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The Revenant
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note moyenne
4,2
17167 notes dont 1826 critiques
24% (436 critiques)
36% (651 critiques)
19% (340 critiques)
12% (219 critiques)
6% (112 critiques)
4% (68 critiques)

1826 critiques spectateurs

benoitG80

Suivre son activité 930 abonnés Lire ses 1 104 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 27/02/2016

"The Revenant" est tout comme le héros, un film écorché vif, un film choc à feu et à sang qui nous laisse abasourdi, terrassé du début à la fin... Tout est affaire de violence, de hargne, de survie et de vengeance à un point qui frise le surnaturel par la capacité physique du héros, ce trappeur, à renaître de ses cendres ! Et oui, c'est une vraie renaissance uniquement motivée par la douleur, la souffrance dont la vengeance sera le seul moteur et la seule raison d'être à cette histoire adaptée du roman éponyme de Michael Punke, histoire qui dépasse largement les codes du western classique ! Ici, point de sensibilité, d'affaires de cœur, d'intrigues alambiquées mais juste une soif de vivre, de survivre, absolument essentielle et impérative, une volonté indéfectible de se battre, de vaincre jusqu'au bout du bout, dont la mise en scène incroyable de Alejandro Gonzàlez Iñarritu arrive à en transcender chaque instant, chaque action, chaque vision ou apparition en véritables prouesses visuelles... Les cadrages, les mouvements de caméra apportent une vérité et un réalisme indispensable et époustouflant. Rarement cette violence n'aura été aussi bien montrée, ressentie au point il est vrai d'être quelquefois insoutenable ! Mais là est justement, et même pour les plus sensibles dont je fais partie, tout l'intérêt de cette histoire qui ne nous épargne rien de cette souffrance à l'état brut, aussi bien physique que psychologique, jusqu'à la ressentir dans sa propre chair, et à peine adoucie par la beauté des paysages, par cette nature si réelle et pourtant si dure, par cette végétation dont le sommet des arbres revient régulièrement comme une touche de magie et d'espoir dont Iñarritu a le bon goût de distiller juste à point nommé... pour respirer et souffler, voir au delà ! Mais c'est par contre le souffle coupé que l'on découvre un Leonardo DiCaprio incroyable, transfiguré, métamorphosé, par les blessures infligées par cette ourse, dont cette rencontre puis ce seul combat épique valent déjà le détour... La suite sera une descente tragique. L'homme bave, écume, râle, grogne, saigne de partout, les plaies béantes, les yeux hagards et révulsés, tel un mort-vivant au bout d'une extrémité inimaginable et sans nom. C'est cette performance pourtant pile comme il faut, sans excès d'aucune sorte qui sidère, qui sonne si justement... Un rôle abouti, maîtrisé, certainement loin de l'image habituelle propre et lissée que nous propose Di Caprio qui pourra déstabiliser ou déplaire. Et pourtant une prestation unique dont les autres comédiens dont Tom Hardy, lui renvoient la balle au diapason, par un jeu sauvage, puissant et intense, sans faux semblants ! Tout est vrai, féroce, mordant ! Les hommes, la nature, le froid et la neige tachée de sang, au point de se sentir presque coupable d'être au chaud dans son fauteuil ouaté et confortable... Après un "Birdman" technique et intéressant mais sans plus, c'est cette fois éprouvant, sanglant, presque intolérable mais incroyable de puissance et de vérité !!! Bravo franchement !

Marc T.

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4,5Excellent
Publiée le 04/04/2016

Du grand Iñárritu tant au niveau visuel qu'émotionnel. Au niveau visuel, aucun plan n'est laissé au hasard, tout est rigoureusement cadré au millimètre près et somptueusement filmé, la photo marque la rétine tant elle est splendide (chapeau bas monsieur Lubezki). Au niveau émotionnel c'est simple, on partage la souffrance et la soif de vengeance de Glass, on fait corps avec son personnage d'homme détruit physiquement et mentalement. Belle prestation de Di Caprio. Alors pourquoi seulement 4.5/5 me direz vous ? Parce que 2 petites choses m'ont tout de même un tantinet dérangé : les petites incohérences ça et là, et les trop nombreux flashs montrant sa femme et/ou son fils, plutôt dispensables à mon humble avis.

chrischambers86

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4,0Très bien
Publiée le 15/04/2016

