idées qui sortent du format habituel des productions Marvel. Les huit épisodes permettent en plus d’avoir une histoire assez compacte, sans donner l’impression que la série s’étire inutilement.
Leon D.
Leon D.

19 abonnés 125 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 2 septembre 2026
Bien, bien, bien, très bien, même ! Cage (producteur/acteur) sait quoi faire de son pognon pour mettre en valeur ses qualités d'acteur. Là, elles sont (enfin) au service d'un scénario qui non seulement tient la route, mais ne manque pas de second degré, et vous tient en haleine. Oubliés les "cachetonages" grotesques qui l'avaient fait plonger. Mieux encore, grâce à lui, le Marvel World reprend une saveur et une couleur qui avaient été dilués dans "Disney le concasseur édulcorant" (la version noir et blanc est parfaite aussi). Oui, cette série, à voir en VO absolument, est un régal. Bravo !
Jean-marc B.
Jean-marc B.

19 abonnés 308 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 21 juin 2026
Très bonne série, diffusée sur Prime, contant la vue d'un justicier fatigué par la vie et ses déboires.
Nicolas Cage est excellent dans ce rôle de justicier fatigué.
Un film noir qui nous plonge dans les années 50.
Un casting de luxe pour une série qui mêle suspens, intrigue et humour.
Une adaptation réussie de ce comic Marvel qui nous offre une autre vision de Superman.
Julomax
Julomax

15 abonnés 624 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 29 mai 2026
Excellent !!! ( saison 1 )

Cette première série live-action « Spider-Man » centré sur Ben Bailey/Spider Noir est une énorme surprise !!!

Le jeu des acteurs est excellent !!!
Nicholas Cage revient au devant de la scène après toute ses années et porte la série à merveille !!
À ses côtés on peut y retrouver le grand Branden Gleeson, Li Jun Li, Larmone Morris ou encore Karen Rodriguez !!!
La réalisation est superbe, avec plusieurs plans originaux !!!
Les effets spéciaux sont bons tout comme les décors !!!

Au niveau du scénario, l’intrigue met en scène un New-York alternatif ce déroulant dans les années 30. Ben Reilly a raccroché son rôle de super-héros depuis le décès de celle qu’il aimait, il est aujourd’hui détective privé mais tout ne va pas ce passer comme prévu !!
L’intrigue est captivante et surtout très originale, dès le premier épisode on est mis dans l’ambiance, mais c’est a partir du quatrième que tout devient extrêmement intéressant !!!
Ben Reilly a une excellente évolution, tout comme Felicia !
Les méchants sont très bons, Silvermane est excellent dedans puis Tombstone a une bonne évolution. Flint Marco est peut être un des personnages les plus intéressants et pour finir Max Dillon est peut être le méchant le moins bon car il est assez lourd… Ensuite le côté romance de la serie fonctionne bien comme la petite touche d’humour, et le fait de la regarder la série en noir et blanc met encore plus dans l’ambiance !!!

En conclusion, cette série centrée sur Ben Bailly fonctionne vraiment à merveille !!!

A voir !!!
Julomax
Julomax

15 abonnés 624 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 29 mai 2026
Excellent !!!

Cette première série live-action « Spider-Man » centré sur Ben Bailey/Spider Noir est une énorme surprise !!!

Le jeu des acteurs est excellent !!!
Nicholas Cage revient au devant de la scène après toute ses années et porte la série à merveille !!
À ses côtés on peut y retrouver le grand Branden Gleeson, Li Jun Li, Larmone Morris ou encore Karen Rodriguez !!!
La réalisation est superbe, avec plusieurs plans originaux !!!
Les effets spéciaux sont bons tout comme les décors !!!

