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Le Loup de Wall Street
note moyenne
4,2
27340 notes dont 2440 critiques
24% (581 critiques)
37% (899 critiques)
14% (353 critiques)
10% (255 critiques)
6% (153 critiques)
8% (199 critiques)
Votre avis sur Le Loup de Wall Street ?

2440 critiques spectateurs

benoitG80

Suivre son activité 931 abonnés Lire ses 1 201 critiques

4,0Très bien
Publiée le 27/12/2013

"Le Loup de Wall Street" est un film de tous les excès ! Un film tellement effrayant dans ce qui nous est montré, qu'on a bien du mal à imaginer et réaliser que la vie de ce courtier escroc usant de pratiques hallucinantes pour mieux doper ses collaborateurs, ait pu réellement exister ! Leonardo DiCaprio interprétant Jordan Belfort véritable gourou de la finance, est invraisemblable dans ce rôle de la démesure où il passe par une quantité d'attitudes possibles et incroyables ! Il en fait tellement dans des situations toutes plus osées, plus folles les unes que les autres que le film semble quelquefois presque fatigant et outrancier... Et il est en même temps difficile d'imaginer pour nous, la vie de ces hommes prêts à tout pour s'enrichir coûte que coûte jusqu'à refuser obstinément l'évidence d'une fin plus que douloureuse et évidente. Malgré tout, après une bonne moitié du film, lorsque le cocktail addictions en "tous genres" (drogues, luxe et luxure, puis tout le reste...!) est bien montré, on rentre encore plus dans le processus de ce personnage hors normes pour encore mieux le cerner. C'est alors que le Loup devient encore davantage impitoyable et féroce dans des scènes magistrales où le côté animal est terriblement présent ! Leonardo DiCaprio signe sans doute là une de ses meilleures compositions dans un film, finalement tout de même un brin dérangeant où rien de rien ne nous est épargné, il faut bien l'avouer, mais pour le coup aussi très instructif ! Quant aux seconds rôles, tous sont spectaculaires et au diapason du héros ! Un très bon Scorsese que ce dernier cru, même si ce côté excessif dans les images et les dialogues peut gêner, voire heurter dans un premier temps... Au bout du compte, on reste fasciné face à cette cupidité et tous ceux qu'elle attire, que ce soit les arroseurs ou les arrosés, et aussi de voir que quoi qu'il advienne, les arroseurs repartent toujours sur le pied de guerre un jour ou l'autre !

MattBD

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 30/12/2013

Trois heures rythmées où l'on se marre devant des personnages irrésistiblement pathétiques dans leurs paroles et leurs gestes. Scorsese met en scène avec maestria une orgie new-yorkaise entre courtiers camés : une vraie meute de loups enragés, obsédés, dépravés, qui baignent dans le gargarisme, les lancers de nains et les rails de cocaïne. Jordan et son compère Donnie, les sniffeurs de bicarbonate, nous laisseront en mémoire une scène jubilatoire entre paralysie et élocution laborieuse. On a retrouvé le Scorsese des "Affranchis", celui qui nous plonge dans le monde des crapules avec assez de recul pour que ce soit drôle, pertinent et sans arrière-pensée moralisatrice. Narration caustique et bande originale vintage au programme, je n'ai pas été déçu. Je n'ai qu'un regret, que McConnaughey n'ait pas eu plus de scènes à jouer car le peu qu'il distille est mémorable ("on enc*** les clients").

Caine78

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3,0Pas mal
Publiée le 14/01/2014

C'est drôle comme je trouve « Le Loup de Wall Street » à la fois particulièrement réussi et un peu raté. D'un côté Martin Scorsese démontre une fois encore sa maestria technique à plusieurs reprises, nous offrant quelques scènes appelées à devenir cultes, dont celle avec Matthew McConaughey qui risque de faire date, sur laquelle le film pourrait presque s'arrêter tant tout y est dit. D'ailleurs, toute la première partie est vraiment réussie, soit celle concernant l'ascension de notre « héros », interprété par un impressionnant Leonardo DiCaprio. De plus, on apprécie la volonté du cinéaste de faire une œuvre à l'image du milieu qu'il décrit : tonitruante, hystérique, vulgaire. Ce parti pris très « sexe, drogue et pognon » fonctionne bien un temps, mais souffre d'un réel problème : sa durée. Car il y a facilement une demi-heure de trop ici, au point qu'on s'étonne que Scorsese, maître de la (dé)mesure habituellement, se laisse aller à autant de longueurs, certains passages n'en finissant pas. Le pire (façon de parler), c'est que tout ce que vous avez dû entendre de positif sur « Le Loup de Wall Street » est probablement vrai, notamment dans sa façon de presque montrer la fin d'une civilisation, en tout cas la faillite totale de toute morale, un monde où il n'y aurait plus aucune règle, plus aucune humanité, juste des mecs s'enrichissant sur le dos d'autres personnes de façon totalement lucide et assumé. Reste qu'à la fin j'en avais un peu marre, même si ma fatigue a malheureusement peut-être pesé dans ce constat légèrement amer. Après, ne vous y trompez pas : cela reste un vrai bon film, incisif et techniquement très moderne, mais pour lequel une durée aussi importante ne se justifiait pas forcément. A revoir toutefois d'ici quelques temps, surtout dans une forme plus optimale...

gjolivier1982

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1,5Mauvais
Publiée le 29/12/2013