Survivre coûte que coûte! Tirè d'une histoire vraie, celle d'un trappeur qui survècut dans un environnement hostile en 1823! il y a dans "The Revenant" un aspect quasi « documentaire » presque sans dialogue, contenant toutes les recettes capables de conquèrir le spectateur! Plus qu'une oeuvre, une expèrience belle, forte et brutale avec un Leonardo DiCaprio au sommet de son art! On ne le quitte pas! La camèra s'acharne sur lui! Et dèjà, on peut en tirer une conclusion : c'est que l'Oscar du meilleur acteur qu'il convoitise depuis longtemps est mèritè car ce film rude, plus qu'aucun autre, repose entièrement sur ses èpaules! Or, "The Revenant" prouve, en dèfinitive, que DiCaprio est en 2016 le roi d'Hollywood! Quand vous voyez un immense visage emplir l'horizon glacial à la lumière blanche et vous regardez bien en face, d'yeux intrèprides et purs, c'est cela un film! Un film d'Alejandro González Iñárritu! De plus, cette èpopèe de survie et de vengeance particulièrement immersive essaye de ramener la vèritè des choses par rapport aux images pixelisèes d'aujourd'hui car, soyons honnête, on a pris l'habitude de quelque chose qui n'est pas naturel! Un triomphe public, une mèga star, un tournage de lègende et surtout une approche du cinèma qui rassure Hollywood! Spoiler: Cette incroyable èpopèe humaine dans le grand Ouest sauvage atteint son point culminant dans la fameuse sèquence du grizzli : une ahurissante dèmonstration de savoir faire qui donne à l'attaque une dimension rèaliste rarement vue dans un (quasi) plan sèquence d'anthologie! Certes, on peut ne pas aimer "The Revenant" (bien avant lui, les puristes se souviendront peut-être de "Man in the wilderness" rèalisè par Richard C. Sarafian qui traitait du même sujet), mais on ne peut nier la maestria visuelle d'Iñárritu où pas un instant l'intèrêt ne faiblit! Le metteur en scène mexicain devient du coup l'un des grands du 7ème art en recevant une deuxième annèe de suite (après l'excellent "Birdman") l'Oscar du meilleur rèalisateur! A ne pas manquer...

Jmartine

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2,0Pas terrible
Publiée le 10/03/2016

Terriblement déçu de ce film pourtant porté aux nues par la critique, film interminablement long, dont plus de la moitié consacrée aux terribles épreuves de ce pauvre Léonardo Dicaprio, parcours du combattant ou manuel de survie ponctué par d’incessants râles de douleurs qui finissent par fatiguer…il échappe à une pluie de flèches indiennes où la troupe de trappeurs qu’il conduit perdra les deux tiers de son effectif, affronte une mère grizzli, moins vraie que nature….sort d’une tombe où on l’avait enterré, fait une plongée vertigineuse dans les rapides…trouve le réconfort dans les entrailles d’un cheval qui vient de mourir…Léonardo Dicaprio a juré qu’il n’est pas prêt à retourner de telles scènes…A quelle époque est sensé se passer ce film ? L’armement de ces rappeurs semble antédiluvien, et comme dans tout bon western, les révolvers tirent sans avoir besoin d’être recharger…autre invraisemblance, quand Léonardo Dicaprio plonge nu dans les entrailles du cheval, ses plaies semblent avoir mystérieusement disparues…certaines critiques le présentent comme un western christique…moins je l’ai vécu comme très lourd, comme une succession d’épreuves devant lesquelles Koh Lanta serait une promenade de santé…et on cherche à chaque fois le trucage sous-jacent…heureusement qu’il y a de splendides échappées sur la nature, mais ces mouvements de caméra qui s’élance vers la cimes des arbres et qui regarde le ciel…on finit là aussi par s’en lasser…quant à la scène finale digne du plus saignant des Tarantino, j’ai détourné les yeux…et cette dernière réplique « Laissons la vengeance entre les main de Dieu » c’est d’une lourdeur mystique….Bref c’est tout autant grotesque que grandiose…

lolemu

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2,0Pas terrible
Publiée le 04/03/2016

a part la prestation de Di caprio qui est exceptionnel et les images de paysages superbes, le scénario est très banal, le film est plat, la musique endormante. Pas de rythme et au bout de deux heures je rêvais de sortir de la salle. bref je n'ai pas compris comment des gens ont pu trouver ce film exceptionnel?!

