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    De rouille et d'os
    note moyenne
    3,9
    12153 notes dont 1534 critiques
    17% (259 critiques)
    36% (556 critiques)
    20% (305 critiques)
    14% (215 critiques)
    7% (105 critiques)
    6% (94 critiques)
    Votre avis sur De rouille et d'os ?

    1534 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2411 abonnés Lire ses 645 critiques

    4,0
    Publiée le 19 mai 2012
    "De rouille et d'os" est un film d'une force que l'on rencontre que trop rarement au cinéma, ce qui fait l'effet d'un électrochoc ! Cette sensation passée, les pieds revenus sur terre, on ne peut pas dire pour autant que cette réalisation soit tout de même sans défauts... L'impression qui en ressort est d'avoir voulu aborder trop de thèmes à la fois, d'avoir voulu faire un film tellement dense et riche au point d'en faire trop ! Cette histoire difficile est si terrible et poignante qu'elle se suffisait à elle-même et qu'elle méritait ainsi d'être épurée pour se recentrer autour de l'apparition brutale du handicap, puis de la renaissance... Le résultat est cependant à la hauteur tant les acteurs sont époustouflants ! L'émotion, les sensations, tout est au rendez-vous ! Marion Cotillard est ici dans son meilleur rôle et de loin... Quant à Matthias Schoenaerts, il crève littéralement l'écran ! L'évolution de la relation qui s'établit entre ces deux personnages si différents, est très intéressante en soi et la façon qu'a Jacques Audiard de filmer les visages est superbe ! On aurait donc juste espérer plus de simplicité et moins de sujets "parasites" ou inutiles à l'histoire, même si par ailleurs tout est extrêmement juste et bien étudié... "Le Prophète" était justement fait ainsi, d'un seul bloc et sans détours !... Un film cependant magnifique qui était prêt du sans faute !
    conrad7893
    conrad7893

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    5,0
    Publiée le 14 juin 2013
    eh bien moi j'ai adoré ce film très touchant certes cru par moment, violent, dérangeant les deux acteurs crèvent l'écran, Marion cotillard tellement touchante, et cet acteur belge matthias schoenaerts charismatique que je découvre une histoire de renaissance, de reconstruction, de nouveau départ après un drame 2 personnages que tout oppose vont voir leur destin se rencontrer et se sceller le pathos a été évité pour laisse la place à la sincérité, l'espoirt un très bon film
    THE-CHECKER
    THE-CHECKER

    Suivre son activité 57 abonnés Lire ses 467 critiques

    0,5
    Publiée le 15 mars 2013
    Visiblement résolu à importer dans notre bonne vieille France des archétypes sociaux "à l'Américaine", Audiard récidive son arnaque cinématographique (après le très ambigu "Un prophète" et sa prison science fictionnelle) avec hélas, toujours le même talent formel pour tromper le spectateur. Pourvu d'un titre aussi alambiqué que pompeux, "De rouille et d'os" est de ces films ultra racoleurs, dont on se demande ce qu'ils peuvent bien raconter, voir à quoi ils peuvent servir si ce n'est à enfumer du bourgeois dont Jacouille la fripouille fait partie. De rouille et d'os donc, ou l'histoire de Ali (le frère boxeur de Jean Michel, le bodybuilder au Q.I. d'huitre du sketch de Dany Boon!) figure insignifiante interprétée par un Mathias Schoenaerts ressemblant à s'y méprendre au fils caché de François l'embrouille (et dont on se demande pourquoi il porte un prénom à consonance maghrébine avec sa tête de Belge aviné!) débarquant sans que l'on sache pourquoi avec son mioche chez sa frangine, où tout est fait pour montrer que la vie chez les pauvres, c'est dur! (alors là tu vois c'est l'étagère des yaourts du plus crade au plus dégeu!) Arrive la fatale rencontre avec Marion Cotillard, qui perd malencontreusement ses jambes après un tragique accident causé par un "Orc" lors d'un spectacle d'épaulard (bon en fait c'était pas un Orc mais un Orque, n'empêche qu'avec les dégâts qu'il a fait, c'était pas si évident à différencier que ça!). Comble de malheur, la Cotillard se réveille dans un hôpital de pauvre parce que personne n'a pensé à l'attacher pour lui éviter de se vautrer la gueule à son réveil des fois qu'une envie de pisser se soit fait sentir! Là dessus, pour une raison que seul le réalisateur doit connaitre, Edith Piaf appel Ali (elle ne doit pas avoir de famille ni d'amis) à la rescousse, ne serait ce que pour vérifier que malgré l'absence de jambes elle arrive toujours à prendre son pied! Ce qui au demeurant tombe plutôt bien vu qu'Ali, à défaut d'être un bon père, est "Opé" pour faire d'autres gosses avec le lieutenant Dan! Seulement voilà, Marion Cotillard elle a dû trop regarder Pretty Woman parce que comme Julia Roberts, si elle accepte de faire des galipettes avec son pote (qui lui saute sur tout ce qui bouge!) , elle n'embrasse pas sur la bouche! Mais c'est pas grave en fait parce que de son coté le réalisateur, il a beaucoup regardé Fight Club. Du coup, s'ensuivent des combats clandestins comme seul un esprit nourrit aux reportages de Bernardo de la Villardière peut en imaginer, des rebondissements aussi prévisibles que ridicules (les caméras de surveillance et le coup du gamin sur le lac) et le méga Happy end où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, Ali qui devient à la fois champion et super Papa, Cotillard qui devient Don King et le spectateur qui peut enfin reprendre le cours de son existence malgré la perte de temps prodigieuse qu'a constituée la vision de ce film à la prétention sans borne!
    landofshit0
    landofshit0

