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First Man - le premier homme sur la Lune
note moyenne
4,1
5154 notes dont 505 critiques
18% (90 critiques)
40% (203 critiques)
24% (122 critiques)
11% (56 critiques)
4% (21 critiques)
3% (13 critiques)
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Votre avis sur First Man - le premier homme sur la Lune ?

203 critiques de 4 et 4,5 étoiles

benoitG80
benoitG80

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4,0
Publiée le 19/10/2018
Avec « First Man - le premier homme sur la Lune », Ryan Gosling quitte les claquettes de « La La Land », pour faire le fameux pas sur la Lune, ce fameux grand pas pour l’Humanité ! Et Damien Chazelle quitte ainsi le monde de la danse et de la musique, pour un tout autre spectacle peut-être encore plus grandiose, tout aussi onirique et lyrique avec cette arrivée sur cet astre lunaire à couper le souffle ! Et pourtant, si le film évoque cette aventure suivie par la Terre entière en 1969, c’est plus ici l’histoire de l’homme en tant que telle, que celle de cet exploit lui-même... C’est ainsi bien un biopic centré sur l’homme, que le cinéaste a réalisé, soit le portrait d’un mari et d’un père taraudé par la mort, détruit au point de ne plus voir ceux qui l’entourent y compris sa famille ! Ryan Gosling est ici l’antithèse de ce qu’il incarnait dans ce monde de paillettes et de lumière, en se glissant dans la peau de Neil Armstrong, personnage froid, taiseux, exigeant, intransigeant ! Comme si son métier, ou encore plus sa mission, était une fuite en avant, un véritable exutoire pour continuer à survivre ! Damien Chazelle, en se concentrant sur cette personnalité assez exceptionnelle dans son fonctionnement et sa détermination implacable, a réussi à dévoiler toute la face cachée de la Lune, mais encore bien plus celle de celui qui l’a foulée pour la première fois ! Toute la psychologie du personnage y est passée au microscope comme l’est aussi la vie de ce couple au quotidien et dont de magnifiques moments nous touchent énormément en laissant aussi la part belle à Claire Foy, très juste et émouvante... C’est surtout par ce biais extrêmement bien écrit et bien décrit, avec une sensibilité et un don de l’observation hors pair, que ce film va enfin nous propulser dans leur histoire, et également par la force des choses et inévitablement dans l’espace. C’est tout ce qui manquait à d’autres réalisations portant sur le même thème, comme « Gravity » de Alfonso Cuarón, magnifique en images mais bien pauvre en terme de message. Car de conquête spatiale, il est bien sûr aussi question et à ce niveau, on est aussi bien servi avec un réalisme et une gravité de tous les instants ! On passe du bricolage empirique et tremblotant du début des années 60, à ce fameux envol vers la Lune en suivant pas à pas toutes les avancées durant ces presque 10 années de recherche ! Toutes les interrogations, tous les enjeux, tous les dangers et les peurs, sont extrêmement bien mis en avant, en soulevant un flot de questions que l’on soit placé derrière ou devant l’écran, comme celles d’ailleurs évoquées et liées à tout cet énorme budget consacré à la recherche spatiale. Et pourtant de temps à autre, cette réalisation semble s’étirer et s’éteindre, un peu à l’image de son héros et de ses absences ! Un petit bémol qui se produit sans prévenir, comme une pause ou un souffle dans cette soif de se dépasser, de dépasser les concurrents afin d’être toujours les premiers et les meilleurs... Il n’en reste pas moins cette très belle mise en scène, soignée, élégante à tous points de vue, qui fait déjà la patte de Damien Chazelle, et un acteur décidément plein de ressources que ce ténébreux Ryan Gosling parfait jusqu’au bout même derrière la glace de son casque de cosmonaute, telle une barrière qui le protège de ceux qui l’entourent ! Un film sensible, extrêmement abouti et prenant, sur l’histoire d’un homme hors du commun !
Jean Marc Dinaut
Jean Marc Dinaut

