Maigret
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willycopresto
willycopresto

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4,0
Publiée le 20 mars 2016
"Maigret et l'inspecteur Cadavre" (1997) D8 le 18.03.2016
C'est quand même attristant qu'il faille regarder une série aussi ancienne pour prendre du plaisir à retrouver un polar qui se tienne à la télé, face à un Mongeville ou autres nanars bons pour le pilon ! Car l'intrigue est captivante, le casting toujours aussi bien réussi, et Bruno Crémer en pleine forme ! Et on retrouve le "dada" de Simenon qui envoie son commissaire en Belgique pour y fustiger les gens de "la haute" On en redemanderait ! Le royalisme est-il bien mort ?
Cet épisode est le seul de la saison 7. Ne pas passer à côté !
willycopresto
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

1 454 abonnés 4 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2026
En 1997, Bruno Cremer est solidement installé dans le rôle de Jules Maigret. « Maigret et l’enfant de chœur » tiré d’une nouvelle de 1947 est la 25ème enquête de la série qui arrive à son mitan. Fortement apprécié par les téléspectateurs, scénaristes et réalisateurs ne doivent pas chômer. Bruno Cremer a de son côté fait le choix de mettre sa carrière cinématographique un peu de côté n’apparaissant que dans sept longs métrages de 1997 à 2005.
Cette enquête au ton très particulière éclaire la personnalité de Maigret sous un jour nouveau. Un petit garçon vivant seul avec sa mère dans un quartier de Saint Etienne et réputé comme un garnement doublé d’un fieffé menteur aperçoit un matin sur le chemin de l’école un cadavre aussitôt disparu après que l’enfant s’est réfugié dans l’église toute proche.
Maigret envoyé sur place procède comme il en a l’habitude à l’interrogatoire informel des gens du quartier. Mais cette fois-ci il se passe un évènement inattendu qui va modifier grandement la tonalité de l’enquête, Jules Maigret se reconnaissant une proximité presque immédiate avec le jeune Etienne (Stanislas Forlani) qui lui rappelle l’enfant qu’il était avec sa part de rêve et d’incompréhension ressentie face au monde des adultes. La jolie mère d’Etienne (Anne Roussel) qui lui fait croire que son père est parti travailler en Australie, apprécie particulièrement la présence rassurante de Maigret incarnant une autorité bienveillante notamment auprès de son fils, rappelle Bruno Cremer à ses jeunes années quand il incarnait à l’écran les séducteurs ténébreux.
L’enquête n’en suit pas moins son cours même si Granier-Deferre qui réalise ici son deuxième téléfilm pour la série profite à plein de cette complicité que visiblement Cremer se délecte à interpréter. Vont défiler devant le commissaire, un juge acariâtre (Jean Martin) homosexuel enfermé dans une solitude qui lui pèse, un antiquaire assez mal embouché, deux sœurs âgées pittoresques nous donnant l’occasion de vérifier que Ginette Garcin était toujours juste n’ayant pas besoin de beaucoup de minutes à l’écran pour bien faire, un aristocrate (Roger Dumas) désabusé par les nombreuses passades occupant les journées et les nuits de sa jeune épouse (Sylvie Granotier) et enfin un bijoutier un peu mystérieux ( Philippe Duclos).
Le dénouement de ce qui va se révéler être un assassinat est plutôt étonnant après une enquête menée avec doigté par un Maigret qui jusqu’au bout va déambuler dans sa propre enfance avec pour guide le petit Etienne. Pierre Granier-Deferre comme toujours a su trouver le ton juste avec la complicité d’un Bruno Cremer formidablement humain qui aura su exprimer toutes les nuances de la personnalité de Maigret qui devait avoir beaucoup de traits communs avec son prestigieux créateur.