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    4,5
    Publiée le 21 décembre 2012
    Audiard est certainement l'un des seuls cinéastes contemporain à savoir filmé tel qu'elles sont les zones commercial moches sans pour autant magnifier ou l'embellir la chose.Audiard maitrise parfaitement sa camera tout comme ses acteurs.Car arriver à faire jouer la caricaturiste des émotions qu'est Marion Cottilard montre toute le savoir-faire d'Audiard et tant que directeur d'acteur,devant sa camera n'importe quel crétin peut devenir un génie.Tout est parfaitement composé,de l'écriture du scénario aux dialogues court et brut,comme le personnage de Matthias Schoenaerts.Audiard Semble tout même avoir une certaine fascination pour les cas sociaux qui semblent être le poumon de la vie,et sentir chacune des émotions qu'ils vivent a la puissance mille,car ils sont dans l'instant et dans un combat mener quotidiennement,chose qui doit être inconnu au réalisateur.Sans problème ce film est certainement le meilleur de 2012,même si les vingts dernières minutes sont un poil trop larmoyantes.
    Qirubia
    Qirubia

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    0,5
    Publiée le 25 mai 2012
    Et dire qu'on nous vendait de l'émotion ! Une histoire d'amour crue et sans concession ! C'est plutôt une histoire crue de concessions sans amour. Comment peut-on encenser un film où la violence n'a aucun intérêt narratif, ni même stylistique ? Qu'elle soit physique, morale ou sexuelle, elle est omniprésente, ce qui la rend pesante et insupportable. Qu'attend de nous un réalisateur qui fait tourner son film autour d'un personnage antipathique dont il ne transpire que violence et irresponsabilité ? De ressentir une quelconque émotion dans la scène finale où il lance un "je t'aime" bien facile à placer ? Alors qu'il demande -que dis-je, il exige- une énième fois quelque chose pour lui, sans qu'il ne donne rien en retour ? Un film plein de violence avec un personnage égoïste, on a déjà vu, ça s'appelle Orange Mécanique. Et là au moins, ça bougeait, le personnage évoluait un tant soit peu. Ici rien. Un pauvre "..." incapable de donner un minimum d'affection à un fils qui n'arrête pas de s'en prendre plein la poire. Mais quand est-ce que ça va s'arrêter (je parle des violences contre le gamin, et aussi du film, qui est d'une longueur à mourir) ? Les seuls personnages émouvants sont les personnages secondaires (ceux qui donnent, ceux qui aident mais qui ne reçoivent rien d'autre en retour que de la violence, encore de la violence. Et que d'invraisemblances qui décrédibilisent un film censé être réaliste. On ne croit pas à l'histoire d'amour, pas au sauvetage du gamin, pas à la possibilité de nager facilement peu après avoir perdu ses jambes, même pas à l'accident qui enlève ses jambes à Marion Cotillard. D'ailleurs, elle aura beau avoir le teint blafard, l'air shooté et les cheveux gras, elle ne m'émouvra pas... Que peut-on saluer dans ce film ? Une jolie façon de filmer, mais trop esthétisante, trop lente et une espèce de voyeurisme malsain et inutile. Et moi qui suis pourtant émotive, et qui ne suis pas si réticente face aux scènes de violence ou aux scènes de sexe... Trop c'est trop, et tout est mis en place pour annihiler l'émotion. Pas d'émotion, pas d'amour, pas de cœur. Euh, c'était quoi le but du film, déjà ? Nous ennuyer en nous faisant croire pendant deux heures qu'il va se passer quelque chose ? Audiard et ses sbires de la presse se sont bien moqués de nous.
    legrosetienne
    legrosetienne