PèreVinyard

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/03/2016

Il est clair que ce film rentrera dans la postérité, c’est et ce sera un monument du cinéma. Le film raconte l’histoire vraie de Hugh Glass, trappeur laissé pour mort par ses associés. Animé par une soif de vengeance sans bornes, il va tout faire pour surmonter la grandeur et la dangerosité de la nature. Nous rentrons rapidement dans le contexte grâce à une introduction spectaculaire qui pose les bases du film (les motivations de chacun, la violence et surtout la beauté d’une nature indomptable). Rapidement, nous contemplons l’opposition des deux principaux protagonistes qui sera l’élément déclencheur : d’un côté Hugh Glass, un homme rattaché aux valeurs indiennes et sauvage mais qui reste éloigné des valeurs occidentales, de l’autre, John Fitzgerald personnage cupide et égoïste qui n’est rattaché à aucunes valeurs. Tout au long de son périple, Glass va tenter de s’approprier la nature, de créer une symbiose avec elle (Eléments terre, feu, neige et eau mais aussi la carcasse de cheval dans laquelle il va dormir). Ce périple est une véritable aventure humaine qui nous montre les limites de l’homme face à la grandeur de la nature. Le but d’Innaritu c’est que l’on joue le rôle de Glass, sentir ses douleurs, sa peur (long plan séquence) et sa détermination à rester debout et à marcher. Pour cela, il a fallu compter sur un son pur (respiration de Glass et des bruits sourds qui crispent le spectateur tout le long de la projection mais qui rythment très bien le film) mais aussi sur de long silence qui nous inquiètent. Certes ce film n’est pas sans rappeler l’excellent Convoi Sauvage (1972) de Richard C. Sarafian mais se démarque par ses paysages et images somptueuses que l’on ne quitte pas des yeux. De plus, certains passages vont sans doute devenir cultes avec le temps (scène d’introduction, l’attaque du grizzly et la scène finale notamment). Chaque acteurs sont excellents (le quatuor DiCaprio, Hardy, Poulter et Gleeson sont excellents et dégagent beaucoup d’émotions) Ce film ne ressemble à aucun autre et Alejandro G. Innaritu confirme cette fois-ci son statut de grand réalisateur après les excellents 21 Grammes (2003) et Birdman (2014). C’est une réelle expérience cinématographique à ne pas laisser passer.

lhomme-grenouille

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 28/02/2016

Oh mais oui que ça fait du bien ! Ne serait-ce que pour la magnificence plastique de ce film, merci « The Revenant » ! C’est simple : c’est beau. Tous les plans sont remarquablement travaillés, certains moments sont même parfois d’une incroyable audace formelle, aussi bien dans la réalisation Spoiler: (l’assaut du camp en plans séquences, l’attaque de l’ours, la plupart des combats corps à corps) que dans leur créativité visuelle (Spoiler: le colibri qui sort de la poitrine, la météorite qui fend le ciel, etc…). Même si pour certains ce genre d’affirmation apparaîtra toujours un peu exagérée, je n’hésite quand même pas à dire que c’est clairement sur ce plan là que, pour moi, toute la différence s’est faite. Parce que oui, « The Revenant » est un film long (2h30) ; « The Revenant » est un film d’atmosphère plus qu’il n’est un film d’intrigue et de propos ; et c’est peu dire que, face à un spectateur comme moi, faire de tels choix c’est clairement prendre un risque. Et pourtant, ça a marché malgré tout, et si ça a marché, c’est clair que c’est grâce à la richesse, l’inventivité et au renouvellement constants des trouvailles visuelles. Après, je ne minimise pas non plus le talent certain de l’ami Inarritu pour savoir raconter des histoires de manière dense et rythmée. C’est qu’il ne faudrait pas oublier que le gars a commencé à s’illustrer dans le monde du septième art par des films aux intrigues incroyablement complexes (« 21 Grams » ou « Babel ») et ce n’est pas anodin de le savoir quand on regarde ce « Revenant ». Parce que l’air de rien, mais si la structure de l’intrigue est au fond assez basique (Spoiler: 2h30 pour accomplir une vengeance, c’est quand même beaucoup de temps pour pas grand-chose, et surtout, ce n’est quand même pas très original), les événements sont nombreux et savent instaurer une belle dynamique pour mettre à la fois en branle l’univers proposé que le propos défendu. Alors après, je reconnais que c’est sur ce dernier point que je pourrais chercher des poux dans la tête du beau Leo. Parce que oui, quel dommage d’avoir un film aussi prenant, audacieux, sophistiqué, et qu’au final il semble pédaler dans la semoule pour aboutir à la conclusion de son propos (Spoiler: Moi, perso, j’adhère à cette vision sauvageonne de l’humain, explorée sous toutes ses faces, au point de nous laisser avec un portrait peu reluisant mais, je trouve, totalement pertinent. Seulement voilà, le film arrive à sa confrontation finale, et j’ai senti qu’Inarritu ne savait comment conclure son propos après l’accomplissement de tous les cycles de vengeances. Ainsi se retrouve-t-on avec de drôles de propos du genre « je ne vais pas me venger, c’est à dieu de le faire » et – pire encore – cette conclusion en « regard caméra » que j’ai vraiment perçu comme une ficelle facile, faute d’avoir mieux à nous dire et à nous montrer. Dans un film d’une telle qualité. Ça tache vraiment). Mais bon, l’un dans l’autre, il me faut quand même savoir rester lucide sur ce que je viens de voir. Oui, je viens de me manger une grosse claque dans la tronche. Et plus les heures s’écoulent désormais, et plus je m’en rends compte. Parce que l’air de rien, quand je fais la somme de tout ça, je me dis quand même qu’Inarritu nous sert là un sacré film, remarquable esthétiquement, très audacieux pour cet auteur et surtout très maitrisé pour ce genre de démarche. Alors après, je pense qu’on ne saura pas tous sensibles de la même manière face à ce type de film, ça peut même être du tout ou rien. Moi, c’est clair, ce film c’est du tout, et ça fait sacrément du bien…

