Voilà déjà plusieurs saisons que Daphné Bürki fait partie de l'univers de Drag Race France. Installée dans le fauteuil du jury, l'animatrice est devenue l'un des visages incontournables du programme, aux côtés de la célèbre Nicky Doll, de Loïc Prigent et de Thomas Jolly. Si cette année, Shy'm est aux abonnés absents et a été remplacée par une célèbre figure de Mask Singer, Daphné Bürki, elle, continue de vivre cette aventure avec la même énergie, années après années.
Dans les colonnes du magazine Télé 7 Jours du 27 juillet 2026, celle qui retrouve le programme pour une nouvelle saison revient sur son attachement à l'émission. Entre les émotions du tournage, le niveau des candidates et les coulisses du jury, Daphné Bürki évoque l'une de ses manies, pas très agréable pour le producteur du programme.
Drag Race France : Daphné Bürki ne peut pas s'empêcher de faire ça à son producteur !
Interrogée sur son état d'esprit avant chaque nouvelle saison, Daphné Bürki assure que l'émoi est toujours intact. Mais elle reconnaît qu'un détail revient systématiquement au moment du tournage. "À [l'excitation] s'ajoute le même stress, qui doit commencer à agacer le producteur, Raphaël Cioffi, que j'inonde de messages d'inquiétude une semaine avant le début du tournage. Et j'ai un vrai trac qui est souvent bon signe. Si je reviens chaque année, c'est que ça m'éclate ! Je ris, je pleure... ça me provoque énormément d'émotions."
Une confidence qui en dit long sur son implication dans le programme, dont elle n'a d'ailleurs jamais douté. "Je pressentais que cela marcherait, mais je ne pensais pas que cela grandirait autant et que ça dépasserait largement le studio de Drag Race. Je savais que les Drags travailleraient en sortant du programme, mais pas que ça affirmerait autant ce métier, voire créerait des vocations, et j'en suis très heureuse", se réjouit-elle.
Drag Race France, une famille engagée au delà de l'émission
Pour l'animatrice de 46 ans, cette nouvelle édition affiche un niveau particulièrement élevé. Elle rappelle d'ailleurs que certaines participantes ont commencé le drag après avoir découvert l'émission il y a quelques années. "Je trouve formidable qu'elles se soient autorisées à sauter le pas !" Un bonheur pour Daphné Bürki qui considère aujourd'hui l'aventure Drag Race comme une famille : "Je connais Nicky depuis vingt-cinq ans ! Il y a quelque chose de très naturel entre nous tous. Et on était ravis d'accueillir Anggun. C'est une icône de la communauté gay et queer, elle est très heureuse d'être avec nous. Drag Race, ce n'est que de la joie sur les blessures et les douleurs. Drag Race met de la couleur partout ! Même les plus réfractaires sont les bienvenus."
Daphné Bürki insiste aussi sur l'importance de Drag Race France auprès du public :"Parce qu'il a un pouvoir pédagogique immense. Tout ce qui se dit dans cette émission ne se dit pas forcément ailleurs, à voix haute et avec autant de panache. On est dans une vraie mission de service public qui sensibilise sur la communauté queer en profondeur. Malheureusement, cibler des communautés, des minorités, c'est un grand classique chez nos détracteurs. Ce qui compte, c'est que le show plaise à toutes les générations et que nous poursuivions à y évoluer la tête haute !" Un message engagé de la part de celle qui refuse toutefois de se projeter trop loin. "J'ai passé une année extraordinaire sur France Inter, et j'ai toujours quelques projets de fictions, de journalisme ou de divertissements dans les poches", précise-t-elle toutefois concernant son avenir professionnel.