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    Viridiana
    note moyenne
    3,9
    289 notes dont 50 critiques
    répartition des 50 critiques par note
    10 critiques
    16 critiques
    15 critiques
    8 critiques
    0 critique
    1 critique
    Votre avis sur Viridiana ?

    50 critiques spectateurs

    nekourouh
    nekourouh

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    4,5
    Publiée le 26 août 2011
    Lorsque la douceur simple et la primitivité obsène se rencontrent, le résultat est incroyablement violent et marquant. Un coup de maître de Bunuel qui surprend son spectateur.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 18 mars 2019
    Un homme autour de la soixantaine plutôt fortuné demande en mariage sa nièce qui est sur le point de prononcer ses vœux. Pour lui enlever toute chance de se donner à Dieu, il lui fait ingérer un somnifère afin de pouvoir la violer dans son sommeil. Luis Buñuel est un activiste de la pellicule. Il s’attaque aux tabous et confronte le public, mais toujours avec doigté et intelligence. Il réussit ici à teinter d’un peu de beauté et d’humanité, le comportement amoral et révoltant de Dom Jaime, magnifiquement interprété par Fernando Rey. Plus tard, il évoque la révolution par une longue séquence durant laquelle des mendiants gentiment hébergés profitent de l’absence des maîtres pour prendre possession des lieux et s’improviser un souper qui vire à la débauche. Il touche le tragique par le destin de sa protagoniste. La jeune Viridiana qui avait décidé de s’inspirer de la souffrance et la résilience du Christ pour guider sa vie, baisse les bras une fois qu’elle réalise qu’elle a été trahie par ceux qu’elle a aimés. Point de happy end. L’animalité et ses démons l’emportent sur la bonne conscience. Buñuel sait donner de la proportion et du sens à ses œuvres par une symbolique omniprésente tant par l’objet que par la construction de ses plans. En général, les acteurs se prêtent au jeu avec humilité et justesse. Au final, ils réussissent à toucher le spectateur tout en le faisant réfléchir sur la condition humaine. C’est souvent par cette conjugaison que les réalisateurs(trices) réussissent à faire leur place dans la cinématographie.
    willycopresto
    willycopresto

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    2,5
    Publiée le 14 décembre 2015
    "Viridiana" (1961) rediff sur France 2 le 10.11.2015 Ce vieux film (1961) avait surtout fait parler de lui à l'époque de sa sortie à cause de son parfum de scandale et de provocation (il fut censuré en Espagne) Aussi de critique non voilée de la religion (sans jeu de mots), le tout sur fond de surréalisme. Les 600 000 spectateurs (seulement) en salles de l"époque peuvent donc être considérés comme une forme d'échec commercial au regard de la publicité qui entoura sa sulfureuse sortie. Mais ce qui choquait hier est devenu affreusement banal aujourd'hui : la nudité d'une femme à l'écran par exemple. Bref, ce film m'a laissé de marbre et complètement indifférent ! Par contre, le choix des acteurs tout comme leur jeu est admirable et mérite d'être vu, ainsi que certaines prises de vues dignes d'un tableau de maître. Je ne pense pas à "La Cène" que le réalisateur a voulu pasticher, en évoquant cette appréciation. Bien sûr, certains entreront en pâmoison à la simple vue du nom du célèbre réalisateur sur l'affiche (bien évidemment très -trop- visible), mais ce film qui a le mérite de témoigner d'une époque, a finalement très mal vieilli ! willycopresto
    keating
    keating

