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    Histoires de l'autre monde
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    Quentin D.
    Quentin D.

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    Critique de la série
    2,5
    Publiée le 4 novembre 2016
    Etant donné que critiquer une série dans son intégralité demande du temps et ne peut être argumentée en un seul bloc, je reprendrai ici un de mes textes rédigés il y a un petit temps déjà, dont l'inédit relèvera de l'historique d'une série, qui ayant totalement disparue en France, se manifestera comme une sympathique anthologie horrifique empruntant un chemin déjà tout tracé par un certain "The Twilight Zone". Cette critique ne représente donc qu'un échantillon de la série et la note finale est une moyenne arithmétique des quelques épisodes vus, bons pour certains, mauvais pour d'autres. Elle n'est cependant pas représentative de la qualité globale de la série.

    Après le succès de « Creepshow », George A. Romero imagine une série dérivée du film. Mais pour une quelconque histoire droits, la série troquera son titre de Creepshow pour celui de « Tales from the Darkside ». Ou « Histoires de l’autre monde » en version Française.

    Mal lotie en France, seule la première saison sera diffusée en juillet 1986 sur l’Ex-France 2: Antenne 2.

    Les quelques chanceux qui ont pu voir quelques épisodes ou qui ont possédé les VHS se souviennent très bien du générique angoissant accompagné de cette voix off , différentes selon les VHS et les passages sur France 2:

    Intro et outro de la série pour l’épisode « La chambre » en VF:

    « Les hommes vivent dans le monde lumineux de ce qu’ils croient être la réalité. Pourtant, il existe un autre monde, perçu par quelques-uns seulement. Un monde qui est tout aussi réel que l’autre. La seule différence, c’est qu’il ne se passe pas à la lumière. Ce monde, c’est le monde des ténèbres ».

    « Le monde des ténèbres est toujours là, autour de nous, attendant que l’on y pénètre. C’est pourquoi, dans l’immédiat, essayez de savourer la lumière du soleil. »

    Intro de la série pour la VHS « Contes des ténèbres » en VF:

    « Pour l’homme, la réalité est ce monde de lumière dans lequel on vit. Mais, il existe un autre univers. Sous-terrain et invisible. Un monde tout aussi réel bien que différent. L’anti-monde. Le monde des ténèbres. C’est un monde diabolique ou les règles établies n’ont plus de raison d’être ».

    Intro et outro de la série pour la VHS « Darkside 2, les contes de la nuit noire »:

    « L’homme vit dans un monde clair radieux qu’il croit être la réalité. Mais, il existe un autre monde, caché, que la plupart ne voient pas. Un endroit tout aussi réel mais pas aussi clair et radieux. Un monde de ténèbres. «

    « N’oubliez pas que les ténèbres ne sont pas loin, prêtes à nous accueillir, mais aussi prêtes à nous envahir. Alors, en attendant que cela se produise, essayons de profiter de la lumière du jour. »

    Deux ans suivant l’annulation de la série après quatre saisons, John Harrison, compositeur ayant œuvré sur "Creepshow" et "Le jour des morts-vivants", deux films d’un même réalisateur que l’on a nullement besoin de mentionner car on ne vous apprendrait strictement rien, se met à la réalisation du film « Tales from the darkside » en 1990. Une œuvre qui obtiendra le grand prix au festival international du film fantastique d’Avoriaz 1991, considéré comme le « Creepshow 3 » illégitime par Tom Savini. Force est de reconnaître que le film est une réussite, avec son lot…non pas 249, mais de sketchs réussis dont l’un est basé sur une nouvelle d’Arthur Conan Doyle,( qui était assez libre de droits, selon une interview réalisée par le magazine Mad Movies en 1991 dans un numéro spécial festival d’Avoriaz.) et un autre sur une nouvelle de Stephen King (prévue à la base pour Creepshow 2, mais pour réduire la durée du film, elle fut annulée puis remise au goût du jour dans ce métrage) et dont le dernier est basé sur la légende de Yuki-Onna (femme des neiges), un personnage du folklore Japonais.

