Plusieurs informations en lien avec l'enquête sur l'accident impliquant Pierre Palmade ont été dévoilées ce mardi 28 février par BFMTV. La première, et sans doute la plus déterminante pour l'avenir de l'humoriste, concerne l'autopsie pratiquée sur le bébé de la passagère enceinte. Cette dernière devait mettre son enfant au monde dans le courant du mois de mai mais a dû subir une césarienne d'urgence après l'accident. Toute la question était alors de savoir si le bébé était né vivant ou non.
Le bébé né vivant
D'après les informations obtenues par BFMTV auprès d'une source proche de l'enquête, le bébé serait bien né viable et vivant, à 22h18 précisément, avant de décéder quelques minutes plus tard, à 22h51. L'examen de sa mort indique que l'enfant ne présentait "pas de malformations" et que son décès est bel et bien intervenu "dans un contexte d’accident de la voie publique". En réaction, un examen anatomopathologique, une expertise de synthèse et d'autres analyses ont été ordonnés par le procureur de Melun.
L'homicide involontaire retenu ?
Trente-trois minutes de vie donc, qui pourraient faire toute la différence pour Pierre Palmade face à la justice. En effet, dans le droit pénal, le fœtus n'est pas reconnu. Mais s'il a bel et bien eu une existence, aussi courte soit-elle, alors le motif "d'homicide involontaire" pourrait être retenu à l'encontre du comédien. "Si l'enfant est né et qu'il a respiré, ne serait-ce que quelques secondes, on considère qu'il est né vivant et dans ce cas-là on peut retenir l'homicide involontaire", confirme Me Vincent de la Morandière sur BFMTV. Ce délit est puni d'une peine pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison. Toutefois, deux circonstances aggravantes ont également été retenues par la justice, la prise de cocaïne au volant et le manquement à une obligation de sécurité et de prudence. Pierre Palmade encourt alors jusqu'à 20 ans de prison.
L'enfant sorti de l'hôpital
Parmi les autres informations dévoilées dans la journée on a appris la sortie de l'hôpital du petit garçon de 6 ans qui faisait également parti passagers de la voiture percutée. Ce dernier reste néanmoins lourdement handicapé, obligé de se nourrir par une sonde, touché à la mâchoire et à la tête.