http://lhommegrenouille.over-blog.com

Mad Gump 10

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4,0Très bien
Publiée le 28/02/2016

Le voilà enfin, The Revenant, le film que j'attendais le plus en ce début d'année 2016. Déjà que sur le papier le projet était alléchant, les bandes-annonces en ont fait saliver plus d'un - moi y compris - et promettaient quelque chose de fort, d'immersif et de techniquement superbe. Alors verdict... C'est un film très étrange. J'ai eu du mal à donner une note tant ce film est déstabilisant. Alors techniquement, c'est clair, on a rarement fait mieux. Les plans-séquences sont sublimes et incroyablement immersif, la photographie est à tomber, les paysages sont magnifiques... Je suis triste pour George Miller, mais je pense qu'Inarritu aura mérité son oscar s'il l'a. Alors peut-être cela fait prétentieux, peut-être qu'Inarritu a une haute estime de lui-même, mais pour assumer à ce point ses partis pris et pour livrer un film aussi abouti techniquement, il peut être mégalo, le bonhomme. Niveau acteurs c'est du très bon aussi : DiCaprio se donne à fond ; il tremble, gémit, salive, rampe, chevauche... Il est hallucinant, s'il a enfin son oscar, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'aura pas démérité. Tom Hardy est lui-aussi génial, tout comme Domnahll Gleeson, et, plus en retrait, Will Poulter. Au niveau de l'intrigue j'ai trouvé que le film réussissait bien à nous immerger. Disons que j'ai senti que c'était long, mais je ne me suis pas ennuyé de ce fait. La violence apparait justifiée par le parti-pris d'Inarritu (encore une fois au niveau de l'immersion), et pas mal de scènes sont mémorables, à l'image de l'introduction ou de l'attaque de l'ours. Là où le film est moins bon, c'est au niveau de l'émotion. C'est simple, tout le background de Glass apparaît comme trop symbolique et religieux pour pouvoir toucher ou émouvoir. Je pense que c'est un film qui mérite d'être vu, et qu'on aime ou qu'on n'aime pas, cela ne laisse pas indifférent.

Monsieur Touki

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 13/01/2016

Simplement l'une des plus impressionnante interprétation jamais vue au cinéma. DiCaprio est stratosphérique, irréel. L'on est saisis par la force des scènes, par leur dureté. L'on vit littéralement ce film, cette aventure humaine hors du commun. Un scénario finalement banal pour un film exceptionnel. Bravo.

Scorcm83

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4,5Excellent
Publiée le 28/02/2016

