Le 15 mars dernier, lors de la soirée électorale du premier tour des municipales, Nathalie Saint-Cricq avait provoqué un véritable malaise en direct. Sur le plateau de franceinfo, juste avant une intervention de Eric Ciotti, fraîchement élu maire de Nice, la journaliste avait lâché "alias Benito", comparant ainsi l’homme politique à Benito Mussolini. Une remarque qui n’était pas passée inaperçue auprès des téléspectateurs et qui avait rapidement provoqué une polémique. Quelques minutes plus tard, Nathalie Saint-Cricq avait présenté ses excuses à l’antenne. Malgré cela, la direction avait décidé de la suspendre pendant une semaine, l’empêchant ainsi de participer aux soirées électorales du second tour.
Une "erreur technique" qui a nui à Nathalie Saint-Cricq
Un peu plus d’un mois après cette polémique, Nathalie Saint-Cricq publie son deuxième roman, "La Petite mère", aux éditions de l’Observatoire. À cette occasion, elle a accordé une interview à Télé Star, en kiosque lundi 27 avril 2026, et est revenue sur cet incident qui lui a valu une sanction disciplinaire. "Ils devaient marquer le coup", a-t-elle reconnu à propos de son éloignement temporaire de l’antenne. Toutefois, la journaliste estime ne pas être la seule responsable de ce qui s’est passé ce soir-là. Selon elle, une erreur technique a joué un rôle important dans la diffusion de sa remarque hors antenne. "J’aurais trouvé ça bien qu’il soit précisé qu’à l’origine, il y a une erreur technique : un micro n’a pas été coupé. Je ne suis pas dingue ! Je m’en suis expliquée avec Eric Ciotti. Il sait que j’ai dit cela pour rire", a-t-elle expliqué. Une précision qui n’avait jusqu’ici jamais été évoquée publiquement.
La journaliste reconnaît également avoir mal vécu cette suspension. Passionnée par les soirées électorales, elle a eu du mal à accepter d’être tenue à l’écart du second tour : "Moi qui adore les soirées électorales, je me suis vraiment sentie punie de regarder celle du second tour de chez moi. C’est mon tempérament de dire des blagues tout le temps. C’est miraculeux que ce ne soit pas arrivé avant."
Nathalie Saint-Cricq va-t-elle abandonner la politique au profit de l'écriture ?
Malgré cette sanction difficile à encaisser, Nathalie Saint-Cricq affirme avoir préféré prendre les devants plutôt que d’attendre une décision imposée par sa hiérarchie. Invitée le 22 avril dernier dans C à vous sur France 5, elle révélait : "J’ai devancé l’appel. Plutôt que de subir une punition, j’ai préféré la demander moi-même, comme ça, on s’est mis d’accord."
Interrogée sur son avenir dans le journalisme politique, elle a laissé entendre qu’elle envisageait progressivement de tourner la page. "Je pense que la politique va me lâcher. On va faire ça par consentement mutuel. Je pense qu’à un moment donné, il faut un regard neuf. C’est bon, je ne vais pas faire ma 212e campagne électorale", a-t-elle lancé avec humour. Elle a toutefois confirmé qu’elle serait bien présente pour commenter l’élection présidentielle de 2027.