L’Angleterre nous livre un thriller aux petits oignons avec cette série sur un braquage d’une société financière, qui révèle que rien n’est aussi simple qu’annoncé.
Ni les voleurs, ni les commanditaires du braquage, ni les policiers, ni les employés du fond de pensions, ne sont ce qu’ils prétendent être.
J’aime que la série ne sent jamais la redite, que chaque épisode arrive à renouveler l’intérêt, sans tourner en rond, dévoilant toujours plus d’informations sur les différents protagonistes et la mise en place du braquage.
L’un des principes scénaristiques : l’héroïne Zara, semble être une employée pauvre et insignifiante, mais elle va se révéler être beaucoup plus que ce que tout le monde attendait d’elle, capable de déjouer les pièges, détricoter les fils de l’intrigue, survivre aux menaces de la police et des voleurs, le tout sans jamais perdre son âme, sa morale ou son humanité.
Alors oui, la série n’est pas de l’action, mais l’aspect enquête, les engrenages de l’espionnage, les manœuvres intellectuelles des criminels, rend l’œuvre bien plus riche à voir que les autres show du même type.
Il y a un vrai effort dans le rythme, le montage, l’alternance de moments tendus et de moments plus calmes avec ses questionnements, ses dialogues qui éclairent les intentions des protagonistes.
On saluera le jeu d’acteur de Sophie Turner (Game of Thrones), capable d’incarner un personnage sensible, tourmenté, vulnérable, qui sait faire preuve d’intelligence et de psychologie pour cerner ses interlocuteurs et les utiliser.
On découvre le charmant Jacob Fortune-Lloyd, jouant un policier toujours sûr de lui, qui sait quand on lui ment, et tente de déjouer les forces qui misent sur l’échec de son enquête.
Une série divertissante, réaliste, avec un message politique, réussie et menée de main de maître, se servant avec justesse de son casting solide.