Les épisodes 1 et 2 laissent franchement sur sa faim. Tout le bloc Morland / Observatoire est poussif, ça manque d’air, de tension. En revanche, le traitement de Vichy, en amont de Morland, est plutôt juste et utile : ça remet quelques pendules à l’heure. Les épisodes 3 et 4 s’en sortent mieux, notamment sur la construction européenne, c’est solide, sans être renversant. Podalydès est impeccable, Denarnaud très convaincant en Lauvergeon. À l’inverse, Chemla (Pingeot) et Karsenti (Mitterrand D.) forcent le trait, on n’y croit pas vraiment.
La partie vie privée est maladroite, parfois embarrassante, et surtout marquée par un parti pris assumé de la production en faveur du couple Pingeot/Mitterrand, au détriment de Gouze/Mitterrand.
Au final, c’est une occasion ratée. La série n’arrive jamais à la hauteur du Promeneur du Champ-de-Mars, qui reste une référence absolue. Et sur la fin de règne présidentielle, Mort d’un Président sur Pompidou, avec Balmer, est clairement d’un autre niveau.
Bilan : Mitterrand confidentiel plafonne à 2,5/5. Correct, mais très loin de ce que le sujet méritait.