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    4,0
    Publiée le 23 juillet 2013
    Avec « Viridiana », Bunuel revient dans son Espagne natale, alors sous dictature franquiste. Et au vu du long-métrage, on comprend sans peine que la censure lui est tombé dessus! Le cinéaste espagnol réalise ici une véritable oeuvre iconoclaste, n'ayant pas peur de tirer sur tout ce qui bouge, que ce soient les personnages ou les institutions. Les pauvres et les riches, les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes, tout le monde en prend pour son grade. La postérité a surtout retenu la virulente charge anticléricale, qui est en effet omniprésente, mais il ne faudra pas oublier les autres cibles qui viennent compléter ce propos. Ce qui intéresse surtout Bunuel ici, je crois, c'est de confronter les idéaux (religieux et autres) au réel, à la cruauté du réel. Ainsi, la charité et les sacrifices de Viridiana n'aboutiront qu'à des échecs, voire à des situations pire encore. La volonté ascétique de pousser les hommes vers le haut, vers le ciel, ne fera que les amener à un stade encore plus animal. On pourra bien sûr reprocher au réalisateur de ne présenter que le pire, sans laisser la moindre possibilité à un espoir de rédemption face à cette bestialité humaine. Mais ce qui importe plus, peut être, c'est de retenir cet échec de l'utopie religieuse, comme enfermée dans sa tour d'ivoire et ses illusions d'une humanité sans failles. Ce qui est intéressant également, c'est la façon avec laquelle Bunuel met en scène ces failles de l'homme, incapables de résister à ses pulsions animales. « Viridiana » se divise alors en deux parties : la première présente le vieil oncle fétichiste face à sa nièce, juste avant que celle-ci n'entre dans les ordres. L'occasion de mettre en scène une relation transgressive, morbide et perverse, dans une sorte de remake du Vertigo hitchcockien (une femme réminiscence d'un amour mort, la demande de s'habiller à l'identique de la morte, etc..). Dans la deuxième partie, une galerie de « freaks » (des mendiants du village) prendront le devant de la scène, pour laisser éclater petit à petit toute leur animalité dans une ambiance fortement bacchanale. Cette partie-là est la plus réjouissante, dans son humour et son décalage, qui atteint les sommets avec le fameux plan revisitant la dernière Cène. Au niveau visuel, Bunuel réussit à très bien utiliser le langage des images, en jouant avec des signes symboliques, des objets qui prennent différentes significations au cours du film : un crucifix-canife, une corde à sauter, un pis de vache, ou encore un montage alternant les gestes d'une prière et le travail manuel sur du bois. L'utilisation de la musique est également pertinente, en phase avec les différents stades du long-métrage. Au final, on ne sait pas très bien ce que va devenir Viridiana, comme si Bunuel nous laissait juger de son personnage. Une situation apparemment neutre, mais on sent bien que l'ombre de l'animalité pourrait revenir à chaque instant. Un final à l'image du film : dérangeant mais fascinant.
    Estonius
    Estonius

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    5,0
    Publiée le 21 juin 2013
    Une descente en flamme iconoclaste et particulièrement féroce du mysticisme et de la charité chrétienne. Mais la peinture qu'il fait de la société "d'en bas" est sans doute encore plus féroce, les pauvres sont l'objet de compassion de la part de Viridiana, qui les recueilles mais les fait travailler, mais ceux-ci rejettent celui qui est encore plus mal loti qu'eux (le lépreux, lequel se révélera particulièrement abject) et à la première occasion ils vont se moquer de la charité dont ils bénéficient (mais de façon lâche et brutale). Silvia Pinal traverse le film, toute rayonnante de beauté, son personnage est peu fouillé psychologiquement mais ce n'est pas ce qui intéresse le réalisateur, mais son parcours avec cette fin métaphorique et surprenante. En filigrane, on se régalera des clins d'oeil du réalisateur envers ses fétichismes sexuels (les jambes, les pieds, les chaussures, les corsets). Du Bunuel à son meilleur niveau.
    -marc-
    -marc-

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    4,0
    Publiée le 30 mai 2012
    Aide le vilain; il te chie dans la main. Décidemment rien ne change que ce soit l'hypocrisie de la charité chrétienne ou celle encore plus grande qui se prétend laïque et ne cherche qu'à se donner une bonne conscience.
    Hotinhere
    Hotinhere

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    3,0
    Publiée le 26 novembre 2013
    Portrait d’une jeune femme qui, après le suicide de son oncle, renonce à entrer dans les ordres afin de servir Dieu par d’autres voies, à travers l’hospitalité et la charité aux pauvres. Un drame ironique (marqué par une célèbre séquence extraordinaire d’orgie de pauvres), dans lequel Buñuel tente de révéler la vérité de la nature humaine, en montrant le décalage grotesque entre le monde profane et l’univers dans lequel Viridiana croyait vivre. Palme d’or 1961.
    Uncertainregard
    Uncertainregard

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    2,0
    Publiée le 5 décembre 2011
    Une 1ère partie très intéressante qui m'a beaucoup plu sur l'oncle voulant posséder Viridiana mais c'est ensuite bien longuet et peu rythmé jusqu'à l'orgie de ces pauvres qu'elle voulait tant aider...
    ygor parizel
    ygor parizel

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    3,5
    Publiée le 23 juillet 2012
    Du Luis Buñuel typique, un film assez inégal. Avec une réflexion sur la morale et le choc de différents milieux sociaux mais un scénario qui va rarement au bout des choses. Le trait est acide mais manque de vigueur.
    Angela Ki La
    Angela Ki La