J'attendais un peu ce film comme le Messi, après l'excellente surprise qu'était *Birdman* l'année passée, le nouveau film d'Alejandro G. Iñárritu, tourné exclusivement en lumières naturelles, dans des conditions extrêmes et des recoins du monde encore inhabités s'annonçait comme une véritable claque cinématographique, d'un point de vue technique et thématique. Après de longs mois à attendre, la France a enfin eu le droit, plus de huit semaines après le reste du monde (on a eu Star Wars en premier, on peut pas tout avoir), de découvrir *The Revenant* en salles obscures, et je le dis tout de suite, dans les conditions de visionnage pour lesquelles le film a été conçu (impossible d'en profiter pleinement sur un écran d'ordinateur). Bon, le constat était établit depuis l'apparition des premières bandes annonces : visuellement, c'est exceptionnel. Rarement la nature a été aussi bien filmée. Dés les premières secondes, on est dedans. Iñárritu a choisi une mise en scène dans la continuité de Birdman, dans un virage artistique de 180° pris depuis sa rencontre avec le chef opérateur Emmanuel Lubezki, à savoir l'utilisation récurrente, pour ne pas dire exclusive, de la courte focale, une priorité donnée au plan séquence et une esthétique de la lumière et du cadre léchée. Difficile donc de capter les réminiscences de ses anciens travaux. Tout cela pour en arriver au fait que le film impressionne d'un point de vue purement technique et formel, à dix milles lieues au dessus de ce qui se fait habituellement dans le monde du cinéma (*Mad Max : Fury Road* étant l'exception). Le soucis étant que cette priorité donnée à l'esthétique a rebuté pas mal de critiques et de spectateurs. J'ai pu moi même constater à la sortie du film que *The Revenant*, effectivement, divise. D'un côté, ceux qui ont été impressionné par le film et n'ont pas vu les 2h30 passer, de l'autre, ceux qui sont passé à coté du parti pris esthétique (ce que je peux entièrement comprendre) et n'ont par conséquent pas réussi à rentrer dans l'histoire. Sur cette question, j'aurai tendance à me placer au centre. C'est à dire que, de mon point de vue, le film accuse quelques soucis de rythme et n'arrive finalement pas à trouver un tempo "juste". J'entends par là qu'on alterne entre séquences exceptionnelles de maîtrise et de tension et séquences beaucoup plus banales, parfois trop étirées en longueur. De fait, je pense que le film prend parfois trop son temps là où il pourrait abréger et, à contrario, coupe trop rapidement là où on aimerait un développement plus poussé. Le fait est qu'il faut à présent se poser la question essentielle au sortir d'un film : "que m'a-t-il apporté ?" Force est de constater que j'ai été véritablement impressionné par *The Revenant*, je suis prêt à lui pardonner ses défauts de rythme et l'attitude de son réalisateur parfois trop "poseur" et conscient de son talent. De plus, je remarque que ces défauts de rythme sont inhérents au cinéma d'Iñárritu, dans *Amour Chiennes* comme dans *Babel* ou *Biutiful*, on passait de séquences incroyables qui nous accrochaient au siège à séquences mineures étirées en longueur. Je pense qu'il faut seulement savoir à quoi on va s'attendre, mais je serai de mauvaise foi si je ne lui attribuait pas une telle note, parce que ce film reste une oeuvre importante. Il faut que les gens aillent le voir, parce qu'il a au moins ce mérite, c'est de proposer quelque chose de visuellement original, proche du style Malickien mais beaucoup plus abordable pour le grand public, et il est vrai qu'à aujourd'hui, proposer un blockbuster de cette trempe, avec autant de sous niveaux de lecture, c'est pas commun. Le film n'est pas seulement une histoire banale de vengeance, et ceux qui descendent le film parce qu'il n'a soit disant aucun scénario devraient d'abord apprendre ce qu'est réellement un scénario. Il ne s'agit pas de développer dix-huit sous intrigues et un twist final pour faire un bon scénario, au contraire, parfois, les meilleurs sont faits sur des bases minimalistes, et se jugent à la qualité et à la variété des sous interprétations que l'on peut en faire. *The Revenant* n'est donc pas seulement l'histoire d'un trappeur attaqué par un ours et laissé pour mort par ses compagnons, c'est un film sur la colonisation de l'Amérique du Nord, sur le rapport de l'Homme à la Nature et sur l'instinct de survie. Bien sûr, le film propose des séquences hallucinantes telles que l'attaque de l'ours ou encore la bataille contre les indiens de début de film, mais ces séquences ne doivent pas être les seules que l'on retient d'un film pareil. Et, au fil de cette critique, je me rends compte que le film est peut-être tombé dans son propre piège, se vendre sur son versant épique et visuel et délaisser le côté "spirituel", pourtant cher au cinéaste depuis ses débuts. Bref, allez voir ce film, c'est une oeuvre majeure de cette année, et seul le temps nous dira si celui ci fera date dans les esprits. En tout cas, il serait bête de bouder son plaisir devant une oeuvre pareille.

