Nouveau ou plutôt autre duo iconique des années 2000, toujours registre thriller / policier avec ici, l’astrologie en guise de maître d’œuvre. Claie Keim & Francis Huster, un charisme partager et un dynamisme inégaler comme l’était Ingrid Chauvin & Bruno Madinier en leur temps (pas si lointain à vrai dire) mais un générique pour toutes 2 iconique. Un duo donc pour
une chasse à l’homme, une chasse aux énigmes, une traque pour la vérité, une vérité ébranlant une famille riche de l’héritage ou empire hôtelier & banquier créer par le patriarche en son temps. Un héritage attisant évidement les convoitises de toutes part en tuant non par hasard mais par signe astrologique. C’est tout l’aspect original du programme, se servir des astres personnels pour sélectionner ses victimes dans le but final de créer la constellation ultime. Michel Duchaussoy justement, l’homme des secrets, l’homme derrière la masse que représente sa famille et son activité, un rôle droit et « discret » qui n’est pas la démesure alors qu’il aurait très bien pu l’être. Un personnage qui va quand même provoquer la désillusion familiale avec l’annonce publique de sa fille cachée. M’amenant évidement à Jean-Pierre Bouvier dont le rôle essentiel de frère ainé restera le plus percutant, le plus charismatique et presque froid, même à l’égard des autres. Sa réaction parfaite face à l’existence d’Esther est pile le genre de situation qu’il est tant difficile de retrouver dans un récit mettant ce genre de « malaise » en scène. Stéphan Guérin-Tillié par inversement, est le plus « social », le plus intègre et celui qui n’aura quasi aucun mal à entendre cette nouvelle et accueillant sa toute nouvelle sœur à bras ouverts, limite faisant table rase de ce que son père à cacher durant des années. Tom Novembre, le plus sombre, le plus discret, le plus verbalement droit et dont chaque scène est d’une énigme à toute épreuve. Le genre de rôle dont on ne serait dire s’il s’agit d’un allié ou d’un ennemi familial, ceci dit, on distingue clairement l’homme de théâtre qu’il doit être tant sa posture ne trompe guère. Carmela Ramos ou l’ovni du programme, dès son entrée en piste on comprend le tempérament légèrement folle dingue de cette danseuse aux limites strip, quotidien pro & tenues scintillantes mais vie perso bien inverse en célibat qui, comme elle le dit : « Fait pas gaffe je suis pas une folle du ménage, un peu bordelique… ». Mine rien sa complicité avec Esther frappe d’évidence et là suit partout. Yannis Baraban ensuite, le tombeur tombant par « hasard » sur notre belle, là découvrant avant de se jeter sur elle, la romance de courte durée avant de faire comprendre le but de sa vie. Un charisme clair et dément jusqu’en finale ou son jeu déboite l’écran comme rarement en série ou téléfilm. Regard et gestes, tout y était. Patrick Bosso, comprend zapper ce phénomène verbal parmi le plus iconique de son temps. Un Marseillais ou sudiste simplement s’accrochant à son person de plus belle façon. Une complicité impeccable avec Huster faisant le second duo du programme, un régal audio. Enfin, ne pas souligner le talent d’orateur de Francis serait un crime en soit, faisant presque ombre à sa partenaire qui pourtant, est la principale présence du récit, elle aura malheureusement son je légèrement aspirer par le monstre théâtral qu’est son binôme. Un parler légendaire et un jeu d’énigme royal. La grosse particularité de son jeu aura été assurément la familiarité et quelques vulgarités de son script, jamais j'aurai cru possible de telles envolées pour un programme pourtant "grand publique".
Le récit lui nous perd facilement car le genre lui-même est perdant moralement et l’association astrale fait du tout une énigme pas si facile à mettre en œuvre et à suivre. Mais qui plus est, l’aventure se suit avec envie, chaque scène banale comme clé est une pièce habile du puzzle menant à un final craquant. Un programme en soit mythique qui à pris les justes rides mais le talent d’écran et nostalgie n’ont eu, pas ridés.