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    4,5
    Publiée le 5 décembre 2013
    On peut comprendre que ça ait choqué à l’époque. Mais si le film de Buñuel avait uniquement pour but de choquer les bourgeois, on l’aurait déjà vite oublié. La provocation chez lui, c’est aussi une façon de penser, un système formel derrière lequel se vit son cinéma. Je l’ai vu avant-hier pour la première fois, et il n’y a pas de rides, pourtant il est vieux, le film. Certains plans ressemblent à des hallucinations, tellement il arrive à bien mélanger ses obsessions, et l’entêtement du désir, des pulsions, et du contrôle de la société sur les corps et les esprits. C’est un peu hermétique, on ne sait jamais si c’est un pamphlet anarchiste ou un rêve éveillé, c’est un artiste qui se mérite. Belle comédienne principale, et la ressemblance avec Catherine Deneuve, qui joue souvent les femmes de la petite bourgeoisie n’aura échappée à personne. Les acteurs sont tous bons, voire excellents, mais je crois que c’est la direction d’acteurs qui est bonne, puisque le film n’est pas basé sur une performance de jeu, mais sur une mise en scène inspirée et sans faille. Personne ne ressort indemne, tout le monde en prend pour son grade, les riches, les pauvres, la charité chrétienne hypocrite, les bonnes sœurs, le cousin arriviste, tout le monde. Et Buñuel nous montre ça avec une acuité assez impressionnante. Pas de pathos inutile, d’où la gêne, car on ne sait jamais sur quel pied danser, et beaucoup d’enjeux. Sa misanthropie n’est jamais prétexte au désespoir, mais plutôt l’occasion pour des associations d’idées bizarre : Une bonne sœur désirable, le tabou de l’inceste brisé ou pas brisé, le dernier repas d’une bande de clodos se transforme en tableau religieux célèbre, c’est à la limite blasphème…C’est difficile de parler de ce genre de film qui se ressent plus qu’autre chose. Et cette dernière scène géniale, qui laisse deviner ce que va faire le trio, sainte nitouche, boniche, et futur châtelain… Œuvre d’art libre et iconoclaste que je conseille vivement.
    benoitparis
    benoitparis

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    2,5
    Publiée le 19 juillet 2009
    Beaucoup d'ambivalence par rapport au catholicisme, une vision de la pauvreté héritée de la littérature picaresque (c'est l'aspect le plus intéressant du film) et une profession de foi finale très prosaïquement cynique. J'avoue mal comprendre que ce film soit couramment considéré comme le chef d'oeuvre de Bunuel. Peu de la puissance poétique de ses meilleurs films mexicains, et même du sens satirique de ses films français.
    Skipper Mike
    Skipper Mike

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    4,0
    Publiée le 28 avril 2014
    "Viridiana" débute assez sagement mais devient de plus en plus délirant, jusqu'à un magnifique final ahurissant. Un film pervers et amoral, mais admirable en tout point : les acteurs sont caricaturaux (dans le bon sens du terme) mais drôles et convaincants et la mise en scène est géniale.
    S M.
    S M.

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    4,0
    Publiée le 28 juin 2014
    "Viridiana" est plus qu'un film anticlérical. Sorti en 1962, en avance sur son temps, à la limite de la folie et de la perversion, il est une grande satire social où tout le monde en prend pour son grade. Bunuel provoque et dérange beaucoup. Silvia Pinal est impressionnante dans le rôle principal. Une oeuvre, qui a certes un peu vieilli sur certains points mais qui reste essentielle.
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

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    3,5
    Publiée le 23 novembre 2015
    Palme d'or à Cannes en 1961, Viridiana raconte le parcours quelque peu troublé (c'est un euphémisme !) d'un superbe femme promise aux ordres, incarnée par Silvia Pinal. Luis Buñuel nous offre un film totalement subversif, s'amusant à opérer une bascule scénaristique surprenante après le premier tiers du long-métrage. On y retrouve ses fantasmes pour les jambes et les vêtements féminins, et un esprit anticlérical qui fit scandale dans l'Espagne franquiste, où l'œuvre fut tournée après un long exil du cinéaste au Mexique. Jouissif et impertinent.
    AlexTorrance
    AlexTorrance

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    3,5
    Publiée le 15 juin 2011
    La réalisation de ce film touche à la perfection, et les acteurs sont de qualité. Dommage que le tout ait un peu vieillit à l'arrivée.
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