Gros rebondissement dans Koh-Lanta : Les Reliques du destin. Alors que la majorité des votes était contre lui, Jonathan a été sauvé. Le responsable de paris sportifs en ligne de 36 ans a choisi la poterie qui lui permet d'aller dans l'autre équipe, chez les rouges donc. TV Actu a eu l'occasion de l'interroger sur ce rebondissement et certains détails de son aventure.
TV Actu : Pourquoi avoir fait le choix de vous sacrifier ?
Jonathan : La raison est simple. J'étais dans une situation délicate depuis le début, car j’étais considéré comme l'homme le moins fort physiquement. Et les filles commençaient à se douter qu'il y avait une alliance entre garçons. Ma réflexion était donc que si on éliminait encore une fille, on risquait de perdre les deux dernières et on avait peur qu'elle rejoigne les rouges. Et comme j’avais beaucoup sondé Hugo et Guillaume et que je savais qu'ils n’allaient pas me suivre dans un vote de garçon, je me suis dit que c'était peut-être le moment d'aller taper dans les poteries. Je savais qu'il y avait au moins une chance sur trois de s'en sortir. Vu que je suis très joueur, j'ai saisi l'opportunité.
Qui auriez-vous pris en duel si vous aviez tiré la poterie qui correspond ?
Déjà, on pensait qu'il n’y avait plus de duel. Au moment où Karine avait été éliminée, on s'était dit : ‘C'est bizarre, ils ont peut-être eu un duel.’ Donc à ce moment-là, je n'avais pas du tout d'idée en tête. Maintenant, je pense que j'aurais probablement choisi Cynthia étant donné que j'avais voté contre elle. Et sur les trois derniers votes, elle avait voté contre moi. Donc je m'étais dit que si elle ne voulait pas avancer avec moi, il allait bien falloir que je l'élimine. Avec du recul, peut-être qu’envoyer Hugo en duel contre moi, ça aurait pu être une bonne idée aussi. Ça aurait été un moyen d'arrêter de tirer les boules noires.
Justement, vous comprenez cette stratégie des filles de vouloir éliminer un garçon par rapport aux boules noires ?
Elles voulaient surtout sauver leur peau. Donc oui, je comprends entièrement qu'elles aient décidé de voter contre moi. C'est sûr que si j’étais éliminé, les garçons costauds n’avaient plus besoin de tirer de boules, donc ça avantageait l'équipe jaune, au moins sur les épreuves physiques.
Et à qui auriez-vous donné le collier ?
Je l'aurais probablement donné à Paul. C'est notre capitaine, c'est lui qui m'a choisi.
Tout le monde a dit que vous étiez le moins sportif, comment le prenez-vous ?
C'est la vérité, donc je ne l'ai pas mal pris. Je suis face à des personnes qui doivent aller à la salle trois fois par semaine, pendant que moi je vais faire une heure de foot une fois toutes les deux semaines on va dire. Donc je savais que physiquement, je serais en dessous quoi qu'il arrive. J'avais travaillé mon cardio, mais tout ce qui est force, je n'ai jamais été à la salle de ma vie et je n'irai jamais. Je ne pensais juste pas qu’il il y aurait autant d'écart, mais effectivement quand je vois les rouges et les jaunes, il y avait des gros gabarits. Ce n'était pas en ma faveur.
Tirer la boule a-t-il été un soulagement pour vous ?
C'est clair que sur la dernière épreuve, j'étais très content de tirer la boule noire. Mais sur celle du puissance 5, j’aurais été déçu de la rater. C'était une épreuve pour moi. Mais dès l'instant où il y avait du physique, ça ne me posait aucun problème de tirer une boule noire. Surtout si ça permettait à l’équipe de gagner.
Jade a fait savoir que ce serait la guerre si vous n’étiez pas éliminé. Comment le prenez-vous ?
C'est une petite menace qu'elle met pour essayer de se sauver. Je peux le comprendre, ça fait partie du jeu. Je ne le prends pas mal ou bien. Je comprends sa stratégie, d'autant plus que les garçons leur ont dit qu’ il n'y avait pas de stratégie de garçons.
Mais c’était faux ?
Forcément sur les premiers votes, on va dire qu’on s'est globalement mis d'accord. On avait peur d'avoir la minorité d'entrée. Personnellement, j'avais regardé la saison d'avant. On avait vu que Benoît chez les verts s'était fait éliminer, parce qu'ils n’étaient plus que deux garçons et trois filles. Du coup, il n'avait rien pu faire. Et j'avoue que je me suis servi un peu de cette saison pour leur dire que si je tombais le premier, derrière, c'était tous les garçons qui pouvaient tomber. Forcément, s'il y a cinq filles contre quatre garçons, il n’y a pas besoin d'être très malin pour faire une alliance. On a beau être le meilleur sur toutes les épreuves, si les 5 se mettent d'accord, on est dehors.
Cynthia a de son côté confié que vous n’étiez “pas un battant” et que vous n’aviez “pas l’âme d’un aventurier”. Qu’aimeriez-vous lui répondre ?
Rien de spécial. Je peux comprendre qu'elle ait dit ça sur le coup de l'émotion parce qu’elle pouvait très vite se sentir en danger. En tout cas, ça ne m'affecte pas du tout. C'est comme Nora, je sais qu'elle a eu des mots difficiles. Mais je n'ai aucun problème avec Nora , ni avec qui que ce soit.
S’occuper du feu, était-ce uniquement de la stratégie ?
Au début, ce n'était pas du tout prémédité, même si je savais que ça ne me dérangerait pas de le faire. Mais vu que dès le début, j'ai vu que physiquement ça allait être vite compliqué et qu'en survie pure - à savoir trouver de la nourriture etc. - je n'étais pas un craque, je me suis dit qu'il fallait que je me mette en avant différemment. Et il s'avère que le feu était la meilleure option que j'ai trouvée. Je le faisais avec plaisir, mais tout en gardant dans le coin de la tête que ça me permettrait d'aller le plus loin possible. C'était un peu mon collier d'immunité.
Quand dormiez-vous, étant donné que vous le surveilliez toute la nuit ?
Les nuits sont très longues, ça doit faire 10h-11h. Et même si je n'ai pas d'enfant, le feu c'est un peu comme un bébé, un nourrisson à qui il faut donner un peu de lait toutes les 2-3 heures. Une fois qu'on l'a nourri, on sait qu'on a 2 heures un peu tranquilles devant nous. Et on a toujours le sommeil un peu léger. On ne fait pas des nuits de 10h non stop. Il y a toujours un petit bruit, quelque chose qui nous réveille un peu. On ouvre l'œil, on remet deux-trois bûches et c'est réglé. Globalement, j'étais très apaisé. Je n’avais aucune fatigue mentale.