Depuis son lancement sur TF1, Bonjour ! La matinale s’est progressivement imposée dans le paysage du petit matin. Portée par Bruce Toussaint, qui a fait son grand retour ce 18 mai après un accident, l’émission a réussi à trouver son public malgré une case longtemps compliquée pour la chaîne.
Entre septembre et décembre 2025, le programme rassemblait en moyenne 385 000 téléspectateurs chaque jour, soit 12,7 % du public. Une progression qui permet aujourd’hui à TF1 de rivaliser avec Télématin mais aussi avec les chaînes d’information en continu. Et ce mercredi 20 mai 2026, c’est un échange très animé entre Jacques Legros et Cécile de Ménibus qui a retenu l’attention des téléspectateurs.
Jacques Legros recadre Cécile de Ménibus sur l’orthographe dans Bonjour! la matinale de TF1
Tout est parti d’un sujet lancé par Christophe Beaugrand autour du baccalauréat professionnel. Le joker de Bruce Toussaint, qui anime aussi Bonjour et vous !, annonce alors qu’à partir de cette année, les fautes d’orthographe seront davantage prises en compte dans les copies, conformément à une mesure défendue par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. "Toute copie avec un niveau d'orthographe insuffisant ne pourra pas avoir la moyenne", rappelle alors Christophe Beaugrand à l’antenne.
Très vite, Cécile de Ménibus fait part de son désaccord. Selon elle, sanctionner les élèves au moment du bac n’est pas forcément juste après des années de difficultés accumulées à l’école. "On les réprime sur un échec qui n'est pas le leur", lance-t-elle d’abord avant d’ajouter : "Il aurait fallu regarder déjà en CP, CE1, CE2, CM2... Ce n'est pas au mois de juin qu'on décide : les gars, vous avez un problème d'orthographe". Pour la chroniqueuse, le système scolaire aurait laissé s’installer certaines lacunes pendant des années avant de vouloir sanctionner les élèves au dernier moment. "Je trouve ça dingue de dire qu'in fine, quand vous arrivez au bac, on se rend compte que vous ne savez pas trop écrire l'orthographe...", poursuit-elle. Mais cette prise de position n’a clairement pas convaincu Jacques Legros.
Jacques Legros : “C’est le coffre-fort de notre culture !”
Face aux arguments de Cécile de Ménibus, Jacques Legros n’a pas caché son agacement. Le journaliste (qui a récemment dévoilé le montant de sa retraite) prend alors la parole avec beaucoup de fermeté pour défendre l’importance de la langue française et de l’orthographe. "Ce n'est pas une raison pour l'accepter, ma chère Cécile", réplique-t-il immédiatement avant de poursuivre, beaucoup plus passionné. "Et c'est insupportable, on est dans une dérive de la langue et de l'orthographe. Vous savez, c'est le coffre-fort de notre culture." Il va même plus loin en dénonçant les nombreuses fautes de français qu’il estime voir partout de nos jours. "Si l'on veut garder un peu de notre culture, il faut accepter de faire un effort en orthographe et aussi dans le langage ! Toutes les fautes de français qui peuplent les médias aujourd'hui, c'est hallucinant", lance-t-il encore.
Pour détendre l’atmosphère, Cécile de Ménibus rebondit alors sur le fameux débat autour du mot nénuphar, dont l’orthographe a évolué avec la réforme de 1990. "Comment on écrit nénuphar ? Regardez le problème, depuis 1990, on peut aussi l'écrire avec un F, sauf que tout le monde ne le sait pas", explique-t-elle. Mais Jacques Legros garde la même ligne et conclut avec une phrase qui a beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux : "Quand une faute s'installe, elle devient la règle."