Au niveau du scénario, l’intrigue met en scène un New-York alternatif ce déroulant dans les années 30. Ben Reilly a raccroché son rôle de super-héros depuis le décès de celle qu’il aimait, il est aujourd’hui détective privé mais tout ne va pas ce passer comme prévu !!
L’intrigue est captivante et surtout très originale, dès le premier épisode on est mis dans l’ambiance, mais c’est a partir du quatrième que tout devient extrêmement intéressant !!!
Ben Reilly a une excellente évolution, tout comme Felicia !
Les méchants sont très bons, Silvermane est excellent dedans puis Tombstone a une bonne évolution. Flint Marco est peut être un des personnages les plus intéressants et pour finir Max Dillon est peut être le méchant le moins bon car il est assez lourd… Ensuite le côté romance de la serie fonctionne bien comme la petite touche d’humour, et le fait de la regarder la série en noir et blanc met encore plus dans l’ambiance !!!

En conclusion, cette série centrée sur Ben Bailly fonctionne vraiment à merveille !!!

A voir !!!
Patricia Juillien
Patricia Juillien

12 abonnés 345 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 6 juillet 2026
Cette série peut se visionner en noir et blanc ou en couleur, ce qui constitue déjà une originalité. C'est un peu lent, par contre c'est une bonne reconstitution du New York des années trente, avec tous les codes du film noir: un mafieux à la tête d'un gang, la femme fatale, le détective à bout de souffle, le reporter déterminé à se faire un nom, la secrétaire dévouée. Tous les personnages sont bien campés, et cette série marque le retour de Nicolas Cage dans une production de qualité.
So Soso
So Soso

16 abonnés 952 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 27 mai 2026
SPIDER-NOIR
Spider-Man se montre plus torturé et violent, une évolution qui légitime pleinement ses choix graphiques et scénaristiques. Son recours à la force brute et ses dilemmes intérieurs font écho à la violence de la grande dépression, rendant sa quête de justice aussi désespérée qu'humaine.
Son coté détective est bien mis en avant, tout comme son origine, permettant de plonger le spectateur dans une ambiance de polar noir ou chaque ruelle sombre et chaque indice nous rapprochent de sa vision désabusée du monde.
L'antidote donne sens aux scènes. Si tu le prends, ca te soignera, et ca donne plus de suspense à l'histoire. On tremble pour les personnages en se demandant s'il réussira à l'obtenir à temps avant qu'il ne soit trop tard.
Ses scènes de tisseur de toiles sont immersives. L'animation est tellement fluide et percutante qu'on n'a l'impression d'être suspendu avec lui au-dessus des rues sombres de NEW YORK, ce qui rend l'action encore plus spectaculaires.
Le coté patron de Silvermane, tout comme les pouvoirs de Molten Man, de l'Homme-Sable et de Watt Man, ne créent pas assez de grandeur ni de terreur. Ce qui empêche le récit de décoller, car ces Villains manquent d'une aura capable d'imposer un véritable sentiment de péril et d'urgence.
On peut se demander ce que le coté noir du costume évoque réellement pour Ben, tant que l'oeuvre manque de clarté quant à la perception du choix. Ce virage visuel vers le noir aurait pu être approfondi pour mieux l'ancrer dans son traumatisme et sa quête de vengeance.
Mon super-héros : Spider-Noir est prodigieux.
Brazzo VII
Brazzo VII

4 abonnés 146 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
5,0
Publiée le 11 septembre 2026
J’attendais impatiemment « Spider-Noir » (2026) et, même si j’ai mis un peu de temps à véritablement rentrer dans la série, cela en aura largement valu le coup. Cette mini-série, coproduite par Sony et Amazon et présentée officiellement par Amazon comme une Original Series de Prime Video, prend un véritable risque en transposant l’univers de Spider-Man dans un contexte totalement différent. Et c’est justement cette prise de risque qui fait une grande partie de sa réussite.

