Charlotte avait déjà été éliminée une première fois lors des destins liés, Jacques ayant été visé. Si elle avait pu faire son retour en remportant l'épreuve de l'arène, après un petit séjour sur l'île des bannis, elle est de nouveau contrainte de partir. C'est en effet elle qui a été désignée en majorité par les jaunes, à l'issue de l'épisode du 22 septembre 2026. Un coup dur pour l'ex-capitaine des Taboga qui s'est livrée sur cette élimination auprès de TV Actu.
TV Actu : Comment avez-vous vécu cette deuxième élimination ?
Charlotte : J'ai vu le Titanic et je me suis dit que c'est toujours le capitaine qui doit rester dans sa cabine. Quand il y a un naufrage, il faut couler avec le bateau et c'est normal, c'est prendre ses responsabilités. Comme l'équipe avait des choses à se reprocher, c’est sur moi que c’est retombé et ce n'est pas grave tant que le navire pouvait continuer à avancer. J'en rigole là, mais ce n’était pas du tout marrant sur le coup. Et il y avait d'office un noyau dur entre Vincent, Christina et Nico. C’était sûr à 100% que c'était Camille ou moi qui allait partir. J'étais contente que Camille puisse rester, mais je ne l'expliquais pas forcément, parce que je trouve que toutes les justifications n'étaient pas bonnes.
En avez-vous voulu à quelqu’un ?
Non. Quand j'ai été éliminée, je n’ai ressenti aucune émotion négative, aussi bizarre que ça puisse paraître. Je ne pouvais pas du tout en vouloir à Vincent, parce que je l'aurais fait sauter si j'en avais eu l'occasion. Et Christina je peux la comprendre, parce qu’elle n’a jamais cru au fait que j'ai vraiment essayé de la sauver. Donc forcément elle a mis mon nom. Je me suis dit que c’était un jeu, chacun venait jouer comme il le voulait.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous ?
Les destins liés. Dès le début, je ne me suis pas sentie moi-même. J’étais perturbée par une règle à laquelle je ne m’attendais pas. Je me suis demandé comment j’allais jouer mes pions avec cette règle, comment j’allais pouvoir être moi-même en mêlant stratégie et binôme, le côté social et la survie. Et être 18 sur un camp dès le début, c’est difficile. J’ai l’air sociable, mais j’adore avoir mes moments de solitude. Là, c’était compliqué.
Comment vous sentiez-vous physiquement et mentalement ?
Par rapport à ma première aventure, je me sentais bien. Évidemment on a faim, évidemment on se sent faible, évidemment dès qu'on se lève on a la tête qui tourne, c'est inévitable. Mais la grosse différence, c'est que je savais que ça allait m'arriver et que je savais que j'allais tenir. Mentalement, je me sentais super bien. Je ne ressentais pas du tout le manque de mes proches ou de ma vie en Belgique.
Y a-t-il un candidat que vous redoutiez ?
Non. Quand j’étais boxeuse, les plus beaux combats étaient face à des adversaires féroces, ceux qui font le plus peur. C'était les plus hauts niveaux qui m'excitaient le plus, parce que gagner contre quelqu'un de très fort, ça donne une victoire supplémentaire. Donc j'étais excitée, il y avait un niveau de fou.