Pendant de nombreuses années, les célébrités se sont prêtées au jeu de ses interviews, racontant leurs peurs, leurs amours, leurs joies et leurs désillusions. À 71 ans, c'est désormais au tour de la journaliste Catherine Ceylac de se livrer à cœur ouvert, dans un livre intitulé "Intime" paru le 12 mars 2026 au Cherche-Midi. À cette occasion, la compagne de longue date de Claude Sérillon faisait la couverture du magazine Télé-Loisirs ce lundi 8 juin 2026.
Catherine Ceylac : "Dans les années 70, cela paraissait presque normal, tant le milieu audiovisuel était machiste"
L'occasion pour la présentatrice de Thé ou café de revenir sur le sexisme régnant dans le milieu de la télé à ses débuts, à l'image de "techniciens qui regardaient des films pornographiques en régie". "Dans les années 70, cela paraissait presque normal, tant le milieu audiovisuel était machiste. On n'en avait pas vraiment conscience. Nous étions déjà heureuses, avec mes consœurs, d'évoluer dans ce monde. Alors nous fermions les yeux..." Son astuce, à l'époque, pour supporter tout cela : "J'ai mis de la distance et me suis accrochée à mon but : réussir professionnellement." Mais certains souvenirs sont bien plus douloureux que d'autres, à l'image de ceux avec Jacques Martin, animateur star, qui la traitait notamment de "potiche" lors de leur collaboration pour Incroyable mais vrai ! en 1981 sur Antenne 2, ex-France 2.
Catherine Ceylac, qui avait refusé de raccompagner Jacques Martin chez lui, en a payé le prix
Des insultes sexistes face auxquelles elle avait préféré garder le silence, et s'en explique aujourd'hui. "On ne m'aurait pas crue, déplore-t-elle. Jacques était puissant et apprécié... Il me privait du conducteur des émissions pour me rendre invisible, me cantonnant à une simple présence féminine un peu maladroite. C'était proche de l'humiliation." Puis, un soir, après un dîner ensemble, elle refuse de le raccompagner chez lui : "Cela a scellé mon destin : je n'ai pas été reconduite la saison suivante..." Elle analyse la situation avec du recul désormais : "Aujourd'hui, ce genre d'attitude serait sanctionné. Même si la justice est rendue parfois tard, le public condamne ces agissements." Comme quoi, ce n'était pas toujours mieux avant.