L’idée de départ est excellente : et si Spider-Man était un détective privé vieillissant dans le New York des années 1930 ? La série se déroule dans l’entre-deux-guerres, juste après la Grande Dépression de 1929, une période que j’apprécie particulièrement. J’adore les années 1930 et, franchement, j’aurais aimé vivre à cette époque ! Ici, l’univers de Spider-Man est complètement réinventé pour fonctionner selon les codes du film noir.

On est donc davantage devant un polar noir avec un super-héros que devant une série de super-héros traditionnelle. L’histoire mélange enquête policière, mafia, corruption, surnaturel et super-héros, avec une ambiance fortement inspirée du film noir. Le concept de prendre un personnage que l’on connaît parfaitement et de le transposer dans un autre univers, avec ses propres codes, fonctionne particulièrement bien.

Et surtout : cette série se regarde en noir et blanc. Bien qu’il soit possible de choisir entre la version couleur et la version noir et blanc, pour moi, le choix ne fait absolument aucun doute : le noir et blanc est obligatoire. C’est clairement l’esthétique par défaut de « Spider-Noir ». La photographie est superbe, et le travail sur les ombres et les lumières est magnifique. Le noir et blanc apporte énormément à l’atmosphère et renforce immédiatement cette impression de regarder un véritable film noir des années 1930. La direction artistique est tout simplement folle.

Nicolas Cage était probablement l’acteur idéal pour ce rôle. C’est un rôle véritablement taillé pour lui. Il interprète Ben Reilly, alias The Spider, un ancien super-héros devenu détective privé à New York. Le personnage mélange donc deux archétypes : le détective de film noir et le héros de comics.

Ce qui frappe immédiatement chez Cage, c’est sa manière de jouer : ses intonations, sa façon de parler, ses silences, ses regards et ses mouvements. Sous le côté extravagant de Ben Reilly, il parvient à faire apparaître un personnage profondément fatigué, solitaire, vieillissant et marqué par son passé. Cage est d’ailleurs capable de passer du comique extrêmement extravagant à des moments beaucoup plus mélancoliques où l’on ressent véritablement la solitude et l’usure de Ben. C’est précisément ce contraste qui rend son interprétation aussi intéressante.

Ben a obtenu ses pouvoirs durant la Première Guerre mondiale, et la manière dont la série explique l’origine de ses pouvoirs, ainsi que celle des antagonistes, est particulièrement bien trouvée. Je n’en dirai évidemment pas davantage pour ne pas gâcher la découverte.

L’antagoniste principal, Silvermane, fonctionne également très bien, et les personnages sont globalement bien développés. L’actrice qui interprète Cat Hardy est notamment très crédible, aussi bien physiquement que dans son jeu. La série prend le temps de donner une véritable identité à ses personnages au lieu de simplement les utiliser comme prétextes à l’action.

Ce qui me plaît finalement le plus dans « Spider-Noir », c’est cette volonté de faire quelque chose de différent. Il y a clairement eu une prise de risque avec cette série : prendre Spider-Man, retirer une grande partie des codes habituels des productions de super-héros et le placer dans un univers de film noir des années 1930. Cela aurait très facilement pu être un simple gimmick. Au contraire, l’univers fonctionne réellement par lui-même.

Il faut peut-être quelques épisodes pour véritablement entrer dans ce concept et s’habituer à son rythme, mais une fois que l’on est dedans, l’ambiance devient vraiment prenante. J’ai beaucoup aimé cette série, notamment pour son esthétique, son ambiance et surtout pour Nicolas Cage, qui semble parfaitement à sa place dans cet univers.

C’est donc une excellente réinterprétation de Spider-Man, originale, ambitieuse, sombre et visuellement magnifique. Et encore une fois : regardez-la en noir et blanc !

Malheureusement, il n’y aura pas de deuxième saison. « Spider-Noir » restera donc une mini-série, ce qui est assez frustrant tant son univers avait encore du potentiel. Mais malgré cela, je trouve que cette première saison constitue une expérience suffisamment singulière pour être saluée.

