Enara22
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3.5 - Bien
Vision tragique d'une humanité confrontée à un virus à la létalité fulgurante, "Contagion" happe d'entrée le spectateur dans le tourbillon d'une menace planétaire mutante. Ca commence le 2e jour. On tousse à Hong Kong, on est brûlant de fièvre à Londres, on s'écroule à Minneapolis, on crache une écume blanche à Tokyo... l'ennemi invisible déploie froidement ses tentacules tandis que les grandes instances sanitaires mondiales observent impuissantes la multiplication exponentielle des points rouges représentant les foyers d'infection sur un planisphère. Une course contre la mort s'engage. De l'OMS au Service d'investigations épidémiologiques, tout le monde est sur le pont. Dans leurs labos P4 hypersécurisés, les chercheurs en combinaison sas intégrale s'activent. Sous les lentilles de leurs microscopes électroniques, l'ennemi se dévoile et porte désormais un nom : M.E.V.A. Derrière la froideur de cet acronyme se cache un organisme né d'une "mauvaise rencontre chauve-souris/porc quelque part dans le monde". Reste encore à remonter toute la chaîne de contamination et à identifier le patient 0 pour mettre au point un vaccin capable d'enrayer l'effroyable épidémie d'encéphalite qui commence à donner au monde des allures de chaos. Dans cet efficace thriller de science-fiction, Steven Soderbergh s'est attaché à montrer les possibles répercussions et les débordements incontrôlables d'un tel fléau sur la nature humaine, révélateur des comportements les plus vils comme les plus héroïques. Parmi la très belle brochette de stars 4 étoiles, Kate Winslet joue un médecin du SIE. Marion Cotillard est envoyée à Hong Kong et vivra des aventures plutôt mouvementées... Matt Damon interprète un père de famille dont le système immunitaire le protège de la maladie, tandis que sa femme, Gwyneth Paltrow, se fait découper le haut du crâne sur la table du médecin légiste comme on découperait un oeuf coque avant de le déguster. Quant à la palme du personnage détestable, elle revient incontestablement à Jude Law. Journaliste free lance inconséquent et cupide, il va propager sur son blog la défiance vis-à-vis des grandes firmes pharmaceutiques et faire l'éloge du forsythia pour guérir l'humanité, jouant à son profit de la peur collective. Masques respiratoires, couvre-feu, corruption, magasins dévastés, émeutes, fosses communes, la panique gagne et se propage encore plus vite que le virus. Un film prenant, à l'action trépidante... qui s'achève sur le 1er jour...
Ajoutée le 08 mai 2012 à 09h03
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