Le loup de Walt Street est une déception. On comprend très aisément ce qui a attiré DiCaprio dans ce rôle qui vaut son pesant de cacahuètes. Mais au delà de son egotrip qui lui permet de montrer toute l'étendue de son talent, il ne reste pas grand chose du film qui est plutôt ennuyeux à mourir. La mise en scène en scène de Scorsese n'est évidemment pas le problème ici. Le sujet, pas très intéressant aux premiers abords, est traité de manière tellement superficielle et inintéressante qu'on a l'impression de suivre une succession de scènes qui, si elles marchent individuellement, ne donnent pas lieu à un tout cohérent ou porteur d'un quelconque sens. On suit donc une bande d'abrutis pathétiques faisant des choses d'abrutis pathétiques pendant près de 3 heures pour en arriver à la conclusion que l'homme est un imbécile profond et qu'il est incapable d'apprendre de ses erreurs. L'oeuvre de Scorsese est parsemée de noirceur mais ce film d'un cynisme redoutable laisse un goût amer en bouche en raison de ce traitement pseudo-comique en décalage avec le véritable sujet du film. L'envers du rêve américain qui passe par la réussite sociale a été traité maintes fois et de manière beaucoup plus intelligente qu'ici. Ce film aurait d'ailleurs probablement été plus réussi s'il avait été traité sous l'angle de ce qu'il est vraiment, à savoir une tragédie. Tout est ici tellement caricatural, les personnages sont trop stupides et les situations trop ridicules pour convaincre.

Chuck Carrey

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4,5Excellent
Publiée le 29/12/2013

Le duo Scorsese / DiCaprio s'attaque cette fois-ci à Wall Street par le biais d'un jeune courtier, Jordan Belfort (Leonardo DiCaprio), qui va devenir ultra riche en développant sa propre société, avec Donnie Azoff (Jonah Hill), dans le milieu de la finance. Il va découvrir un monde de débauche d'argent, de sexe et de drogue. Ce film comporte énormément d'humour, dans toutes les situations des touches d'humour s'incrustent et on rit du début à la fin. Comme il sait le faire, Scorsese raconte une histoire avec beaucoup d'efficacité. Malheureusement, cette histoire est peut-être un peu trop longue. Dès les premières scènes et ce jusqu'à la dernière, on a assiste a une accumulation de drogues dures, de prostituées et de liasses de billets jusqu'à l'overdose. On comprend très clairement le message qu'a voulu faire passer le film après une demi-heure, alors pourquoi dure-t-il 3h00 ? De plus, l'humour est souvent grossier, parfois vulgaire. Ajouté à cela des scènes trop longues, notamment celles des discours. Même si tout cela gâche un peu notre plaisir, on ne s'ennuie pas une seconde. Peut-être grâce au fait que DiCaprio s'adresse directement à la caméra, il nous parle parfois en voix-off pour nous rendre en quelque sorte complices et témoins de ses agissements. Cela permet une immersion rapide dans l'histoire, histoire qui est d'ailleurs très bien écrite. Le scénario comporte de nombreux rebondissements et aucun passage difficile à comprendre. Encore une fois, DiCaprio fait preuve de beaucoup de talent, il est épatant. J. Hill est surprenant dans ce rôle qui ne ressemble pas à ce qu'il est habitué à jouer, vraiment très bon. Bref, "Le Loup de Wall Street" est un excellent film malgré tous les excès qu'il comporte.

traversay1

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4,5Excellent
Publiée le 28/12/2013

A 71 ans, Martin Scorsese, qui n'a plus rien à prouver (si ce n'est à lui-même ?), aurait pu signer un film tranquille et gentil comme son Hugo Cabret. Moyennant quoi, avec Le loup de Wall Street, le voici qui se lâche totalement, outrepasse les limites du bon goût et réalise une véritable bombe cinématographique qui ferait passer Tarantino ou Oliver Stone pour des auteurs de bluettes. Enorme, excessif, démesuré, extravagant, ce portrait d'un courtier en bourse qui ne vit que pour l'argent, la drogue et les femmes. A côté, les gangsters des Affranchis ont presque l'air de garçons en culottes courtes. Cynisme et cupidité à tous les étages, Scorsese se délecte des dérives outrancières et scandaleuses de son "héros" sans morale, si ce n'est celle du plaisir. Il y a dans Le loup de Wall Street une bonne demi-douzaine de scènes d'anthologie dont la mise en scène épouse les contours avec une virtuosité sidérante. Dans cette symphonie fantastique, Leonardo DiCaprio repousse lui aussi ses limites. Il est gigantesque, mêmes ceux qui ont toujours émis des doutes sur son talent ne pourront qu'en convenir. De très bons seconds rôles le secondent, la plupart 'inconnus au bataillon excepté Matthew McConaughey, dévastateur, et notre Jean Dujardin, hilarant. Scorsese a remis les pendules à l'heure : le plus grand metteur en scène américain vivant, c'est bien lui.

chrischambers86

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4,0Très bien
Publiée le 05/01/2014