Une belle prise de risque de Sony et Amazon, et probablement l’une des adaptations les plus originales de l’univers de Spider-Man.
Brazzo VII
Brazzo VII

4 abonnés 146 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 10 septembre 2026
J’attendais impatiemment « Spider-Noir » (2026) et, même si j’ai mis un peu de temps à véritablement rentrer dans la série, cela en aura largement valu le coup. Cette mini-série, coproduite par Sony et Amazon et présentée officiellement par Amazon comme une Original Series de Prime Video, prend un véritable risque en transposant l’univers de Spider-Man dans un contexte totalement différent. Et c’est justement cette prise de risque qui fait une grande partie de sa réussite.

L’idée de départ est excellente : et si Spider-Man était un détective privé vieillissant dans le New York des années 1930 ? La série se déroule dans l’entre-deux-guerres, juste après la Grande Dépression de 1929, une période que j’apprécie particulièrement. J’adore les années 1930 et, franchement, j’aurais aimé vivre à cette époque ! Ici, l’univers de Spider-Man est complètement réinventé pour fonctionner selon les codes du film noir.

On est donc davantage devant un polar noir avec un super-héros que devant une série de super-héros traditionnelle. L’histoire mélange enquête policière, mafia, corruption, surnaturel et super-héros, avec une ambiance fortement inspirée du film noir. Le concept de prendre un personnage que l’on connaît parfaitement et de le transposer dans un autre univers, avec ses propres codes, fonctionne particulièrement bien.

Et surtout : cette série se regarde en noir et blanc. Bien qu’il soit possible de choisir entre la version couleur et la version noir et blanc, pour moi, le choix ne fait absolument aucun doute : le noir et blanc est obligatoire. C’est clairement l’esthétique par défaut de « Spider-Noir ». La photographie est superbe, et le travail sur les ombres et les lumières est magnifique. Le noir et blanc apporte énormément à l’atmosphère et renforce immédiatement cette impression de regarder un véritable film noir des années 1930. La direction artistique est tout simplement folle.

Nicolas Cage était probablement l’acteur idéal pour ce rôle. C’est un rôle véritablement taillé pour lui. Il interprète Ben Reilly, alias The Spider, un ancien super-héros devenu détective privé à New York. Le personnage mélange donc deux archétypes : le détective de film noir et le héros de comics.

Ce qui frappe immédiatement chez Cage, c’est sa manière de jouer : ses intonations, sa façon de parler, ses silences, ses regards et ses mouvements. Sous le côté extravagant de Ben Reilly, il parvient à faire apparaître un personnage profondément fatigué, solitaire, vieillissant et marqué par son passé. Cage est d’ailleurs capable de passer du comique extrêmement extravagant à des moments beaucoup plus mélancoliques où l’on ressent véritablement la solitude et l’usure de Ben. C’est précisément ce contraste qui rend son interprétation aussi intéressante.

Ben a obtenu ses pouvoirs durant la Première Guerre mondiale, et la manière dont la série explique l’origine de ses pouvoirs, ainsi que celle des antagonistes, est particulièrement bien trouvée. Je n’en dirai évidemment pas davantage pour ne pas gâcher la découverte.

L’antagoniste principal, Silvermane, fonctionne également très bien, et les personnages sont globalement bien développés. L’actrice qui interprète Cat Hardy est notamment très crédible, aussi bien physiquement que dans son jeu. La série prend le temps de donner une véritable identité à ses personnages au lieu de simplement les utiliser comme prétextes à l’action.

Ce qui me plaît finalement le plus dans « Spider-Noir », c’est cette volonté de faire quelque chose de différent. Il y a clairement eu une prise de risque avec cette série : prendre Spider-Man, retirer une grande partie des codes habituels des productions de super-héros et le placer dans un univers de film noir des années 1930. Cela aurait très facilement pu être un simple gimmick. Au contraire, l’univers fonctionne réellement par lui-même.