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4,0
Publiée le 19/10/2018
On a tout fait et tout vu en ce qui concerne la conquête de l'espace, mais je dois dire que Damien Chazelle m'a épaté... Jamais un film n'a été aussi près des ressentis psychologiques de ces héros modernes que sont les astronautes. D'autres se sont attardés sur la complexité mathématique et la technologie appliquée aux voyages dans l'espace. Ici que nenni, pas de catastrophe, pas de crash spectaculaire. Nous sommes avec les astronautes dans la fusée, dans la capsule, nous ressentons ce qu'ils ressentent, nous vivons ce qu'ils vivent dans leur confinement. Dans leurs yeux la peur de l'inconnu, la peur humaine, profonde, incoercible. Les bruits, les vibrations, les silences, les angoisses, les hésitations, tout cela nous happent dans un tourbillon d'images et de sons plus qu'authentiques. Nous allons sur la lune avec eux et nous découvrons, comme jamais la surface de" the moon " De plus l'émotion et la tragédie de sont jamais loin, et ce que nous donne à voir ce film, je pense, c'est que malgré les malheurs, les contraintes que la vie nous impose, nous pouvons être des héros. Neil armstrong en était un !
L'envolée C.
L'envolée C.

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4,5
Publiée le 19/10/2018
First man: un formidable retour sur un des plus beaux exploits de l’humanité First man réalisé par Damien Chazelle, avec Rayan Gosling dans le rôle de Neil Armstrong. Un formidable moyen de vivre de l’intérieur la préparation et le déroulement de la mission Apollo 11. Le style Chazelle. Il peut paraître étrange que Damien Chazelle fasse un film de ce style. Avec Whiplash et Lalaland, nous étions habitués à avoir la musique comme thème principal du film, alors un biopic sur Armstrong et Apollo 11 nous surprend un peu. En regardant le film, nous constatons cependant que la musique est omniprésente : à plusieurs reprises on voit Armstrong se remémorer des souvenirs, grâce justement à la musique. Nous assistons au combat intérieur d’un homme tiraillé entre le doute et la passion. Bien sûr il a envie de faire cette mission, mais en même temps le doute s’installe tout au long du film car plusieurs de ses amis/collègues sont morts dans des accidents gravissimes. Ce film montre bien la capacité de Chazelle à jongler entre les genres : le dépassement de soi dans Whiplash, l’amour dans Lalaland et le stress dans First man. Nous retrouvons très bien son style dans les trois genres, ce qui prouve une fois de plus que Chazelle est un excellent réalisateur. Une plongée dans ce que l’on nous montre rarement Nous sommes projetés dans les années 60 où Armstrong n’était encore qu’un pilote d’essai. Nous allons suivre tout son parcours jusqu’à la mission qui le rendra célèbre. Nous vivons pleinement les choses avec lui, la perte de ses collègues dans des accidents, la vision de sa famille sur ce qu’il fait, la joie de faire ce qu’il aime malgré toutes les conséquences possibles. Et tout cela transforme ce qu’il devait être un moment de joie en un moment très difficile à vivre où l’inquiétude monte de jour en jour. Nous ressentons bien qu’ Armstrong est prêt à tout plaquer pour rester avec sa famille mais il veut malgré tout y aller, alors il parle très peu, de peur d’aborder le sujet et du coup de ne plus pouvoir partir. Ça en fait un homme froid et inquiet, on est très loin de l’image cliché de l’astronaute tout joyeux. Un film qui s’adresse clairement aux passionnés des missions spatiales et aux gens qui se sont déjà mis à la place des astronautes et de leurs familles. Cet événement fait encore rêver aujourd’hui. Alors à défaut d’aller dans l’espace ce film nous en donne une petite impression.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

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4,0
Publiée le 20/10/2018
Avec les films de l’espace, nous étions habitués au lyrisme de la conquête,ou aux images feutrées d’une fusée qui glisse en douceur, vers des espaces infinis. Et voilà que Damien Chazelle, nous parle de couteau suisse, nous montre des engins vétustes, faits de bouts de ficelles et de bouts de bois, avec un bruit assourdissant…. Il nous montre une Amérique qui se demande aussi, s’il n’y avait pas d'autres priorités sur la terre ferme. Parallèlement à ce discours universel, il y a la famille Armstrong, ses rêves et ses drames. Grâce au film, on touche du doigt l’incertitude absolue de ces missions…. et la fragilité de ces « héros ». Au lieu de « glorifier » cette épopée de l’espace, Damien Chazelle s’interroge? Le personnage de Ryan Gosling n’est jamais tout à fait sur terre et peut-être, pas même dans l’espace ?
Hermine M.
Hermine M.