L'un des films les plus attendus de cette fin d'annèe 2013! A 71 ans, Martin Scorsese n'a rien perdu de son rythme et s'en est allè vers l'univers très sexe, drogue, et sinon rock'n'roll, du moins très bling bling et cynique de la finance! New York, les annèes 80! Le moral et la bourse sont au beau fixe! L'argent facile est roi et son prince s'appelle Jordan Belfort! Ivresse du pouvoir, frènèsie de sexe, de drogue, "The Wolf of Wall Street" montre tout et n'y va pas par quatre chemins! Tout est vèridique, directement tirè des mèmoires du vrai Jordan Belfort, roi de la finance dèchu qui fit 22 mois de prison pour fraude! Pour rèsumer, on n’a d’abord un personnage qui a ètè très loin dans la dècadence, puis un livre de Jordan Belfort! Ensuite un cinèaste dont chaque film fait des ravages! Et enfin, une star hollywoodienne toujours au premier plan où l’on est contraint de le prendre une fois n’est pas coutume en tant qu’èlèment mythique! L'histoire, mêlant rythme et densitè, dèrive dans un ocèan de fric et nous montre la vie des hauts traders de New York entre fresque boursière et comèdie noire! Que l'on aime ou que l'on dèteste Scorsese, ses films sont toujours des èvènements! Ici, le rèsultat est stupèfiant de virtuositè et d'insolence! Ce n'est pas uniquement un film sur Wall Street, ce n'est pas non plus un film sur une institution financière, c'est sur l'attitude des gens dans ce milieu, sur la nature la plus sombre de l'humanitè, sur ce besoin que nous avons de consommer et d'acquèrir le plus possible sans se prèoccuper des gens autour! C'est ça que "The Wolf of Wall Street" explore avec une distribution jouissive qui fait des ètincelles: Leonardo DiCaprio, lui, sort le grand jeu dans un rôle à sa dèmesure, entre coups de folie, coups de colère et coups de gènie! A ses côtès, Jonah Hill se vautre ègalement dans les dollars et remplit parfaitement sa fonction en jouant un personnage à la fois attachant et burlesque! Son jeu prend une tournure franchement dèlirante quand il voit par exemple pour la première fois la sexy Naomi Lapaglia! Actrice montante, Margot Robbie n'a pas froid aux yeux et ne cesse d'ètonner dans des scènes marquantes: très scorsesienne, sa prestation est un condensè de Lorraine Bracco / Karen Hill ("Goodfellas") et de Sharon Stone / Ginger Rothstein ("Casino"). Quant à Matthew McConaughey, il est formidable en èconomiste très en vogue ( « Nul ne sait si la bourse va monter, descendre ou tourner en rond! C'est bidonnage, bidouillage, abracadabra...poudre aux yeux » ) et ce même si on ne le voit que quelques minutes! Littèralement sous-exploitè (mais ça n'enlève rien à l'intèrêt de ce biopic de haute tenue), Jean Dujardin y apparait même en banquier suisse pas très commode! Dans sa mise en scène, Marty banalise donc les orgies, la consommation de drogue et bien même la consommation d'alcool des protagonistes qui s’en donnent à coeur joie! Sans doute à l'excès mais c'est ce qui fait toute la force de cette dèchèance bling-bling qui remue les tripes par son ivresse de l’argent, du sexe et de la drogue! Sans oublier ses dialogues hilarants qui cohabitent à merveille avec le film et sa B.O remuante où vous n'ècouterez plus jamais le « Gloria » d'Umberto Tozzi de la même manière! Un grand film survoltè...

lhomme-grenouille

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3,0Pas mal
Publiée le 28/12/2013

Quel sentiment étrange : celui d’être heureux d’avoir ce à quoi on s’entendait et en même temps déçu, justement pour les mêmes raisons... Parce que, oui, c’est un peu ce que je ressens en sortant de ce "Loup de Wall Street". D’un côté je suis content d’avoir à faire à du Scorsese pur-jus, bien ficelé, bien « bigger than life », bien incisif et surtout remarquablement interprété... Mais bon, de l’autre j’ai l’impression que les grandes fresques de l’ami Martin se multiplient et se ressemblent toutes plus ou moins. Après tout, ce « Loup » n’est-il pas autre chose que « les Affranchis » ou « Casino » sauce « Wall Street » ? Alors OK, je veux bien, c’est justement le but de lier les deux univers : celui du courtage et celui du crime organisé... Et puis après tout, ça fait aussi du bien de retrouver de bonnes formules qui marchent et qui ont déjà donné des chefs d’œuvre, surtout quand c’est des gars consciencieux comme Martin Scorsese qui les utilisent. D’ailleurs, je pense que je me serais même davantage réjoui de ce film s’il n’avait pas pour moi un gros défaut : sa durée. Trois heures, même si le film est constant en qualité, c’est trop long. Les codes sont connus, et même si le film parvient à distiller des scènes savoureuses de ci de là, moi ça m’a lassé et – dans la dernière demi-heure – ça m’a même un peu gonflé. Dommage donc, mais bon... ça reste pour moi une légère entrave pour ce qui reste pour moi un film bien mené et distrayant...