    D’ailleurs, selon Wikipédia, en voici la légende:

    Alors qu’une effroyable tempête sévissait sur la forêt, le bûcheron Mosaku et son apprenti Minokichi, âgé de 18 ans, se réfugièrent dans une petite cabane au milieu de la forêt. Pendant la nuit, le feu dans la cheminée s’éteignit et le froid réveilla Minokichi. C’est alors qu’il vit dans la petite pièce une jeune femme d’une grande beauté et vêtue d’un kimono blanc ; elle avait la peau d’une blancheur irréelle, de longs cheveux noirs et des lèvres bleues. Quand elle marchait, elle semblait glisser au-dessus du sol. Elle se pencha sur le vieux bûcheron et lui souffla son haleine glaciale au visage. Puis elle se retourna vers le jeune homme qui était tétanisé par la peur, mais elle fut prise de pitié devant son jeune âge ou sa beauté juvénile et lui dit : « Je ne vous tuerai point si vous promettez de ne jamais raconter ce que vous avez vu ce soir. »Le lendemain matin, Minokichi se réveilla et se rendit compte du décès de son patron mais il n’aurait su dire si, pendant cette terrible nuit, il avait rêvé ou pas.Plus tard, le jeune apprenti rencontra une jeune fille fort belle qui se nommait Oyuki (yuki signifiant « neige ») et qu’il ne tarda pas à épouser. Ils eurent de nombreux enfants et passèrent de merveilleuses années ensemble.Un jour, alors qu’il la regardait coudre, il lui raconta l’histoire de cette étrange nuit où il avait rêvé ou réellement rencontré la reine des neiges. Yuki-onna, car c’était elle, se mit en colère et l’abandonna ; elle épargna sa vie en raison de leurs enfants mais elle lui promit de venir le châtier s’il n’était pas un bon père pour eux puis elle se transforma en une sorte de brouillard blanc et disparut par le trou de la cheminée.

    Pour ceux qui auraient vu le film, le segment "Lover’s Vow" est un décalque du conte, mais dont la créature est plus effrayante et dont la fin y est plus dramatique.

    Un film dont les sketchs sont de très bonne facture, avec un casting d’acteurs pour qui j’ai beaucoup de respect (Christian Slater et Steve Buscemi pour la première histoire, William Hickey pour la deuxième, et Deborah Harry pour l’histoire transitoire, qui est la chanteuse du groupe Blondie au passage.

    Outre cela, il existe, à ma connaissance, deux VHS compilatoires de la série en version Française. L’une du nom de « Contes des ténèbres »sortie en 1984 , et l’autre du nom de « Darkside 2, les contes de la nuit noire » sortie en 1991. Titre cherchant à capituliser sur le succès du premier métrage car en réalité, il n’existe pas. J’ai été dupé, j’ai cherché pendant longtemps, m’obstinant à dire qu’il existait face à des gens qui me contredisaient pour qu’ensuite, après quelques recherches sur le net, la réponse apparut subitement. Darkside 2 n’est qu’une compilation de cinq épisodes de la série sous un titre trompeur et vendeur.

    Suite officieuse sortie dans la foulée dans le but de capitaliser sur le succès du premier (et unique en fait) film, il n'en résulte rien de plus qu'une compilation approximative de cinq épisodes de la saison 2.
    Cette "suite" n'existant d'ailleurs qu'en France, a au moins le mérite d'avoir transposé la série jusqu'à chez nous. Le premier épisode, "The Devil's advocate", écrit par Romero et réalisé par Gornick est le meilleur du lot. Il porte sur un odieux personnage méprisant et antipathique à souhait qui ne pouvait avoir meilleur chatiment que celui qu'on lui a réservé. Un épisode, hélas, absolument pas représentatif de cette sélection bien pauvre...

    S'en suit un second segment , "Ring around the redhead" au scénario sans consistance aucune, mou du genou, aux effets cheap et dont le héros raconte une partie des événements, baignant l'épisode dans une subtile économie de moyens...pour au final n'aboutir à rien de vraiment transcendant.

    Le troisième sketch, "The trouble with Mary Jane", est une version comique de L'exorciste. Plus ridicule que drôle et à la limite du nanar. Affligeant.

    "The satanic Piano", le quatrième, demeure bien sympathique. Réalisé par John Harrison, dont son personnage, comme lui-même, est un compositeur, ici en quête de gloire passée. Une réalisation moins molle et une intrigue plus originale que la norme.

    Enfin, "A choice of dreams" fait basculer un mafieux retraité et mourant dans un enfer artificiel. Plat et plutôt convenu.

    Une compilation assez mauvaise dans l'ensemble, si ce n'est un sketch réussi et un autre passable. Quant au reste...passez votre tour.
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