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4,0
Publiée le 18/10/2018
Passionnée par l'aérospatial, je n'ai pu QUE apprécier ce film que j'attendais depuis longtemps; Damien Chazelle a bien fait son job ! Cependant, je n'ai pas vraiment compris pourquoi on nous dégage une image plutôt néfaste de Buzz Aldrin, surtout au début. J'ai aussi été relativement déçue par la fin, que je trouve presque bâclée & qui nous laisse un arrière-goût d'inachevé. Mais c'est avec plaisir que je le regarderai à nouveau, notamment pour les rôles poignants qu'occupent Ryan Gosling et Claire Foy (et aussi pour l'instant sensationnel de nous faire revivre le premier pas de l'Homme sur la Lune) !
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

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4,0
Publiée le 21/10/2018
Damien Chazelle, conquête de l’espace, titre quasi-mystique : voilà une combinaison qui ne pouvait pas me laisser indifférent. Et pourtant – je dois bien vous l’avouer – j’avais du mal à me motiver pour aller le voir ce « First Man ». De quoi est-il question dans ce film ? De l’histoire de Neil Armtrong et de ses compagnons qui partent à la conquête de la Lune ? OK, le sujet n’est pas inintéressant en soi mais, franchement, j’avais du mal à voir ce qui allait pouvoir m’appâter là-dedans. Tout de suite me sont venues en tête les images de films comme « Apollo 13 » ou bien encore le récent « les figures de l’ombre ». Je me suis dit que tout avait déjà été raconté ; que mon espace de représentation mentale était déjà saturé ; et que ce film allait se risquer sur le terrain miné de l’hagiographie et de l’épopée patriotique pour pas grand-chose… Eh bien pourtant il n’en fut rien. Non seulement ce « First Man » évite ces écueils, mais en plus il parvient à nous fournir une vraie proposition de cinéma qui a sa singularité et son identité propre. Première force de ce « First Man » : ne pas faire de la conquête de la Lune son sujet principal. Comme son titre l’indique, ce qui nous intéresse ici, c’est l’homme : Neil Armstrong. Et la belle astuce du film pour bien recentrer l’intrigue sur son héros fut de construire l’histoire de conquête de la Lune autour d’une histoire spoiler: de deuil. Ainsi, le voyage vers la Lune est-il un voyage à hauteur d’homme ; un voyage impossible ; mais une épreuve qu’il va falloir malgré tout apprendre à surmonter pour espérer revenir « en vie » (selon tous les sens du terme) auprès des siens. Ainsi la conquête vers la Lune est-elle présentée comme une échappatoire, un effort sur soi, une plongée vers la peur et l’inconnu… Et c’est d’ailleurs là que se trouve la seconde force du film : l’évitement du patriotisme et de l’hagiographie. A ainsi focaliser sur son personnage et son enjeu personnel, tous les enjeux politiques se retrouvent traités de manière extérieure, sans jugement. Les questions sont bien abordées – et de manière pertinente qui plus est – mais tout cela ricoche sur le protagoniste. Ses préoccupations sont ailleurs. Le contexte du moment est juste une toile de fond qu’on pose là, qu’on ne justifie jamais, mais qu’on n’ignore pas pour autant. Et par cette exploration de l’espace à hauteur d’homme, ce « First Man » arrive à une troisième force : celle d’une réalisation à fleur de peau qui dispose d’un pouvoir d’immersion assez sensationnel. Chaque expérience spatiale est pensée de telle manière à ce qu’on la vive à la place d’Armtrong. Vues subjectives. Vibrations du cadre. Inserts multiples sur des détails tels que des boulons, des jointures, des flammes qui rappellent l’idée d’un assemblage fragile. Sound design qui renforce cette impression de fragilité afin qu’elle devienne vraiment palpable. Et surtout, absence assez régulière de musique (surtout lors de la première moitié) afin que la restitution sensorielle soit optimale. Sur ce plan là, Damien Chazelle réalise vraiment un tour de force. En termes de montage, de photo et de rythme, chacune de ses scènes dans l’espace est un trésor de mise en scène, qu’il s’agisse aussi bien de l’introduction dans le X-15, de la première mission Gemini, ou bien encore du final sur la Lune. Et si au début du film j’avais quelques réserves sur les passages de respiration de l’intrigue, notamment ceux avec sa femme et ses fils (aussi bien pour la forme caméra au poing trop chaotique que pour l’intérêt en termes de fond), au fur et à mesure du déroulement de l’intrigue je n’ai pu que céder face à la cohérence de l’ensemble. Non, la question de la famille d’Armstrong n’est pas ici qu’un simple artifice pour humaniser le héros, c’est au contraire le cœur du sujet. Le sujet c’est ce fameux « First Man », et ce que veut nous dire ce film, c’est qu’Armstrong, avant d’être le premier homme à marcher sur la lune, il est avant tout un homme. Et d’ailleurs quelle est la première révélation que nous fait cet homme exceptionnel ? Il nous dit que, vu de l’espace, les choses paraissaient bien plus fragiles. Armstrong ne prend pas de la hauteur pour se grandir. Il prend de la hauteur pour mieux saisir la fragilité des choses. Mieux les accepter pour être en mesure de vivre avec. Par ce simple procédé, Damien Chazelle transforme un événement historique en la simple métaphore d’une aventure universelle et bien terre à terre. En cela, il y a beaucoup de l’« Interstellar » de Nolan dans ce film, aussi bien dans le fond que dans la forme. Mais c’est plus épuré, moins discursif. Et ce qu’on perd finalement en véritable profondeur de propos (ce qui pourrait être d’ailleurs ma seule réserve pour ce film, car au fond sa démarche ne dit pas grand-chose de neuf, de profond ou de subtil), je trouve que je le retrouve malgré tout dans le plaisir à se laisser saisir par un remarquable exercice formel d’autant plus efficace qu’il est dépourvu de fioriture. D’ailleurs, tout le symbole de cette art maitrisé du « ni-trop-ni-trop-peu » pourrait se résumer à la seule musique de ce film. Sachant se faire rare en début de film, elle parvient à s’affirmer et à appuyer la montée en puissance de l’intrigue sans trop en faire. Moi je suis ressorti de là comblé, ayant le sentiment d’avoir assisté à un film abouti qui, à défaut de me raconter quelque-chose d’extraordinaire, a su au moins me proposer une vraie expérience de cinéma. Pour le coup c’est vraiment un tour de force de l’ami Chazelle. Chapeau à lui et bravo l’artiste. Voilà bien un film qui vaut là son petit coup d’œil. Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Hervé L
Hervé L