MC4815162342

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 14/03/2016

29 Février 2016, on s'approche des 6h du matin, je suis là, dans le noir, assis sur mon fauteuil, devant mon ordinateur depuis minuit, à attendre ce moment fatidique, le moment où on remet enfin l'oscar du meilleur acteur, pour se faire nous accueillons Julianne Moore sur scène, toujours élégante la rousse ouvre l'enveloppe, moi le cœur battant j'attend de voir si une fois encore la statuette va lui passer sous le nez et venir décorer le salon d'un autre nommé, et voilà que le nom de Leonardo DiCaprio sort de la bouche de la charmante Moore, ainsi mon cœur reprend sa vitesse normale et je peux sortir le mot que je pense des milliers de personnes ont tant attendu : ENFIN ! Et ce même mot m'est revenu pas plus tard qu'hier, jour où j'ai enfin pu voir The Revenant au cinéma, c'est que j'en avais un peu marre d'attendre à force, donc une fois dans la salle, assis sur un fauteuil rouge que mon cul n'a pas vraiment apprécié après plus de deux heures, et des p'tits vieux à coté de moi qui faisaient du bruit, j'ai quand même pu me plonger corps et âme dans cette aventure vengeresse. Après une bande annonce tout simplement scotchante, sans aucun doute une des meilleures que j'ai vu dans ma vie, j'ai pu faire face au film, qui en 2h36 n'ennuie même pas une brève seconde, estomaqué par ces images, ces décors naturels, ce casting impeccable et par cette réalisation aux nombreux plans séquences à tomber, comment est-il possible de s’ennuyer ? Malgré des problèmes de météo qui ont du faire changer l'équipe du film de lieu, le retard pris, et d'autres choses comme le fait d'utiliser uniquement des lumières naturelles, ce qui forcer l'équipe à ne tourner que quelques heures par jour pour être raccord, cette pépite nous est tout de même arrivée. Critiques bluffées, succès immédiat, oscar pour Léo, encore une réussite et un événement pour son réalisateur, The Revenant arrive comme le messie, et je ne parle pas de Lionel attention... Alors que cette adaptation du livre de Michael Punke tirée d'une histoire vraie est passée entre plusieurs mains dont celles de Park Chan-wook par exemple, c'est finalement le réalisateur du stupéfiant et non moins réputé Birdman, Alejandro González Inárritu, qui se mettra au boulot. Quand on connait sa passion pour les plans séquences et la technique opérée sur le même Birdman, on est en droit de ce dire que dans des décors extérieurs, car le film est exclusivement tourné en extérieur, enneigés et glacés, le gars va nous pondre une merveille rétinienne. Style proche d'un Terrence Malick, plusieurs plans y font penser, Inárritu apporte sa touche personnelle, sa brutalité, et bien sur il n'est pas un adepte du cut comme ce bon vieux Terry, non lui il opte pour les plans séquences, faux ou vrais, ils sont tous atomisant, à tel point que quand commence une scène, je suis là à guetter où elle va s'arrêter. Autant dire que l'oscar du meilleur réalisateur devait absolument lui revenir, il enchaîne donc un doublé après Birdman, dommage en revanche que celui du meilleur film n'est pas suivi. Mais on peut se réjouir du coté photographie, puisqu'elle aussi remporte une statuette, plus que mérité quand on voit la beauté de chaque plan, couleurs froides se mariant admirablement avec les quelques scènes près d'un feu, le ciel de nuit, la forêt sous la pluie, et j'en passe, ce film est un tableau tout simplement. Pour revenir sur la technique utilisée, malgré le fait que tout soit le plus naturel possible, quelques effets spéciaux évidents se joignent au métrage, comme l'ours par exemple, impossible de ne pas parler de cette scène qui a enflammée le ternete, visible dans la bande annonce, cette scène violente, douloureuse et jubilatoire est tout bonnement mémorable et exceptionnelle, jamais une telle chose n'avait été faite. Bien qu'on repère quelque peu les CGI, le tout reste si brutal, si réaliste, tourné en plan séquence en plus, une scène culte et inoubliable incontestablement. Décidément j'ai encore oublié quelque chose, je ne sais pas quelle caméra est utilisée pour le film, mais j'avais l’impression de voir de la 3D par moment, quand on se retrouve face à un fusil par exemple ou la tête d'un cheval à moment, j'avais vraiment l’impression que ça sortait de l'écran, la caméra apporte une sorte d'arrondissement des bords de l'image, ce qui permet une immersion unique. Bon on a parlé de la technique, de cette réalisation où la caméra flotte au dessus des rivières et au milieu des arbres tel un spectre, mais scénaristiquement ça vaut quoi ? Puisque c'est là que certaines personnes calent. On reproche au film d'être une coquille vide, un bel emballage mais avec une surprise en carton à l'intérieur, moi ma question est : Que cherchez vous ? Un film sur le sens de la vie, sur la famille, sur la religion, sur l'existence d'un dieu, je ne comprend pas vraiment cette recherche absolu de sens, de profondeur. The Revenant se base sur une histoire simple mais vraie, un homme qui après avoir été attaqué par un ours et laissé pour mort par ses acolytes va vouloir se venger, pourquoi se besoin de vouloir autre chose ? Et puis personnellement j'y vois un message d'amour, un message familial comme souvent chez Inárritu, une revanche purement et simplement également, la nature humaine à son instinct le plus animal, le plus basique. Je ne comprendrais donc jamais ce que vous cherchez tout le temps, de l'émotion ? Une quelconque réflexion ? Pourquoi ? La vie n'est pas que réflexion, la vie est aussi parfois très simple, l'homme est simple, une de ses fonctions les plus élémentaires est la vengeance, la haine, ici on tue son fils et on le laisse pour mort, vous vouliez quoi de plus sérieusement ? Tout ça pour dire que je n'y vois rien de vide, de simple peut être, mais à ce moment là où est le mal ? Bref, ce parcours épique, plus qu'épique même de ce Hugh Glass est passionnant de bout en bout, tout comme la fuite de l'assassin de son fils John Fitzgerald, entre bataille avec les indiens, affrontement final sanglant, baignade dans une cascade, et j'en passe tellement, ce film qui sait se faire lent mais en aucun cas chiant, et brutal comme il faut, est des plus palpitant, des plus captivant. Pour incarner ces deux faces d'une même pièce, bien que plusieurs noms soient passé sur la table une fois encore, c'est au final deux monstres du 7ème art qui s'affrontent ici, en tête de toute évidence un Leonardo DiCaprio christique et vengeur, face à un Tom Hardy bourru et lâche. Je ne le cacherais pas plus longtemps et certains le savent déjà, ce qui m'a le plus attiré dans ce projet, c'est la voix de Tom, en version originale bien sur. Je n'ai jamais entendu un mec changer autant de fois d'accent au cour de sa carrière, ici il possède surement un de ses plus jouissif d'ailleurs, l'entendre est donc un pur plaisir. Mais impossible de résumer ces acteurs ainsi pour autant, acteurs qui se retrouvent une seconde fois après Inception. Léo de son coté à refusé le rôle de Steve Jobs pour ce film et Tom fut contraint d'abandonner le casting de Suicide Squad à cause du retard du tournage, en définitive, quel regret avoir quand on est les voit possédé ainsi dans ce combat purement animal ? Deux prestance fabuleuses et un charisme délicieux, malgré le coté cracra de leur personnage, qui ont la totale classe d'ailleurs. Pour les accompagner dans cette glaçante marche nous retrouvons un Domhnall Gleeson qui décidément ne s'arrête plus, en pleine montée ce gars ne cesse d'épater, le jeune Will Poulter de son coté n'est pas sans reste puisqu'il incarne à merveille ce jeune homme déboussolé, Paul Anderson qui croise une fois encore le chemin d'Hardy après Peaky Blinders et Legend est sans reproche également, qu'en au jeune chargé de jouer le fils de Glass, Forrest Goodluck, il s'en sort plus qu'admirablement. Bon, de quoi allons nous parler maintenant hein, déjà que c'est bien long comme critique, que rajouter, que la bande originale puissante et angélique se fond fabuleusement avec l'ambiance, que les costumes sont travaillés avec détails et soins, tout comme le maquillage, blessures et autres, que les décors sont... ah je vais finir par radoter, non là je commence à sécher, et c'est peut être pas plus mal, car il est impossible de résumer, que ce soit en quelques lignes ou en un pavé infini ce qu'est ce film. Sans aucun doute un des meilleurs western que j'ai vu, et surement le meilleur film de 2016 si un autre ne le détrône pas, ce qui sera très dur, très dur.

