thiboy
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4 - Très bien
Pour ceux qui auraient doutés du potentiel artistique du réalisateur, il suffit de voir la filmographie de Samuel Benchetrit pour se rendre compte que ce réalisateur aime le cinéma, il a ainsi pour son nouveau film vu et revu de nombreuses fois Le parrain ou le clan de siciliens. Il rend hommage aux autres cinéastes pour qui il a une profonde reconnaissance. Pour son dernier film Chez Gino, il nous remontre ou convainc pour ceux qui doutaient encore, que de ces films émanent beaucoup d’amour que ce soit dans ces histoires que de la façon dont il les filme. Ainsi Chez Gino est exactement ceci, rendant hommage à ses ainés tout en réussissant à imposer son propre style assez particulier certes mais tellement unique et plaisant, il propose par ce film un joli pied de nez au cinéma traditionnel français qui commençait à s’installer dans une routine dangereuse, ainsi grâce à des réalisateurs comme lui, on est capable d’être surpris par des réalisations qui vaillent le détour. On sent cependant que le réalisateur contrairement à Janis et John ou encore à j’ai toujours rêvé d’être un gangster commence finalement à se rapprocher du système quelque peu éculé qui a fait depuis son temps et dont on aimerait voir plus de sang neuf. Le plaisir est tout de même bien présent pour ce film dont le début reste très prometteur pour la suite et colle finalement bien à une comédie foutraque aux forts accents de comédie Italienne ayant marqués les époques et qui se finit en apothéose sur cette même lancée. Bien entendu le cœur du film continue ses références (plus qu’un clin d’œil) au cinéma italien à commencer par l’acteur principal José Garcia qui est ici parfait dans le rôle de pizzaiolo qui doit jouer un rôle pour le bien d’un film lui permettant ensuite par la suite de toucher un joli héritage. AU vue d’un spitch aussi farfelu que celui-ci il fallait bien entendu un réalisateur mais aussi un acteur capable de pouvoir assumer tel délire et fort heureusement José Garcia est la personne idéale, toujours aussi à l’aise dans l’imposture et l’art du déguisement, il continue donc sa lancée après l’intéressant film Le Mac qui marquait son retour dans la comédie, on a hâte de voir ses prochains rôles bien qu’avec la vérité si je mens 3 on sait qu’on aura déjà droit à du beau Garcia en perspective. Le tout dans un univers qui est très familier au réalisateur puisqu’il reprend la même recette à savoir côté film à sketchs avec de nombreux personnages qui s’entrecroisent et le tout faussés par de nombreux fils de lecture. On retrouve dans le rôle du réalisateur qui se charge de porter à l’écran la vie du Garcia, un gentil sans grand talent, le cinéaste se moque de lui-même aux côtés d’une brochette de gueules du cinéma dont on voit clairement qu’ils prennent plaisir à jouer et nous à les regarder. Au final il fallait compter sur le talent du réalisateur pour être capable de gérer ce joyeux fourre-tout parfaitement orchestré, le cinéma de Benchetrit es un cinéma qui ne se prend pas au sérieux mais qui est parfaitement maitrisé, chaque détail étant savamment travaillé, qui ne peut nous faire que du bien. Ainsi Chez Gino est brillant de nombreuses idées, belle mise en scène, illuminé par de bons dialogues très recherchés et le tout portés par des acteurs parfait dans leurs rôles respectifs . Bref Chez Gino est le film idéal qui malgré de nombreux défauts, à trop vouloir déclarer sa flamme au cinéma, Samuel Benchetrit auto-proclamé le Tarantino français, avec un humour qui ne prend pas toujours et certains spectateurs pourraient être déboutés par son style, ainsi ses principaux atouts se retournent bien malgré lui en partie contre-lui mais on soulignera la volonté de l’artiste de proposer une autre vision du cinéma français. Mais on trouve le plaisir dans le film, dans cette propension de regarder dès le début quelque chose d’inaboutie où le personnage réal sonne un peu faux joué par Benchetrit lui-même le tout aidé par de de bons acteurs, attention tout fois à ne pas tomber dans la même routine la prochaine fois.
Ajoutée le 10 févr. 2012 à 18h28
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