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4,0
Publiée le 19/10/2018
Un très bon film bien joué très crédible et qui rends bien l ambiance des pilotes d essais et de leurs drôles de machines très bricolees qui ont quand même permis d aller sur la lune Neil Armstrong est très crédible mais Buz Aldringham beaucoup mois quant au 3 ème on ne le voit guère. ...
Véronique P.
Véronique P.

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4,0
Publiée le 19/10/2018
Belle interprétation & interprètes limite reportage, long film pour ressentir le vécu, j’ai aimé, bon film à ceux qui ne l’ont pas vu !
Camille M.
Camille M.

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4,5
Publiée le 20/10/2018
Un film marquant. Marquant pour son réalisme, sa puissance et toute la tension qu’il nous transmet. Je recommande vivement ce film pour sa beauté, il est vraiment sublime et spectaculaire, il nous offre une vision complète de la société de l’époque, tous les enjeux et les rêves des hommes et des femmes qui ont donné leur vie pour conquérir l’espace.
Michel M.
Michel M.

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4,0
Publiée le 19/10/2018
Encore une très bonne réalisation de ce surdoué de la mise en scène ! Moments très fort au niveau du son et des émotions que nous partageons avec les décollages Bravo et merci Beaux moments de cinéma
jeff21
jeff21

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4,0
Publiée le 18/10/2018
L'épopée de la conquête de l'espace par les Etats-Unis est minutieusement racontée à travers la vie de Niel Amstrong. Ainsi, le film est réaliste et conviendra aux puristes pour le respect de l'histoire. On y découvre le véritable caractère de Amstrong, sa vie de couple au quotidien et toute la dimension de cette aventure dans laquelle il se lance. D'un réalisme frappant. Pas de faux effets spéciaux pour être au plus près du vécu. A voir absolument.
Manon L.
Manon L.