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    1,0
    Publiée le 10 juin 2012
    Je mets une étoile car ce film est en quelque sorte un genre de tour de force: il réussit à nous présenter des scènes qui devraient nous tirer des larmes sans susciter le moindre début d'une quelconque émotion. L'ensemble des personnages est tellement antipathique ou sans intérêt qu'on se contrefout de ce qui peut leur arriver. Quand je vois la presque unanimité des critiques pour louanger ce film, je me pose de sérieuses questions ou bien sur leur compétence...ou bien sur la mienne à juger des films!! C'est un film qui part de rien pour n'arriver à rien, ça s'appelle le statisme, et en cinéma c'est d'un ennui mortel. On fait semblant de filmer caméra à l'épaule, on écrit un scénario qui part dans toutes les directions, on réalise des effets spéciaux bluffants (ça au moins c'est réussi), et au total on a fait quoi: un film? Non, un pensum pour les spectateurs!
    Shephard69
    Shephard69

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    4,5
    Publiée le 26 janvier 2013
    Un film très puissant, profond, porté par deux acteurs magnifiques, même si je n'aime pas du tout Marion Cotillard. Des moments grandioses même si je trouve la mise en scène d'Audiard plus froide que dans "Un prophète". Solide.
    Charles G
    Charles G

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    4,0
    Publiée le 6 juin 2012
    Un nouveau film de Jacques Audiard, c'est toujours un évènement. Un film en compétition à Cannes pressenti pour remporter la palme d'or, c'est toujours excitant. Alors quand on rassemble ces deux critères, on est en droit de s'attendre à un chef d’œuvre. Depuis Sur mes lèvres, chacun des ses films était meilleur que le précédent, et Un Prophète touchait selon moi déjà l'excellence. Vous l'aurez compris, c'est donc l'eau à la bouche que je me suis installé dans la salle obscure. Le film commence, et déjà, Matthias Schoenaerts éblouit par son charisme, sa force naturelle, son jeu, sa présence. Pendant deux heures, le film repose, au sens propre comme au sens figuré, sur ses larges épaules. En deux longs métrages, cet acteur s'est imposé comme un très grand, et il faudra sans hésiter compter sur lui à l'avenir. Le mélange de bestialité, d’icône sexuelle et d'homme perturbé et paumé fonctionne à merveille et nous transporte dans la vie du personnage principal, imparfait et fascinant. Vient se greffer dessus une Marion Cotillard au meilleur de sa forme (au niveau du jeu), avec un personnage qui pimente le récit de notre baroudeur. On apprécie de passer vite fait sur son accident, puisque ce qui importe est ce qu'il en résulte et non la façon dont ça s'est passé. Toute la première moitié du film est passionnante, jusqu’à ce que nos deux cascadeurs couchent ensemble (scène remarquable par ailleurs). Après ça, le film plonge dans un méli-mélo d'histoires secondaires et semble ne pas savoir où s'attarder et quoi traiter : les conditions de travail des petites gens par l’intermédiaire de la sœur trahie par son frère, les difficultés pour un bonhomme de l'envergure de notre boxeur d’élever seul un enfant, la difficulté à entretenir une relation sentimentale quand elle a commencé par "potes de baise", le milieu de la boxe clandestine, la dépression post-accident quand on se retrouve handicape... On se perd dans cet océan d’idées. Dommage, car ça commençait fort bien. En fait, le personnage de Cotillard prend trop d'importance et nuit au récit qui devrait rester concentré sur le personnage de Matthias, largement suffisant pour tenir le film. On passe quand même un excellent moment, et il ne fait aucun doute que De Rouille et d'Os est un des films à voir de cette année.
    BlueSkull
    BlueSkull