Florian Malnoe

Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 477 critiques

4,5Excellent
Publiée le 06/03/2016

Un survival intense, éprouvant, viscéral et réaliste. L'aspect formel et technique du film tutoie la perfection, les musiques d'ambiance sont géniales et très bien trouvées. On est en pleine immersion dans cette histoire de vengeance et dans ce vrai film de survie âpre, austère et pessimiste. Iñárritu a vraiment réussi à tirer le meilleure d'un scénario conventionnel pour en dresser cette dualité Homme/Nature et Homme/Nature Humaine vraiment saisissante et frémissante. Certaine séquences sont à couper le souffle de part la puissance et la justesse qu'elles renvoient. Le jeu de la distribution mériterait quant à lui tous les superlatifs. Avec ce "The Revenant" j'ai d'ailleurs une nouvelle confirmation de ce que je pense maintenant depuis un certain temps : DiCaprio est l'un des meilleurs acteurs de tous les temps. Il prouve aux détracteurs qui lui reprochait le manque de variété de ses rôles et de sa filmographie qu'il peut aussi égratigner son côté sex-symbol avec cette prestation exceptionnelle. Tom Hardy tire aussi et évidemment son épingle du jeu dans ce rôle de pourriture. Je lis des critiques qui parlent du manque de caractérisation des personnages mais il ne faut pas oublier que cette oeuvre est une oeuvre qui restitue un vrai fait réel à un instant T de son histoire ; dès lors tout est basé sur la spontanéité des émotions et sur les péripéties en elles mêmes. ça laisse logiquement peu de place à la contextualisation et je peux comprendre que ça gêne certains. Dommage que des longueurs viennent ternir un peu le rythme et le suspense du métrage, même si c'est dans un style très contemplatif à la Malick cela donne un aspect un poil trop redondant à la mécanique de la narration. Ce qui fait que je commençais à m'ennuyé un peu à la longue et que ce n'est pas non plus un coup de coeur. Sinon c'est abouti et maitrisé sur tous les plans.