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4,0
Publiée le 21/10/2018
Un super film ! Les sons, les lumières, l'ambiance et les plans caméras sont excellents, en effet tout les effets permettent une immersion totale dans le film, particulièrement les gros plans tout au long de ce film, très peu de plans sont fixes ce qui donne une effet très réaliste et absorbant pour le spectateur. Je noterais aussi une excellente représentation de cette époque et du contexte historique de la part de Damien Chazelle qui met avant évidement la mission apollon 11 (puis celles qui la précède) mais aussi la mise en avant de la contestation de la population américaine sur cette mission qui demandait un énorme budget. Cette événement historique de la guerre froide est représenté avec succès. Beaucoup d'autres choses serait à noter sur ce film, notamment la présence de Ryan Gosling interprétant Neil Armstrong mais qui interprète aussi Sébastien dans la la land, Ryan Gosling serait t'il donc l'acteur fétiche du réalisateur ? En soit, un super film selon moi qui mérite d'être vu. Mais alors, avons nous un troisième chef-d'œuvre de la part de ce jeune réalisateur Damien Chazelle ?
Housecoat
Housecoat

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4,0
Publiée le 18/10/2018
Après être entré dans l'histoire comme le plus jeune lauréat de l'Oscar du Meilleur Réalisateur, Damien Chazelle ne se repose pas sur sa réussite et pars vers une direction complètement différente (en témoigne également sa liste de projets) pour montrer que son génie précoce ne se limite pas qu'au domaine de la musique. C'est donc dans un biopic sur le plus grand exploit de l'histoire de l'Humanité qu'il se lance, et sur l'un de ses plus grands héros qu'il va centrer l'attention: Neil Armstrong. Prenant exemple sur les plus belles œuvres filmiques sur la conquête spatiale, depuis 2001, l'Odyssée de l'Espace jusqu'à L’Étoffe des Héros (sympathique référence à Chuck Yaeger au passage) dont il reprendra l'idée d'images d'archives de personnalités et d'engins volants pour illustrer la volonté du moment pour l'Homme à dépasser sa condition terrestre. Chazelle optera pour une mise-en-scène au style documentaire (caméra à l'épaule, proche des visages) pour parler autant de Neil Armstrong lui-même que de l'Humanité en général, ce héros partageant la quintessence de cette détermination à franchir le mur qui sépare un être ordinaire d'un extra-terrestre. Sur le plan technique, rien n'est négligé. L'approche du documentaire vient nous clouer au sol et renforce l'effet d'accomplissement de la mission aussi irréel parait-elle tant elle prend en compte autant de facteurs incompréhensibles pour le commun des mortels. Les acteurs tous investis dans la mission de retranscrire la crainte de l'inconnu et la colère de ceux qui souhaitent la braver, tant maternelle (Claire Foy) que le simple mépris des Terriens tel que ceux qui ont l'esprit tellement terre-à-terre qu'ils ne voient que l'aspect financier ou idéologique derrière une telle dépense vitale qui transcende notre condition, comme le rappelle les coupures des détracteurs au temps du Vietnam et du Peace and Love contre l'Empire Américain. Fidèle à lui-même, le soin qu'apporte Chazelle à la musique est particulière et commune aux films qui l'ont précédés. Justin Hurwitz est discret au départ, terre-à-terre pour finalement lâcher de véritables bouffées symphoniques pour combler le vide sidéral. Chazelle reste extérieur à tout ce qui entoure les personnages par l’ambiguïté qu'il maintient entre eux et la caméra. Sans jamais qu'Armstrong n'avoue explicitement ce qui le motive (Ryan Gosling toujours aussi talentueux, reste économe en dialogues), et c'est pourtant par cette approche au moyen de petits détails que First Man maintient une attention particulière. Une demande de la part du réalisateur, un engagement à comprendre. La vie de Neil Armstrong, depuis le pilotage de l'avion X-15 au premier pas de l'Homme sur l'Astre Lunaire en passant par le décès de sa fille à qui il chantait la bienveillance du nocturne, devient un terrain d'analyse pour n'importe quel spectateur. Une question se posera au-delà de la compréhension de la mécanique alambiquée de l'esprit humain que constitue Armstrong: pourquoi l'Homme se tourne-t-il vers le ciel ? Pour l'armement ? Pour fuir