predawolf

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 04/05/2017

Mais qu'est il arrivé à Scorsese pour en arriver à réaliser un tel film ? Lui qui à l'habitude de faire des films à la dramaturgie sérieuse et à l'histoire bien noire , la il tente quelque chose de totalement nouveau pour lui . Car il faut reconnaître,le réalisateur c'est totalement décomplexé de son style pour nous livrer une oeuvre jouissive qui donne un sentiment de liberté .Une expérience ovatrice et audacieuse au service d’un public ouvert à son engouement vicieux et à sa liberté d'expression ,comme si il attendais depuis toujours d'exploser et de ne plus se retenir .A 71 ans, faire une oeuvre de la sorte tient du génie . Et pour ce laisser aller à cet ouverture audacieuse et surprenante qui de mieux que l'un des plus acteur du monde Léonardo Dicaprio pour jouer le personnage de Jordan Belfort,et de l'un des plus grand scénariste Terrence Winter pour écrire ce film .Scénario s'en l'ombre d'un doute génial qui fais passez plus d'un film du genre pour une petite breloque en manque d'inspiration en écrivant une oeuvre qui nous mets les tripes à l’air . En s'entourent si bien Scorsese réussit son pari en accomplissant ce besoin de devenir l’iconoclaste de lui-même,en laissant libre cours à une rage impulsive trop longtemps retenue en lui ,qui n'attendais que de sortir afin de toucher une perfection de plaisir assumer . La mise en scène est carrément surprenante et ne cesse d'enchaîner des séquences toute plus ravageuse les unes des autreson croirait voir une orgie sans fin ne tournant qu'autour des fondamentaux des hommes de puissance : >s'en toutefois y perdre en texture dramatique et en intensité narrative ,mais en ne faisant aucune concession avec nous et sans espoir de rédemption de la part des personnages .Et la justement est la puissance de Wall Street qui perpétue les séquences choquantes avec d'autre séquences toujours plus jouissive. La morale et l'espoir ne sont pas permis dans ce film et vous ne trouverez rien de plus que la décadence du pouvoir et ses abus ,c'est cela qui confère au film sa particularité ovatrice et son décalage alarmiste mais pourtant vraie de l'américain riche et sa Scorsese la bien compris ,car ce n'est pas le personnage Jordan Belfort qui est la cause de débauche mais bel et bien Wall Street . La narration est aussi très bien menée et ce lance dans des dialogues survoltés,qui peuvent être long par moment mais qui reste vicieux et décadant et pour le coup sa permet mieux de ressortir la qualité des dialogues à travers les comédiens et de ne pas s'ennuyer. D’où cette succession de discussion anthologique à travers des thèmes tel que l'arnaque ,le sexe , l’argent, en bref des dialogues certes qui ne sont pas de grande ampleur,mais qui reste rondement efficace et délicieusement décadent.Faut dire que la synthèse de base est excellente vu que sa parle un homme qui échoue d’avoir trop réussi. Mais il fallait un autre génie de taille à cette refondation même du style de Scorsese et son nom est Léonardo Dicaprio .Dans le rôle de Jordan Belfort Léonardo est juste incommensurable ,en grand satirique envers lui même et tous ceux qui l'entoure .L'acteur n'hésite pas à partir dans les plus grand excès de débauche et frôle le frénétique et joue comme un total posséder .Mais quel talent ,après son rôle remarquablement démesuré dans Django ,fort et de constater qu'il est encore plus puissant en étant insatiables à souhait ,ce genre de rôle lui va à la perfection . Quand je le vois'humilier lui même dans la séquence ou il est en train de ramper vers sa voiture de luxe, réduit à l’état de larve par sa grosse consommation de drogue,je me dit que le mec en à dans le pantalon et qu'il est un grand acteur ;tout comme la séquence ou il se fais sodomiser par la prostituer ,franchement décadent mais hilarant .Il faut donc se rendre à l'évidence,ce côté impur ,mécréant et culotté font de Dicaprio le personnage clé de cette total réussite cinématographique,quand je pense que ce film à eu 5 oscar je suis outré de voir qu'il y en a eu aucun pour le jeu d'acteur exceptionnel de Dicaprio. J'apprécie également beaucoup le petit passage très remarquer de Matthew McConaughey ou il explique à Dicaprio comment fonctionne le pouvoir au sein de Wall Street . Margo Robbie est dans ce film juste méga canon ,après son rôle est plus que basique et ne se permet pas de grand discourt ,je crois qu'on lui à demander avant tout d'être canon et sulfureuse et sa pour ce film ,elle le fait très très bien ,les préludes de son succès sont la vu qu'elle deviendra par la suite Harley Queen . Jonah Hill quand à lui excelle vraiment aussi dans son rôle de bras droit de Dicaprio lui aussi complètement ravager par les dégats de l'argent ,de la drogue et du sexe ,quand je le vois la je me dit qu'il est parfait pour le rôle qu'il a dans War Dogs . Conclusion : Le loup de Wall Street est un chef d'oeuvre comme il en existe peu , il est sublime de voir un réalisateur qui s’amuse et jubile des situations les plus mécréable et qui n’hésite pas à pointer le côté trash du monde hollywoodien et de Wall Street. Léonardo DiCaprio au sommet de son art et incontestablement hors-normes en parfait satirique de lui même,qui multiplie les citations farceuses et des actions pour le moins burlesque .Si vous tenez à la morale passez votre chemin car ce film est délicieusement impur et jouissivement excessif . 5/5 Chef d'oeuvre !!!