x-worley

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4,5Excellent
Publiée le 28/02/2016

Un vrai chef d'œuvre a mes yeux! La mise en scène est telle que le l'immersion est totale! C'est magnifiquement filmé. Ca regorge de plans de folies dans ce film. C'est une épopée extrêmement violente et spectaculaire avec un Dicaprio tout simplement parfait en trappeur laissé pour mort et qui entreprend de se venger. C'est prenant de bout en bout, beaucoup de scènes fortes franchement c'est excellent!

Black-Night

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4,0Très bien
Publiée le 28/02/2016

The Revenant est un très bon film. Un drame qui joue particulièrement avec le genre du western contemplatif au travers d’un survival décoiffant, prenant place dans l’Amérique coloniale. Tiré de faits réels cette odyssée ensorcelante est une quête de vengeance et une ode à la survie en milieu hostile. Le film est présent aux 88ème Oscars 2016 où il est nominé 12 fois dont les plus prestigieux Meilleur Film et Meilleur Réalisateur. A mon sens c’est de trop. Mais les Oscars du Meilleur Acteur pour Léonardo DiCaprio, Meilleur Acteur dans un second rôle pour Tom Hardy et Meilleure photographie pour Emmanuel Lubezki seraient à mon sens mérités. Je reste tout de même admiratif de l’œuvre qui m’ait été donné de voir sans pour autant y être complètement subjugué car le film hésite de trop entre réalisme et mysticisme et ne sors finalement pas des sentiers battus. Pourtant une originalité dans l’histoire aurait été bien vue. Là est ma déception le reste c’est du grand art sauf dans quelques pans de la réalisation. Notons une œuvre visuellement splendide à contempler, une ode à la nature comme sait si bien le faire Terrence Malick où parfois on a presque l’impression d’être devant l’une de ses œuvres. Des scènes nous restent en tête à coup sûr dans ses plans magnifiques de neige et de froid. Pas de longueurs à déclarer pour ma part durant les 2h30 de long métrage. Après je vous avouerai qu’il faut être un adepte du style contemplatif. La bande son de Ryuichi Sakamoto, Alva Noto et Bryce Dessner est plutôt subtile ici mais reste tout autant splendide que discrète en desservant le film dans une ambiance et une atmosphère particulière. C’est plutôt le bruit de la nature qui règne en maître avec splendeur pour rendre grâce aux images. Le réalisateur Alejandro González Iñárritu signe ici son 6ème long métrage et pour le coup ma première découverte de ce dernier. Une réalisation de haute volée mais qui parfois dans sa technique quasi irréprochable, notons de magnifiques plans séquences, en fait trop, notamment dans ses plans rapprochés sur les personnages faisant du coup abstraction du reste en nous réduisant le champ de vision allant parfois jusqu’à embuer la caméra pour ne plus rien y voir. Le casting royal présent ici fait des prouesses où tous y sont extra. Léonardo DiCaprio dans le rôle principal y est excellent mais Tom Hardy irait presque jusqu’à lui chiper la vedette car il y est renversant également. Des performances d’acteurs remarquables on ne peut faire mieux sinon après on tape dans le sur-jeu. Les seconds couteaux tel que le jeune Will Poulter ou encore Domhnall Gleeson y sont extra également. Une épopée d’où l’on ne revient pas sans heurts. Ma note : 8/10 !

J-Y Mat

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 13/01/2016

The Revenant est un film incroyable, il est tout simplement bluffant de réalisme. Leonardo DiCaprio réalise une excellente performance, tout comme Tom Hardy qui est surprenant dans son interprétation. Les scènes tournées en extérieur avec la lumière naturelle sont sublimes et d'une violence maîtrisé, un parti-pris payant pour le réalisateur. Alejandro G. Inarritu revient avec une œuvre haletante et dans un exercice de style qu'il maîtrise à la perfection. Gros coup de cœur pour la scène d'ouverture tournée en plan séquence dans laquelle des éléments nouveaux de l’histoire sont apportés à chaque déplacement de caméra. Une véritable expérience cinématographique que je conseille de vivre à tous.

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