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    4,5
    Publiée le 20 mai 2013
    Comment transformer un récit en apparence simple en un petit bijou dramatique ? Jacques Audiard a apparemment trouver la réponse. Il a littéralement sublimé cette histoire par une superbe réalisation. Les deux heures s'écoulent à une vitesse folle. Peu d'action ne veut pas dire manque rythme, ce que prouve ce De rouille et d'os. Le gros point fort du film, selon moi, réside dans l'intensité de ses scènes dramatiques, je pense notamment à la séquence sur la glace à la fin du film qui m'a vraiment subjugué tellement elle alliait parfaitement tension et émotion. La réussite du film est également due aux excellentes performances du casting. Marion Cotillard, quoi qu'on en dise, démontre une fois de plus l'étendue de son talent, touchante dans ce rôle de dresseuse d'orques, qui suite à un accident, se voit se faire amputer de ses deux jambes et reprend petit à petit goût à la vie. Et je découvrais Matthias Schoenaerts, l'étoile montante belge, qui m'a vraiment impressionné de par son jeu à la fois brut et émouvant. Un beau drame, bien filmé et bien interprété, qui nous donne une petite perle poignante à la française, qui ne sombre jamais dans le pathos.
    Loskof
    Loskof

    Suivre son activité 260 abonnés Lire ses 517 critiques

    3,5
    Publiée le 3 décembre 2014
    J'en attendais peut-être un peu trop et du coup je suis un peu déçu de ne pas m'être pris la claque annoncée. Je l'ai trouvé un peu trop simple, c'est ce qui fait sa qualité mais aussi sa faiblesse. La simplicité est de mise, il n'y a pratiquement pas d'artifice, Audiard ne sort pas les violons à chaque scène émouvante, c'est super sobre dans les moments de drame. La scène de l'accident au Marineland est à ce titre une merveille, parce qu'on sait tous ce qu'il va se passer, il suffit de lire le synopsis, mais Audiard arrive quand même à créer de la tension. J'ai beaucoup apprécié le fait que les personnages ne soient pas manichéens, on est loin d'intouchables ici. Ali a un gros coeur mais est aussi un père raté, un dragueur, un hors-la-loi. Idem pour Stéphanie qui cherche à plaire aux hommes. Et tout ça donne une histoire vraie, loin des clichés, on ne va pas chercher à nous dire des trucs faux sur le handicap. Mais il m'en a manqué un peu, car finalement le personnage de Stéphanie n'occupe pas tant de place que ça, et en voulant sortir des sentiers battus je trouve qu'il manque une touche d'émotion supplémentaire, en tout cas sur la fin. Car le début est très bon et on n'atteint pas ensuite ce niveau. Je reprocherai aussi à Audiard des tic de réalisations assez malvenus, des choses un peu trop appuyées, comme les ralentis à gogo, le plan sur un hélicoptère. Tout ces artifices assez lourds, ces images appuyées, ça m'a fait un peu sortir du film qui n'était pas du tout sur le ton du grandiose.
    maxime ...
    maxime ...

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    4,0
    Publiée le 18 avril 2015
    Je me replonge dans la filmographie - dans le désordre - de Jacques Audiard. Après Un Prophète je visualise le dernier film en date ( après Dheepan projeté le mois prochain à Cannes ) De Rouille et d'Os. Je l'avais découvert en salle à sa sortie, j'avais été séduit mais légèrement déçu tant celui-ci s'éloigne de l'univers de son auteur. 3 ans plus tard c'est exactement le contraire puisque je l'apprécie surtout pour sa différence, un mélo unique en son genre, porté par Matthias Schoenaerts ( révélation de Bulhead ) brute de décoffrage et maladroit mais aussi plein de délicatesse. Sa partenaire Marion Cotillard signe une de ces plus belle compositions d'actrice. Elle m'a beaucoup ému, elle c'est totalement réinventé et à laissé le superflus de coté pour ce concentrer sur l'essentiel ... Les secondes lames tiennent plus que la dragée haute à commencé par Bouli Lanners que j'aime de plus en plus, mais aussi Corine Masiero et Armand Verdure. La photographie est magnifique, la musique d'Alexandre Desplat prend sa part de réussite mais ce qui m'époustoufle le plus est bien entendu la mise en scène de Audiard et surtout la sobriété avec laquelle il se dépatouille de son histoire pour évité de tombé dans le pathos et la surenchère, beaucoup de dignité et de beauté !
    elobouclette
    elobouclette

    Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 22 critiques

    4,0
    Publiée le 16 mai 2014
    Une Marion Cotillard au sommet de son art, et Matthias Schoenaerts n’est pas en reste. Un film clairement porté par son duo d’acteurs, sur l’acceptation de son nouveau corps pour l’une et l’apprentissage de l’amour pour l’autre. En fait, de rouille et d’os est un film sur l’amour, un beau film sur l’amour, crédible et sincère.
    ChroniqueMécanique
    ChroniqueMécanique

    Suivre son activité 256 abonnés Lire ses 211 critiques

    3,0
    Publiée le 14 juin 2013
    Depuis 1994 et Regarde les Hommes Tomber, tout cinéphile qui se respecte attend avec une impatience non-dissimulée la sortie d'un film de Jacques Audiard. En effet, la carrière cinématographique de cet héros très discret s'apparente jusqu'ici à un sans-faute, chacun de ses longs-métrages à un violent uppercut vous envoyant directement au tapis. Présenté l'an dernier en compétition officielle au festival de Cannes, De Rouille et d'Os n'échappe pas à cette règle de drames puissants et naturalistes s'ancrant avec force dans la réalité la plus dure. A ce détail près que, pour une fois, le cinéaste tend à s'éloigner du film noir pour s'orienter vers la clarté brûlante du mélo. Avec cette espèce d'Intouchables version intello, où une séduisante et intelligente jeune femme se retrouve clouée dans un fauteuil-roulant et récupère un semblant de joie de vivre aux côtés d'un marginal brut de décoffrage, Audiard perd toutefois un peu de son aura si intense que l'on ressentait de plein fouet dans ses films précédents. Si De Rouille et d'Os est plutôt très réussi, avec sa mise en scène sobre où le moindre cadre est extrêmement soigné et la conviction d'interprétation de deux acteurs tout juste parfaits, il peut néanmoins se voir comme le « moins bon » film de son auteur. Notamment à cause d'un petit problème de rythme par moment et surtout d'un manque parfois gênant d'émotions pures, ingrédient incontournable de tout bon mélodrame. En dépit de cela, subsiste néanmoins une excellente analyse sociétale et comportementale, épreuve dans laquelle le réalisateur-scénariste-producteur excelle. Il y fissure à grands coups de poings les carapaces de glace de ses personnages pour nous les livrer à cœurs et à corps perdus. N'empêche que si les films d'Audiard les moins réussis ressemblent à ça, on accepte volontiers qu'il en "rate" plus souvent. Retrouvez cette critique dans son intégralité, ainsi que de très nombreux autres avis, articles et analyses, sur mon blog et ma page Facebook, Chronique Mécanique. Merci !
    elbandito
    elbandito

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    5,0
    Publiée le 17 mai 2012
    Une histoire d’amour moderne et touchante, portée par deux acteurs justes, pudiques et sincères. Comédienne très en vue, Marion Cotillard trouve ici un rôle qui fera date dans sa carrière et Matthias Schoenaerts, récemment découvert dans Bullhead, est impressionnant par sa force physique surhumaine et sa faiblesse intime tellement humaine. Pour son tout premier mélo qui évite le pathos et dépeint un climat social incertain, le réalisateur Jacques Audiard confirme qu’il est un prophète pour le cinéma français du XXIème siècle…
    Ti Nou
    Ti Nou

    Suivre son activité 92 abonnés Lire ses 1 739 critiques

    4,0
    Publiée le 7 juillet 2012
    Après un polar froid et peu attachant, Jacques Audiard trouve ici un peu plus de chaleur et d'humanité tout en évitant le pathos. La reconstruction de deux personnages en quête de repères se fait avec subtilité et tendresse.
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