Badaask

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4,5Excellent
Publiée le 30/12/2013

Après leur dernière collaboration qui avait été une véritable claque (Shutter Island), Léonardo DiCaprio et Martin Scorsese remettent le couvert avec l'adaptation de l'autobiographie de Jordan Belfort. Et autant dire que ça casse la baraque. Un véritable bras de fer avait été engagé entre Brad Pitt et DiCaprio pour savoir à qui reviendrait les droits d'adaptation. Quand on regarde le produit final on est heureux de constater qu'il est tombé entre de bonne main. Clairement Scorsese à pété une durite sur le tournage et nous le fait savoir. Il prouve qu'à 71 ans on peut toujours être au top de la forme. "Le Loup de Wall Street" respire la nostalgie de ses anciens films, de ses grandes fresques de gangsters qu'il brossait autrefois ("Les Affranchis"). La montée en puissance d'un homme un peu louche, son apogée puis sa chute non moins brutale. C'est ce qu'il fait de mieux. Mais là je trouve que c'est un cran au-dessus. On ressort de la salle de cinéma avec une pêche d'enfer comme si, justement et c'est probablement ce qu'il voulait, on avait pris de la drogue avec le personnage principal. Le scénario est incroyablement savoureux. Les scènes hilarantes s'enchaînent sans temps mort. Les répliques sont d'ores et déjà culte. Durant 3 heures j'ai été scotché par ce que j'ai vu. Dire que tout cela est tiré d'une histoire vraie est juste incroyable parce que tout est presque improbable. Entre les orgies dans le bureau, dans l'avion et un paquebot qui coule (WTF !) on en voit de toute les couleurs. Je savais qu'il y aurait du sexe de la drogue et tout ce qui va avec mais jamais je n'aurais pensé que ça soit aussi drôle à regarder. C'est dans les scènes comme celle avec un DiCaprio drogué dans l'avion qui importune une hôtesse de l'air ou le dîner avec Mark Hanna (Matthew McConaughey) qui fait que ce film est unique dans la filmographie de Scorsese même si le schéma narratif reste toutefois similaire. Un réalisateur lambda pourrait s'emmêler les pinceaux avec autant de chose à raconter. Le montage aurait pu être pourrie. Mais rien de cela. Mais pas lui. Normal ça serait mal connaître Scorsese. En plus de ça ce que j'ai aimé c'est la façon qu'il a de traiter son histoire. Il montre toute la débauche et la décadence de Jordan Belfort, la poussant jusque dans l'exagération, tout en prenant un recul incroyable sur la vie de ce dernier. Il ne veut pas d'une morale à la con qui dit: Voilà ou mène le pouvoir. Non. Il veut que le spectateur se forge sa propre opinion. J'y ai vu ce qu'il voulait qu'on voit certes (L'argent qui lui procurait du pouvoir la conduit inexorablement à sa perte) mais il ne le montre jamais véritablement à l'écran. En tout cas pas avant les 20 dernières minutes. D'ailleurs vers la fin ça traînait un peu en longueur mais rien de bien grave ... Et puis que dire des performances. DiCaprio est saisissant, incroyable. Un prodige. Il se donne à fond dans le rôle du courtier de Wall Street/Un escroc. Probablement l'un de ses meilleurs personnages. Un Oscar ? Ah oui c'est vrai il faut pas le dire sinon ça lui portera malheur. Si ça ne tenait qu'à moi il l'aurait déjà depuis longtemps (Titanic ?) et en plus il l'aurait eu plusieurs fois. Sérieusement c'est un scandale. Après l'autre partie du casting n'est pas en reste. Jonah Hill est nickel. Un appui de taille dans ce film ou il partage l'affiche avec DiCaprio non sans un certain talent. Un bon point pour le casting. Margot Robbie est une belle découverte, Kyle Chandler est bon dans le rôle du flic. C'était avec plaisir que j'ai découvert une autre facette du jeu de Jon Berthal après "The Walking Dead", Matthew McConaughey était impeccable (dommage qu'on ne le voit pas beaucoup et que l'une de ses seules scènes se retrouvent dans la bande-annonce) et puis notre Jean Dujardin nationale était hilarant (les voix-off lors de l'entretien qu'il a avec Jordan Belfort sont juste jouissives) Ils y en a qui lui reprochent d'être en trop mais ceux qui disent ça sont des râleurs car il était juste et jouait en parfaite harmonie avec l'esprit décalé du film. Considérons tout de suite ce film dans le top des meilleurs films de 2013. Monsieur Scorsese je vous en voudrais pour toujours si, d'un coup, vous pensiez à une potentielle retraite. Parce que je pense bien qu'on risque encore d'avoir d'autre surprise de ce genre avec vous. Je l'espère. Un véritable petit cadeau de Noël. Deux génies. À quand le prochain film alors ? P.S: Les musiques sont géniales (Surtout "Black Skinhead" de Kanye West)

François G.

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3,5Bien
Publiée le 03/03/2015