Il faut peut-être quelques épisodes pour véritablement entrer dans ce concept et s’habituer à son rythme, mais une fois que l’on est dedans, l’ambiance devient vraiment prenante. J’ai beaucoup aimé cette série, notamment pour son esthétique, son ambiance et surtout pour Nicolas Cage, qui semble parfaitement à sa place dans cet univers.

C’est donc une excellente réinterprétation de Spider-Man, originale, ambitieuse, sombre et visuellement magnifique. Et encore une fois : regardez-la en noir et blanc !

Malheureusement, il n’y aura pas de deuxième saison. « Spider-Noir » restera donc une mini-série, ce qui est assez frustrant tant son univers avait encore du potentiel. Mais malgré cela, je trouve que cette première saison constitue une expérience suffisamment singulière pour être saluée.

Une belle prise de risque de Sony et Amazon, et probablement l’une des adaptations les plus originales de l’univers de Spider-Man.
Anth Au Ciné
Anth Au Ciné

5 abonnés 35 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 1 juin 2026
L'Initiative de laisser le choix entre la version noir et blanc ou couleurs est une grande première qu'il faut saluer.
Sachez que me concernant, je l'ai regardé en noir et blanc, et en Vo parce que Reg'e a parfois bien raison !

Les décors, l'ambiance et la mise en scène sont réussies ! C'est une immersion et un retour total au film policier des années 30. Nicolas Cage est au top pour son retour, et pour sa première prestation dans une série, l'histoire de son personnage colle étrangement à sa situation holywoodienne.
Nombres de références et d'aspirations seront à retrouver tout le long de cette première saison.
Le rythme y est parfois inégal, mais je n'ai jamais trouvé le temps long.

La mise en scène, les choix de cadres sont très filmiques dans les premiers épisodes, l'inventivité de la mise en scène s'éssoufle selon les changements de réal' mais on se laisse porter par les dénouements et nouvelles situations à chaque épisodes.
Les points qui vous paraîtront sans doute négatifs :
On voit rarement L'Araignée, mais curieusement ce n'est pas le sujet central, cependant ça ne m'a pas gêné.
spoiler: On connait déjà les antagonistes si on a suivi les sagas, même si c'est beaucoup mieux exécuté que Spider-Man : No Way Home et tout le génie réside dans ce détail.


Mention honorable pour Brendan Gleeson qui livre à mes yeux une prestation convaincante.
Le casting et les personnages féminins sont à tomber, et chacune se voit attribuer une écriture et un développement plutôt poussé, et ça, c'est quand même la classe pour un retour dans les années 30.

Le générique : Les images sont bien choisies, le montage fait un clin d'oeil discret aux intros des films de Sam Raimi, et le titre Saving Grace de Kirby est à réécouter avec plaisir !

J'ai envie d'une saison 2. Sony s'est appliqué ! C'est exactement ce que j'en attendais.
Agréablement surpris de cet excès qualitatif !
Bref, à voir, à ne pas manquer, allez-y !!
Quand on pense à Morbius et Le Chasseur, Sony nous a pondu un joyau, et il était temps !
illusionperdue
illusionperdue

3 abonnés 239 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 31 juillet 2026
Une série à l'ambiance du polar et film noir de l'époque, plutôt bien retranscrite, avec ce détective privé qui invoque moult références du genre, en évitant de trop romancer ou idéaliser son époque, et au contraire jouant la carte de la tragédie, de l'ironie, où l'araignée ne vole pas à travers la ville avec vivacité et dextérité, fait d'acrobaties et autres fantaisies de justice, ici, tout est traité de manière réaliste et pessimiste, avec ce héros lent, vieillissant et négligent, en proie à la confusion et à la perdition. 

Cette volonté de l'ancrer dans le réel sert à transposer le pouvoir en compétence, en différence, mais aussi en blessure, en fissure, devenant ici la métaphore du soldat et du syndrome post-traumatique des horreurs de la guerre, continuant d'infecter, de se manifester de l'intérieur, empêchant toute possibilité de s'épanouir. 