une Terre gangrenée par la folie ? Pour en mettre plein la vue à une idéologie ennemie ? Ou peut-être est-ce simplement parce que l'Homme est comme ça, avide de découverte, les yeux illuminés par l'impossible, motorisé par ce goût de l'aventure qui permet à l'Humanité de dépasser sa condition terrestre (point de vu cristallisé par le discours d'Ed White, aka Jason Clarke, à la télé. Disant grosso modo qu'une Humanité qui préfère rester sur ce qu'elle est une Humanité qui refuse de progresser, amenant à la stagnation et le repli sur soi). Pourtant, aussi enviable cette soif de vivre au-delà de ses limites soit-elle, Chazelle rappelle ce qu'était Neil Armstrong, voir chacun d'entre-nous par ses dilemmes plus qu'humains, un homme. Devant faire face à toute les pires épreuves que l'on vit de notre vivant sur notre planète. Son parcours étant tristement rythmé par la mort, entourant la moindre de ses actions. De sa fille à ses plus proches amis partageant son rêve d'exode. La tristesse et la peur venant constamment lui rappeler l'enjeu douloureux de son rêve, tant lui que sa famille en connaissant l'ampleur monumentale d'une telle entreprise tant elle remet en question notre place dans l'Univers entier et tant elle est si fragile que la moindre erreur de la taille d'une mouche peut réduire ses rêveurs en cendre. Rester sur Terre pour se contenter de vivre pleinement cloué au sol ou partir loin vers l'immensité incertaine de l'Espace, impitoyable et mortelle. Une crainte représentée par la disparition tragique de l'entourage mais subtilement contrastée par la présence de Buzz Aldrin (Corey Stoll) totalement l'antithèse d'Armstrong. Bavard, plus franc mais moins intime, partageant pourtant la même ambition. Gardant les pieds sur Terre pour quand même s'élever là-haut. Le deuxième homme sur la Lune représente peu de temps à l'écran mais représente beaucoup par sa simple opposition à Armstrong. Le deuxième ayant une vision louable mais plus matérialiste, pensant à ramener un bijou à sa femme de là-bas, là où son comparse le premier y laissera ses tourments, comme si le voyage était réellement sans retour pour ce dernier. Par son talent de l'image et de la compréhension humaine. Damien Chazelle retranscrit quelque chose d'à la fois simple et impossible à reconnaître aujourd'hui, comme il le faisait avec La La Land: le besoin d'une naïveté qui nous permet de croire puis de nous élever, quelque soit le moyen. Il rappelle que c'est quelque chose de rose mais qui a un lourd prix, c'est une question de détermination et de circonstance. La fin viendra nous questionner sur ce qui nous a amener à réaliser ce rêve. On ne pouvait amener meilleure conclusion pour cette épopée dont les années nous ont amené à sous-estimer l'ampleur, qui est, à le rappeler, le plus grand exploit que l'Humanité ait accomplie à ce jour, car il est la preuve même de sa capacité à se transcender. Aujourd'hui, le Monde manque de Neil Armstrong qui a laissé sa place pour s'élever plus loin qu'il ne l'a jamais fait. Heureusement que des hommes comme Damien Chazelle sont là pour nous le rappeler.
selenie
selenie

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4,0
Publiée le 17/10/2018
La première gageure du film réside dans la véracité des faits et l'authenticité du contexte spacial. Chazelle précise ainsi que le tournage tourna autour du concept "la cuisine et la lune". C'est ici le point essentiel du film, tout y est vrai !... Selon Neil Armstrong ! Un film dantesque qui pêche surtout sur deux points, trop insister sur le mélo et pas assez d'onirisme ni pour le spectateur ni dans les yeux de Armstrong/Gosling. On frôle le mélo, on frôle par là même le chef d'oeuvre. Néanmoins on reste fasciné par cette aventure, la reconstitution est soignée et le scénario assez dense pour nous happer de bout en bout. Site : Selenie
San D
San D

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4,0
Publiée le 17/10/2018
Excellent film. Les récréations sont impeccables et le film est très bien joué. La récréation de l'experience d'un astronaute est étonnante. Riche en détail, ce film pousse l'histoire très efficacement. Le problème vient des faits de l'histoire. Tout le drame se passe au début et au milieu du film. Le film termine sans climax. Dommage.
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