J'attendais impatiemment ce nouveau long-métrage de Martin Scorsese. On me l'avait vendu comme le film de tous les excès, comme un film trash, etc... Et bien, maintenant qu'il est enfin vu, je peux dire mon avis sur ce film. Certes, il est très bien, drôle et divertissant mais je ne lui trouve rien d'extraordinaire ! Je ne le trouve trash et osé ! C'est un bon Scorsese, un très bon même mais qu'a t-il de si génial ? Oui Léonardo DiCaprio est excellent dans son rôle ! Oui, Jonah Hill est génial ! Oui Martin Scorsese l'a très bien réalisé ! Mais en quoi cela sort de l'ordinaire ? Quasiment tous les films de Scorsese sont très bien réalisés ! L. DiCaprio est toujours convaincant dans ses rôles (bien qu'il soit ici au meilleur de sa forme) ! Je ne vois pas vraiment pourquoi un tel engouement pour ce film. Bref, "Le Loup de Wall Street" est une adaptation de l'autobiographie éponyme de Jordan Belfort, ancien courtier à la bourse. Martin Scorsese filme cette incroyable histoire passionnante avec élégance et habileté. Sa réalisation est fluide et certaines scènes sont d'une beauté sans pareil. Les protagonistes de cette histoire sont tous très bien écrits et attachants. Les comiques de situations, de mots, de gestes,... sont présents, ce qui donnent un ton beaucoup plus relâché au film. Le film est notamment plus relâché que les autres du même réalisateur. Des scènes "explicites" nous sont montrés, ce qui n'est, dans les films de Scorsese que j'ai vu, jamais le cas. Bien qu'elles soient beaucoup moins trashs que je le pensais. Le fabuleux casting est impressionnant : Léonardo DiCaprio ("Inception"), Jonah Hill ("22 Jump Street"), Margot Robbie ("Focus"), Matthew McConaughey ("True Detective"), Kyle Chandler ("Super 8"), Rob Reiner ("Misery"), Jon Favreau ("Iron Man"), Jean Dujardin ("La French"),... Toutes les prestations des acteurs sont excellentes bien que leurs rôles soient secondaires voire parfois quasiment "inexistants". Je pense particulièrement au personnage interprété par Matthew McConaughey. Dommage. Mais bon, Léonardo nous offre un prestation tout simplement bluffante de son personnage. Il passe d'un drogué à un colérique à un surexcité... sans problèmes ! C'est juste impressionnant ! Le scénario de ce long-métrage est captivant, passionnant, prenant même si le film dure 3h00. On ne les voit pas passer tellement on est pris dans le film. On rit, on stresse, on s'éclate, bref un très bon film. La morale du film est quand même un peu facile et basique mais bien amenée donc pas vraiment de soucis de ce côté là. Martin Scorsese met parfaitement bien en avant la cupidité de l'Homme à travers d'un seul et ses destructions : liens familiaux, santé, vie(s)... Il dénonçe les débordements de la société ainsi que les jeunes en soif de pouvoir, d'argent, de sexe et de drogue. Sinon, la bande originale du film contribue elle aussi à l'ambiance du film. Bien qu'elle ne soit très présente ni marquante, elle reste agréable à entendre. Cette satire décapante, déjanté et fraîche de la bourse magnifiquement mis en scène par M. Scorsese est très agréable et à découvrir sans plus attendre, mais il ne faut pas avoir de trop fortes attentes envers celle-ci car c'est ce qui m'est arrivé et je reste un peu déçu malgré le fait que j'ai pris mon pied par moments. Un très bon film sur la déchéance d'un homme qui s'inscrit parfaitement dans la lignée de la plupart des films de Martin Scorsese : à savoir l'ascension d'un truand puis sa destruction progressive.

ConFucAmuS

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4,0Très bien
Publiée le 19/01/2014

En 1987, dans le Wall Street d'Oliver Stone, on apprenait de la bouche de son ordure de personnage culte Gordon Gekko que "la cupidité est bonne". Puis dans Margin Call de J. C. Chandor en 2011, c'était le directeur de la banque d'investissements, d'un cynisme atterrant, qui nous assénait ses excès systémiques. Cette-fois, avec Le Loup de Wall Street, c'est Martin Scorsese qui se charge de mettre en application les deux leçons. En choisissant d'adapter l'auto-biographie sulfureuse de l'ex courtier Jordan Belfort, le réalisateur entendait bien traiter le monde de la finance avec autant d'acide que son "héros" le faisait pour charger son organisme à l'époque. Pour ainsi dire, le destin de Belfort semble presque synthétiser le capitalisme forcené à lui seul, dont on peine à freiner les dérives encore aujourd'hui. C'est donc avec d'autant plus d'entrain que Scorsese pousse son film le plus loin possible. Voix-off pétaradante, discours survoltés, scènes de fêtes hallucinantes; le metteur en scène ravive les souvenirs des Affranchis et Casino avec un cynisme réjouissant. Là où beaucoup auraient concentrés ce biopic sur le schéma mille fois rabâché débuts qui stagnent - rapide apogée - lente chute, Scorsese décide de faire valser les conventions. Cette fois-ci, le début et la fin sont presque expédiés et c'est l'apogée qui prend son temps. On assiste à une débauche de...débauches, tellement disproportionnées qu'elles font du délire une simple ligne de départ. Orgies de drogues, de putes, et bien sûr de fric; tout y est montré avec une outrance qui confine au génie. Et ne fait qu'accabler un système créant ses propres failles. Avec un personnage sans limites comme Belfort, Leonardo DiCaprio parvient à dépasser les siennes. Son numéro totalement déjanté fait office, à ce jour, de sa performance la plus stupéfiante. Comme à son habitude, Scorsese ne néglige aucun personnage durant les 3 heures de projections. On détache notamment un Jonah Hill vraiment bon en principal associé de Belfort, l'excellente Margot Robbie dans le rôle de sa femme, le toujours impeccable Kyle Chandler, dans la peau de l'agent du FBI lancés à leurs trousses. Ou bien encore le décidément impressionnant Matthew McConaughey qui gratifie le film d'une apparition sensationnelle. Le film accuse peut être quelques longueurs (le prix à payer dans le cadre d'œuvre si radicale?), mais cette fausse apologie de Jordan Belfort en forme de bras d'honneur au capitalisme auto-satisfait et aux biopics lisses fera certainement figure de modèle pour les années à venir.