À la fois perturbé et rempli de fragilité, de vulnérabilité, c'est dans ce conflit d'ambiguïté, ce décor et cadre contrastés, où rien n'est ni blanc ni noir, que l'on interroge l'altruisme et l'égoïsme de chacun, à travers la grande dépression d'un pays, d'un personnage qui a refoulé son héroïsme dans le cynisme, qui s'est éloigné de la moralité et de la responsabilité, tout en feignant d'être ordinaire, et ses élans d'intérêt involontaire. C'est une quête de rédemption, de réappropriation identitaire, un équilibre entre l'animal et le mental, cherchant dans l'amour une façon de changer la perception de ce monde sans valeur, et sans couleur.

C'est tout autant la noirceur qui se dissimule derrière cette figure du détective pour paraitre normal, tout autant qu'un homme qui doit canaliser ses pulsions, dompter ses démons pour redevenir, et conduire au genre humain, faisant bien la distinction entre Spider-Man et Spider-Noir. 

On peut aussi y voir un côté méta pour l'acteur principal, usé et fatigué, cherchant encore sa place dans cet Hollywood l'ayant vu grandir, et resplendir, tout en l'ayant mené à la ruine, autant économique, critique, qu'artistique, et qui, comme le héros et sa ténacité, tente de retrouver les couleurs de sa véritable nature d'acteur oscarisé. 

D'un autre côté, les enjeux semblent assez fades et faibles, les méchants frôlent la caricature, parfois le ridicule, loin d'être menaçants, ni même intrigants, ne parvenant pas à instaurer ce climat de terreur ou d'horreur, comme si tout était contenu, retenu pour ne pas créer le spectacle habituel. 

Même si la série tente de tisser une toile d'intrigues diverses et variées pour tenter de les réunir en une, tout est vu, revu et convenu, et l'on se dit que tout pourrait être plus rapidement résolu. Il y a aussi cette impression de tourner un peu en rond dans une atmosphère terne, avec un grand nombre de genres mélangés qui ne fonctionnent pas toujours, et des sujets dramatiques qui ne sont pas exploités, ou explorés comme ils le pourraient. Ça manque d'intensité, d'originalité, avec des épisodes étirés, simplifiés dans ce qu'il cherche à évoquer, à raconter, et c'est finalement sans surprise dans son déroulement, et si prévisible dans son dénouement.

On pourra noter quelques points discutables : un manque cruel d'émotion avec la doctoresse et son fils, tant tout s'enchaine rapidement, alors que c'est l'un des points clés du passé qui fait la connexion avec tout le reste ; le caïd qui semble tout contrôler, pourtant si accessible et dont le sort est déjà décidé, mais dont on attend la toute fin pour y venir ; L'ivresse du héros qui mène à la culpabilité dans une période où tout va merveilleusement bien semble peu cohérente, même si l'on en comprend le sens ; et même si l'idée est bonne, tout l'arc de Flint parait dérisoire, tant par ses agissements, ses motivations que par sa résolution, enlevant toute sa saveur dans le dernier épisode. 

Et le point central qui a amplement conquis les foules, le black and white, qui semble bien plus une attraction qu'autre chose, pas totalement assumé avec la couleur qui est proposée comme alternative. De plus, même si cela parais unique pour le genre super-héros, l'univers du détective solitaire sur fond d'intrigue de gangster ne l'est pas, et c'est assez amusant de constater qu'autant de gens acclament la version noir et blanc, alors qu'ils ne regarderont sans doute jamais aucun film en noir et blanc de l'époque, qui raconte pourtant les mêmes histoires, les mêmes intrigues que celle-ci, avec plus de profondeur, autant narrative que technique, mais peut-être que, comme on le mentionne, "mieux vaut un hot-dog à un match qu'un rôti de bœuf au Ritz". 

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