Edgar L.

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3,5Bien
Publiée le 27/01/2014

Le film est l'occasion d'une nouvelle collaboration pour Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio : après avoir travaillé ensemble sur "Gangs Of New York" en 2002, "Aviator" en 2004, ou encore "Shutter Island" en 2010, les deux monstres du cinéma nous offrent un nouveau film aussi surprenant que déjanté. Le film nous plonge dans le monde de la bourse et de ces courtiers qui croulent souvent sous l'argent, ce qui peut parfois engendrer des excès délicats à gérer. C'est exactement le cas de Jordan Belfort, un jeune flambeur, qui va voir son statut de courtier prendre de l'importance au fil des années et le mener dans le monde de la drogue, de l'alcool et du sexe facile. L'histoire est réelle, il s'agit de celle de Jordan Belfort, un ancien courtier, dont la vie a été des plus détonantes. Martin Scorsese s'est donc basé sur les mémoires de ce dernier afin de les adapter et de nous offrir un pur moment de délire durant près de 3 heures. L'affiche avait donc de quoi nous faire saliver, et autant vous le dire, je n'ai pas été déçu, loin de là ! Le film est euphorique, souvent excessif, mais tellement jouissif qu'on ne sent presque pas les trois heures de séance passer. [...] Martin Scorsese nous offre ici une sorte de "Les affranchis" des temps modernes, en version monde de la bourse. Un trip égocentrique parfois un peu lourds mais globalement très réussi. Au final, on a une sorte de film hybride, parfois comique, parfois biopic, et parfois dramatique, Pourtant, l'ensemble se mélange parfaitement devant la caméra de Maître Scorsese.

Hobsta

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4,0Très bien
Publiée le 28/04/2014

Toutes les scènes de ce film sont plus représentatives et détestables les unes que les autres... Et pourtant, Scorsese nous plonge dans le monde de Wall Street avec un talent tel qu'on suit chacune de ces scènes avec intérêt et curiosité. Finalement, on s'attache même à ces personnages irrésistiblement répugnants et immoraux. Dicaprio nous offre d'ailleurs une de ses meilleures performances, plus bluffant que jamais. Mais il y a ce recul du réalisateur qui fait que le film est davantage une représentation pertinente et cocasse de l'absurdité de cet univers, qu'une exhibition idiote et sans fond. On note néanmoins quelques longueurs qui se composent de scènes de porno et de drogue dont on aurait pu se passer. Le film reste néanmoins très bon, démesuré mais absurde, grotesque mais drôle, dérangeant mais concluant. Un film qui vaut indéniablement le détour.

mr. edward

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4,5Excellent
Publiée le 02/04/2014

Si celui-ci est le long-métrage le plus long de Martin Scorsese (179 minutes) et celui possédant le plus de fois le mot "fuck" (506), il n'est très certainement pas son meilleur film. Mais il n'en demeure pas moins excellent. C'est d'ailleurs l'exemple type du film qui ne peut pas faire l'unanimité mais qui, malgré les diverses polémiques qu'il entraine, jouit d'excellentes critiques. Toutefois, si je devais avoir une réserve, j'espère que Le Loup de Wall Street ne finira pas par souffrir pas du symptôme Scarface, c'est-à-dire, une mauvaise compréhension du récit et de sa morale. Jordan Belfort, tout comme Tony Montana, ne représente aucunement le rêve américain, mais plutôt une fausse idée du rêve américain. Cette mauvaise compréhension peut venir du fait que Martin Scorsese ne prend aucun parti pris. Il n'embellit pas le portrait de Jordan Belfort, ni ne l'accable, laissant au spectateur la liberté de se faire sa propre opinion sur le personnage. C'est ainsi qu'est construit le film, une suite de scènes et de moments de vie qui ne sont jamais dans le jugement. Bien sur, certains moments semblent exagérés, mais après tout, nous n'avons que la vision de son personnage principal (auteur du roman qui a inspiré le scénario). Et à ceux qui diraient : "oui mais peut-être que cela ne s'est pas passé de cette manière, ce n'est pas forcément la réalité." Je ne puis leur répondre que ceci : une scène répond à cette question et sans la dévoiler, Jordan Belfort nous y raconte 2 versions d'une même histoire : celle qui pensait être la réalité et ce qui s'est réellement produit. A partir de ce moment-là, on ne peut s'empêcher de se dire : "qu'est-ce qui est la réalité finalement ?!". Aucune idée ! Nous sommes "obligés" de croire un menteur et c'est là l'une des intelligences de ce film, et plus précisément de son scénario. Nous avons en face de nous des êtres plus que détestables (Jordan et sa bande), accomplissant des actes immoraux et nous en rions, comme dans une banale comédie... sauf que nous ne devrions pas. D'accord les situations sont absurdes mais elles sont surtout très graves et lourdes de conséquences. Alors pourquoi utiliser cette manière, pour faire passer plus facilement la pilule ? C'est un parti pris de Marty, dont certains n'adhérons pas, encore moins du fait que le schéma principale du film est classique et semble répétitif, 3 heures semblent un peu long pour raconter une telle histoire. Mais comme je le disais, Martin Scorsese ne juge jamais le personnage principal, Jordan Belfort, il n'est que dans la représentation de celui-ci. D'ailleurs, j'ai l'impression que J.B, dans son roman autobiographique, ne dresse pas un portrait mensonger de sa propre personne, il étale juste les faits. C'est une personne détestable et il le sait, ne s'en cachant pas. C'est un monstre de la finance, mais un monstre qui a été crée et non qui est née avec un tel fond. On lui a donné les armes et la manière d'agir comme en témoigne la scène mémorable du déjeuner entre Matthew McConaughey et Leonardo Di Caprio, et ensuite il a foncé avec l'intelligence qu'il avait et s'est entouré des bonnes personnes. C'est le mythe d'Icare. Plus il gravissait les échelons et plus sa mégalomanie s'accentuait, brûlant la chandelle par les deux bouts. Et qui de mieux que Leonardo Di Caprio, avec sa gueule d'ange, pour le jouer. Il est dantesque dans ce rôle et l'on voit à l'écran qu'il a pris un pied d'enfer à interpréter ce personnage. C'est d'ailleurs intéressant de voir le parallèle avec son autre rôle de multimillionaire qu'il tient dans le film Gatsby le Magnifique (même si les raisons de cette fortune diffèrent) sortie en mai 2013. Bien évidemment, si 22 mois de prison il y eu, vous vous doutez qu'une chute dans le peloton est arrivée. Et on le sent nostalgique de ce temps. Là je prend pour exemple la dernière scène du film où l'on voit clairement 2 mondes qui sont totalement opposés et déconnectés de la réalité de l'autre, les préoccupations n'étant pas les mêmes. Si Leonardo Di Caprio livre une excellente prestation, teintée d'une folie incommensurable, le reste du casting n'est pas en reste. En effet, bien que le Loup de Wall Street nous conte l'histoire de Jordan Belfort et qu'il est quasiment présent dans chaque plan du film, il y a toute une meute derrière lui. Il serait rébarbatif de tous les énumérer et de décrire leur rôle, sachant que certains sont davantage mis en avant que d'autres. Ainsi je ne parlerais que de ceux qui m'ont le plus marqué. En premier lieu, le personnage de Matthew McConaughey, jouant le rôle de Mark Hanna qui peut être considéré comme celui qui fut le mentor de Jordan Belfort. Malgré le fait qu'il soit peu présent à l'écran, il marque le spectateur de par sa prestation et son charisme. C'est un plaisir de voir un tel acteur avec beaucoup de talent arrêter de tourner dans des comédies romantiques fades et sans saveurs, pour se concentrer dans des rôles et des films plus intéressants. Jonah Hill qui interprétant le rôle de Donnie Azoff, le "bras-droit" de Jordan Belfort, est magnifiquement pénible et insupportable. D'ailleurs lui aussi enchaîne les excellents projets depuis quelques années, on l'a notamment vu chez Tarantino dans Django Unchained. Margot Robbie (Naomie Belfort, la seconde femme de Jordan Belfort) pour son premier grand rôle, est très bonne et fait penser au personnage interprété par Sharon Stone dans Casino, sans que cela ne soit qu'une pâle copie. Malheureusement, elle a le malheur d'avoir une VF plus qu'affreuse et insupportable. Rob Reiner: Max Belfort, le père de Jordan, est très bon et assez drôle. Finissons par Jean Dujardin, tant celui-ci a fait parler de lui en France de par sa présence au sein du film. Il a malheureusement un rôle assez réduit, mais il est bon et fait le boulot. Le bon sens de Martin Scorsese a été de lui faire donner le rôle d'un banquier Suisse, Jean-Jacques Saurel et non un américain, ce qui donne des scènes assez drôles jouant sur le "décalage" et la barrière de la langue. Au niveau de la mise en scène, celle-ci est excellente, ce qui est guère étonnant. On sent que Martin Scorsese s'est lâché, n'a pas été bridé et a fait le film qu'il voulait. Il y a d'ailleurs un côté Tarantinesque dans sa réalisation, on le constate au niveau de certaines scènes de dialogue où l'absurde et le côté "surréaliste" de certaines situations se mélangent. Le tout étant accentué par les prestations des acteurs. Et si la psychologie de certains personnages est assez sommaire (mais quand même bien traitée), on remarque une alchimie entre eux. Jordan Belfort et ses associés forment une bande de potes crédibles, pas juste créée pour le cinéma. Certes, l'amitié c'est bien et l'on sent qu'ils s'amusent, mais au dépend de qui ? Je pense que le "pire" est dans ce côté loufoque et c'est très certainement le but recherché par Martin Scorsese : nous faire rire de choses graves. Mais si l'on se pose 2 secondes, que l'on prend le recul nécessaire, c'est terriblement cruel et on sent bien qu'ils sont totalement déconnectés de la réalité. Mais Jordan Belfort a peut-être justement ce recul et au détour de quelques lignes de dialogue on le constate. C'est encore pire, car il a conscience du mal qu'il peut faire et des gens qu'il a pu ruiner. Finalement, au premier abord, le film fait terriblement superficiel mais quand on s'attarde un peu plus dessus, il se révèle bien plus profond. Pour conclure, à mesure où j'ai écris cette critique, je me suis rendu compte de la "richesse" du film et qu'il est bien plus intéressant qu'il ne laisse supposer. Un très grand film de la part de Martin Scorsese, qui ne laissera personne indifférent. Que l'on aime ou que l'on déteste, le but étant aussi que l'on parle du Loup de Wall Street.l

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